Tisserand de la compréhension du devenir
Conférencier, expert et auteur

"De l'Etre au Devenir" - AOUT 2018

Dernier mois du Journal philosophique et spirituel de Marc Halévy

Le 01/08/2018

 

Le New York Times (l'équivalent gauchisant du "Monde") écrit, à propos des plaintes sans suite pour "agression sexuelle, notamment contre Luc Besson :

 

"Les Français estiment que leur conception de la sexualité est très différente de celle des Américains, perçue comme plus rigide et puritaine. L'art de la séduction 'à la française' empêche donc la mise en place d'une frontière nette entre des comportements appropriés et d'autres inacceptables."

 

Et il ne viendrait pas une seconde à l'esprit de ce torchon américain que c'est la "culture" américaine qui est totalement à côté de la plaque, que la putasserie hollywoodienne est la conséquence logique d'un cinéma vulgaire et médiocre, qui mesure le talent au tour de poitrine, et que les starlettes qui pleurnichent sur leur "virginité" et sur leur "vertu outragée" sont des connes qui ne méritent pas un seul regard.

Quand on cherche la bitte, on la trouve !

 

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De Muriel Domenach à propos de la radicalisation islamiste :

 

" Aujourd'hui, nous devons faire face à une propagande diffuse qui épouse les failles de nos sociétés. Les théories conspirationnistes en sont le parfait exemple. Cette propagande s'immisce là où elle peut réussir. (…) la tentation radicale progresse chez les jeunes. Ces derniers sont de plus en plus nombreux à considérer la violence comme un mode de défense légitime de ses convictions ... Qu'il s'agisse de causes politiques d'extrême droite, d'extrême gauche ou même environnementales ! (…) il existe un risque de tentation radicale plus important chez les jeunes se déclarant de confession musulmane. Il existe une propagande qui vise spécifiquement nos compatriotes musulmans et qui cherche à entretenir chez eux le sentiment qu'ils sont attaqués, qu'il y aurait un complot contre eux, avec toutes les ramifications antisémites qu'on peut imaginer."

 

Je crois que cette violence considérée comme "légitime" par ces jeunes crétins est un signe grave de barbarisation de nos communautés.

Le socialo-gauchisme incriminera la "société" qui confisque la parole de ses "jeunes victimes" qui n'ont plus d'autre choix que la violence.

C'est évidemment faux !

L'homme - et la femme, mais dans une moindre mesure - est un animal qui nait violent et, si l'éducation ne le civilise pas, il reste violent, inculte, stupide et barbare.

Il faut faire taire ces crétins de "pédagogistes" : l'éducation est et doit être un système de "dressage" qui fabrique des adultes debout, autonomes, solides et cultivés. L'enfance est une maladie infantile dont il faut guérir le plus tôt possible.

Outre la violence "normale" de ces jeunes crétins déséduqués, il suffit de regarder les "adulescents" de la génération Y (nés après 1980) pour comprendre que le mythe de l'enfance (soi-disant pure, innocente, béate, bienheureuse, sacrée, …) a triomphé (malgré les faits qui démontrent qu'un enfant est une méchante bête) et que l'aspiration à devenir un adulte autonome et responsable s'étiole.

 

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De Muriel Domenach, encore, cette jolie formule :

 

" Les seuls combats que l'on est sûr de perdre sont ceux que l'on ne livre pas."

 

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Une fois atteintes les limites de l'expérimentable - ce qui est bien le cas aujourd'hui, en physique, pour les deux modèles standards -, les seuls critères de vérité qui restent, sont la cohérence (la logicité) et l'élégance (la simplicité).

Or, aucun des deux modèles standards actuels (cosmologique et particulaire) n'est plus ni cohérent (les contradictions internes pullulent), ni élégants (alourdis qu'ils sont de quantité d'hypothèses "complémentaires" destinées à sauver leur modèle).

 

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D'après Schrödinger, lorsque deux systèmes, auparavant totalement isolés l'un de l'autre, entrent en interaction, celle-ci fera que ces deux systèmes n'en feront plus qu'un, même s'ils se séparent.

On comprend bien.

Le hic, c'est que dans le Réel, il ne peut pas, il ne peut jamais exister de systèmes totalement isolés l'un de l'autre, tout, depuis toujours, est en interaction avec tout et, donc, tout ne forme qu'un seul système intriqué où tout est inséparable de tout.

 

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Le 02/08/2018

 

Le chant de la "Marseillaise" a été "décrété chant national le 14 juillet 1795 (26 messidor an III) par la Convention, à l'initiative du Comité de salut public", écrit Alain Borer.

Tout est dit !

Un chant de terreur et de totalitarisme, un chant de sang et de guerre, un chant de haine et de violence.

Le même continue : "L'orchestration géniale de Berlioz, dédiée à Rouget de Lisle, date des journées de juillet, pendant les Trois Glorieuses, quand 'La Marseillaise' ressuscita précisément avec le drapeau tricolore".

Les 27, 28 et 29 juillet 1830 : une émeute parisienne (encore !) a remplacé un roi par … un roi … au prix de mille tués … et a réhabilité les vieilleries jacobines et robespierriennes.

Quelle dérision !

 

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La corrélation entre, d'une part, délinquance et goût de la violence, et, d'autre part, débilité mentale, QI très faible, crétinerie bestiale et inculture crasse, est indéniable.

La preuve en est donnée tous les jours, tant dans les prisons que dans les banlieues.

Et qui trouve-t-on majoritairement et dans les prisons, et dans les banlieues ?

Chut ! Ce n'est pas politiquement correct …

 

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La période allant de 1980 à 2010 est celle de la financiarisation à toute allure de l'économie. L'effondrement de la modernité s'accélère. Depuis 2010, avec la montée des populismes (des socialo-gauchismes hors cadre et hors parti), avec la crise des subprimes et l'endettement faramineux  des Etats, avec la pénurisation d'un nombre croissant de ressources naturelles non renouvelables, avec le dérèglement climatique que plus personne ne peut nier, le paradigme ancien se délite.

Encore quelques années et le fruit pourri tombera !

 

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Les notions "bien commun" et "intérêt général" sont des leurres tant qu'elles ne sont pas mises au service d'un vrai projet collectif. Sans critères identifiables, ce ne sont que des mots creux.

 

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Le 03/08/2018

 

D'un anonyme sur la Toile à propos de la non-affaire Benalla :

 

" Mais qui jugera les journalistes ?

(…) l’hyper concurrence malsaine entre médias aidant, les journalistes ont été en dessous de tout : non vérification des faits, donneurs de leçon, se croyant supérieurs, exagération ... : du populisme journalistique ! "

 

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Dans un article intitulé : "Et Télémaque fit taire Pénélope …", il est écrit que : "Mary Beard, spécialiste de l'Antiquité, tente de comprendre les origines de l'éloignement des femmes du pouvoir".

L'hyperféminisme étant en mode, il est évident que la réponse donnée là à cette question pointe vers la misogynie et la dominance masculines.

Il ne vient pas à l'idée de cette "spécialiste" que le pouvoir politique est un jeu débile qui n'intéresse que très peu les femmes qui ont bien autre chose à faire !

Qui faisait de la politique dans l'Antiquité ? Des nantis oisifs qui s'ennuyaient. Que voulez-vous que les femmes, avec la charge des enfants et de la maisonnée sur les bras, aillent faire dans cette galère ?

Les humains sont des animaux comme les autres et partout, dans le règne animal supérieur, les femelles s'occupent de "l'intérieur" et les mâles s'occupent de "l'extérieur" (avec d'ailleurs, selon les espèces, des définitions et des frontières très diverses entre intérieur et extérieur). Pourquoi voudrions-nous que les humains échappent à cette règle d'airain ?

Libre à chacun de refuser ce clivage fonctionnel atavique et de s'organiser autrement, mais cette répartition des responsabilités n'en demeure pas moins la règle universelle de base, que cela plaise ou non aux hyperféministes.

 

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A l'idée fausse et ridicule de l'égalité des sexes (biologiques) et des genres (éthologiques) , il faut impérativement substituer l'idée juste et constructive de la complémentarité des sexes et genres.

Cette complémentarité est un fait irréfutable du point de vie biologique depuis que la Vie a opté pour la différenciation sexuelle (un coup de génie en matière d'enrichissement des génomes). Elle l'est aussi du point de vue éthologique où, de par leur différences physiologiques incontestables et de par ce constat simple et lui aussi irréfutable que ce sont les femelles qui fabriquent et allaitent les bébés, les rôles parentaux et, partant, les rôles sociaux des femelles et des mâles se spécialisent, tout en construisant une complémentarité durable et solide. Pourquoi les humains échapperaient-ils à ces processus inhérents à la Vie même ?

Un vrai couple amoureux ne s'inscrit dans la durée que s'il est construit sur la complémentarité des deux partenaires, dans l'absolu respect réciproque assaisonné de tendresse complice et intime.

 

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L'orgueil et la bêtise font que les humains, obstinément, veulent se faire croire qu'ils ne sont pas d'abord des animaux et qu'ils peuvent échapper aux lois de la Vie.

Quelle funeste erreur !

 

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Le 04/08/2018

 

D'un anonyme sur la Toile :

 

"Tatouage, premier signe d'une instabilité personnel.

Entre un désir d'apparaitre plus intéressant qu'on ne l'est en réalité, un manque de vision à long terme et un signe de facilité sexuelle, le tatouage est hélas un marqueur clair de dérèglement personnel. Malgré des dizaines d'études qui vont tous dans la même sens, on ne prend pas en charge psychologiquement ce problème sociétal en réglementant ces marqueurs de malheurs. "

 

La vogue des tatouages est un signe des temps : la nouveau "m'as-tu vu" de ceux qui veulent être regardés, qui veulent attirer l'attention sur leur petite personne dans un monde paradoxalement fondé sur l'anonymat et la dilution urbaine concentrationnaire (quel bel oxymore !).

La tatouage est aussi un signe de barbarisation, de primarisation ; une espèce d'aspiration, implicite et inconsciente, à un retour (comme si l'histoire des hommes était réversible) vers l'état primitif et sauvage (assaisonné du mythe imbécile du "bon sauvage" signé Rousseau, et de cette totale ineptie qui voudrait que le sauvage connaisse, aime, protège et privilégie la Nature, ce qui est faux).

 

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Alexandre Soljenitsyne est mort, il y a dix ans, jour pour jour …

Etienne Gernelle écrit ceci dans "Le Point"  :

 

" Soljenitsyne crache à la figure de l'intelligentsia américaine ce qu'il pense d'elle, de son 'bazar mercantile', qui ne vaut pas mieux que le 'bazar idéologique' d'en face. Soljenitsyne applique le même jugement à l'Occident qu'à l'URSS : 'Les hommes ont oublié Dieu, tout vient de là'. "

 

Tout est dit ! L'idéologisme (soviétique) et le mercantilisme (anglo-saxon), les deux versions opposées du même nihilisme du 20ème siècle, sont l'aboutissement naturel et logique de l'humanisme moderne. Avec la fin de ce paradigme aujourd'hui moribond, la troisième voie s'impose : le spiritualisme intériorisé (pas nécessairement religieux … de préférence pas du tout, d'ailleurs).

 

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La religion est collective.

La spiritualité est personnelle.

La religion est une idéologie (plus ou moins totalitaire, plus ou moins impérialiste). La spiritualité est une quête intérieure.

Dans le monde d'aujourd'hui, je ne connais que deux authentiques "religions" : le catholicisme et l'islamisme (surtout sunnite). Il y a aussi quelques sectes religieuses pseudo-hindouistes, ou le pseudo-bouddhisme tibétain …

 

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D'Alexandre Soljenitsyne :

 

" Laissons les Arabes à leur sort ; ils ont l'islam, ils se débrouilleront tout seuls. Laissons à elle-même l'Amérique du Sud : personne ne la menace de conquête extérieure. Laissons l'Afrique trouver elle-même une voie indépendante de civilisation et des structures étatiques, en lui souhaitant seulement de ne pas répéter les erreurs du progrès ininterrompu."

 

Oui : le continentalisme - la continentalisation du monde humain - est la seule voie d'avenir.

Exit l'universalisme, la mondialisation, l'uniformisation, l'égalisation forcée, la "fin de l'histoire" de Francis Fukuyama.

Vive le différencialisme ! Le retour aux grands bassins civilisationnels.

Cultiver la noodiversité !

 

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Les noms propres de la honte moderne : Verdun, Yser, Kolyma, Auschwitz, Hiroshima, Tien'anmen, Bhopal, Seveso …

Ses noms communs : nationalisme, totalitarisme, impérialisme, économisme !

 

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Au-delà de ces anecdotes ridicules que font mousser les médias imbéciles et les réseaux sociaux - encore plus crétins -, ce que Macron essaie de faire en France ressemble à ce que tenta Turgot au temps de Louis XVI.

En gros :

  • combattre les gabegies de l'Etat,
  • briser les corporatismes,
  • revaloriser le travail,
  • désendetter le pays,
  • relancer le libéralisme (contre l'étatisme et le syndicalisme).

Turgot a terriblement échoué (du fait d'une famine inattendue et, surtout, de l'opposition des démagogues et des privilégiés).

En France, aujourd'hui, rien n'a changé : la décroissance est là (la "famine"), les démagogues de gauche (Mélenchon) et de droite (Le Pen) excitent les plus bas instincts du peuple (et Dieu sait s'il en a d'inépuisables) et la caste des "vieux rentiers de l'ancien paradigme" jettent - discrètement - de l'huile sur tous les feux.

Macron réussira-t-il ? Personne n'en sait rien, surtout pas lui. Mais il est certain que, s'il ne réussit pas - ne serait-ce que partiellement - son pari, la France sera, encore plus qu'aujourd'hui, un pays en voie de sous-développement économique et de barbarisation culturelle, terrain de jeu grand ouvert à tous les activismes marginaux, artisans nihilistes de la décomposition (au sens de "pourrissement") de toutes les valeurs de la Vie et de l'Esprit, de la Nature et de la Culture.

 

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Libéralisme ? Chacun (personne ou communauté) sait, bien mieux que l'Etat, ce dont il a besoin pour vivre heureux !

 

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Le 05/08/2018

 

On se trompe moins rarement quand on considère que ce n'est pas l'offre qui fait la demande, mais bien la demande qui explique l'offre.

 

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Quelle que soit la demande, aussi atroce ou absurde soit-elle, l'offre viendra.

 

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Quand les journalistes français (surtout de gauche) dénoncent, avec dégoût et rage, qu'un "adolescent palestinien a été abattu par les soldats israéliens à Gaza", on voit bien que ces scribouillards n'ont jamais vu un "adolescent gazaoui" de près : c'est une crapule illettrée, élevée dans le culte perpétuel de la haine et de la violence, souvent drogué notoire, mentalement inféodé au Hamas c'est-à-dire au Frères musulmans égyptiens pour lesquels il n'est que de la "chair à canon" - comme ces femmes qu'on envoie en première ligne puisque les "héros" restent planqués derrière -, et qui n'a qu'une seule idée en tête : "se faire" un Juif (l'Autorité palestinienne lui paiera une rente à vie pour ça) et mourir en martyr … ce qui arrange très bien ses parents car un enfant "mort en martyr pour l'Islam", à Gaza, leur rapporte une plantureuse prime.

Et tout cet argent est pompé sur les aides européennes.

Cherchez l'erreur …

 

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Le 06/08/2018

 

De Michel Serres :

 

"Mon métier, c’est la philosophie. Or la philosophie n’est pas une spécialité, elle suppose une connaissance encyclopédique. C’est même sa base et sa condition. Evidemment, on ne peut pas tout savoir, mais cela suppose qu’on ait voyagé dans tous les pays de l’encyclopédie, des mathématiques à la biologie, de la chimie aux sciences humaines. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi avoir voyagé dans le monde. Il faut aussi avoir voyagé parmi les hommes, c’est-à-dire ne pas être ignorant de ce qu’est un marin, un charpentier, un baron, un ministre, un banquier ou un SDF.

C’est donc un métier qui demande du temps. Si vous comparez les carrières des mathématiciens ou des musiciens qui peuvent être géniaux à 20 ans, les philosophes font leurs meilleures œuvres souvent passés 50 ans."

 

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La Matière est ce qui retient (Jing).

La Vie est ce qui crée (Qi).

L'Esprit est ce qui organise (Shen).

Les "trois Trésors" des taôistes: Jing, Qi et Shen.

 

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Même s'ils sont copieusement ennuyeux et vulgaires, il  faut observer les grands spectacles de masse avec détachement, comme un entomologiste observerait une termitière. On peut en tirer quelque enseignement sur l'insondable médiocrité humaine. Navrant !

 

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Se promener dans les bois un soir de finale de coupe du monde de football : ah, quel ravissement !

De plus en plus, les loisirs, même de masse, se passent devant un petit écran, à l'écart du monde réel enfin libéré. Cet enfermement numérique dans le monde fermé des mythes primaires, libère l'espace de vie réelle et le purge de tout ce qu'il y traine de médiocre et de vulgaire.

 

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L'Islam est le fruit sec et dur d'un Désert sans vie.

 

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Le 07/08/2018

 

Dans les pays de l'OCDE, toute la politique économique (planche à billets, lutte contre la dette par l'endettement, investissements publics, etc …) repose sur un pari fort : celui d'une reprise de la croissance économique mondiale.

Or, cette reprise de croissance est aussi impossible que non souhaitable.

Elle est impossible parce que la démographie croît plus vite que la production de biens utiles. Elle n'est pas souhaitable, parce que qui dit croissance, dit accélération des pénuries en ressources.

Nous vivons une délétère fuite en avant !

 

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Un fait d'observation souligne que les jeunes actuels (de 15 à 35 ans) sont, très majoritairement, des glandeurs, des flemmards, des fainéants. Allergiques au travail et à l'effort, à la rigueur et à la discipline, sans passion ni vocation, hypnotisés par tous les petits écrans en tous genres dédiés à toutes les foutaises ludiques, totalement ignorants du monde réel, ils sont persuadés que tout leur est dû, tout de suite, que tout est jetable, que rien ne vaut engagement personnel, qu'un comportement, même pas éthique, mais seulement courtois et poli, est trop fatigant. Ils cultivent la barbarisation ambiante : inculture, violence, vulgarité, exhibitionnisme, narcissisme, …

Cela signifie trois choses :

  1. ceux, parmi les jeunes, qui ne sont pas comme cette majorité peu recommandable, prendront tous les pouvoirs facilement et s'en serviront durement contre les glandeurs leur auront pourri la vie pendant des décennies ;
  2. les autres aspireront à devenir de perpétuels assistés (comme leurs parents) au sein de sociétés pauvres qui n'auront plus les moyens de ces assistanats ;
  3. l'inutile procès des systèmes éducatifs (tant parentaux que scolaires) démontrerait que la paresse de ces jeunes cagnards est directement proportionnelle à la mollesse éducative de leurs aînés, tant à la maison qu'à l'école, mollesse théorisée par des psychopédagogues socialo-gauchistes pour qui toute exigence et toute fermeté sont fascistes.

 

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Toute société qui renie son passé et gaspille son présent, se drogue au mythe de l'enfance, symbole absurde d'un "paradis" perdu et fantasmé.

Il n'y a pourtant rien de pire que l'enfance (et j'ai six descendants !) : dépendance, animalité, méchanceté, cruauté, ignorance, inculture, fourberie, caprice, …(il suffit de constater, avec Daesh ou le Hamas, combien il est facile de fabriquer des enfants-soldats d'une totale inhumanité).

L'enfance est une maladie infantile dont il faut guérir au plus vite.

 

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L'Afrique sera le tombeau de l'humanité.

 

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Chacun chez soi : les Européens en Europe, les Américains en Amérique, les Asiates en Asie, les Indiens en Inde, les Africains en Afrique et les Arabo-musulmans dans leurs déserts (sinon, en Enfer).

 

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La fuite en avant est la stratégie des lâches.

 

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Notre époque ne signe pas la fin des idéologies (malheureusement), mais elle signe, au moins, la fin des vieilles idéologies surannées : le socialisme, le financiarisme, de bourgeoisisme,  le conservatisme, le gauchisme, la patriotisme, etc …  et, derrière elles, la fin des archaïques doctrines : l'égalitarisme, le démocratisme, l'universalisme, le droit-de-l'hommisme, etc …

Mais déjà, de nouvelles idéologies sortent de l'ombre : le populisme (pour une "identité"), l'écologisme (pour la "nature" - vue par des citadins), l'activisme (pour les "victimes"), le boboïsme (pour le "détachement"), l'élitisme (pour la "réussite") …

Ces nouvelles idéologies sont tout aussi militantes et simplistes que les anciennes (par définition même d'une idéologie), mais infiniment combinées entre elles car ce qui a changé tient en un mot : multi-appartenance. Le "ou" exclusif de naguère (il était impossible d'être à la fois communiste et nationaliste) s'est mué en un "et" inclusif : tout est possible en même temps, selon l'humeur, selon le contexte, selon la mode. L'important est d'être "contre" ceux qui sont "pour", et de militer.

Car c'est le militantisme même qui constitue le fond des nouvelles idéologies, puisqu'il est générateur de "tissus associatifs" (mot magique s'il en est, aujourd'hui) et de "liens sociaux" (autre phantasme contemporain).

Ce qui est recherché : la "chaude fraternité de la lutte militante", c'est-à-dire la nostalgie enfantine de la bande de gamins qui complotaient à la sortie de l'école et fomentaient des rébellions dérisoires et sans suite.

 

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Le contraire de l'idéologie ou de l'idéologisme (la doctrine qui fait de l'idéologie le moteur de l'évolution sociétale) ? On pense au pragmatisme, c'est-à-dire, d'après le TLF : la "doctrine qui prend pour critère de vérité d'une idée ou d'une théorie sa possibilité d'action sur le réel".

Cette définition est en accord avec le mot grec pragma qui désigne "l'acte accompli, l'action menée à bien, la chose faite".

Ainsi le "pragmatisme" se rapproche du "pragmaticisme" qui est la doctrine américaine des Peirce, James et autres Dewey, consistant en le culte de l'action efficace (contre le Réel) dans le dédain radical de toute pensée théorique.

Quant à moi, je ne cherche pas  "… la possibilité d'action sur le Réel", mais bien : "… la capacité d'assomption du Réel".

Le mot "pragmatisme" ne convient donc pas vraiment. Alors ?

La racine grecque yparktos désigne "ce qui existe vraiment, la réalité, ce qu'il y a" et l'on devrait alors forger, contre l'idéologie, un affreux néologisme : hyparctologie, qui n'est guère très heureux.

Le mot "réalisme" est peu recommandable puisqu'en philosophie, il désigne la doctrine pythagoricienne, platonicienne et scholastique, donnant une existence réelle, dans un autre monde de perfection absolue, aux concepts purs (les Nombres, les Idées, Dieu), contre l'aristotélisme et le nominalisme.

Il semble - et c'est très symptomatique d'une pensée occidentale portée par et vers tous les idéalismes - qu'il n'y ait pas de mot français pour désigner la doctrine du parti-pris radical pour le Réel tel qu'il est et tel qu'il va ... Doctrine fameuse qui fut pourtant celle d'Héraclite, d'Aristote, de Leibniz, de Nietzsche ou de Bergson.

 

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La scholastique se partage en trois doctrines antagoniques : le réalisme, le nominalisme et le conceptualisme.

Ces trois doctrines correspondent à trois postures à propos de la même querelle médiévale : celle des "universaux" c'est-à-dire celle portant sur la vraie nature des concepts purs qui caractérisent l'universalité d'une catégorie d'objets (par exemple, l'universal de "circularité" désigne toutes les courbes refermées sur elles-mêmes).

On a distingué trois grandes familles d'universaux selon qu'ils sont théologiques, physiques ou logiques.

Les trois postures, dans cette querelle (qui a duré presque tout le 15ème siècle), sont le réalisme, le nominalisme et le conceptualisme.

Le réalisme (Albert-le-Grand, Thomas d'Aquin, Jean Duns Scot) affirme que ces universaux (des Idées au sens de Platon) ont un existence réelle dans un monde idéal et parfait, extérieur et d'une autre nature face à notre monde d'ici - ce sont, par exemple,  les idées qu'avait Dieu en tête et à partir desquelles il créa le monde : Forma ante rem.

Le nominalisme (Roscelin, Guillaume d'Ockham, Jean Buridan) affirme, comme Kant le fera plus tard, que les universaux ne sont que des mots, des "noms" communs donnés à des pensées, des conventions somme toute arbitraire qui portent sur ce que l'on croit voir ou connaître des choses réelles : Forma post rem.

Le conceptualisme (Abélard, Guillaume de Champeaux) affirme, avec Aristote, que les universaux sont des concepts, c'est-à-dire de pures constructions intellectuelles de la pensée humaine, induites par abstraction, à partir des caractéristiques réelles communes à une classe d'objets ou de phénomènes : Forma in rem.

L'Eglise a, bien sûr, tranché pour le réalisme et condamné les deux autres doctrines car il est évident que, puisque Dieu est le plus universel des universaux, des approches nominalistes (athées, donc) ou conceptualistes (panthéistes, donc) ne pouvaient être tolérées par une institution censée être radicalement théiste.

Assez bizarrement, une nouvelle querelle des universaux et la thèse réaliste ont été ressuscitées au 20ème siècle dans le cadre de la philosophie analytique par Russell et, surtout, Armstrong… Décidément, ce pauvre Bertrand n'en rate pas une !

 

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Le 08/08/2018

 

Tout, dans la Réel, est-il quantifiable ? N'y a-t-il pas des aspects du Réel qui soient purement qualitatifs ? Prenons un exemple : une symphonie de Beethoven n'est-elle qu'une agglomération de vibrations sonores élémentaires (des notes musicales, donc, chacune définie par une fréquence de base et des harmoniques liées au timbre de l'instrument particulier utilisé) possédant chacune un spectre de fréquences et une durée ?

N'y a-t-il vraiment rien d'autre ? Je ne pense pas seulement au ressenti subjectif, sensible, esthétique ou sentimental de l'auditeur ; je pense surtout à des critères globaux de cohérence harmonique, de richesse sonore, d'originalité d'effets, de rigueur de composition, de puissance évocatrice, etc …

Prenons un autre exemple que j'ai particulièrement étudié dans le cadre d'une mission de la Société de Paramétrologie à l'Université du vin de Bordeaux : est-il possible d'échapper au vocabulaire qualitatif, subjectif et poétique des œnologue pour décrire un vin ? Ne pourrait-on construire un ensemble de paramètres quantifiables qui permette une description objective et reproductible d'un vin donné ? Heureusement pour les œnophiles, la réponse à ces questions fut négative pour une raison très simple : un vin réel n'est jamais une addition linéaire de goûts particuliers et bien typés car les saveurs et arômes, une fois assemblées, interagissent entre elles et génèrent d'autres saveurs et arômes, secondaires et émergents, qui ne sont jamais réductibles aux saveurs et arômes primaires. Le vin - comme la Vie ou l'Esprit - ne sont jamais réductible à de la chimie.

Cela signifie, donc, que l'approche quantitative, qu'elle soit holistique (la symphonie) ou analytique (le vin), n'est jamais ni complète, ni suffisante.

 

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Le 09/08/2018

 

Le mot "intelligence" est trop souvent utilisé, mal à propos, pour couvrir des processus qui n'ont pas grand' chose à voir les uns avec les autres : IA (la simulation de certains processus intellectuels humains), QI (la mesure de l'aptitude logique), intelligence animale (le rapport du chien à son environnement), intelligence humaine (au sens général, au-delà du QI, de capacité de relier des informations disparates aux fins de résoudre un problème), …

L'idée du test de Turing fait exactement le même erreur. On confond les torchons et les serviettes

 

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De Raymond Devos :

 

" On ne sait jamais qui a raison ou qui a tort. C'est difficile de juger. Moi, j'ai longtemps donné raison à tout le monde. Jusqu'au jour où je me suis aperçu que la plupart des gens à qui je donnais raison avaient tort ! Donc j'avais raison ! Par conséquent, j'avais tort ! Tort de donner raison à des gens qui avaient le tort de croire qu'ils avaient raison. Moi aussi, il arrive que j'aie tort. Mais quand j'ai tort, j'ai mes raisons, que je ne donne pas. Ce serait reconnaître mes torts ! J'ai raison, non ? Je crois qu'on a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort !"

 

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Le 10/08/2018

 

D'après des chercheurs anglais (Nigel Barber du University College London, corroboré par des travaux d'Harvard et de l'UCLA de San Diego), il semblerait que le volume de l'amygdale ("Noyau de substance grise siégeant au-dessus du corps strié. C'est une formation importante du rhinencéphale qui régit les fonctions instinctives et affectives.") détermine la plus ou moins grande sensibilité à la peur, à l'anxiété et à l'angoisse. La grosseur de l'amygdale est déterminée dès la naissance (génétiquement, donc) ou dans le très petite enfance.

Cela expliquerait le fait constaté que les gens à grosse amygdale soient plutôt conservateurs, fermés et fonctionnaires, alors que ceux possédant une petite amygdale soient plutôt libéraux, ouverts et entrepreneurs.

 

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De Denis Tillinac :

 

"En soi, les événements furent anodins. Mai 68 a réellement commencé au début des années 1970. Durant quarante ans on nous a infligé un baratin moralement invertébré se référent à une métaphysique nihiliste - les 'déconstructeurs' - qui explique le désarroi des nouvelles générations. La glose soixante-huitarde a affecté tous les domaines, de la pédagogie à l'esthétique. Un discours qui survalorise la marge et récuse toute transcendance détermine encore l'idéologie des bobos au pouvoir. (…) ce refus d'avaliser leur freudo-marxisme a fait de moi un marginal. (…)."

 

Et aussi :

 

"Rien de pire qu'une société de fonctionnaires."

 

Deux mouvements contradictoires se sont enclenchés autour de l'année 1975 : l'activisme socialo-gauchiste (en gros, l'amour invétéré des "victimes", inventées s'il le faut) et le financiarisme mondialiste (en gros, l'amour invétéré de l'argent, virtuel s'il le faut). L'hybridation contre-nature des deux mouvement engendre les boboïsmes métropolitains.

Mai 68 fut un anecdotique frisson précurseur du premier. Les mouvement s'accélérèrent dans les années 1980 (mort de Brejnev, Mitterrand à la présidence française, première intifada, fin du maoïsme en Chine et ascension de Deng Xiaoping, Acte unique européen, naissance de la Toile, Reagan et Thatcher, effondrement de l'URSS, …) pour engendrer "les trente piteuses" (1980-2010).

Le financiarisme mondialiste est un dévoiement outrancier des processus économiques.

L'activisme socialo-gauchiste est un dévoiement outrancier des processus idéologiques.

Mais ces deux mouvements occidentaux qui sévissent depuis près de quarante ans et qui rendent possible la manifestation des pires dérèglements (dont le salafisme, l'hyperféminisme ou le rétroracisme … ou tous les délires des économies spéculatives et virtuelles), ne sont, à mon sens, que les deux expressions extrêmes de la phase chaotique qui accompagne la mutation paradigmatique en cours … et qui pourrait devenir la cause de l'effondrement sociétal tel qu'analysé par Jared Diamond.

Cette phase chaotique devrait durer, au moins, jusqu'en 2025 et pourrait se prolonger au-delà par l'effet de la "chape de plomb" qui est une sorte d'acharnement thérapeutique qui tente, à grands frais, de maintenir en pseudo-vie un paradigme déjà presque mort.

 

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Le 11/08/2018

 

Déjà noté naguère, mais utile à répéter …

 

Le professeur Montuori de Los Angeles affirme que 50% des doctorants américains ne finissent jamais leur PhD parce qu'ils sont incapables de penser par eux-mêmes. Pour eux, étudier c'est se rendre capable de réussir un test à choix multiples. Ils sont dans le savoir, mais pas dans la connaissance ; ils sont dans la connexion mais jamais dans la création.

 

L'université américaine fabrique des singes plus ou moins savants … mais des singes, surtout, qui singent la connaissance sans y comprendre grand' chose ; capables de l'appliquer, mais pas de l'engendrer.

 

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Je suis ce que je suis, c'est-à-dire la somme de tout mon vécu accumulé dans ma mémoire, de toutes mes expériences de vie et de pensée, de toutes ces mémoires reçues par mes gènes, par mon éducation, par mes études et lectures. Bref : je suis ce que je suis déjà devenu. Je suis mon passé.

 

Mais je suis aussi tout ce que je pourrais encore devenir c'est-à-dire la somme de toutes les potentialités qui sommeillent en moi et qui attendent la bonne opportunité pour s'éveiller et s'accomplir. Je suis, surtout, l'intention, le désir, la volonté d'accomplir, dès que possible et autant que possible, tous ces possibles que je possède et qui veulent devenir une œuvre, mon œuvre. Je suis mes avenirs.

 

Et je suis enfin ce pont qui tente d'unir passé et avenirs, vécu et possibles, identité et intention ; je suis ce trajet qui fera que mon sujet accomplira son projet.

Et ce pont, jeté potentiellement entre passé et avenirs, possède trois piliers universels conjointement indispensables (sinon le pont en construction s'effondrera).

Un pont, pour être construit, a besoin de bons matériaux ; il a besoin de bons plans, bien dessinés, bien calculés, qui tiennent compte des contraintes du monde et des lois de l'univers ; il a besoin de bon travail, bien fait, bien accompli, bien coordonné, un bon travail intelligent qui puisse tenir autant des imperfections des matériaux que des défauts des plans.

 

Cette métaphore du pont entre la rive du passé et la rive des avenirs qui requiert matériaux, plans et travaux, est universelle. Elle s'applique à tous les processus complexes. Ce pont qui se construit est le processus même. Cela est vrai pour ma propre existence humaine. Cela est vrai pour ce lis ou cette mésange. Cela est vrai pour ce cristal ou cette molécule en train de se constituer. Cela est vrai pour cette galaxie. Cela est vrai pour cette ruche, cette fourmilière ou cette communauté ou entreprise humaines. Cela est vrai pour le Réel pris comme un tout.

 

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Le 13/08/2018

 

Paris n'est pas la France ! Heureusement.

 

1789 : (la Bastille) Paris, pas la France.

1792 : (la Terreur) Paris, pas la France.

1830 : (les Trois glorieuses) Paris, pas la France.

1848 : (la Monarchie de Juillet) Paris, pas la France.

1871 : (la Commune) Paris, pas la France.

1936 : (le Front populaire) Paris, pas la France.

1940 : (les pleins pouvoirs donnés par les socialistes à Pétain) : Paris, pas la France.

1968 : (Mai '68) Paris, pas la France.

1981 : (l'élection de la crapule de Mitterrand) Paris, pas la France.

 

Paris est le chancre socialo-gauchiste qui défigure la France.

Qu'on nous débarrasse donc, une bonne fois pour toutes, de Paris, de son boboïsme, de ses banlieues pourries, de ses snobismes, de ses administrations et fonctionnaires, et de tout son fatras bureaucratique, des Delanoë, Hidalgo et leurs cliques socialo-gabegiques.

 

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Vous regarderez l'économie très différemment lorsque vous comprendrez que le salariat est appelé à disparaître. Il n'y aura plus "d'employés". Seulement des artisans, des associés ou des free-lances (les effets d'échelle ne jouent plus lorsque la richesse est immatérielle). Il n'y aura plus de bureaux dans les villes (sauf pour d'indécrottables fonctionnaires). Il n'y aura plus de dinosaures financiaro-industriels (les dinosaures sont tous morts à la fin du jurassique parce que trop gros, trop lourds et trop crétins pour s'adapter au nouveau paradigme météorologique du crétacé). La course effrénée à la richesse matérielle à court terme est une impasse qui n'intéresse plus que les Cro-Magnon américains. D'ailleurs la pénurie majeure de toutes les ressources met un point final au mythe de la "croissance".

 

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Le 14/08/2018

 

De Joseph de Maistre :

 

"Ce ne sont point les hommes qui mènent la révolution,

c'est la révolution qui emploie les hommes. "

 

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Le 15/08/2018

 

Proudhon a été violemment et ignominieusement éreinté par Karl Marx et les marxistes. Aujourd'hui, après ses centaines de millions d'assassinats directs ou indirects, le marxisme est mort. Et, comme par hasard, l'économie du 21ème se tourne vers un néo-artisanat, vers le travail en réseaux collaboratifs, vers la fin du salariat et, donc, du prolétariat, et vers une densification des tissus entrepreneuriaux et associatifs. Autant  d'idées que Proudhon, qui a eut le tort d'avoir raison trop tôt, avait déjà émises.

Et puis, il y a sa phrase, titre de son ouvrage le plus connu : "La propriété, c'est le vol", que les marxistes nous ont convaincus de très mal comprendre, et qu'il faut remettre à l'endroit dans notre monde de pénuries croissantes et de désappropriations imminentes.

 

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Le 16/08/2018

 

De Malthus :

 

"Un homme qui naît dans un monde déjà occupé, si sa famille n’a pas le moyen de le nourrir, ou si la société n’a pas besoin de son travail, cet homme, dis-je, n’a pas le moindre droit à réclamer une portion quelconque de nourriture : il est réellement de trop sur la terre. Au grand banquet de la nature il n’y a point de couvert mis pour lui. La nature lui commande de s’en aller, et ne tardera pas à mettre elle-même cet ordre à exécution."

 

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L'Afrique et l'Islamie en sont truffés, mais l'Europe aussi à ses "pays de merde", comme dit Trump : des pays corrompus, pourris, maffieux où l'économie "parallèle" est triomphante, où le socialo-gauchisme et le populisme fanfaronnent, où la fainéantise est érigée en principe de vie, où règnent le clientélisme et le népotisme, les rentes de situation et les prébendes politicardes, où le parasitisme des deniers publics européens est la règle.

La Grèce, l'Italie … et le sud méditerranéen de la France …

 

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Le tourisme de masse est un cancer mortel pour les régions qui se construisent sur lui.  Argent facile. Mercantilisme généralisé. Court-termisme. Arnaques permanentes. Servilité institutionnalisée. Trafics.

Le tourisme de masse pourrit tout ce qu'il touche.

 

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Le 17/08/2018

 

De Friedrich Wilhelm Nietzsche :

 

"Ich suche weiter nichts als etwas Freiheit, etwas wirkliche Luft des Lebens und wehre mich, empöre mich gegen das viele, unsäglich viele Unfreie, das mir anhaftet."

 

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Quelques pensées d'André Maurois, pseudonyme de Émile Salomon Wilhelm Herzog (1885-1967) :

 

"Il faut vivre pour autre chose que pour soi."

"Le tyran est toujours un esclave."

"La mort ne peut être imaginée, puisqu’elle est absence d’images. Elle ne peut être pensée puisqu’elle est absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels."

"La sérénité est une conquête."

 

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La Terre (la Matière) se pense en Carrés et le Ciel (l'Esprit) se pense en Cercles.

Or, il n'y a aucun rapport rationnel entre le Cercle et le Carré puisque le nombre p est transcendant (il n'existe aucune équation polynomiale dont il pourrait être une solution ; il échappe donc à toute forme de linéarisation ou de réduction).

Cela signifie que pour atteindre la valeur exacte du rapport entre le Carré et le Cercle, il faudrait un nombre infini d'itérations computationnelles et donc disposer d'une éternité de temps pour ce calcul interminable.

Devenir initié, c'est donc passer du Carré au Cercle en court-circuitant cet infini et cette éternité : il n'existe aucun chemin rationnel de l'un à l'autre. Il s'agit d'un saut mystique et non d'une progression philosophique.

 

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Le principe d'exemplarité est, de plus en plus, la seule et unique arme que les hommes de spiritualité puissent brandir face à la barbarisation de nos sociétés.

Barbarisation technologique : transhumanisme, IA, big-data, algorithmisation des moindres éléments de vie qu'elle soit privée ou publique, économique ou politique, médicale ou bancaire, …

Barbarisation financière : la course effrénée à l'argent facile, la dévalorisation de la monnaie qui n'est plus symbole d'effort et de travail, mais symbole de dominance et de pouvoir (d'achat, pour commencer) …

Barbarisation culturelle : l'effondrement des QI et l'explosion des hauts niveaux d'illettrisme et d'innumérisme, l'inculture généralisée, l'ignorance des mathématiques, des sciences, de l'histoire, de la philosophie, de la géographie …

Barbarisation écologique : total mépris du vivant non humain, pillage et saccage des toutes les ressources naturelles aux seules fins de satisfaire les caprices puérils des animaux humains …

Barbarisation comportementale : violence généralisée, hypersexualisation,  éthylisation morbide, banalisation des drogues, généralisation des tatouages, piercings, tontes et colorisations capillaires (toutes plus ridicules les unes que les autres), culte de la laideur et du glauque, du bruit et de la cacophonie, …

 

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Un des grands paradoxes de l'ère numérique naissante et encore si balbutiante, est celui-ci : en permettant à quiconque d'entrer en contact avec quiconque, il eut été facile de prédire la disparition de toutes les intermédiations. Eh bien, non ! au contraire, les grandes réussites sur la Toile sont des intermédiaires - sans aucune de valeur ajoutée - : e.Booking, Tripadvisor, Amazon, FaceBook, AirBnB, BlablaCar, Instagram, SnapChat, AliBaba, Meetic, … et des milliers d'autres qui ne sont que des plateformes d'échange d'informations permettant un contact, moyennant paiement d'une commission.

Mais il y a un second paradoxe, encore plus troublant : ces plateformes de contact, puisque leur valeur ajoutée est quasi nulle, doivent se financer autrement que par leurs usagers. Qui est ce financeur de l'inutile ? Un acteur qui aurait dû logiquement disparaître puisque tous les producteurs ont pignon sur Toile : les publicitaires qui n'ont jamais servi à rien.

Donc, les plateformes qui ne servent à rien sont financées par de la publicité qui ne sert à rien !

Logique de l'inutilité !

 

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La sagesse commence lorsque toutes la naïvetés s'effondrent …

… et, avec elles, lorsque cessent tous les idéalismes, tous les angélismes, tous les simplismes, tous les humanitarismes, …

 

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A part quelques nostalgiques singulièrement décatis et archaïques, le révolutionnarisme est mort et enterré. Enfin une petite et timide avancée de l'humanité vers l'âge adulte … à quelques dégénérés ou acéphales près.

 

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J'ai retrouvé "Le nœud gordien" de Georges Pompidou (1974). Et quelques perles oubliées :

 

"(…) des enseignements particulièrement destructeurs - je parle de la sociologie notamment. Il s'agit là d'une science balbutiante, dont beaucoup de spécialistes ont d'autant plus d'assurance que leurs connaissances sont plus incertaines et bien souvent, en France au moins, mal assimilées. Comme les sophistes de Platon, les scholastiques du 15ème siècle, ou les médecins de Molière, ils cherchent leur autorité et leur prestige dans un jargon spécifique, inaccessible au profane, et appliquent leur intelligence et les détours de leur esprit à critiquer une société où de fait ils n'ont aucune utilité clairement définie."

 

Exit Lacan, Bourdieu, Deleuze, Althusser, Sartre, Badiou, … et, parfois, mon ami Edgar Morin lorsqu'il est encore hanté par ses démons gauchistes.

 

"Autre leçon à tirer : c'est que la province, comme toujours dans notre histoire, réagit à l'inverse de Paris, qu'elle ne supporte que lorsqu'elle ne peut faire autrement la loi de Paris et que (…) elle a clairement montré sa volonté, c'est-à-dire son refus."

 

Paris n'est pas la France ; Paris est l'antithèse de la France ; Paris est le chancre français par excellence (pire que Marseille, Montpellier, Lille ou Nice).

Mai '68 n'aurait été qu'un petit eczéma d'adolescents bourgeois, grisés par des mots trop grands pour eux, si le PCF et la CGT n'avaient tout phagocyté pour tenter leur "grand soir". Et comme De Gaulle, alors à la Présidence, devait tout son pouvoir d'après-guerre aux communistes, il ne prit aucune des mesures coercitives qui s'imposaient.

 

Ici encore, ce crétin de De Gaulle aurait pu, une fois pour toutes, briser sans retour ce PCF et cette CGT qu'il avait lui-même institutionnalisés. Il n'en fit rien. Par couardise, sans doute, comme d'habitude … comme à la fin de la guerre d'Algérie, qu'il solda ignominieusement, au détriment de ceux qui crurent en lui et au bénéfice des crapules socialo-marxistes aujourd'hui encore tyranniquement au pouvoir, dans un glauque compromis avec les islamistes.

 

Et cette perle qui renvoie tous les imposteurs (ici, ceux de l'orientation scolaire) au caniveau :

 

"Mais l'orienteur fût-il initié à la psychanalyse et vaguement informé des besoins de l'économie, qui se promène en France et prétend, après avoir observé rapidement un enfant et en un quart d'heure de conversation avec ses maîtres et sa famille, donner des conseils sérieux, me paraît présumer étrangement de ses capacités."

 

Qu'en termes élégants (et ironiques) ces choses-là sont dites. Disons-le autrement, plus abruptement : la psychologie et la pédagogie (ou, aujourd'hui, dans le franglais à la mode : le coaching), cela n'existe pas en tant que domaine de connaissance ou de compétence ; en tous les cas, pas plus que l'astrologie ou la chiromancie. Les futures sciences de l'esprit ne sont pas du tout établies, n'en sont qu'à leurs prémisses balbutiantes et ne peuvent, en aucun cas, se prévaloir d'une quelconque pertinence réelle (cfr. mon livre "Les autres dimensions de l'Esprit"). Tous les psy-machins : à la poubelle !

 

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Marx est un idéologue et un polémiste ; pas un philosophe.

La vérité ne le préoccupe guère ; seuls ses phantasmes l'occupent.

 

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D'un Jésuite en Mai '68 :

 

"En Mai, on a pris la parole comme en 1789 on a pris la Bastille".

 

Il est difficile de dire plus crétin (d'autant qu'en 1789, la Bastille était une garnison vide et inutile).

Comme il est difficile, aujourd'hui, de ne pas mourir de rire au mot d'ordre de "libération de la parole".

Pour pouvoir parler, il faudrait, d'abord, avoir quelque chose à dire qui puisse intéresser ceux qui sont censés écouter.

Que voulez-vous que les hyperféministes, les rétro-racistes, les homolâtres, les starlettes dont le seul talent est leur tour de poitrine et qui donc se font baiser, les Africains qui ne retrouvent pas ici leur chienlit africaine, … puissent avoir d'intéressant à nous dire ? Leur mal de vivre ? Leurs complexes ? Leurs ressentiments de ne pas être dans la norme ? Leur haine envers ceux qu'ils indiffèrent ? Leur culpabilisation des autres pour leurs "'péchés" à eux ? Le poids de leur différence inassumée ? Leurs états d'âme socialo-gauchistes pleins de ressentiment, de jalousie et de rancœur ?

La solution ? Leur suicide massif !

 

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La parole est libre …

… sauf si elle est creuse.

Ne prendre la parole que si l'on a quelque chose d'important à dire pour les autres (si ce n'est que pour attirer l'attention sur soi, ses misères et ses glorioles, ses états d'âme et ses émotions, autant s'abstenir - la vie des autres n'intéresse personne).

 

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La démagogie commence lorsqu'on s'adresse aux masses pour les manipuler par l'émotion, plutôt que de s'adresser aux élites pour les convaincre par la raison.

Le dévoiement de la démocratie au suffrage universel en démagogie manipulatoire est inéluctable.

Cette démocratie au suffrage universel n'est qu'une jolie idée théorique, impraticable dans le Réel.

 

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Je crois que, contre la tendance actuelle à créer des arborescences fantasques de spécialités et disciplines de plus en plus baroques, peu durables, et sujettes aux effets de mode, il conviendrait de réorganiser l'enseignement supérieur en fonction des langages à maîtriser :

  • Langages vernaculaires (littérature, lettres, langues mortes et vivantes, linguistique, etc …) ;
  • Langages conceptuels (philosophie, histoire, métaphysique, théologie, droit, anthropologie, etc …) ;
  • Langages logiques (physique, chimie, cosmologie, mathématiques, biologie, informatique, pharmacie, ingéniorat, etc …) ;
  • Langages empiriques (médecine, sciences vétérinaires, psychologie, pédagogie, sociologie, politologie, économie, management, etc …).

Les trois première années de licence seraient absolument généralistes, alors que les deux années de maîtrise seraient très modérément spécialisantes ; la vraie spécialisation n’interviendrait qu'en troisième cycle de recherche et enseignement.

Il ne doit pas exister de "passerelles" entre les filières, mais la menée de front de deux filières devrait être encouragée pour les meilleurs étudiants (inscription comme étudiants libres à certains cours hors filière, donnant lieu, en cas de réussite des examens - de vrais examens évaluants, sélectifs, discriminants et éliminatoires -, à des certificats complémentaires).

La Connaissance ne peut plus être bradée !

L'étude est difficile et exige effort, persévérance et courage.

Ce qui est facile ne vaut rien !

 

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La racine clé du mot "capitalisme", c'est "capital",; c'est-à-dire "argent", "finance".

La racine clé du mot "libéralisme", c'est "liberté", individuelle ou collective.

Que l'argent facilite parfois le gain de liberté, c'est vrai. Que la liberté facilite parfois le gain d'argent, c'est aussi vrai. Mais de là à assimiler les deux termes, il y a imposture.

Le libéralisme est la doctrine économique qui, en tout, s'oppose à l'étatisme : toujours moins d'Etat, de fonctionnaires, d'administrations et de réglementations ; tel est le credo.

En revanche, le capitalisme aime l'Etat : l'Etat et la finance s'entendent, au fond, comme larrons en foire, tant aux plans bancaires et boursiers, qu'aux plans keynésiens du capitalisme d'Etat et des entreprises ou services dits publics.

Quand, aujourd'hui, les voyous du socialo-gauchisme conspuent "l'ultra-libéralisme" ou "le néo-libéralisme" (qui n'existe nulle part ailleurs que dans leurs têtes malades), c'est l'étatisme le plus totalitaire qu'ils appellent de leur vœu. Ils feraient mieux d'investir leurs énergies à combattre le financiaro-industrialisme et l'économie spéculative … et à fiche la paix aux entreprises réelles de l'économie réelle qui génèrent de l'activité et de l'utilité.

 

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Le 18/08/2018

 

Les banques ne servent plus à rien !

 

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Et dire qu'il y a encore des crétins qui se disent marxistes ou communistes !

C'est sans doute encore pire que de s'affirmer nazi !

 

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La régulation sociétale repose, en théorie, sur deux moteurs, concurrents ou complémentaires selon les doctrines : le Marché ou l'Etat.

Aucun des deux n'est démocratique : l'Etat est manipulé par les démagogues et le Marché est manipulé par les spéculateurs.

Mais il existe un troisième moteur, ignoré des doctrinaires, qui se fiche comme d'une guigne des démagogues et des spéculateurs : c'est l'Inventivité.

Une belle innovation rend immédiatement caducs tous les plans d'Etat et toutes les spéculations des Marchés. Dès qu'elle est là, l'Etat et le Marché se mettent à courir derrière l'Invention … et ils la rattrapent parfois, à son dam.

Plus l'Inventivité est féconde, moins les Etats et les Marchés ont de pouvoir.

C'est ce que les maléfiques GAFA ont bien compris … malgré que leur inventivité brasse du ludique et de l'inutile.

 

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Partout où il a sévi, le communisme a gagné le pari de l'égalité : tout le monde est esclave, tout le monde est pauvre.

 

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De Georges Pompidou, encore :

 

Les tenants du socialisme sont, en France, des esprits superficiels, préoccupés en réalité non d'économie mais de redistribution des richesses. Préoccupation louable en elle-même mais qui devrait être précédée  d'une interrogation sur la création de ces richesses qu'on désire mieux redistribuer. Aussi quand on en vient au programme socialiste, on s'aperçoit qu'il se résume à moins de travail, salaires plus élevés, retraites avancées et augmentées, avec, de-ci, de -là, une petite nationalisation pour rappeler qu'on est anticapitaliste, sans trop y croire."

 

Rien n'a changé ! Mais les tristes et maléfiques présidences d'un Mitterrand et d'un Hollande ont, heureusement, réduit le camp socialiste comme peau de chagrin. A eux deux, ces pitres ont fait prendre, à la France, dix ans de retard sur l'Europe du nord … et l'ont fait redescendre presqu'au niveau de la Grèce et de l'Italie.

N'oublions jamais que si la Grande-Bretagne quitte l'Union Européenne, c'est en grande partie à cause du socialisme français et de ses obsessions étatistes, réglementaires et bureaucratiques, notoirement - et heureusement - incompatibles avec la tradition anglaise.

 

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L'économique concerne la production des richesses ; le social concerne la redistribution de ces richesses.

Soit ! Il est donc évident que le social doit être subordonné à l'économique, puisqu'il vient après lui.

De plus, il est une question que peu se posent : de quelles richesses parle-t-on ?

Car il est bien entendu que les richesses dites matérielles (comptables, faudrait-il dire) sont certes essentielles dans le bas de la pyramide de Maslow, mais qu'aujourd'hui, ce n'est plus là que les vraies questions existentielles se posent. De plus, la montée en puissance de l'économie immatérielle (celle de l'intelligence) déplace notoirement le centre de gravité de l'économie, avec cette contrainte immense que l'intelligence ne se redistribue pas !

Un crétin, même riche en argent, restera toujours un crétin.

 

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De Laetitia Strauch-Bonart :

 

"(…) l'être humain a toujours exigé de la technologie une seule et unique chose : qu'elle simplifie nos vies, soit en nous faisant gagner du temps, soit en épargnant notre peine. Or il semblerait que les inventions les plus récentes ne répondent pas tout à fait à ce réquisit. (…) à partir des années 1970, la productivité a chuté. Pourquoi ? Parce que les innovations qui sont apparues depuis cette époque concernent des sphères plus étroites de l'activité humaine : le divertissement, la communication ou la récolte et le traitement de l'information."

 

Bref, voilà dit ce que l'on sait depuis longtemps : le numérique ne sert presqu'à rien de vraiment utile (Word, PowerPoint, Outlook et Wikipedia me suffisent largement ; tout le reste est inutile). Daniel Cohen avait déjà noté, il y a de nombreuses années, que la "révolution numérique" n'avait engendré aucun saut de productivité et n'avait, donc, qu'un impact minime sur l'économie mondiale réelle.

On ne produit pas plus, mais on produit autrement. Et, de plus, comme on est entré dans une logique de pénurisation des ressources premières, on produira de moins en moins … et le numérique n'y changera rien.

On mangera moins mais, sans doute, on jouera plus ; la belle affaire !

De plus, le numérique ne simplifie pas la vie, il la complique ; la pression communicationnelle, pour ceux - et ils sont très nombreux - qui l'acceptent, devient un facteur de mal-vivre important : il leur faut aller de plus en plus vite vers nulle part !

Enfin, l'intelligence artificielle n'a d'intérêt que là où règne l'inintelligence humaine.

 

*

 

Tout Marx est faux parce que tout Marx est construit sur une erreur monumentale : la lutte des classes. Cette lutte n'existe pas pour la seule et bonne raison que les classes sociales sont une pure fiction radicale. Il n'y a pas de classes sociales.

Dans un ensemble nombreux comme une société humaine, on peut toujours imaginer des partitions, toutes aussi artificielles les unes que les autres : tout dépend des critères de discrimination que l'on choisit et ce choix ne dit rien sur la société observée, mais dit tout sur le regard de l'observateur.

Le regard de Marx est totalement faux et absurde.

 

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D'un anonyme sur la Toile :

 

"La France n'est pas une Nation, ne l'a jamais été et ne le sera jamais ..."

 

J'acquiesce.

Mais l'Allemagne, l'Italie, la Belgique, la Grande-Bretagne, l'Espagne, etc … non plus.

Il n'existe pas de Nations, ni de Peuples, … seulement des Etats !

 

*

 

En termes d'économie et de politique économique, la France est décidément restée maurrassienne : un amour de l'étatisme et une haine du libéralisme, un amour des administrations et une haine des entreprises, un amour des fonctionnaires et une haine des entrepreneurs, un amour des salariés et une haine des patrons.

 

*

 

Le plus grand obstacle à l'Union Européenne effective - c'est-à-dire à une réelle et profonde fédéralisation sur tous les plans et à un effacement radical des Etats nationaux -, c'est la France !

 

*

 

Jusqu'en 1989, la doctrine qui se donnait, dans toutes les bouches, même à gauche, comme l'exact opposé du "communisme", était le "capitalisme". Le capitalisme, c'était l'anticommunisme radical. Depuis que le communisme n'existe plus, le mot "capitalisme" est devenu encombrant. Alors on le met à toutes les sauces, tantôt synonyme d'un "libéralisme" frelaté, tantôt synonyme d'un "financiarisme" fangeux, tantôt synonyme d'un "économisme" spéculatif, etc …

Ce qui n'a pas changé, c'est que "anticapitalisme" signifie toujours "communisme", c'est-à-dire "marxisme".

 

*

 

Je n'ai aucune affection particulière pour Georges Pompidou qui était un thuriféraire du social-étatisme à la française. Mais il était un intellectuel cultivé, relativement détaché de la politique politicienne. Son livre "Le nœud gordien" a environ cinquante ans. Et à sa lecture, on éprouve que tout a changé, mais que rien n'a changé.

Les joueurs et les pions ont changé, mais le jeu est resté le même.

 

*

 

Il y a une sacrée ligne droite doctrinale qui part de l'évangélisme, puis du christianisme au catholicisme, au jacobinisme, au socialisme, au marxisme, au communisme, pour arriver aux activismes actuels.

Cette ligne droite s'appelle le "victimisme" ou la "philosophie de la victimisation".

Plutôt que d'encourager, de récompenser, de favoriser, de soutenir ceux qui osent, ceux qui entreprennent, ceux qui construisent, ceux qui inventent, ceux qui découvrent, … on pleurniche sur et avec les ratés.

 

*

 

De Michel Onfray :

 

"Les textes de Marx et Engels rassemblés sous le titre 'Théorie de la violence' montrent sans aucune ambiguïté que le socialisme marxiste revendique la violence comme accoucheuse de l'Histoire."

 

Parfaitement exact, cher ami Michel. Mais pas seulement le socialisme marxiste : tous les socialismes, ceux de gauche (socialisme communiste ou socialisme populiste) comme ceux de droite (national-socialisme ou socialisme fasciste) ! Et il y a à cela une très simple et bonne raison : mettre l'individu au service forcé de l'Etat est contre-nature et ne peut être réalisé que par la force et, donc, par la violence.

Et j'écris bien "au service forcé de l'Etat" et non de la Nation, ou du Peuple, ou de la Race, ou de la Patrie … qui tous sont des concepts vides inventés par l'Etat pour se légitimer.

 

*

 

De Michel Onfray, aussi, dans la préface au livre de mon ami Thibault Isabel : "Pierre-Joseph Proudhon - L'anarchie sans le désordre" :

 

"Proudhon (…) veut une organisation économique immanente, contractuelle, mutualiste, coopérative, fédérée."

 

*

 

On dit de Pierre-Joseph Proudhon qu'il fut le père de l'anarcho-syndicalisme. Ces deux mots "anarchie" et "syndicalisme" doivent être compris dans une acception autre que celle, usuelle aujourd'hui.

"Anarchie" signifie "antiétatisme" c'est-à-dire refuse à l'Etat central le rôle de "grand régulateur" du fait sociétal.

"Syndicalisme" renvoie au libre "associationnisme", au "fédéralisme" et au "mutualisme".

Proudhon est le père d'une vision de la société qui, aujourd'hui, serait définie comme un réseau de communautés autonomes fédérées par un projet commun.

 

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Naguère, on disait : "Ni Dieu, ni Maître".

Aujourd'hui, il faut dire : "Ni l'Etat, ni la Bourse".

 

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Un conseil universel de sagesse : refuser toutes les corvées sociales !

 

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Ce n'est pas la Foi qu'il faut combattre. Ce qu'il faut combattre ce sont toutes les Eglises et tous les Partis, ce sont toutes les idéologies, religieuses ou laïques.

 

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"Le camp des Saints" de Jean Raspail … Prémonition ou délire ?

 

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Le gain se mérite par l'utilité.

 

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En économie, il faut parler d'abord de valeur d'utilité et non de prix de vente.

Le prix de vente, c'est la combinaison du prix de revient, d'un coefficient de marge, de la valeur d'utilité, de la rareté réelle et de la spéculation sur cette rareté.

 

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Le 19/08/2018

 

Je crois profondément que le Réel est emporté vers son accomplissement par une immense puissance de Matérialité, de Vitalité et de Spiritualité que l'on peut, si l'on veut, appeler Dieu pour plus de facilité.

Je crois aussi que tout ce qui existe a un devoir transcendantal unique, une vocation profonde, une vraie raison d'être : produire une œuvre qui contribue, au mieux, à l'accomplissement de ce Dieu dans le Réel.

Je crois encore que l'humanité a renié sa raison d'être et sa mission, et qu'elle s'est narcissiquement nombrilisée par orgueil autant que par ignorance et bêtise.

Je crois que la rédemption d'une partie de cette humanité est encore possible malgré que la rupture d'avec le Réel-Dieu soit bien proche.

Je crois qu'il est encore possible de "sauver les hommes" ou, du moins, une petite minorité d'élus, in extremis ; mais il sera bientôt trop tard.

Je crois que nous vivons déjà le début du Déluge et le déclenchement de l'Apocalypse : l'Arche est-elle prête et l'Archange porte-t-il son glaive ?

Notre Salut ne dépend que de nous ; il n'y aura ni Messie, ni Sauveur.

 

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De Thibaut Isabel :

 

"(…) à rêver d'une société idyllique, on ne crée jamais que des royaumes de cauchemar. (…) Là où les faiseurs d'utopie, comme les marxistes, croient en la bonté humaine, ou prétendent du moins transformer radicalement l'homme affin de révolutionner la société, les esprits réalistes pensent qu'il faut se contenter de gérer les vices et les vertus de notre espèce, qui resteront inchangés. "

 

Qu'en termes justes, cela est dit ! Rien n'est pire que les idéologies c'est-à-dire ces constructions abstraites et artificielles de sociétés supposées "idéales" pour des humains décrétés "idéaux" (donc "meilleurs", donc "nouveaux"). Toujours, derrière ces fadaises idéalisantes, il y a l'idée qu'il faut casser l'homme réel pour le faire rentrer de force dans le moule de cet homme "idéal" que l'on a inventé, conformément aux lubies et phantasmes "révolutionnaires".

Et l'Homme, avec un grand H, n'existe ni n'existera pas plus que le Peuple avec un grand P, ou que la Nation avec un N, ou que la Race avec un grand R.

 

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Pour partager un gâteau, il faut d'abord qu'il y ait un gâteau. Et celui qui sert le gâteau est totalement incapable de fabriquer convenablement le gâteau.

S'il y a réellement un gâteau suffisant pour le nombre de convives, il faut maintenant décider de la grosseur de la part de gâteau pour chacun (tenir compte des enfants, des malades, des obèses, des costauds, des malingres, des affamés, des repus, …). Et, avant cela, il faut décider qui va décider et, ensuite, désigner celui qui contrôlera la justesse des parts … et ainsi de suite, à l'infini.

Un simple gâteau recèle en lui toutes les problématiques de la chose politique !

 

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Plus il a de loi, moins il y a de morale.

 

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Le 20/08/2018

 

Le propre de la jeunesse, de tous temps, c'est de vouloir s'amuser le plus possible en travaillant le moins possible.

Le propre de la jeunesse, de tous temps, c'est de vouloir se construire un petit monde artificiel, le plus loin possible du vrai monde.

Le propre de la jeunesse, de tous temps, c'est d'être nombriliste, égocentrée, sourde et aveugle au Réel, c'est-à-dire idiote.

Le propre de la jeunesse d'aujourd'hui, c'est de faire tout cela avec un ordiphone.

Le propre de la jeunesse d'aujourd'hui, c'est de vouloir rester jeune - donc idiote - le plus longtemps possible.

Le propre de certains adultes - voire vieillard(e)s -, surtout urbains, d'aujourd'hui, c'est de vouloir singer la jeunesse et de la parer, avec envie, de toutes les vertus et de tous les talents qu'elle n'a pas : cela s'appelle le "jeunisme" et c'est une maladie mentale.

 

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La sagesse intemporelle disait, avec raison et tendresse : "Il faut que jeunesse se passe".

Le drame d'aujourd'hui, c'est que beaucoup ne veulent plus qu'elle passe, et refusent de devenir adultes.

 

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Dans toute société humaine, il y a 15% de constructeurs, 62% de squatteurs et 23% de démolisseurs.

La civilisation prévaut lorsque, par la conviction, la séduction ou la force, les constructeurs retournent le squatteurs contre les démolisseurs afin de les neutraliser.

La civilisation s'arrête lorsque ce sont les barbares démolisseurs qui, par idéologie ou fourberie, au travers de divers activismes, retournent les squatteurs contre les constructeurs.

C'est cette inversion qui guette l'Europe aujourd'hui. 

 

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Comme souvent, en France, je trouve dommage la continuelle confusion entre libéralisme (antiétatisme), capitalisme (investissements économiques à risque au travers de capitaux privés ou publics) et financiarisme (investissements capitalistiques exclusivement spéculatifs).

Il faut combattre et anéantir le financiarisme ; il faut contrôler le capitalisme et l'empêcher de virer au financiarisme ; il faut promouvoir le libéralisme mais empêcher sa dérive mercantiliste ; il faut éradiquer toutes les formes d'étatisme (celui des socialismes - de gauche comme de droite -, celui des conservatismes - de gauche comme de droite).

 

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Le libéralisme (sensu lato) est l'antiétatisme.

Il peut prendre trois formes : le libéralisme (sensu stricto, qui veut réduire l'Etat à son minimum minimorum, aux seules utilités logistiques : la paix intérieure et extérieure, les infrastructures communes), l'anarchisme ou libertarisme (qui fait la guerre à l'Etat, y compris dans la violence) et le libertarianisme (qui veut abroger l'Etat purement et simplement).

Il me semble évident que seul le libéralisme (sensu stricto) est une position adulte réellement défendable ; les deux autres acceptions sont infantiles et irréalistes, utopistes et idéalistes - donc dangereuses.

 

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Le libéralisme n'est ni de gauche, ni de droite puisque la gauche et la droite prônent, toutes deux, l'Etat, l'une au service des masses, l'autre au service des élites.

Ce débat ne concerne pas le libéralisme qui ne salue que les entrepreneurs (sensu lato, pas seulement au sens économique), individuels ou collectifs, qu'ils viennent des masses ou des élites.

 

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Du poète latin Martial (+40 à +102) :

 

"Non hic Centauros, non Gorgonas Harpiyasque invenies :

hominem nostra pagina sapit."

 

Ici, tu ne trouveras ni Centaures, ni Gorgones, ni Harpies :

notre page goûte l'homme.

 

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De Dieu, que peut-on dire ?

De Dieu, que peut-on encore dire ?

De Dieu, que peut-on toujours dire ?

 

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Comme toujours, avec le temps qui passe, il y a deux graves erreurs à ne pas commettre :

  • Croire qu'une date quelconque va arranger tout le monde,
  • Croire que postposer arrange les choses.

 

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Le 22/08/2018

 

Significatif : 60% des Français considèrent que la notion de parti politique n'a plus aucun avenir.

En effet, toutes les idéologies classiques sont mortes et il n'existe plus que des factions qui ne se reconnaissent pas dans des idées, mais bien dans des meneurs tous plus démagogues les uns que les autres.

Je pense qu'il faut aller plus loin : c'est l'idée même de politique qui est moribonde.

Aujourd'hui, les problèmes sociétaux sont techniques et non plus idéologiques.

La politique a longtemps fait croire qu'elle construisait l'histoire des hommes. Aujourd'hui, tout le monde sait que c'est faux : la politique court derrière l'histoire et la société, et tente, tant bien que mal, de s'y adapter.

 

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Je ne pourrais jamais devenir chrétien car il m'est rigoureusement impossible de concevoir un Dieu qui ne soit pas totalement immanent et un Messie qui ne soit pas totalement intérieur.

Mais je pourrais encore moins adhérer au catholicisme du fait de ses prétentions infatuées à l'universalité, à la vérité et à la cléricalité.

 

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De Jean-Marie Domenach :

 

"Il y a des gens qui tiennent aux pauvres parce que ça leur permet d'être charitables, d'autres parce que ça leur permet de dire du mal des riches."

 

On peut paraphraser … : Il y a des gens qui tiennent aux crétins parce que ça leur permet d'être professoraux, d'autres parce que ça leur permet de dire du mal des intelligents.

Et toutes les variantes imaginables …

 

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Le 23/08/2018

 

De Viviane Slon, de l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste de Leipzig :

 

"Par contre, des analyses ADN ont prouvé que l'homme de Denisova a laissé une partie de son génome à certains homo sapiens : moins de 1 % chez les populations asiatiques et amérindiennes et jusqu'à 5 % pour les aborigènes d'Australie ou les Papous de Nouvelle-Guinée.

De la même manière, tous les humains modernes à l'exception des Africains ont dans leur génome environ 2 % d'ADN légués par Néanderthal, preuve des croisements qui ont pu se produire entre ces espèces dans un lointain passé."

 

A part cela, les races humaines n'existeraient pas … sauf les Noirs (Sapiens africanus), les Blancs (Sapiens neanderthalensis) et les Jaunes (Sapiens denisovensis).

Les "2% d'ADN légués par Néanderthal" sont du même ordre de grandeur que les différences entre l'ADN humain et celui d'un chimpanzé (98,5% d'ADN commun).

On dit que Néanderthal a disparu il y a 40.000 ans, pour une raison "mystérieuse". Il n'y a rien de mystérieux là-dedans : les Néanderthaliens se sont complètement hybridés avec les Sapiens parmi lesquels ils vivaient.

De même pour les Dénisoviens.

L'anthropologie actuelle souffre d'un déni de réalité d'origine idéologique : celui du refus obstiné de VOIR qu'il existe des races humaines ayant chacune des spécificités marquées et évidentes. Il n'y a rien de raciste à constater ces différences et à en tenir compte. Le racisme commence lorsque commencent les jugements de valeurs et les discriminations.

 

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Quand une expérience probante, pour son protocole, doit faire appel à la théorie qu'elle est censée prouver, cela s'appelle une tautologie et cela n'a aucune valeur, même si les résultats sont spectaculaires.

C'est très souvent le cas en physique des particules élémentaires.

 

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Le 25/08/2018

 

De Néa Bernard à propos de l'Afrique du Sud et de Mandela :

 

"Nelson Mandela : réveil après l’hypnose planétaire et l’hystérie médiatique qui vous transforme allègrement un canard boiteux en héros planétaire.

Dans la catégorie des icônes planétaires, encore plus délirant qu’avec Che Guevara, Nelson Mandela, cet autre héros de pacotille, était en réalité une fripouille.

Nelson Mandela ne ressemblait pas à la pieuse image que le politiquement correct planétaire donne aujourd’hui de lui. Il n’était pas non plus ce gentil réformiste que la mièvrerie médiatique se plait à dépeindre en "archange de la paix" luttant pour les droits de l’homme.

La légende Mandela est un montage médiatico-idéologique mondial remarquable, un acte de propagande magistral ; qui passe sous silence non seulement la véracité du personnage mais son action politique, catastrophique : la transformation d’une république autoritaire (la RSA), ethniquement scindée mais prospère et sûre, en un pays officiellement multiracial et démocratique mais miséreux, inégalitaire, anarchique, corrompu, où il ne fait pas bon vivre.

 

Quant à sa 2ème épouse, Winnie Mandela, c'était une meurtrière corrompue. Une criminelle de droit commun cruelle, débauchée, homicide et raciste.

Pourtant, à leur mort, les hommages planétaires rendus à Nelson Mandela, puis à Winnie Mandela dépassent l'entendement.

 

En moins de deux décennies, Nelson Mandela, président de la République du 10 mai 1994 au 14 juin 1999, puis ses successeurs ont transformé ce pays en un Etat du "tiers-monde" dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences. Réalité masquée par quelques rares secteurs ultraperformants, le plus souvent dirigés par des Blancs.

L’échec économique est aujourd’hui total. L'Afrique du Sud, c'est : criminalité explosive, services publics et infrastructures à la dérive, coupures électriques incessantes, la misère, la crasse, les égouts bouchés, la délinquance, 40% de chômage chez les jeunes, etc.

Les autorités et les médias du monde entier (à commencer par Obama en visite dans le pays fin juin) refusent obstinément cette affreuse réalité qui contredit leur idéologie, pourtant reconnue en silence par les Noirs eux-mêmes, ceux qui subissent la corruption des 'élites' : "C’était dix fois mieux du temps du pouvoir blanc, de l’apartheid imposé par les Afrikaners".

Depuis avril 1994, date de l’arrivée au pouvoir de Nelson Mandela, des milliers de fermiers blancs ont été massacrés dans l’indifférence la plus totale des médias européens.

70 000 fermiers blancs ont d'ores et déjà été torturés et/ou tués. Nombreux sont ceux qui n'ont pas résisté aux menaces et ont préféré fuir le pays. Mais la grande majorité des Noirs – peut-être même 99 % – n’ont aucune envie de cultiver ou de posséder des terres agricoles. Cette redistribution est un leurre."

 

Je ne peux que partager cet avis … Mandela, ancien assassin terroriste, était une pure créature artificielle de la CIA qui visait de mettre la main sur les mines d'Afrique du Sud … et comme d'habitude (Corée, Indochine, Cuba, Vietnam, Argentine, Panama, Chili, Congo, Afghanistan, Irak, Koweït, Lybie, Syrie, Turquie, etc …), le coup a raté et la chienlit s'est installée.

 

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Le 26/08/2018

 

Il est de bon ton, chez certains, de ridiculiser la "théorie" au profit de la "pratique" et d'ironiser sur les "intellectuels" et les "universitaires" qui voudraient "apprendre aux oiseaux à voler".

Einstein lui-même (théoricien, intellectuel et universitaire, s'il en est) n'a-t-il pas affirmé que : "La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : rien ne fonctionne ... et personne ne sait pourquoi !"

Bien qu'elles se nourrissent mutuellement, la théorie et la pratique n'ont pas grand' chose en commun et il est assez faux de croire que la pratique se déduit de la théorie et que la théorie est induite depuis la pratique.

Leurs visées ne sont pas les mêmes : la pratique vise le succès (réussir dans le Réel sans nécessairement le comprendre) alors que la théorie vise la connaissance (comprendre le Réel sans nécessairement y réussir).

 

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De Nassim Nicholas Taleb :

 

"La vraie réussite, c'est de ne rien avoir à prouver à personne."

 

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Toute "aide financière" aux Palestiniens est, en fait, du financement direct au terrorisme. Pour les Palestiniens, la "guerre" contre Israël est un fond de commerce. Ils ne veulent pas de la paix. Devenir un "martyr", c'est gagner de l'argent.

 

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C'est une grave erreur de confondre conservatisme et traditionalisme.

Le conservatisme est une nostalgie mortifère ; le traditionalisme est une transmission jubilatoire.

La tradition vivante n'est pas du folklore momifié.

Le conservatisme tend à perpétuer, en l'état, le monde d'avant. Le traditionalisme veut construire un monde neuf fondé sur une sagesse intemporelle.

 

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Le populisme confond folklore et culture.

 

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Populaire et vulgaire sont étymologiquement synonymes.

 

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Le populisme est la conséquence de deux erreurs : le démocratisme et l'idéalisme.

 

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Aujourd'hui, lorsque les médias vous parlent de "culture", ils parlent de spectacles, de divertissements, de films, de BD, de concerts rock, de romans de gare, de street-art et autres barbouillages de tags.

Ils parlent donc de "culture populaire", ce qui est un oxymore.

 

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Pour aller encore plus loin, il faut aller encore plus haut !

 

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Toutes les limites de l'expérimentable ont été atteinte.

La physique fondamentale deviendra de plus en plus métaphysique … et de plus en plus déconnectée de la physique pratique et de la technique.

Au-delà de l'expérimentable, il n'y a plus de retombées pratiques ; la physique classique (y compris relativiste et quantique) répond déjà à toutes les questions utiles aux hommes.

Aller plus loin, c'est vouloir aller plus haut et comprendre le Réel non pour l'usage des hommes, mais pour y trouver le Divin immanent.

Là-haut, le critère de vérité ne sera plus la preuve expérimentale (il n'est plus possible d'y expérimenter quoique ce soit), mais la cohérence (la logicité) et l'élégance (la simplicité) du modèle global.

 

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Faust demandait : "Comment te comprendrais-je, Toi, Nature illimitée ?" (Wie erfaß ich Dich unendliche Natur).

Et il ajoutait : "Nous ne pouvons tellement rien connaître" (Daß wir nichts wissen können)

 

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On l'oublie trop : les guerres européennes (donc surtout napoléoniennes) d'entre 1792 et 1815 ont fait plus de cinq millions de morts … soit proportionnellement autant que le première guerre mondiale.

 

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De François-Guillaume Lorrain :

 

"Non seulement l'Etat fait la guerre, mais la guerre fait l'Etat."

 

C'est la guerre de cent ans (1337-1453) entre Valois et Plantagenet (et les impôts et conscriptions y afférents) qui ont commencé de faire "la France" ; et rien d'autre.

La guerre fait l'Etat, l'Etat invente la Nation, la Nation invente le Peuple et le Peuple finit par croire en la Patrie … pour aller faire la guerre.

 

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Dans le domaine de ce que l'on nomme, à tort, "Intelligence artificielle",  je suis excédé par les abus de langage perpétuels (intelligence, neurone, apprentissage, etc …) et les fausses analogies (dans les deux sens, d'ailleurs, puisque tout le neuroscientisme est basé sur deux idée fausses, à savoir que le cerveau est le siège de la pensée et de l'intelligence, et que le cerveau fonctionne comme un ordinateur) : un ordinateur est et restera une machine électromécanique du niveau zéro de complexité, radicalement incomparable avec les processus vitaux et mentaux : les logiciels algorithmiques humains (parfaitement analytiques et logiques - ce que n'est pas la vie) permettent, dans certains cas rudimentaires, de "singer", de "simuler" quelque chose qui ressemble vaguement à des facultés naturelles, mais qui n'en sont pas.

Il y a une chose de définitive : le moteur naturel et universel (l'Âme du monde, dirait Schelling ; la Volonté de puissance, dirait Nietzsche) de l'évolution cosmique est l'Intention (une Volonté, un Désir) d'accomplissement en plénitude. Un logiciel algorithmique ou un robot ne pourront jamais, d'eux-mêmes, répondre à la question : "pour quoi ?" : il n'a ni n'aura jamais une motivation naturelle, une vocation innée, une mission ineffable.

Je le répète, les ordinateurs, aussi sophistiqués soient-ils, sont des machines, rien que des machines, des artefacts électromécaniques du niveau zéro de complexité ; le plus souvent totalement inutiles, d'ailleurs. N'importe quelle amibe est des milliards de fois plus complexe que le plus élaboré des robots. La preuve : on peut fabriquer des millions de ces robots, mais l'homme est totalement incapable de fabriquer une seule amibe à partir des atomes qui la composent.

 

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La physique classique est construite sur cinq piliers : des objets, des forces et des lois qui agissent dans l'espace et dans le temps.

Les objets subissent les forces.

Les forces obéissent aux lois.

Les lois modèlent les objets.

Le tout, dans l'espace et le temps (eux-mêmes modelés par les lois et les objets, selon la relativité générale).

La physique complexe récusent ces cinq piliers en bloc ; elles ne connaît que des processus intriqués, en gigogne, qui, chacun, vivent une généalogie, une téléologie, une écologie, une axiologie et un métabolisme, selon une économie universelle de l'optimalité.

 

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Le 27/08/2018

 

Les physiciens théoriciens ont beaucoup de difficultés à choisir entre l'option ontologique ou réaliste (regarder l'univers "avec les yeux de Dieu", disait Albert Einstein) et l'option phénoménologique ou positiviste (regarder l'univers avec les yeux d'un homme). Ainsi, même en relativité générale, lieu béni de l'ontologie, on nous rabat les oreilles avec les problèmes d'horizon (cônes d'influence), purement lié à un observateur particulier, et à arguer de la réelle relativité des simultanéités pour éliminer la notion de présent absolu (l'enveloppe de tous les présents locaux qui, bien sûr, n'ont rien de simultané entre eux).

Ce n'est pas parce que chaque lieu a son présent à lui que l'ensemble de tous ces présents relatifs n'existe pas et n'a pas de sens précis.

 

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Le 28/08/2018

 

Le plus grave problème de notre époque est que la plupart des gens (et des jeunes en particulier) ne construisent plus rien à l'intérieur (effondrement de toute spiritualité, de toute éthique) et attendent tout de l'extérieur.

Hyper-consommation, hyper-connexion, hyper-amusement, … : noyer le vide intérieur dans la profusion extérieure.

Ne pas "avoir" le temps de se regarder en face et ne se voir que dans le regard de l'autre, regard qu'il faut à tout prix attirer (tenues, piercings, tatouages, cheveux semi rasés ou teints, etc …) et capturer (selfies, "partage" obsessionnel des photos, …).

Et comme tout doit venir de l'extérieur, si cela ne vient pas, la violence s'installe et, avec elle, la barbarisation des mœurs.

 

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Le Point écrit : "Le pape argentin avait recommandé dimanche le recours à la psychiatrie lorsque des parents constatent des penchants homosexuels dès l'enfance chez leur progéniture".

Et cela a engendré un tollé de la bien-pensance ! Car, l'homosexualité serait normale ! Eh bien, non ! L'homosexualité n'est pas "normale". L'homosexualité est une anomalie. L'homosexualité n'est ni une maladie, ni une perversion ; mais l'homosexualité est bien une altération mentale et comportementale, souvent liée à un dérangement des relations parentales.

Encore un déni de réalité véhiculé par cette infecte bien-pensance de l'activisme nihiliste (le "camp du bien").

 

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Non pas changer le monde, mais le faire advenir.

 

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Le 29/08/2018

 

Le but de la vie est unique : vivre !

 

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C'est curieux cette maladie citadine de croire que le téléphone peut servir à quelque chose !

Ou bien le coup de téléphone ne sert à rien, alors autant l'éviter ; ou bien il est utile et, de toutes les façons, il faudra retranscrire son contenu, alors autant écrire de suite.

 

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Les trois moteurs du vulgaire (les masses et leurs démagogues) sont le plaisir (contre le tourment), la profusion (contre le manque) et la popularité (contre la solitude).

Trois esclavages profonds dont le sage (les élites authentiques) veut se désaliéner par les trois chemins d'ascèse que sont : la joie (au-delà des plaisirs et des tourments), la frugalité (au-delà des profusions et des manques) et le silence (au-delà des popularités et des solitudes).

 

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Dès que l'argent oublie qu'il n'est qu'un véhicule et qu'il devient une richesse en soi, l'argent devient délétère.

L'argent ne se thésaurise pas. L'argent ne se spécule pas. L'argent n'est rien par et en lui-même.

L'argent doit être un fluide absolu. Dès qu'il stagne, il pourrit tout et l'on s'y enlise.

 

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Le 30/08/2018

 

La liberté se construit dans la responsabilité.

 

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La vérité est indicible (elle est le "grand Secret"), tout le reste n'est qu'opinion.

 

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La vie ne prend sens qu'au service du Sacré, c'est-à-dire de la Vie et de l'Esprit.

 

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Quel constat sur le monde des humains ?

 

  1. Le vide de sens car l'homme s'est mis à son propre service : humanisme ...
  2. L'esclavage à la facilité et au confort : technologisme ...
  3. Plus il a de loi, moins il y a de morale ...
  4. La fuite en avant : pas de mémoire, pas de racine, pas d'identité, ...
  5. L'attente générale : tout doit venir de l'extérieur ...
  6. Le démagogisme : la tyrannie des manipulateurs politiques, médiatiques ou activistes ...
  7. L'inculture : montée de l'illettrisme et de l'innumérisme ...
  8. Le déni de réalité : "jusqu'ici, tout va bien !" …
  9. La bien-pensance : le "camp du bien" ...

 

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Le monde humain se transforme, peu à peu, en un ensemble de réseaux intriqués de communautés de vie, répartis en bassins continentaux ...

 

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Albert Einstein disait :

 

"La théorie détermine l'observation."

 

Cela a toujours été vrai partout. Mais ce l'est très particulièrement en physique des hautes énergies où les théories et modèles des "particules élémentaires" sont tellement fumeux que l'on finit toujours par trouver ce que l'on a voulu chercher.

 

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De Denis Diderot :

 

"La méfiance est l'instinct du caractère timide et pervers."

 

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Le 31/08/2018

 

De Yascha Mounk (Harvard - donc gauchiste américain), dans  : "Le peuple contre la démocratie" :

 

" Les électeurs n'aiment pas l'idée que le monde soit compliqué. Ils détestent entendre qu'il n'y a pas de solution immédiate à leurs problèmes. Confrontés à des politiciens qui semblent de moins en moins en position de gouverner un monde à la complexité croissante, beaucoup sentent monter l'envie de voter pour quiconque leur promettra un règlement simple."

 

Le constat est simple et connu : le suffrage universel a mis aux commandes des démagogues obnubilés par leur jouissance, leur popularité et leur intérêt à court terme, qui sont totalement incapables de comprendre la réalité et la complexité du monde réel et qui jouent, entre eux, à un colin-maillard sinistre et délétère. Cela dure depuis 1870.

Ce qui est neuf, c'est que les masses ont découvert qu'elles sont les dupes d'un establishment partisan, idéologue et politicien (cœur du parisianisme et du boboïsme français) qui se fiche d'elles depuis longtemps. Et le suffrage universel se retourne contre les démagogues professionnels et patentés, et se tourne vers d'autres démagogues, réputés non corrompus, qui confortent les masses dans leur conviction que ces "autres" sont la cause des marasmes qui viennent … et pour lesquels, ils prétendent avoir des solutions simples et miraculeuses.

Certains appellent ce phénomène la "montée des populismes". Ce mot fourre-tout, parce qu'il est rédhibitoire pour les bien-pensances actives, est pratique, sans doute. En fait, les démagogies - surtout de gauche comme tous les socialo-gauchismes et tous les social-étatismes - ont toujours été populistes. Qui de plus démagogue populiste qu'un Jaurès, qu'un Mitterrand, qu'un Hollande … ou qu'un De Gaulle ou un Chirac ?

Le socialo-gauchisme (et le boboïsme snobinard qui l'accompagne) se hérisse contre ce qu'il appelle le populisme pour une raison simple, il n'en a plus le monopole et son fonds de commerce fond comme neige au soleil.

Le problème n'est pas le populisme (il est au pouvoir depuis 1870 un peu partout - surtout en France - au travers de tous les socialismes, communismes, fascismes, national-socialismes, travaillismes, etc …). Le problème n'est pas la démocratie au suffrage universel même si ce système est le plus bête et le plus médiocre de tous puisqu'il entérine la tyrannie du plus grand nombre, c'est-à-dire des plus crétins.

Le problème est l'Etat ! S'il n'y a pas d'Etat, il n'y a ni idéologies, ni démagogies, ni partis, ni élections, ni suffrages universels, ni démocraties.

Proudhon ! Relire Proudhon ! Réécrire Proudhon pour le 21ème siècle !

 

Proudhon, l'anti-égalitaire, le champion du libéralisme philosophique, de l'élitisme par le mérite, la connaissance et la sagesse, de l'entrepreneurialisme généralisé, du communalisme réticulé, de l'autonomisme radical, du mutualisme et du coopérativisme  économiques et financiers.

 

La devise qu'il nous faudrait adopter, à l'avenir, c'est : "Ni l'Etat, ni la Bourse !". Autrement dit : la guerre à tous les pouvoirs centralisés. "L'anarchie sans le désordre", écrivait Proudhon. Loin d'être un oxymore, cette maxime est la voie. La voie d'une solution très complexe à un problème très complexe, dans un monde devenu très complexe. Mais complexité dans le culte de la simplicité et le refus de toutes les complications bureaucratiques.

 

Le démocratisme prétend que le pouvoir doit appartenir au peuple, via ceux qui le représentent.

Le libéralisme combat contre toutes les formes d'autorité centrale et pour l'autonomie des individus et des communautés de vie.

Longtemps, il alla de soi que démocratisme et libéralisme allaient de pair : combattre pour la liberté, c'était, ipso facto, réclamer la démocratie.

Quelle erreur ! Aujourd'hui, la démocratie se retourne contre les libertés. La démocratie devient illibérale (pour reprendre le mot d'Orban en Hongrie).

Et symétriquement, un certain libertarisme se retourne contre la démocratie : il devient dictatorial et totalitaire aux travers de minorités activistes qui ne reconnaissent ni n'acceptent d'autres "parole" (éructation, devrait-on dire) que la leurs ; il suffit d'appartenir à une minorité activiste pour avoir raison et pour que l'on restreigne, séance tenante, les libertés personnelles de tous ceux "qui pissent comme je pleure" (Brel) sur lesdites minorités (rétro-racistes, rétro-sexistes, rétro-homoïstes, zadistes, taggistes, rappistes, percistes, tatouïstes, …). Bref : les crétins qui donnent de la gueule, font la loi … au nom de la liberté et des droits de l'homme.

 

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L'antisémitisme ne peut pas être un racisme puisque la judéité et le judaïsme n'ont rien d'une quelconque race biologique.

Le fait juif est culturel et cultuel, spirituel et intellectuel. Il n'y a pas de chromosomes juifs. Le peuple juif est un des plus métissés qui soit, depuis bien longtemps, dès l'origine, avant que les conversions ne soient sévèrement réprimées par la romanité et par le christianisme.

L'antisémitisme est d'une autre nature que raciste. L'antisémitisme s'ancre dans l'affirmation juive de sa radicale altérité et de son refus obstiné de se dissoudre dans le "commun". Un Juif est d'abord juif ; le reste est secondaire. Ce n'est une question ni d'orgueil ou de fierté, ni de bravade ou de mépris ; c'est une simple question de fidélité.

Et cette Fidélité immuable est en totale cohérence avec le principe de l'Alliance éternelle entre l'homme juif et le Divin toraïque.

 

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Le Tome 17 "De l'Etre au Devenir" est en ligne (à télécharger gratuitement)