Tisserand de la compréhension du devenir
Conférencier, expert et auteur

"De l'Etre au Devenir" - Juin 2018

Dernier mois du Journal philosophique et spirituel de Marc Halévy

Le 01/06/2018

Quelques pensées magnifiques de Marc-Aurèle, l'empereur stoïcien :

"La philosophie consiste en ceci : à veiller à ce que le daimwn qui est en nous reste sans outrage et sans dommage, et soit au-dessus des plaisirs et des peines ; à ce qu'il ne fasse rien au hasard, ni par mensonge, ni par faux-semblant ; à ce qu'il ne s'attache point à ce que les autres font, ou ne font pas. Et en outre, à accepter ce qui arrive et ce qui lui est dévolu... Et surtout à attendre la mort avec une âme sereine, sans y voir autre chose que la dissolution des éléments dont est composé chaque être vivant."

"Toutes choses sont liées entre elles, et d'un nœud sacré; et il n'y a presque rien qui n'ait ses relations. Tous les êtres sont coordonnés ensemble, tous concourent à l'harmonie du même monde; il n'y a qu'un seul monde, qui comprend tout, un seul Dieu, qui est dans tout, une seule matière, une seule loi, une raison commune à tous les êtres doués d'intelligence, enfin une vérité unique, n'y ayant qu'un seul état de perfection pour des êtres de même espèce, et qui participent à la même raison."

"La perfection morale consiste en ceci : à passer chaque jour comme si c'était le dernier (…)."

"Réfléchis souvent à l'enchaînement de toutes choses dans le monde et à leurs rapports réciproques, elles sont pourrait-on dire entrelacées les unes aux autres et, partant, ont les unes pour les autres une mutuelle amitié, et cela en vertu de la connexion qui l'entraîne et de l'unité de la matière."

Marc-Aurèle est, probablement, le plus abouti des penseurs latins d'un monisme spiritualiste radical, d'un panenthéisme épanoui … Il suit Héraclite d'Ephèse et Zénon de Cittium,  et il précède Spinoza, Pascal, Bergson, Teilhard de Chardin et Whitehead.

*

Quelques jolies pensées d'Osho :

"Pour pouvoir ramasser les diamants, il faut tout d’abord laisser tomber les cailloux que l’on porte dans nos mains."

"Personne n'est supérieur, personne n'est inférieur, personne n'est égal non plus, les gens sont juste uniques et incomparables."

"Lorsque vous savez, toute croyance devient superflue. Vous savez. Et quand vous ne savez pas, abstenez-vous de croire. Croire en quelque chose empêche de jamais savoir."

"Un homme devient vraiment un homme quand il accepte la responsabilité totale. Il est responsable de ce qu'il est. C'est le premier courage, le plus grand courage."

*

Il n'est nul besoin d'un "autre" monde, à côté ou plus tard ; il faut juste que ce monde-ci devienne un peu meilleur.

Il faut juste faire reculer la barbarie, quelles qu'en soient les formes : la bêtise, l'ignorance, la violence, la forfanterie, la vanité, l'orgueil, le nombrilisme, le narcissisme, la haine, la cruauté, la lâcheté, la paresse, la nonchalance, le mensonge, la calomnie, la manipulation, l'assujettissement, … et quelques autres.

*

Je suis décidément de plus en plus favorable au multiculturalisme à l'anglo-saxonne et au communautarisme à la juive. Le moule unique à la française ne me convient pas ; les mythes de l'intégration sociale et culturelle, de l'universalisme républicain, du laïcisme obligatoire et du racisme antiraciste sont des foutaises qui ne fonctionnent pas. Il suffit de voir le délabrement des banlieues des grandes villes françaises aujourd'hui pour s'en persuader. Mais il y a à ce multiculturalisme positif une condition non négociable : le respect absolu, par chaque communauté, de toutes les autres.

Qu'une femme musulmane qui le désire, se voile, c'est son problème ; mais qu'elle ou son mari crache sur un femme non musulmane, en l'insultant sinon en la malmenant, parce qu'elle porte une mini-jupe ou un joli décolleté, c'est totalement inadmissible et doit être sévèrement réprimé.

La tolérance ne peut jamais tolérer l'intolérance.

Des communautés juives existent partout en Europe depuis plus de deux mille ans (eh, oui : il y avait déjà des Juifs en France avant l'arrivée des … Francs) ; elles n'ont jamais emmerdé personne parce que goy et se sont toujours fondues dans le paysage, réservant les rites et traditions typiquement juives, à la sphère privée. Tout comme les communautés des diasporas chinoises ou coréennes ou indiennes, partout dans le monde.

Ce n'est pas le multiculturalisme ou le communautarisme qu'il faut combattre ; c'est l'intolérance qu'il faut anéantir et c'est la tyrannie des minorités qu'il faut refuser (tant que ces minorités jouissent des mêmes droits - mais pas plus - que la majorité qui doit donné le "la" de la symphonie sociétale).

*

Ce mal que l'on nomme "populisme" …

Désolé de n'être en rien d'accord avec les analyses très superficielles de toutes les presses quant à un raz-de-marée populiste en Europe.

Brexit, Hongrie, Autriche, Tchéquie, peut-être Italie, et ensuite Pologne, Danemark, Suède …

Pour se débarrasser du problème et offrir un mot-poubelle où l'on peut tout jeter et où tout pue, la presse a réinventé le mot "populisme" en prenant tout de même le soin, pour éviter par trop de ridicule, de parler des populismes de droite (extrême) et de gauche (exotique).

Le "populisme", au regard des définitions lexicales qu'en donne le CNRTL basé sur le dictionnaire de l'Académie, est une étiquette politique qui caractérise "Tout mouvement, toute doctrine faisant appel exclusivement ou préférentiellement au peuple en tant qu'entité indifférenciée".

Et qu'est-ce que le "peuple" ? Un concept aussi vide que celui de "nation", inventé par les pouvoirs pour se légitimer. Il n'y a pas de peuple ; il n'y a qu'une vaste mosaïque de communautés de vie juxtaposées.

Ce que la presse nomme les "populismes" sont des mouvements politiques naguère périphériques qui, aujourd'hui, joue sur trois tableaux pour prendre le pouvoir (car c'est le pouvoir et lui seul qui fascine les politiques).

Ces trois tableaux sont :

  1. La crainte montante, partout, des flux migratoires venant d'Afrique et important, dans ses bagages un islamisme violent, intolérant et agressif.
  2. Le sentiment confus, mais avéré, que les partis traditionnels (socialisme, communisme, conservatisme, bourgeoisisme) sont restés empêtrés dans leurs doctrines datant du 19ème siècle et qu'aucun d'eux n'est à la hauteur des défis lancés par le changement de paradigme que nous vivons (c'est ce même sentiment qui a porté Macron au pouvoir en France contre les caciques boursoufflés des vieux partis obsolètes qui ne s'en remettrons jamais).
  3. La lâcheté des politiques traditionnels, de gauche comme de droite, qui, pour ne perdre aucune miette de leur pouvoir (pompeusement appelé "souveraineté nationale") ont sciemment saboté la construction de l'Europe fédérale, ont surendetté leur pays en laissant croire que l'on peut vivre longtemps au-dessus de ses moyens et qui, ensuite, en ont rendu l'Europe responsable (alors qu'elle en cesse d'appeler ces pays parasitaires à la rigueur).

L'Italie ? Un pays corrompu qui travaille trop peu, qui dépense trop, qui se gère mal, qui joue au riche et à la frime, qui cultive des économies parallèles et mafieuses qui plombent ses comptes, qui est le plus endetté d'Europe (avec l'Irlande et la Slovénie) et qui, comme la Grèce naguère, fait chanter l'Europe dont elle exige qu'elle finance ses gabegies contre rien en échange.

C'est ça l'union des populismes de droite et de gauche ? Non, ça c'est du racket parasitaire et mafieux … mené au nom d'un "peuple" italien dont le niveau d'illettrisme et d'innumérisme est parmi les plus élevé d'Europe (cfr. enquête 2014 du PIAAC parrainée par l'OCDE).

En France, le populisme c'est Mélenchon bien plus que Marine Le Pen et l'anti-populisme, c'est Macron. Il faut être bien bas de plafond pour ne pas comprendre ça. Quant aux autres partis, ils n'existent plus (et c'est tant mieux : il était temps d'arrêter de plomber le 21ème siècle avec des doctrines du 19ème). Le schéma "gauche-droite" est définitivement mort. Il n'y a plus vraiment de bipolarité … ou, alors, ce serait celle de la stupidité (Mélenchon et Le Pen) face à l'intelligence (Macron).

Ce n'est pas de populisme qu'il faut parler, mais de crétinisme. Et le crétinisme, parce qu'il leur est compréhensible, plaît aux crétins. CQFD.

Il n'y a que deux manières de sortir d'une phase historique critique et dangereuse : par le crétinisme du bas où c'est facile mais suicidaire, ou par l'intelligence du haut où c'est salvateur mais difficile.

Il ne faut plus parler de populisme. Cela n'existe pas. Il faut d'abord bien comprendre les trois leviers actuels de la prise du pouvoir dans nos "démocraties" européennes (cfr. ci-dessus) et il faut ensuite parler de la guerre des deux démagogismes : le démagogisme des partis traditionnels, tous tombés en  obsolescence, et le démagogisme crétinisé de ces mouvances de l'irréalisme et de l'incompétence qui veulent détruire l'Europe avant de saccager leur propre pays, offert aux économies plus fortes venues d'ailleurs.

*

Je me fiche comme d'une guigne de l'image que je donne de moi et de l'opinion des autres ; j'écris pour moi et je ne me relis JAMAIS. Chacun prendra ou laissera ce qu'il veut ou ce qu'il peut. Mon travail est un long cheminement ; il n'est pas un achèvement.

*

De Luc de Barochez :

"Les Européens, n'en déplaise aux extrémistes, restent sincèrement attachés à l'Union. Le sondage Eurobaromètre publié au moins de mai (2018) en témoigne : 67% des personnes interrogées dans les 28 Etats membres pensent que leur pays en bénéficie. Un record depuis trente-cinq ans ! Ceux qui ont adopté la monnaie unique sont encore plus favorables à l'euro qu'à l'Europe."

*

Il y a eu la crise économique et la crise écologique. Il y a la crise numérique. Il y aura la crise politique et la crise financière.

La crise économique : le modèle industriel basé sur la masse, le prix et la propriété se remplace par un modèle basé sur la niche, la valeur et l'usage.

La crise écologique : l'abondance en ressources matérielles est finie et les pénuries sont définitivement installées.

La cris numérique : l'état de grâce est terminé et le monde prend conscience des immenses dangers liés aux mésusages des technologies.

La crise politique : le modèle moderne est obsolète et, avec lui, le suffrage universel, l'Etat, la souveraineté nationale, l'égalitarisme et l'humanisme.

La crise financière : l'économie spéculative va imploser et disparaître.

Et ces cinq crises sont enveloppées dans deux autres : la crise spirituelle et la crise éthique.

La crise spirituelle : la sortie de modernité signe la fin du nihilisme du 20ème siècle et la construction d'une nouvelle spiritualité de l'intériorité et de la naturalité.

La crise éthique : l'homme n'est plus au service de l'homme, mais passe au service de ce qui le dépasse : la Vie et l'Esprit, qui deviennent l'aune du Bien et du Mal.

*

De Peter Sloterdijk :

"(…) les gouvernements sont de façon permanente évalués de deux côtés : de la part de la population - avec toute la volatilité des humeurs - et de la part des gouvernements dont la préférence vont aux Etats ayant acquis une certaine stabilité, un fair-play économique et géopolitique, une certaine fiabilité. Dans la perspective systémique, la seconde évaluation prévaut la plupart du temps."

*

L'antilibéralisme est, bien sûr, incarné par le socialisme et toutes les mouvances socialo-gauchistes et socialo-fascistes. Mais il ne faut jamais oublier qu'historiquement, la première force antilibérale fut et est toujours le catholicisme qui s'est construit sur la valeur la plus antiéconomique qui soit : la charité c'est-à-dire le don gratuit (alors que le protestantisme s'est, lui, construit sur le mérite).

*

Je ne comprends pas cet engouement de tant de Français pour Charles De Gaulle. Il n'a été pour rien ni dans la victoire des Alliés contre l'Allemagne nazie, ni dans la libération de la France. Il a juste comploté dans son microcosme politicien  (sous l'œil ironique et exaspéré d'un Churchill et d'un Roosevelt) pour prendre le pouvoir en France - dès que possible - contre d'autres généraux et politiciens en lisse. Malgré le pacte germano-soviétique, il a léché les bottes aux communistes français (en leur donnant un pouvoir inouï dans les services publics). Il a été exclu - à bien juste titre - de la conférence de Yalta qui réunissait les vainqueurs de la guerre, dont il n'était pas, ce qui blessa à mort son orgueil démesuré jusqu'à en concevoir un anti-américanisme maladif. Parce que militaire (il n'a jamais été officiellement promu "général") et nationaliste, il a plu à la droite conservatrice, mais il était profondément de gauche, imprégné d'un paternalisme socialisant qui le fit ami de Staline et Khrouchtchev dont il partagea toute sa vie l'antilibéralisme obtus. De plus, il était totalement ignorant d'économie et de finance auxquels, de son propre aveu, il ne comprenait rien et ne voulait rien comprendre tant son monarchisme centralisateur (cfr. la création de la 5ème république présidentielle et monarchique) et féodal (sa distribution des "tâches" économiques aux diverses régions au mépris de toute réalité économique) croyait que l'économie n'était que la servante du politique. Démagogue sans frein, il "vendait" ce qui lui allait avec des discours (le catastrophique : "Je vous ai compris" ou l'absurde : "Vive le Québec libre") ou des referenda pipés (dont le dernier, en 1969, lui fut enfin fatal).

Ce bonhomme était simplement archaïque et obsolète ; il est le seul grand responsable de la haine durable entre France et Maghreb pour avoir ignominieusement bâclé les accords d'Evian en faveur éhontée du FLN.

La France d'aujourd'hui continue de ne pas rattraper son retard sur les autres pays européens à cause de lui et de son idéologie passéiste et vaniteuse de la "grandeur de la France", et de l'antilibéralisme crétin qu'il incarne.

 

*

* *

Le 02/06/2018

D'Anne-Isabelle Etienvre (IRFU au CEA) à propos du modèle standard des particules élémentaires :

"Le modèle est robuste mais laisse des questions fondamentales sans réponse, ce qui indique qu'une nouvelle physique au-delà du modèle standard doit exister."

*

La science de la Nature (la physique) s'est construite en trois étapes.

La science fut d'abord esthétique depuis Platon et Aristote.

La science est ensuite mathématique depuis Galilée et Newton.

La science devient systémique depuis Whitehead et Prigogine.

*

La physique qui est la nôtre est une physique de la matière, donc une physique  protéique (un Protéus est une paire proton-électron soit sous forme hydrogénique, soit sous forme neutronique).

L'interaction gravitationnelle est liée à la masse d'un corps, c'est-à-dire au nombre de Protéus qu'il contient. L'interaction électromagnétique (et la physique photonique et lumineuse qui l'accompagne) est liée à la charge électrique d'un corps, c'est-à-dire au déficit relatif des protons et des électrons, deux aspects du Protéus. L'interaction électrofaible gère la relation entre proton et électron à l'intérieur des Protéus. Et la force nucléaire (dite forte, mais cet adjectif est historique et superfétatoire) gère les relations entre Protéus. Tout cela se passe au niveau des Protéus et de leurs conglomérations.

 

Mais en descendant sous l'échelon protéique, on trouve la "toile de fond" de l'univers (que les quanticiens appellent le "vide quantique", les relativistes, l'espace-temps riemannien, et moi, la "Hylé"). Cette "toile de fond" n'est pas protéique du tout puisque les Protéus en sont des manifestations émergentes particulières ; elle est donc totalement insensible aux quatre types d'interaction qui agitent les Protéus et leurs conglomérations (par exemple : les atomes de nos cellules sont, de même, totalement insensibles aux interactions socioculturelles entre humains).

Il faut donc considérer la Hylé comme non matérielle (elle n'a donc ni masse, ni inertie, ni charge électrique, ni vitesse, ni rien !).

 

Entre la Hylé et le Protéus, il y a un saut néguentropique colossal comme entre un Protéus et une macromolécule, ou entre une macromolécule et une cellule vivante, ou entre une cellule vivante et un organisme biologique, ou entre un organisme biologique et un esprit pensant, ou entre un esprit pensant et une société ou une civilisation humaines.

Ces sauts néguentropiques correspondent à des émergences eidétiques inédites, irréductibles les unes aux autres : ainsi, par exemple, le formalisme quantique qui modélise la physique protéique, serait totalement inopérant pour expliquer la création artistique ou les relations amoureuses.

 

En ce sens, tout le modèle standard des particules élémentaires a été construit par pure analogie avec le tableau périodique des éléments de Mendeleïev.

Mais cette approche est aussi fausse que celle visant à modéliser l'atome par analogie avec le modèle stellaire et planétaire (cfr. Rutherford).

Le travail de Mendeleïev a été possible parce que les atomes sont des conglomérats de Protéus.

 

Au niveau subnucléaire, rien de tel. La Hylé est une substance immatérielle et continue d'où sourdent, par émergence, des Protéus stables (la matière). Entre ces deux niveaux, il n'existe rien de stable qui puisse être appelé "particules élémentaires" ; il existe seulement des grumeaux de n'importe quelles taille et  forme qui peuvent, parfois, être détectés par hasard si leur durée de vie est compatible avec les moyens de mesure (ce qui n'est que rarement le cas). Puis, avec une patience d'entomologiste, des physiciens tentent de classifier ces grumeaux détectés dans des typologies totalement artificielles (et invérifiables), mais très imaginatives, en espérant arriver à un résultat comparable avec celui de Mendeleïev.

 

Cette physique des hautes énergies n'est pas vaine, pour autant, car si elle était menée autrement (avec un autre regard que celui de Mendeleïev et que celui d'une classification de "particules" qui n'existent pas), elle permettrait d'observer les processus et règles d'émergence des concrétions hylétiques dont certaines, parfois, atteignent un niveau de stabilité suffisant pour devenir des Protéus (c'est-à-dire de la matière).

 

*

 

Toute entité réelle possède une sensibilité envers son milieu c'est-à-dire un rapport d'influence réciproque entre leur pôle d'individuation néguentropique et leur pôle d'intégration entropique.

 

*

 

Le dualisme ancien entre le sujet et l'objet doit à présent être dépassé. Le sujet et l'objet sont deux manifestations du même projet dont il faut comprendre le trajet tant dans sa manifestation subjective que dans sa manifestation objective.

Le rapport dialectique entre sujet et projet est maintenant résolu radicalement dans l'idée de projet du Réel manifestée par le trajet réalisé.

Le "Je" de Descartes, l'impasse de Kant et la phénoménologie d'Husserl - et toutes leurs déclinaisons et variations - peuvent être remisées au musée de la pensée obsolète.

 

*

* *

 

Le 03/06/2018

 

Le bonheur n'est que le parapluie de la Joie.

 

*

 

Avec ses trois Personnes divines, avec son culte de la Vierge Marie et des Saints, avec sa foi en l'existence réelle d'un Diable, comment prétendre que le catholicisme puisse être un monothéisme ? Comment ne pas voir qu'il s'agit d'idolâtrie au sens de culte d'images créées par l'imaginaire humain ? Avec son eschatologie dantesque pleine de Péchés, de Jugement, d'Enfer, de Purgatoire, de Paradis et d'autres Limbes, comment ne pas y voir de la pure superstition ? Avec ses légendes du Péché originel, de l'Incarnation, de l'Immaculée Conception, des Miracles thérapeutiques, des Sacrements magiques, de la Résurrection des morts, de l'Ascension christique ou de la Pentecôte glossolale, comment ne pas parler de mythologie ?

Car de deux choses l'une : ou bien tous ces éléments sont posés comme des articles de Foi, comme des faits, comme des réalités ou des historicités (ainsi que l'affirme l'Eglise de Rome et sa Congrégation pour la Doctrine de la Foi, l'ex-Inquisition), et les mots d'idolâtrie, de superstition et de mythologie ne sont pas trop forts (ni celui d'exotérisme populaire et naïf) ; ou bien  ils sont posés comme des symboles, hors toute réalité et historicité, nourrissant une quête spirituelle (le johannisme ou le monachisme orthodoxe), et on rejoint alors la cohorte respectable des traditions initiatiques ésotériques comme le kabbalisme, le soufisme, le védantisme, le maçonnisme, la taoïsme, etc …

 

*

 

La Science vise à connaître le Réel.

La Spiritualité vise à le vivre pleinement.

L'une complète l'autre.

Elles sont les deux piliers de la Quête de l'Esprit.

 

*

 

Dans l'histoire du Christianisme, on peut dire que le Catholicisme relève du conservatisme (dogmatique), que les Protestantismes relèvent du progressisme (éthique) et que les Orthodoxies relèvent du traditionalisme (mystique).

 

*

 

Il est intéressant de constater que, parmi les multiples Eglises orthodoxes, celle d'Alexandrie et, par suite logique, celle des Coptes prétendent avoir été fondées par l'évangéliste Marc (donc veulent se référer au plus ancien des quatre Evangiles canoniques).

 

*

 

De Hiérothée Vlachos :

 

"Plus s'accroît la mort de la Mort, plus augmente la vie de la Vie."

 

*

 

On sait aujourd'hui, depuis que le mythe de la grande taille (un gros chiffre d'affaires, de gros effectifs) est obsolète, que la pérennité d'une entreprise assure sa valeur et dépend de trois paramètres essentiels : son endettement qui doit être nul (avec une trésorerie excédentaire), sa profitabilité qui doit être optimale (sa marge globale nette) et sa qualité humaine maximale (alliance d'une forte virtuosité et d'une puissante adhésion des collaborateurs).

 

Il en va de même, mutatis mutandis, pour les Etats.

Le chiffre d'affaires - le PIB - ne rime à rien.

Seuls sont pertinents :

  1. l'endettement moyen par habitant (la capacité de durer),
  2. la balance des paiements par habitant (exporter plus que l'on importe - c'est la marge globale nationale)
  3. le "bonheur intérieur brut" (selon la formule de l'ex-roi du Bhoutan).

A cette aune, les grandes puissances sont loin d'être celles que l'on croit !

 

De plus, la plupart des Etats, aujourd'hui, sont sujet à des forces régionales autonomistes centrifuges qui deviendront d'autant plus intenses que la performance régionale sera supérieure à la performance nationale. L'idée de solidarité nationale est un pur mythe imposé par les pouvoirs centraux (et donc martelé par les Etats dans le vain espoir d'assurer sa légitimité et sa pérennité.

 

La notion d'Etat est née avec la Modernité (officiellement confirmée par le traité de Westphalie en 1648) ; elle mourra avec elle, très bientôt.

On se dirigera alors vers la constitution d'Empires continentaux (comme l'Union Européenne) fédérant un grand nombre de bassins socioéconomiques autonomes (des "terroirs" cohérents) ; le niveau "national" n'y jouera plus qu'un rôle culturel et historique.

 

*

 

La plupart des êtres humains sont des Golems : des créatures matérielles, animées d'une âme vitale (néphèsh), mais dénuées de toute âme spirituelle (nishamah) [cfr. Gen.:2;7 et le Maharal de Prague].

Un détail de la légende du Golem est intéressant : pour donner vie à son homme de glaise, le rabbin grava, sur son front, trois lettres : 'AMT ('Emèt : "vérité") ; mais lorsque le Golem commença à échapper à son contrôle, il effaça le 'Alèf et il ne resta, sur le front de la créature, que MT (Mot : "mort"). Elle mourut, donc.

Pour passer du niveau "animal" (vital) au niveau spirituel, et ainsi, échapper à la mort, il "suffit" de poser, avant toute chose, un 'Alèf qui indique le nombre Un de l'unité absolue du Tout..

 

*

* *

 

Le 04/06/2018

 

De Muhammad Yunus, économiste bangladais, Prix Nobel de la paix 2006 :

 

"Le système capitaliste tel qu’il est ne marche pas. C’est une bombe à

retardement, une crise majeure se profile. Le capitalisme repose actuellement sur une mauvaise compréhension de l’être humain. Il affirme que nous sommes guidés par notre intérêt particulier et rien d’autre.

C’est faux. L’être humain a deux visages : d’un côté, il est égoïste ; de l’autre, il se révèle aussi altruiste. Ces deux traits sont plus ou moins affirmés selon les individus. Aujourd’hui, le second aspect est totalement refoulé par le système. Cependant, je ne rejette pas le capitalisme. Cela pourrait être un bon système s’il prenait en compte notre versant altruiste. Je dis simplement que les gens aiment aussi donner, qu’ils soient pauvres ou riches."

 

Encore une fois, le mot "capitalisme" est utilisé ici à contre-sens. (voir ci-après : "Le capitalisme est une technique financière de financement privé et libre d'investissements entrepreneuriaux en échange d'une rémunération du risque patrimonial pris par l'investisseur"). Cela n'a rien à voir, dans le principe, ni avec l'appât du gain, ni avec l'égoïsme, ni avec l'altruisme. En revanche, la négociation du prix de la prise de risque peut être soit avaricieuse, soit généreuse.

Ce que Yunus pointe ici, lorsqu'il dénonce : "(…)  que nous sommes guidés par notre intérêt particulier et rien d’autre", c'est l'utilitarisme.

Cette doctrine anglo-saxonne affirme que le "bien commun" n'est que la résultante mécanique des égoïsmes individuels.

Réduire l'humain à ses propres intérêts personnels (matériels et financiers) est bien sûr une erreur, il est d'autres intérêts personnels que ceux-là et il est aussi des intérêts collectifs dont chaque individu peut être partie prenante.

Les concepts d'égoïsme ou d'altruisme n'ont, en fait, aucun sens : chacun cherche à survire et à bien vivre par tous les moyens, tant ceux que l'on appellerait "darwinien" (égoïsme ?) que ceux que l'on nommerait "symbiotique" (altruiste ?).

Il ne s'agit pas de choisir, mais de combiner.

 

*

 

La devise des masses est, depuis toujours : Panem et circenses ("Du pain et des jeux").

Par symétrie, la devise des élites authentiques (ces élites aristocratiques opposées aux "élites" démagogiques) pourrait être : Pacem et gignenses ("La paix et des projets").

 

*

 

Quelques indispensables définitions pour remettre les idées dans le bon sens et ainsi désamorcer les abus de langage si fréquent dans les phraséologies journalistiques et socialo-gauchistes …

Les amalgames abusifs sont tellement plus commodes que la précision …

 

Définition du Capitalisme

Le capitalisme est une technique financière de financement privé et libre d'investissements entrepreneuriaux en échange d'une rémunération du risque patrimonial pris par l'investisseur.

Deux capitalismes doivent être distingués :

  • Le capitalisme entrepreneurial vise à soutenir un projet économique dont les financeurs partagent les espoirs et les ambitions. Dans ce cas, la finance est au service de l'entreprise qui est au service de son projet.
  • Le capitalisme spéculatif vise le seul gain financier sans se préoccuper le l'entreprise et de son projet. Dans ce cas, l'entreprise est au service de la finance qui est au service de l'argent.

 

Définition du Financiarisme

Le financiarisme est un capitalisme spéculatif érigé en système à l'échelle industrielle, de plus en plus piloté par des robots algorithmiques hors de tout contrôle humain.

Le financiarisme met toute l'économie réelle au service de l'économie spéculative. Il ne vise que les revenus maxima à court terme et se fiche éperdument des réalités humaines des entreprises qui ne sont que des vaches à lait.

 

Définition du Vampirisme

Il est impossible de faire entendre à un obsédé du "business" qu'un être humain puisse être autre chose qu'une machine à acheter. Comme il lui est impossible d'entendre que tout ce qui existe n'est ni marchandise, ni marchandisable.

Cette doctrine n'a pas de nom propre. Je lui en donne un, bien connu : le vampirisme !

 

Définition du Libéralisme

Le libéralisme est une doctrine philosophique et socioéconomique  qui fonde l'évolution des sociétés sur l'initiative privée (individuelle ou collective).

Pour le libéralisme, les institutions publiques doivent être réduites à leur minimum et ne s'occuper que de logistique commune (paix intérieure et extérieure, et infrastructures)

Le libéralisme s'oppose en tout à l'étatisme.

 

Définition de l'Etatisme

L'étatisme est une doctrine philosophique et socioéconomique  qui fonde l'évolution des sociétés sur l'initiative publique (démocratique ou non).

Pour l'étatisme, les institutions publiques doivent régenter, organiser, réglementer tout ce qui s'opposerait à ses pouvoirs.

L'étatisme s'oppose en tout au libéralisme.

 

Définition du Totalitarisme

Le totalitarisme est la forme aboutie et finale de tout étatisme.

L'Etat et ses institutions publiques régentent tout, organisent tout, planifient tout, réglementent tout, etc ...

L'Etat détient tous les pouvoirs sur tout.

La citoyenneté se réduit à l'obéissance absolue.

 

Définition du Socialisme

Le socialisme est une doctrine socioéconomique reposant sur trois piliers :

  • l'étatisme : cfr. ci-avant,
  • l'égalitarisme : tous les citoyens doivent être traités, jugés, formés, casés, rémunérés, etc ... sur un strict pied d'égalité ; tout singularisme, différencialisme, communautarisme, individualisme doit être combattu.
  • le solidarisme : toute personne est un citoyen et rien d'autre ; elle est totalement au service de la société.

Le socialisme se divise en deux branches :

  • L'une "internationaliste" dite de gauche : anarcho-socialisme, marxisme, léninisme, maoïsme, communisme, collectivisme, ...
  • L'autre "nationaliste" dite de droite : national-socialisme (nazisme), fascisme (Mussolini), castrisme, chavèzisme, nassérisme, ...

Quel qu'il soit, le socialisme tend nécessairement à devenir totalitaire.

 

*

 

De Michel Onfray :

 

"Lénine, communisme, etc., tout le monde est à peu près d'accord aujourd'hui, c'est 100 millions de morts ; 100 millions de morts !"

 

*

 

De Thomas Hobbes :

 

“La papauté n'est rien d'autre que le fantôme du défunt Empire romain, siégeant couronné sur sa tombe.”

 

*

 

De Jeremy Bentham :

 

"Le pouvoir de l’avocat est dans l’incertitude de la Loi."

 

*

 

L'étendue de tout ce qui existe, relève de la propension volumétrique et se mesure par l'entropie (la tendance à diluer).

L a forme de tout ce qui existe, relève de la propension eidétique et se mesure par la néguentropie (la tendance à organiser).

L'activité de tout ce qui existe, relève de la propension dynamique et se mesure par l'énergie (la tendance à transformer).

Ainsi, l'espace des états pour la représentation du Réel, possède-t-il trois domaine : celui de l'énergie, celui de l'entropie et celui de la néguentropie.

La rencontre des trois permet, à partir de la Hylé primordiale, l'émergence de la matière.

 

*

 

En fait, la répartition statistique est un peu plus fine que la loi de Pareto des 20/80. Face à un projet quelconque : 15% sont enthousiastes et actifs (ce sont toujours les mêmes quel que soit le projet), 23% sont critiques, négatifs, dénigrants voire saboteurs (ce sont aussi toujours les mêmes, syndicalistes en tête) et les 62% restants s'en foutent et se laissent porter.

Ces 62% se répartissent encore entre 21% qui s'en foutent mais qui s'amusent et jouent le jeu, et 41% qui s'en foutent aussi, mais qui glandent en pensant à autre chose.

 

*

* *

 

Le 05/06/2018

 

A notre niveau mésoscopique, l'impact d'une mesure sur le phénomène mesuré est totalement négligeable, d'où l'impression de grande objectivité que donne la physique classique.

Tout au contraire, au niveau nanoscopique, l'impact de la mesure d'un phénomène est du même ordre de grandeur que le phénomène lui-même.

A ce niveau, mesurer (un état), c'est détruire (cet état).

 

*

 

La physique quantique ne parle pas du Réel, mais de la tentative de mesure du Réel et du calcul de la probabilité du résultat de cette mesure.

Elle est purement phénoménologique et, donc, subjective (propre au sujet et non à l'objet).

Ce n'est pas "Dieu qui joue aux dés" (cfr. Einstein et Bohr), c'est l'instrument de mesure qui joue aux dés.

Les processus réels ont leur logique propre, bien claire, bien nette, mais toute tentative d'observation et de mesure de ce processus brise irréversiblement cette logique. Le formalisme quantique tente de modéliser de l'inobservable. Et plus on descend dans l'échelle des grandeurs (niveaux nucléaire et subnucléaire), plus cette tentative est vaine : on entre dans le domaine des conjectures indémontrables et invérifiables.

Le modèle standard quantique (dit des "particules élémentaires") est une aporie foncière (mesurer l'immesurable) et une conjecture esthétique (une théorie idéaliste de pure mathématique comme l'était la cosmologie de Ptolémée qui voulait que toute trajectoire fût réductible à des cercles parfaits).

 

*

 

Au-delà du troisième degré ou du troisième ordre, les mathématiques deviennent inopérantes et les équations n'ont plus de solution exacte. C'est la raison pour laquelle toutes les équations de la physique sont du premier ordre (des dérivées premières nulles donnent des lois de conservation) ou du second ordre (des dérivées secondes donnent des accélérations et des laplaciens) ; on ne tient, ainsi, compte, que des quelques tout premiers termes d'un développement en série qui en contient, en fait, une infinité.

On se rappellera, de même, qu'Henri Poincaré a démontré que le problème des "trois corps" n'a pas de solution et constitue, en fait, un système chaotique imprédictible.

On comprendra, alors, que le langage mathématique n'est utile et pertinent que pour des systèmes ultrasimples, artificiellement extraits d'une réalité foncièrement et irréductiblement complexe, donc imprédictible et non déterministe parce que sans solution mathématique (David Ruelle a démontré que la complexité commence avec "trois").

 

*

 

Considéré dans l'espace géométrique ou volumétrique, et dans l'espace des états (qui inclut l'espace volumétrique), l'univers pris comme un tout est un objet fini (totalement contenu dans une hypersphère de rayon fini), pulsant (chaque pulsation alimente l'expansion de l'univers et superpose un nouveau présent au-dessus de tous les présents antérieurs accumulés) et fractal (sa structure est invariante par changement d'échelle : un objet fractal est un objet dont chaque élément est aussi un objet fractal).

 

*

 

De Nicolas Machiavel :

 

"L'homme est amoureux du progrès, mais ne supporte pas le changement."

 

*

 

De Pharabod et Klein :

 

"A travers l'expérimentation, le Réel ne dit pas ce qu'il est,

mais il exclut ce qu'il n'est pas."

 

Et aussi :

 

"La cosmologie moderne consacrait la vision héraclitéenne d'un univers violent et en devenir permanent."

 

*

 

Chaque humain est le centre et le nœud personnel d'une série de rapports qui façonnent ses modes de vie.

Les huit rapports existentiels principaux sont :

  • Le rapport à soi et à la Vie.
  • Le rapport à l'espace et au temps.
  • Le rapport à la Nature et à la société.
  • Le rapport au Divin et au Sacré.

La mutation paradigmatique que nous vivons, est en train de transformer radicalement ces huit rapports existentiels de base.

 

*

 

Ce qui ne cesse de m'époustoufler, c'est cette idée, récurrente chez beaucoup de philosophes depuis Pythagore, que les énoncés mathématiques constituent le parangon des idées absolument vraies, preuve absolue et définitive d'un monde des Idées parfaites qui ne serait pas soumis aux aléas de ce monde-ci, variable, instable et vivant.

Cette idée est absurde. La vérité mathématique est purement conventionnelle. Les mathématiques sont un langage constituant une vaste tautologie fermée (comme tout langage) avec son lexique conceptuel (nombres, figures, fonctions, matrices, vecteurs, ensembles, … et tous les autres "objets" qu'elle utilise) et sa syntaxe logique (égalité, opérations, opérateurs, démonstrations, …).

Le "miracle" galiléen (le fait que le Réel soit mathématisable et qu'il y ait, donc, une étrange adéquation entre le Réel et un langage conventionnel humain) n'en est pas un ; en fait, les sciences ne s'occupent que des aspects du Réel qui sont quantifiables (ce qui n'est pas toujours le cas, loin s'en faut) et qui sont suffisamment - mais approximativement - conservatifs pour pouvoir faire l'objet d'une équation contenant un signe "égal". Tout le reste n'est qu'une question d'astuces souvent géniales et d'inventions et de conventions ad hoc. Il n'y a aucun miracle là-dedans. Mais les sciences ignorent tout le reste : le "bruit", les fuites et les pertes, les non-conservativités, les chaos, les émergences, les non-linéarités, le qualitatif, l'holistique, etc.

Le seul vrai miracle est que le Réel soit profondément cohérent, donc rationnellement exprimable, et que cette cohérence induit, inévitablement, dans certaines conditions, des quasi conservativités (la plus simplette des cohérences est l'invariabilité, la stabilité, l'inactivité).

 

*

 

Pour les théories physiques reposant sur la notion de mesure, force est d'admettre qu'elles s'arrêtent là où plus aucune mesure n'est possible :

  • lorsque (monde quantique) les phénomènes sont si infimes que la mesure les perturbent et les transforment radicalement,
  • lorsque (monde relativiste "restreint") le phénomènes à mesurer s'approchent de la vitesse de la lumière et que tout, y compris les instruments de mesure, n'est plus que lumière avec des distances toutes nulles et des durées toutes infinies,
  • lorsque (monde relativiste "général") la vision requise est cosmique et holistique et qu'aucune mesure n'a plus de sens.

Au-delà des frontières de la "mesure pertinente", la validation des théories passe par des expérimentation très indirecte qui ne sont plus qu'indicative.

 

*

 

L'espace et le temps ne sont pas des réalités, mais des mesures et ces mesures dépendent du rapport entre l'état physique du phénomène mesuré et celui de l'instrument de mesure. L'espace mesure des volumes (des entropies, donc, car toute dilatation d'un volume dilue ses inhomogénéités internes et équivaut à un gain d'entropie) et le temps mesure des activités (des énergies). Le troisième regard évalue les complexités de forme (des néguentropies).

 

*

 

Le fait que l'onde lumineuse qui accompagne le photon soit un ébranlement hylétique (non matériel, donc) explique que sa vitesse soit toujours la même puisqu'elle ne participe pas des lois de la physique matérielle.

 

*

 

Quand on parle d'un "espace vide", on ne parle que d'un espace volumétrique vide de matière.

 

*

* *

 

Le 06/06/2018

 

En taxant fortement l'importation de métaux, Donald Trump conforte deux tendances lourdes.

La première est celle de la continentalisation du monde (la mondialisation américanisante n'est plus qu'un - mauvais - souvenir).

La seconde signe la fin du "libre échange" et de l'OMC (et, à sa suite, très logiquement, celle d'autres dinosaures comme l'OTAN, etc …).

Il est donc plus qu'urgent que l'UE :

  1. se ressaisisse, déclare obsolètes les souverainetés nationales et procède à sa fusion fédérale avec des frontières étanches,
  2. s'allie avec la Russie et la Chine contre les USA,
  3. mette la constellation islamique sérieusement au pas,
  4. bloque les migrations venant d'Afrique en mettant les dirigeants africains sous tutelle, et y jugule drastiquement la natalité,
  5. construise sa totale autonomie en matière numérique et chasse de son territoire les GAFAM et autres parasites américains de la Toile.

 

*

 

Le temps est la mesure locale de l'évolution globale.

Chaque processus a sa dynamique spécifique donc un temps propre qui en mesure la progression. Le temps relatif d'Einstein est donc une évidence tout opposée à l'idéalisme du temps absolu de Newton. Mais, il faut le répéter, le temps est une mesure et celle-ci dépend, naturellement, de l'état de l'horloge qui est utilisée.

L'univers pris comme un tout, lui-même un processus global, possède aussi sa propre dynamique et son propre état d'évolution et de progression, mais il n'a pas de temps propre "global" puisque le temps (comme toute autre grandeur mesurable) est toujours une mesure locale de signaux se propageant à vitesse finie.

 

*

 

La paradoxe des jumeaux de Langevin est un faux paradoxe. En effet, pour que ce paradoxe apparaisse, il faut que le jumeau "voyageur" soit accéléré jusqu'à des vitesses proches de celle de la lumière, sinon les effets relativistes ne se feraient pas sentir, étant trop ténus. Mais à de telles vitesses, le pauvre jumeau voyageur se serait totalement et irréversiblement volatilisé.

La vie n'est possible, en tant que telle, qu'à des niveaux de vitesse, donc d'activité, très bas. Si on l'accélère trop, la vie explose.

 

*

 

Le paradoxe du chat de Schrödinger est  parfaitement illusoire et participe des abus de langage. Qu'y dit-on ? Un chat dans une boîte fermée est vivant ou mort selon qu'un processus aléatoire se passe ou non. Tant qu'on n'ouvre pas la boîte, on ne sait pas si le chat est vivant ou mort. Jusque là, tout va bien. Mais l'abus de langage commence dès lors que l'on affirme que c'est l'ouverture de la boîte qui "rend" le chat mort ou vivant, et, qu'avant de l'ouvrir, le chat n'est "ni mort ni vivant".

C'est évidemment faux. Le chat est réellement mort ou vivant avant l'ouverture de la boîte, mais personne ne peut le savoir.

Encore une fois, il s'agit de la confusion entre la mesure (ouvrir la boîte) et la réalité (l'état du chat).

Tout système réel est dans un état précis (les "états superposés" n'existent pas), tant qu'on ne le mesure pas. Mais dès qu'on le mesure (pour le connaître), cette mesure change l'état du système et l'on ne mesure jamais son état réel mais seulement l'interférence entre l'état du système mesuré et l'état de l'instrument de mesure.

Le formalisme quantique a conduit à des délires conceptuels pour n'avoir pas fait cette différence entre état réel et état mesuré (qui sont pourtant deux choses radicalement différentes). Ce formalisme calcule la probabilité d'un état mesuré et non celle de l'état réel (que la mesure aura totalement faussé).

Pour sortir de cette impasse, il faudrait calculer l'état d'un sur-système qui intégrerait, à la fois, le système mesuré (nanoscopique) et l'instrument de mesure (mésoscopique), ce qui est mathématiquement impossible.

 

*

 

Le paradoxe EPR est également un faux problème.

Dans l'espace volumétrique (l'espace géométrique classique), aucun signal ne peut se propager à une vitesse supérieure à c. Soit. Mais l'espace des états est bien plus riche que cet espace volumétrique qu'il contient. Les autres dimensions de l'espace des états ne sont pas soumis à cette finitude des vitesses de propagation puisqu'il n'y existe ni matière, ni énergie, ni propagation de rien. Il suffit de considérer que, lorsque deux objets sont liés ensemble par une relation forte non volumétrique, l'état de l'un et l'état de l'autre changent immédiatement quelle que soit la distance volumétrique qui les sépare.

 

*

* *

 

Le 07/06/2018

 

De ma complice Néa Bernard à propos du RGPD :

 

  • "La France a « raté » la révolution numérique et a pris 10 ans de retard, laissant les GAFAM occuper tout le terrain et devenir plus puissants que bien des Etats.
  • Pour rattraper ce retard en France, après avoir infligé des sanctions sans queue ni tête qui ont tiré les entreprises vers le bas et les ont empêchées de prendre ce virage, certains organismes de contrôle font à présent de l’excès de zèle
  • On pouvait contourner certaines contraintes mais cela demandait beaucoup de ressources et d’énergie pour résister aux tracas administratifs incessants.
  • Cette fois on ne pourra pas y couper. Donc il faut devenir RGPD compatible et cela demande des aménagements et l’installation de petites fonctionnalités sur les formulaires de contact etc. selon les sites, et faire une page qui explique la politique du site RGPD compatible.

 

Tout n’est pas à rejeter, mais comme d’habitude, en France on croule sous les complications et les contraintes administratives et on ne rattrapera jamais le retard avec les GAFAM. Il faudra inventer autre chose. Qwant est une bonne initiative par exemple mais bien sûr, ça n’est pas ce qui révolutionnera le paysage français pour autant."

 

*

* *

 

Le 08/06/2018

 

De Daniel Pennac :

 

"Ce qui rassure le plus l'inculte, c'est le dogme.

C'est pour ça qu'il n'aime pas l'humour, car l'humour crée la distance."

 

*

* *

 

Le 09/06/2018

 

Être Européen de nationalité et être Européen de culture sont deux choses radicalement différentes.

Un Européen de nationalité est prié, s'il ne l'est déjà, de devenir, rapidement, Européen de culture … ou de quitter l'Europe et d'aller vers un continent qui correspond mieux à sa culture propre.

Les grandes cultures continentales sont largement incompatibles entre elles, même si leur coexistence et leurs complémentarités enrichissent l'histoire humaine … à condition que ce soit "chacun chez soi".

J'aime bien mes voisins, j'ai plaisir à les voir, à discuter avec eux, à boire un coup avec eux, à l'occasion ; mais ils n'habitent pas chez moi, ni moi chez eux.

Les cultures comme les individus ont droit à leur quant-à-soi, à leur intimité, à leur identité.

 

*

 

Tant qu'une minorité jouit des mêmes droits que la majorité ambiante, elle a juste un devoir : celui de fermer sa gueule et de garder ses "opinions" pour elle !

 

*

 

Rejet de tout libéralisme.

Refus de tout différencialisme.

Victimisme généralisé.

Minoritarisme sacralisé.

Bien-pensance sanctifiée.

Phraséologie sanctuarisée.

 

Tout cela émerge actuellement de la culture socialo-gauchiste, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, sur les campus et dans les médias. L'ennemi absolu des ces factions imbéciles : la liberté d'expression, la liberté de choix, le liberté d'affinité.

Tout cela se réduit, au fond, à la haine de la sélection, sous toutes ses formes.

Cet anti-sélectionnisme (une version extrême de l'anti-différencialisme, de l'anti-aristocratisme, de l'anti-méritocratie) est la forme aboutie et radicale de l'absurde égalitarisme, le dernier avatar de l'idéalisme délirant et du refus de la Nature et du Réel.

Tout devrait être égal à tout, et réciproquement.

 

Il était interdit d'interdire.

Il sera interdit de choisir, de préférer … et de refuser ou de rejeter.

Pour ces ignares, sélectionner, c'est agresser (le spermatozoïde dont ils procèdent, a pourtant été dûment sélectionné par leur ovule maternel parmi quelques dizaines de millions de laissés-pour-compte).

Et l'on voit immédiatement que ces positions puériles, immatures et crétines, tombent immédiatement dans l'aporie et dans l'oxymore :

"J'ai choisi de ne pas choisir et d'interdire que d'autres choisissent, car tout choix est une discrimination et une sélection … sauf mon choix d'interdire de choisir et ma discrimination envers ceux qui affirment des préférences."

On tourne évidemment en rond.

 

Vivre, c'est choisir, trier, sélectionner. Devant un menu de restaurant, il faut choisir, préférer, sélectionner, même si, pour le gourmand, choisir, c'est renoncer … sinon on meurt de faim.

 

Quant à moi, j'ai choisi, fermement, d'être hétérosexuel plutôt qu'homosexuel, d'être mâle plutôt que femelle, d'être Européen plutôt qu'Américain, d'être libéral plutôt que socialo-gauchiste, d'être élitaire plutôt que populaire, d'être aristocratique plutôt que démocratique, d'être intellectuel plutôt qu'inculte, d'être islamophobe plutôt qu'islamophile, d'être mystique plutôt que religieux, d'être Juif plutôt que tout le reste, d'être affirmatif plutôt que lénifiant, d'être travailleur plutôt que fainéant, d'être indépendant plutôt qu'assisté, d'être libre plutôt qu'esclave, d'être authentique plutôt que conforme, etc.

 

*

 

De Franz-Olivier Giesbert :

 

"(…) nous n'avons aucune chance d'exister sans l'Europe, alors que s'érigent de nouveaux empires (…)"

 

*

 

De Luc de Barochez :

 

"Quand on est persuadé d'être dans le camp du bien, on peut oser conclure un pacte avec le diable."

 

*

 

De Pierre-Antoine Delhommais :

 

"Un autre paradoxe est que les revenus et l'argent apparaissent en France comme un déterminant décisif du sentiment de bonheur, bien plus que dans les autres pays européens."

 

Cet amour excessif des Français pour l'argent est sans doute le contre-prix à payer pour leur racine catholique et leur phraséologie socialo-gauchiste.

 

*

 

De Saïd Mahrane :

 

"Le contrat social et républicain vole en éclats, l'individu est ce qu'il veut être - et c'est son droit -, mais il revient à la société de lui faire une place et de ne surtout pas l'offenser (…). C'est le règle du ressenti contre l'établi."

 

La tyrannie des émotions dans le refus du Réel.

 

*

 

De Raphaël Enthoven :

 

"(…) les réseaux sociaux ne sont pas des espaces de liberté, mais des espaces de censure où l'on voit apparaître des molécules idéologiques centripètes auxquelles s'agrègent progressivement tous les gens qui pensent de la même manière (…)."

 

*

* *

 

Le 10/06/2018

 

Certaines dispositions ou potentiels, en l'homme, ne peuvent s'accomplir que de façon solitaire, d'autres ne le peuvent que de façon communautaire.

L'arbre et la forêt sont deux modes différents du même processus arborescent. Une même sorte d'arbre peut très bien vivre solitaire planté au milieu de la plaine, ou vivre en forêt, solidairement avec les autres végétaux qui la compose.

En revanche, l'abeille ne peut survivre hors de la ruche : de même, chaque cellule d'un corps vivant, ne le peut hors de celui-ci. Voilà des êtres intrinsèquement sociaux, ce que ni l'homme, ni l'arbre ne sont.

 

Individualité et communauté, chez l'homme, sont en rapport dialectique, bipolaire. Qu'un des deux pôles devienne trop puissant et l'homme se détruit dans l'esclavage sociétal ou dans le barbarie égotique.

Toutes les idéologies tentent de se construire un modèle de société "idéale" basée sur une "esclavage" le plus doré possible, sur une "servitude volontaire" idyllique ; elles doivent toutes être rejetées catégoriquement car il n'existe jamais ni esclavage doré, ni servitude idyllique.

Symétriquement, le rejet de toute contrainte communautaire induit une barbarie qui mène à la violence et à la guerre de tous contre tous ; cette barbarie passe naturellement par le rejet de toute culture et des langages, mémoires, codes et règles qui la constituent puisqu'ils sont un fait communautaire.

 

Ainsi, l'homme doit être, à la fois, social et asocial, extériorisé et intériorisé, solidaire et solitaire, culturaliste et spiritualiste. Tout est question de dosage.

Plus ses potentialités intérieures seront faibles, plus l'humain se tournera vers la société pour pallier ses carences et exigera une solidarité accrue à son profit soit au sein du conformisme sociétal (syndicats, suffrage universel, Etat-providence, assistanats, …) soit au sein des tribus marginales (mafias, bandes de délinquants, squats zadistes, sectes religieuses, factions politiques "révolutionnaires", minorités activistes, etc …).

Au contraire, plus ses potentialités intérieures seront développées, plus la vie intérieure primera sur la vie sociale, et induira un aristocratisme distancié.

 

 

Le victimisme et le minoritarisme ambiants ne font que traduire l'effritement et l'affaiblissement du conformisme sociétal d'une grosse majorité qui n'a plus de repères, qui ne sait plus ni qui elle est, ni d'où elle vient, ni où elle va. Cela se traduit par l'effondrement des establishments politiciens et des partis et syndicats politiques traditionnels de gauche (socialo-gauchistes) comme de droite (conservato-bourgeois). Cette faiblesse globale permet aux activismes marginaux (gauchistes, zadistes, salafistes, hyper-féministes, populistes, …) de donner de la gueule et de tenter d'injecter des poisons idéologiques hallucinogènes dans un corps social dont les défenses immunitaires sont basses.

 

Des exemples typiques en sont ces crétineries hallucinantes nommées "écriture inclusive", "théorie du genre", "indigènes de la République", "mariage pour tous", "nuit debout", "antisémitisme normal", "antiracisme racisé" et toutes les attaques islamistes pour faire de la France un pays quasi musulman.

 

De plus, depuis 1968 et l'idéologisation gauchisante de la France, les systèmes éducatifs par obsession égalitariste et anti-sélectionniste, n'ont plus travaillé, renforcé, stimulé le développement des potentialités individuelles. Résultat : le corps social - surtout chez les jeunes intoxiqués de réseaux sociaux - n'a plus les capacités suffisantes d'esprit critique, d'autonomie personnelle, de responsabilisation individuelle.

Ce corps social est donc devenu un terrain favorable à la prolifération cancéreuse des maladies activistes et extrémistes.

 

Il est donc urgent, en France, de faire beaucoup moins d'assistanat social et beaucoup plus de développement personnel.

 

*

 

Les hommes ne sont pas égaux entre eux. Surtout du point de vue de leurs potentialités, de leurs moyens personnels. Dès que l'on dit cela, on pense d'abord, surtout en France, aux moyens financiers parce que l'on y est encore sous influence marxiste et que l'on n'y a pas compris que les moyens financiers sont la conséquence de la mise en œuvre de potentialités non financières beaucoup plus profondes.

On devient riche en argent parce qu'on est malin et travailleur, et non l'inverse : on ne devient pas malin et travailleur parce qu'on est riche en argent. De plus, un crétin fainéant ne deviendra jamais riche en argent par lui-même.

 

*

 

L’homme n’est peut-être pas naturellement sociable ; il n’en demeure pas moins qu’il est d’emblée socialisé.

L'humain, à sa naissance, ne peut qu'être un animal social ; mais il peut s'émanciper et devenir autonome s'il en a ou s'il s'en donne les moyens.

 

*

 

Ne jamais confondre autarcie et autonomie.

 

*

 

D'Adam Smith :

 

" Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière ou du boulanger, que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs intérêts."

 

*

 

D'après Tönnies, la société est un groupe d’individus qui ne partagent pas d’objectifs communs mais trouvent dans leur association les moyens de poursuivre des objectifs individuels tandis que la communauté unifie le rapport au monde qu’entretiennent ses membres, leur confère une vision commune.

 

*

 

Selon Karl Popper, le marxisme et la psychanalyse se refusent explicitement à tout contrôle par l’expérience. Ils sont donc anti-scientifiques.

Pourquoi ? Parce qu'ils savent pertinemment bien qu'ils ne reposent sur rien de réel et que toute expérimentation démontrerait leur fausseté intrinsèque.

Il suffit de regarder la monstruosité et la dégénérescence de toutes les sociétés socialistes de par le monde quelle que soit la forme de ce socialisme (du léninisme au nazisme en passant par le maoïsme ou le fascisme).

Il suffit de constater les immenses dégâts humains engendrés par la psychanalyse, sous toutes ses formes et selon toutes ses écoles.

Défendre le marxisme (et plus généralement le socialisme) ou la psychanalyse aujourd'hui, se situe au même niveau de crétinisme que s'obstiner dans le géocentrisme ou le créationnisme.

 

*

 

Le cœur de la doctrine marxiste est la notion de "classe sociale". Cette notion est un pur phantasme délirant (en plus Marx n'en considère que deux : les prolétaires et les bourgeois, et fait l'impasse sur les paysans, les artisans, les professions libérales, les fonctionnaires, les mères au foyer, les enfants, les vieillards, les handicapés, les malades, …).

Les classes sociales n'existent pas !

Tout ce qui concerne les humains est statistique et se répartit selon des courbes gaussiennes, sans discontinuités ni ruptures.

 

*

 

Il est encore des "économistes" pour palabrer sur le "plein emploi" et de le célébrer comme la panacée socioéconomique.

Le plein emploi n'a jamais existé et n'existera jamais. C'est un pur mythe. Il y aura toujours une frange de la population qui ne fait rien, qui ne produit rien, qui est inutile et/ou inutilisable.

De plus, avec la fâcheuse manie politicienne de systématiquement confondre le chômage (dont la définition n'est qu'administrative) et l'inemploi (dont l'observation est factuelle), et avec l'hypocrite silence sur les activités "en noir", parallèles, illégales ou simplement autarciques, on mélange les torchons et les serviettes.

Aujourd'hui, les USA se glorifient (comme certains pays européens, d'ailleurs) d'un taux de chômage de l'ordre de 5%, mais taisent soigneusement leurs 22% d'inemploi réel.

Plus une économie est sous la coupe des pouvoirs étatiques, plus le taux de chômage "diminue" artificiellement, mais plus le taux d'inemploi augmente réellement.

Ce sont les entreprises - et elles seules - qui engendrent de vrais emplois (sans faux fonctionnaires). Et pour qu'elles puissent le faire, il faut qu'on leur fiche la paix (administrativement, fiscalement, réglementairement, normativement) !

 

*

 

Le politique doit faciliter l'économique et non le régenter.

Le politique doit n'être que la logistique de l'économique : des infrastructures, des réseaux, des arbitrages, de la paix.

 

*

 

La politique n'est pas là pour réguler la société. La politique n'est là que pour rendre l'autorégulation sociétale possible.

 

*

 

L'Etat ne peut rien posséder.

L'Etat ne peut rien entreprendre.

L'Etat ne peut rien gérer.

L'Etat n'est qu'un facilitateur, un entremetteur, un arbitre.

 

*

 

Depuis 19 ans que je vis en France, j'aime toujours plus ce pays, sa culture, sa langue, ses gens (même si la densité de crétins au mètre carré est comme partout : trop importante), son esprit, son humour, son bien-vivre, ses terroirs, ses paysages … mais je déteste de plus en plus son système (jacobin, parisianiste, républicain, bureaucratique, laïcard, fonctionnariste, normatif, procédurier, politicard, socialo-gauchiste, paternaliste, infantilisant, victimiste, égalitaire, …).

Le système français tue la France.

Espérons que Macron parviendra à détruire, jusqu'à la racine, ce système mortifère et liberticide.

 

*

 

Il est temps de traiter les humains en adultes. Si un crétin se tue en faisant le con, c'est son problème !

Il faut cesser de vouloir protéger les gens malgré eux. Il faut cesser d'imposer des corsets de fer à la majorité des gens, sous prétexte que quelques crétins ou quelques salauds font des conneries.

 

*

* *

 

Le 11/06/2018

 

Couleurs et religions …

Le vert : l'islamisme.

Le noir : le salafisme.

Le rouge : le communisme.

Le jaune : le catholicisme.

Le safran : le bouddhisme.

Le bleu : le judaïsme.

Le blanc : la jaïnisme.

Le cinabre : le taoïsme.

 

*

 

La Kabbale enseigne que l'Intelligence et la Sagesse engendrent la Connaissance, et que la Force et le Bonté engendrent la Beauté.

Elle enseigne encore que la Splendeur et l'Eternité engendrent le Fondement et rend le Royaume possible.

 

*

 

Effrayant …

Smartphone : 1h30 par jour, c’est le temps moyen passé par les Français sur leur smartphone. C’est 3h00 pour les moins de 25 ans ; 1/3 éteignent leur smartphone avant de dormir ; 26 % restent connectés pendant les repas de famille.

 

*

 

Il faut impérativement bien faire la distinction entre "communication" (= échange désiré par les deux parties) et "information" (= unilatéral) … et, en ce qui concerne l'information, entre "information recherchée et choisie" et "information imposée".

Toute la publicité n'est que de l'information - inutile et manipulatrice - "imposée" (à l'insu de mon plein gré, dirait l'autre).

 

*

 

Je reprends la petit modèle gaussien des engagements sociétaux en fonction de potentialités personnelles.

 

Les conformistes (60%) jouent dans le système : ce sont ceux qui constituent les masses et poussent les démagogues.

Les activistes (25%) jouent contre le système : ils n'y ont pas trouvé leur place parce qu'ils ne remplissent pas certaines des conditions indispensables pour y être admis.

Les aristocrates (15%) jouent au-dessus du système et, tant que celui-ci leur fiche la paix, ils peuvent ou non s'y montrer mécènes (en argent, en conseils, en connaissances, en œuvres, …).

 

Aux ailes du conformisme, les démagogues tentent de s'allier qui aux activistes (à gauche de la gaussienne), qui aux aristocrates (à sa droite). Leur tactique est toujours la même : faire peur à leur cible proche en diabolisant l'autre aile extrême (cfr. en France : Mélenchon contre les "riches" ou les "patriotes" contre les "islamistes"). Parfois, cela marche : Hitler s'est fait élire en activant la peur du léninisme dans les rangs de l'élite industrielle allemande qui l'a financé.

Mais, le plus souvent, cela ne marche pas pour trois raisons. D'abord, les conformistes, même à la marge, souhaitent surtout rester dans le système, par confort, par habitude, par paresse. Ensuite, les activistes ne peuvent accepter le jeu du système qu'à la condition expresse de le révolutionner pour le rendre conforme à leurs caprices idéologiques. Enfin, les aristocrates n'ont, en fait, que faire du système et de ses évolutions, et ils s'en protègent ; en cas de coup dur, ils voteront avec leurs pieds et s'exileront.

 

Ce modèle décrit simplement les moteurs des évolutions sociétales dans des configurations "près de l'équilibre", en état de quasi homéostasie. Ce n'est plus notre cas aujourd'hui puisque nous vivons une mutation paradigmatique profonde qui annule les conditions mêmes de cette homéostasie. Nous sommes entrés en zone turbulente, en fonctionnement chaotique.

Les masses conformistes se déglinguent et perdent toute cohésion et cohérence (le panem et circenses, ainsi que l'instantanéité et l'hédonisme, y font, plus que jamais, la loi) ; les démagogues sont pris de panique  (en France, les FN, LR, PS et autres PC n'existent tout simplement plus) ; les activistes s'activent tous azimuts ; et les aristocrates commencent à prendre leur précautions de protection et/ou d'exil.

 

Le conformisme se délite dans toutes ses dimensions, dans toutes ses convictions, dans toutes ses croyances, et il n'a plus la force de combattre les activismes qui ont beau jeu de retourner tous les couteaux dans toutes les plaies du paradigme moribond.

Les démagogues du conformisme jouent le sauve-qui-peut et tentent de sauver, à leur profit, ce qui peut encore l'être, en s'appuyant sur tous ceux qui vivent du "système" ancien (fonctionnaires, assistés, retraités, épargnants, …) ; ils sont dans le déni permanent.

Les activistes voient s'ouvrir toutes les failles qu'ils guettent depuis des décennies et ils s'y engouffrent sans savoir qu'ils mourront sous les décombres de l'effondrement qu'ils auront non pas provoqué, mais un peu accéléré (par leur haine imbécile d'un système obsolète qui est déjà mort ; n'oublions jamais que ceux qui s'opposent se définissent et se fondent par ce à quoi ils s'opposent, et la disparition de celui-ci implique la disparition de ceux-là).

Les aristocrates, parce que c'est leur talent, peuvent comprendre le mécanisme de cette mutation paradigmatique en cours, et peuvent deviner les grandes lignes du nouveau paradigme en émergence (cela fait 25 ans que je leur explique) ; ils ont alors le choix. Ou bien ils jouent le retrait (ils en ont les moyens intellectuels, moraux, spirituels et matériels) et "attendent que cela se passe" pour se remettre au-dessus du nouveau paradigme lorsqu'il sera suffisamment établi. Ou bien, ils décident de mettre leurs talents et potentialités au service de la mutation de paradigme, et prennent une part active dans sa mise en place (c'est ce que tente Macron en France).

 

Une fois la mutation paradigmatique réussie (il faudra encore de 20 à 50 ans, mais les gros basculements sont pour très bientôt), les aristocrates retourneront au-dessus du nouveau système, les masses se conformeront au nouveau système qui s'ajustera à elles avec ses nouvelles règles du jeu, et avec de nouveaux démagogues d'un tout autre profil, et de nouveaux activistes distilleront leurs nouveaux poisons dans les poubelles fétides des arrière-cuisines de leurs bordels.

 

En revanche, si la mutation paradigmatique rate, sous l'œil effaré des aristocrates, les masses désarticulées et leurs démagogues sinistrés, seront saccagés par des guerres civiles et des dictatures sinistres fomentées par les activistes … en attendant qu'ils s'entretuent. Les aristocrates de l'esprit s'en sortiront sans doute, entourés de lambeaux déchiquetés d'humanité hagarde.

Un objectif au moins sera alors atteint : la population mondiale humaine sera redescendue sous le seuil de viabilité de deux milliards …

 

Nihil novum sub sole !

 

*

 

Le paysage politique français d'aujourd'hui, structure le conformisme sociétal (hors activismes et aristocratismes) en trois strates :

 

Deux d'entre elles se réfèrent à des idéologies du passé (ancien paradigme) :

  • Un bourgeoisisme archaïque (Wauquiez, Pécresse, Dupont-Aignan, …)
  • Un populisme hystérique (Mélenchon, Le Pen, Hamon, …).

Et la troisième cherche à construire l'avenir autrement (nouveau paradigme) :

  • Un libéralisme philanthropique (Macron)

 

Cette structure fait enfin éclater les obsolètes clivages débiles entre gauche et droite.

Le populisme regroupe enfin, comme il se doit, souverainisme, nationalisme et socialo-gauchisme.

Le bourgeoisisme regroupe enfin, lui aussi, conservatisme, paternalisme, catholicisme et gaullisme.

 

Quant au libéralisme (qui ne connaît ni droite, ni gauche, ni pseudo-peuple, ni pseudo-élite), il s'inquiète d'abord du ; "où faut-il aller ?" avant de se préoccuper du : "comment y aller ?". Il sait que le chemin se fera en cheminant et qu'on apprendra en avançant. Il sait seulement qu'il faut miner les bastions de l'ancien paradigme avec, en première ligne, l'Etat et ses fonctionnaires, et, ensuite, les Banques spéculatives, les Bourses financiaristes, les Syndicats de tous bords (patronaux et "ouvriers"), les Médias subventionnés ou étatisés, et les Universités fonctionnarisées et mendiantes.

 

*

* *

 

Le 12/06/2018

 

D'un anonyme - de grande lucidité - sur la Toile :

 

"C'est bien notre politique (ou notre non-politique depuis 30 ans) qui est responsable de notre sort. Ce n'est pas Bruxelles qui nous a demandé de taxer tout et n'importe quoi, ce n'est pas Bruxelles non plus qui nous a demandé de faire un Bac au rabais (sans mathématique en tronc commun d'ailleurs), ce n'est pas Bruxelles qui a voulu supprimer les classes bilingues (merci à Hollande), ce n'est pas elle qui nous demande de mépriser l'apprentissage, qui veut que notre chômage soit à 10%, que notre dette soit à 100% du PIB, que notre déficit soit au-dessus de 3% (ce qui a changé il y a peu). Bruxelles donne des cadres aux pays pour éviter la banqueroute pour eux-mêmes d'abord et pour l'UE ensuite (comme pour la Grèce). Tout n'est pas parfait dans l'UE, ça c'est clair. Mais c'est la France qui est responsable de son état et c'est la France uniquement qui devra se réformer pour s'en sortir. L'UE n'a rien à voir là dedans."

 

*

 

Pour démolir les firmes - surtout américaines, mais pas seulement - qui sont des monstres de cynisme et d'immoralité (Adidas, Nike, FaceBook, Apple, Amazon, Google, Starbucks, McDonald, Pizza Hut, Netflix, Instagram, etc … mais aussi tous les  constructeurs d'automobiles, les industries de l'agroalimentaire et de la grande distribution, les agents de la spéculation financiariste, les constructeurs d'éoliennes, les industries du tourisme de masse, etc …), il n'est nul besoin de ces "collectifs" crypto-marxistes ou de ces "associations" socialo-gauchistes qui pullulent beaucoup trop ces temps-ci.

Il suffit que les crétins qui travaillent chez eux, s'en aillent, que les crétins qui achètent leurs produits, les boycottent et que les crétins qui leur vendent ou leur louent des espaces publicitaires, les blacklistent.

C'est le crétinisme qui est le fonds de commerce de ces firmes !

 

*

 

Au fond, c'est parce qu'il existe trop de crétins que les lois et règlements sont encore nécessaires. Il faut, dit-on, protéger les crétins de leur propre crétinisme et les autres, de ses conséquences.

Si l'on imagine deux secondes ce que serait un monde où tous les humains se comporteraient avec sérénité et sagesse, avec conscience et empathie, avec humilité et discrétion, dans l'éveil spirituel, uniquement au service de l'accomplissement de la Vie et de l'Esprit, si l'on imagine cela ne fut-ce que deux secondes, on se met à vomir, avec la plus extrême tristesse, le crétinisme des crétins.

 

*

 

Le Sage n'a pas besoin de lois.

Le Sage est au-dessus des lois.

C'est cela l'aristocratisme de l'esprit.

 

*

* *

 

Le 13/06/2018

 

Le terme japonais Hikikomori désigne quelqu'un qui vit cloîtré volontairement dans une cellule, une chambre ou tout espace clos, sans aucun contact avec la "réalité" du monde extérieur.

Aujourd'hui, il désigne plus communément un jeune homme, le plus souvent, qui ne sort pas du tout de sa chambre et passe sa vie dans les univers numériques, hors du temps et de ses horaires, soumis aux seuls appétits de sa physiologie. Selon le ministère de la santé nippon, un hikikomori est un jeune qui s’est retiré chez lui et qui ne prend plus part à la société, sans qu’aucune pathologie mentale ne puisse être identifiée comme cause première.

Ce mode de vie était aussi (est encore) celui de certains mystiques, volontairement reclus, détachés complètement de la vie du monde "réel" et se consacrant exclusivement et intégralement à l'univers du Divin.

Dans les deux cas, il y a retrait total de la "réalité" mondaine, et immersion totale dans des univers imaginaires … à cette différence près que l'univers numérique est artificiel, transparent, sans aucune épaisseur ni profondeur, totalement fourni par la technique des hommes et de leurs phantasmes … alors que le mystique, en renonçant aux manifestations et illusions des apparences mondaines, s'élève, progressivement, par sa démarche anagogique, vers les sublimité du Réel vrai.

 

*

* *

 

Le 14/06/2018

 

Les crétins n'ont jamais pensé, et les intellectuels - autoproclamés souvent - soit s'affilient à la bien-pensance socialo-gauchiste, soit s'insurgent contre les maladies infectieuses qu'ils ont eux-mêmes inoculées ces derniers trente ans. Sur la scène publique, je crains qu'il n'y ait plus d'intellectuels en France. La pensée est entrée en résistance, dans des maquis impénétrables, presque secrets. Le pensée authentique est inaudible face à la tyrannie des minorités et du victimisme !

 

*

* *

 

Le 15/062018

 

Aujourd'hui, politiquement, il ne reste plus guère d'autre choix qu'entre populisme et libéralisme, c'est-à-dire entre médiocratie suicidaire et aristocratie élitaire.

Le peuple français est un des rares qui semblait l'avoir compris, mais il paraît, aujourd'hui, vouloir tourner casaque sous le pression nauséabonde des médias "bien-pensants".

 

*

* *

 

Le 16/06/2018

 

De mon ami Pascal Picq :

 

""Contrairement à encore trop de croyances religieuses créationnistes, de philosophies dualistes et anthropocentriques, de sciences humaines arrogantes et ignorantes des autres espèces, et de scientifiques progressistes obnubilés par les techniques, tout ce qui tisse l'humain provient d'une longue coévolution avec les autres organismes vivants."

 

Voici bien cités les quatre ennemis majeurs de la sagesse et de l'avenir : le créationnisme religieux (le théisme, donc), le dualisme métaphysique (l'idéalisme, donc), l'anthropocentrisme philosophique (l'humanisme, donc) et le progressisme scientiste (le positivisme, donc).

On pourrait y adjoindre un cinquième : le socialo-populisme sous toutes ses formes, de gauche comme de droite.

 

Pascal écrit aussi ceci : "(…) les idéologues totalitaires - pléonasme - (…)". J'adore !

 

*

 

Face au libéralisme philanthropique de Macron, le socialo-populisme français présente cinq visages aussi hideux les uns que les autres : nationaliste (FN et Le Pen), paternaliste (LR et Wauquiez), crypto-marxiste (PS et Hamon), communiste (PC et Pierre Laurent) et démago-victimiste (FI et Mélenchon).

Quand donc les Français comprendront-ils que ce socialo-populisme et le social-étatisme qui l'accompagne, sont la cause profonde de leur régression culturelle et économique, et de leur incapacité à entrer dans le nouveau paradigme ?

A cause de cela, la France - comme l'Italie ou la Grèce - est un pays en voie de sous-développement.

 

*

 

L'évolution de la Vie et de l'Esprit dans la Nature, ne vise aucunement un "progrès" mais seulement l'accomplissement de possibles qui engendreront, parfois, des pistes originales et fructueuses.

L'idée de progrès est finaliste (atteindre le "mieux" !) ; la Nature ne l'est pas ("mieux" par rapport à quoi ?).

 

*

 

Comment peut-on encore donner voix à cette pétasse de Natacha Poliny et à son socialo-nationalisme (chevènementiste) ou, autrement lu, à son national-socialisme.

 

*

 

Être adulte - c'est-à-dire être libre -, c'est choisir comment ne pas céder à l'esclavage de ses envies, de ses caprices et de ses émotions.

Il n'est de pire maître que ces trois-là.

Et pourtant, ce sont eux qui règnent sur le monde d'aujourd'hui !

 

*

 

L'ennemi public n°1 : l'assistanat, le fonctionnariat, l'Etat-providence.

L'urgence : combattre toutes les formes de parasitisme social (et ne plus confondre pauvreté réelle et parasitisme professionnel).

Tous les décrets d'assistanat d'office ou d'allocations automatiques sur base de critères statistiques doivent être éradiqués. Donner un coup de puce aux vrais miséreux : oui, bien sûr, mais ce doit être exceptionnel et octroyé au cas le cas. Il faut y bannir le bureaucratisme et l'égalitarisme.

 

*

 

De Pierre-Antoine Delhommais :

 

"L'amour que les Français et leurs dirigeants portent à la dépense publique a des racines historiques lointaines (…). Remontant à la monarchie absolue, consacrées par la Révolution, elles postulent que l'Etat a le monopole de l'intérêt général, ce dernier devant par ailleurs primer sur les intérêts particuliers. Que non seulement le politique doit l'emporter sur l'économique, mais que le service public est par définition plus noble et moral que toute activité privée. Que le haut fonctionnaire est le seul à même d'assurer le bien commun alors que le chef d'entreprise ne songe qu'à son profit et son enrichissement personnels.(…) Que tout transfert d'activité vers le secteur privé  ne peut s'effectuer qu'au détriment de la collectivité."

 

Voilà le beau résumé de la profonde maladie mentale française dont l'autre nom est "social-étatisme".

Tout cela repose sur trois mythes idéologiques totalement vides, repris par Delhommais : l'intérêt général, le service public, le bien commun …

C'est, bien sûr, oublier les propos du prix Nobel d'économie, James Buchanan, qui rappelle que les dirigeants politiques (donc l'Etat), bien qu'ils prétendent le contraire, n'agissent pas en fonction de l'intérêt général (l'Etat bienveillant est une "vision romantique") mais agissent en fonction de leur intérêt personnel (pouvoir, gloriole, …). Nicolas Machiavel, au 16ème siècle déjà, disait : "Le but du prince n'est jamais le bonheur du peuple ; le but du prince est de conquérir le pouvoir et de le garder".

La réalité, c'est le clientélisme d'Etat : "Je dépense pour toi et tu votes pour moi".

Milton Friedman affirmait qu'une société était libérale dès lors que ses dépenses publiques sont inférieures à 10 ou 15% de son PIB. On est bien loin du compte … La France fait aujourd'hui figure du pays le moins libéral du monde.

 

*

* *

 

17/06/2018

 

L'anthropologie actuelle suggère une évolution humaine fort différente de celle, linéaire et  arborescente, généralement admise sous l'égide de l'homo sapiens (quel orgueil absurde de donner ce nom narcissique, mais faux).

L'homo africanus (l'homme noir) remonta vers le nord et, au proche-orient, d'abord, et en Europe, ensuite, il rencontra l'homo neanderthalensis (inventeur de l'agriculture, de la symbolique, de l'art et de l'inhumation) avec lequel il s'hybride largement pour donner l'homo européanus (l'homme blanc). Ceux des neanderthalensis et des africanus qui rejettent cette hybridation disparaissent d'Europe, mal armé face ce nouvel homo, plus grand, plus puissant, plus intelligent.

Puis l'homo européanus partit vers l'est pour conquérir l'Asie jusqu'au-delà de l'Inde. Là, il rencontre l'homo denisovensis avec lequel, une nouvelle fois, il s'hybride largement pour donner l'homo asiaticus (l'homme jaune).

Il y a donc bien trois races souches très différentes (homo africanus, homo neanderthalensis et homo denisovensis) dont la première a donné l'homme noir, puis, par hybridations successives, l'homme blanc et l'homme jaune … mais aussi quelques races plus périphériques ayant échappé aux hybridations dominantes (pygmées, papous, aborigènes, bochimans, etc …).

Mais cette vision de l'anthropologie n'est pas "politiquement correcte" et est ignorée ou niée par la bien-pensance. Pensez donc : coexisteraient trois races fondamentales très différentes en potentiels, dont l'une est archaïque et les deux autres bâtardes, mais intellectuellement plus développées (les tests de QI à l'échelle mondiale le démontrent sans problème).

Cela fait s'effondrer les thèses idéalistes et chimériques, de l'universalisme humain, de l'égalité des races et des hommes, de l'humanité une et indivise au-delà des différences manifestes, etc …

Ces réalités raciales ne peuvent cependant pas légitimer quelque racisme que ce soit (pas plus que les différences entre humains et animaux ne peut légitimer quelque maltraitance que ce soit envers ceux-ci) : les différences réelles et profondes ne donnent aucun droit à certains autoproclamés "supérieurs" d'en opprimer d'autres réputés "inférieurs".

Nulle part il n'y a ni égalité, ni supériorité, ni infériorité. Mais partout il y a des différences importantes qu'il est puéril ou mensonger de nier.

 

*

 

L'évolution procède selon deux processus distincts mais complémentaires.

Il y a d'abord le processus d'émergence qui, poussé par l'intention d'accomplissement, actualise un possible original sous la forme d'un complexe inédit (minéral, vital, sociétal, mental).

Il y a ensuite le processus d'adoption de ce complexe qui en permet ou en stimule la prolifération plus ou moins durable et profonde, en fonction des besoins du milieu et des contraintes d'ambiance qui prévalent au moment de son émergence.

Ces deux processus sont autonomes, mais interdépendants ; ils obéissent à des logiques différentes, la première étant plutôt intérieure et la seconde, plutôt extérieure.

Le succès d'une innovation dépendra de leur coalescence.

 

*

 

De Pascal Picq :

 

"Toute l'histoire de l'humanité, y compris l'humanisme,

est un combat incessant contre la contingence."

 

La contingence s'oppose autant à la nécessité (le déterminisme) qu'au hasard (l'aléatoire), autant au finalisme qu'au causalisme.

La contingence implique, autant, une cohérence globale (ce qui existe, peut exister ; il y a des possibles ouverts) qu'une émergence locale (ce qui existe, aurait pu ne pas exister ; il y a de l'inédit couvert).

Selon moi, l'autre mot qui parle de contingence, c'est le mot "intention".

 

Et toujours de Pascal :

 

"L'humain est bien une invention des hommes, qui repose sur notre héritage évolutif partagé, mais n'est pas une évidence pour autant. Homo sapiens n'est pas humain de fait. Il a inventé l'humain et il lui reste à devenir humain, ce qui sera fait lorsqu'il regardera le monde qui l'entoure avec humanité."

 

*

 

Rien n'est jamais égal à rien.

Ni les hommes, ni les cultures, ni les religions, ni les races, ni les civilisations.

 

*

 

Dans un système complexe, comme partout, aucune grandeur ne peut tendre vers l'infini ; toutes possèdent une valeur maximale infranchissable, liée à leur nature, et que le "progrès" peut faire atteindre asymptotiquement.

Ainsi, la durée de la vie humaine sera toujours inférieure à 120 ans, la taille maximale de l'ordre de 2,50 mètres et l'arrêt du développement physique avant 20 ans, non pour des questions techniques, mais parce que c'est la nature humaine c'est-à-dire ses proportions d'équilibre holistique, … comme c'est la nature d'un chêne de pouvoir vivre maximum 1000 ans et d'atteindre une hauteur maximale de 30 mètres.

Et les délires transhumanistes n'y changeront rien !

 

*

 

La philosophie latine s'intéresse peu aux sciences ; elle est essentiellement politique et morale. Elle s'intéresse à l'humain bien plus qu'à l'universel.

La métaphysique fut grecque et devint allemande.

 

*

 

Parce qu'elle est devenue expérimentale, la science est entrée en dialogue avec les techniques. C'est la révolution galiléenne. Avec, cependant, un croyance tacite, implicite et lourde de conséquences : la réalité universelle serait totalement, exclusivement et absolument compréhensible et explicable au travers de grandeurs analytiquement quantitatives et mesurables (donc mathématisables).

Cet acte de foi galiléen, repris et amplifié par tous les physiciens classiques, depuis la Renaissance jusqu'à aujourd'hui, est éminemment critiquable et doit être remis en cause au vu des innombrables impasses, apories et oxymores auxquels aboutissent, aujourd'hui, les deux grands modèles standards cosmologique et particulaire.

Il faudra donc dépasser les logiques mécanicistes, analytiques, mathématiques, causalistes et quantitativistes. Il faudra donc bâtir une autre logique organiciste, holistique, conceptuelle, téléologique et qualitativiste dont l'ancienne logique galiléenne (ainsi que les théories relativistes et quantiques qui en découlent) ne sera plus qu'une approximation valable seulement pour les phénomènes et dans les configurations les moins complexes.

 

*

 

Le transhumanisme et le posthumanisme, c'est toujours de l'humanisme c'est-à-dire de l'humain au service de lui-même, de ses caprices, de ses phantasmes, de ses tares, de l'humain narcissique et nombriliste.

Il est temps que l'humain comprenne qu'il ne peut prendre sens et valeur qu'au service de ce qui le dépasse.

L'humanisme et ses prolongements fantasmagoriques actuels sont de pures impasses suicidaires.

 

*

 

Il est à noter que l'expérience humaniste est exclusivement européenne, inconnue des cultures africaines, musulmanes, indiennes, chinoises et japonaises pour lesquelles, peu ou prou, avec mille nuances, l'idée de laisser l'homme au service de lui-même est carrément incongrue, grossière, inconvenante.

 

*

 

L'humanisme tend à construire un monde "meilleur" pour l'homme. Il est fondamentalement progressiste et idéaliste. Mais "meilleur" par rapport à quoi ? Puisque, selon lui, "l'homme est mesure de toute chose", l'humain est son propre critère de progrès … ce qui est un oxymore : on ne progresse que vers un "autre" et jamais vers un "même".

Deux chemins ont cependant été tentés.

Le chemin germano-latin était sensé passer par le perfectionnement moral, social et politique : c'est l'humanisme idéologique. Le chemin anglo-saxon devait passer par le développement technique, économique et pragmatique : c'est l'humanisme utilitariste.

Ces deux humanismes sont mutuellement inconciliables (c'est tout le drame de l'Union Européenne de nos jours). Ils ont forgé les mondes des 19ème et 20ème siècles. Ils ont abouti aux pires saccages écologiques et aux plus atroces massacres idéologiques de l'histoire de l'humanité.

 

*

* *

 

Le 18/06/2018

 

De Muhammad YUNUS, économiste bangladais, prix Nobel de la Paix, 2006 :

 

"Je n’aime pas la charité, elle n’est pas compatible avec la dignité. Je ne suis pas un mendiant. Prêtez-moi de l’argent, plutôt ! et je vous le rendrai. Chaque être humain est assez fort pour prendre soin de lui et des autres, du moment que le système ne le bride pas complètement."

.

Mais bien sûr ! La charité tue l'autonomie et l'autonomie fait l'homme.

 

*

 

Humanisme : l'humain  au service de l'humain seul c'est-à-dire un anthropocentrisme narcissique et nombriliste.

Transhumanisme : augmentation artificielle et technologique de l'humain au service de l'humain.

Posthumanisme : aboutissement (Sloterdijk) de la transition transhumaniste.

Antihumanisme : abolition de l'humanisme et remise de l'humain au service de ce qui le dépasse (la Vie et l'Esprit).

Surhumanisme : aboutissement nietzschéen de la transition antihumaniste.

 

*

 

Du pape de l'extropie qui veut combattre, à la fois, l'utopie et l'entropie (c'est dire le délire), Max More :

 

"Ils [les extropiens] refusent le vieillissement et la mort comme toutes les limites biologiques, physiques et intellectuelles de l'homme actuel qu'il faut repousser grâce aux sciences et aux techniques stimulées par une pensée critique et créatrice."

 

Les limites naturelles du développement humain sur Terre sont atteintes (et même déjà souvent dépassées[1]). Il n'y a plus à en discuter, ni du côté écologique, ni du côté mental. S'il continue sur son erre (et dans son errance), l'humain est condamné à mourir de faim à l'extérieur et de stress à l'intérieur.

Faut-il donc choisir entre transgresser et régresser ?

La transgression mise sur les technologies, c'est-à-dire sur de purs produits techniques issus de la connaissance des lois naturelles … pour y contrevenir ; un pur oxymore !

La régression mise sur les idéologies, c'est-à-dire sur de purs produits idéalisés issus des phantasmes de l'imaginaire irréaliste … pour y obéir ; un pur totalitarisme !

L'issue : respecter les frontières et les longer jusqu'à atteindre une homéostasie satisfaisante (frugalité extérieure dans toutes les dimensions : technologiques, démographiques, économiques, etc … et développement intérieur dans toutes les dimensions : spiritualité, connaissance, art, etc …).

 

*

 

L'appel du 18 juin … c'est la pelle du 18 juin !

Charles De Gaulle (de l'allemand Die Wähle), et non "de Gaulle", n'a jamais été nommé général puisque proposé "à titre temporaire" et révoqué en juin 1940 avant le prise de pouvoir de "Vichy" (Philippe Pétain était le parrain de son fils). L'appel du 18 juin n'a été entendu par personne en France et n'a fait qu'étourdir les Français de Londres - et énerver les Anglais que cet arrogant opportuniste parasite agaçait souverainement (cfr. Winston Churchill et Franklin Roosevelt). Charles De Gaulle, toute sa vie, n'a été qu'un intriguant obnubilé de pouvoir monarchique (cfr. la 5ème République), près à payer n'importe quel prix pour cette vanité insondable, y compris celui de vendre la France, à la Libération, aux communistes collabos et à leurs syndicats pour accaparer les commandes de l'Etat. Tenant d'un minable socialisme paternaliste et hautain, ignorant tout de la réalité économique et géopolitique, cet homme est le grand responsable de ce désastre que fut l'indépendance bâclée de l'Algérie, de la profonde gabegie sociale entre 1945 et 1969 (et ses conséquences jusqu'à aujourd'hui, dans les banlieues et les cités) et des incroyables retards économiques et technologiques de la France depuis 70 ans … et ce, malgré les efforts immenses de quelques "martiens" libéraux comme Valéry Giscard d'Estaing, Raymond Barre ou Emmanuel Macron.

Il m'est inconcevable que les Français puissent continuer à vouer un culte aussi idolâtre à ses soi-disant "grands hommes" qui les ont saignés à blanc pour leur gloriole personnelle : François 1er, Louis XIV, Maximilien de Robespierre, Napoléon Bonaparte, Jean Jaurès, Charles De Gaulle et François Mitterrand.

 

Petit rappel d'histoire …

 

"Le 16 juin, de retour de Londres, de Gaulle rejoint Bordeaux, nouveau siège de repli du gouvernement français.

Paul Reynaud vient de démissionner et P. Pétain est appelé pour le remplacer. Le général «à titre temporaire» espère beaucoup de la constitution de la nouvelle équipe gouvernementale, pour le moins qu’il soit reconduit à son poste de sous-secrétaire d’État, mais pourquoi pas un ministère plus important, compte tenu de ce qu’il croit être ses bonnes relations avec le Pétain.

Daladier s’y oppose fermement: 'Si de Gaulle entre, je sors.' et c’est Baudouin qui est nommé au poste qu’il espérait, celui de sous-secrétaire d’État à la guerre.

Le général 'à titre temporaire' écrit à Paul Reynaud une lettre dans laquelle il lui exprime son désarroi de ne pas être retenu dans le prochain gouvernement. Il lui demande un poste : que l’on fasse au moins de lui le chef du corps cuirassé. Il n’est pas entendu.

Infiniment déçu et après maintes hésitations, de Gaulle, accompagné par son aide de camp Geoffroy Chodron de Courcel, repart le soir même vers la capitale britannique sur le De Havilland Flamingo.

Dans l’avion qui le ramène vers Londres, il est accompagné par le général Edward Louis Spears, envoyé spécial de Winston Churchill, qui souhaitait surtout les venues de Paul Reynaud et Georges Mandel mais Spears n’a pas réussi à les convaincre.

De Gaulle qui n’était pas attendu, déclare à Spears: 'C’est bon, ils ne veulent pas de moi ! dans ces conditions je fous le camp à Londres'."

 

*

 

Les Africains sont pauvres et malheureux ? Ils n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes et faire beaucoup moins de gosses. C'est la démographie africaine qui tue l'Afrique, et rien d'autre. C'est leur problème. Le reste du monde n'a ni à subir, ni à absorber leur excédent de libido primaire.

 

*

 

Jean Raspail : "Le Camp des Saints" … Fable ou prémonition ?

 

*

 

De Pascal Picq, encore :

 

"Le destruction à un rythme terrifiant et jamais observés des écosystèmes, l'effondrement des diversités naturelles, domestiques, culturelles et linguistiques, et l'urbanisation exponentielle des mégapoles avec leurs pollutions en tout genre ne sont pas de bon augure."

 

Voilà qui est euphémistique, mon cher Pascal !

 

Et plus loin :

 

"Nos 'intellectuels' s'inquiètent de savoir si l'IA va dépasser l'intelligence humaine alors qu'elle fonctionne de façon radicalement différente - il n'y a pas de cognition ou de représentations mentales comme dans notre cerveau -, tandis qu'ils persistent à nier les intelligences animales (…)."

 

L'IA n'a rien à voir avec de l'intelligence : juste des simulations mécaniques, mais non complexes, de certains processus à l'aide de logiciel algorithmiques, fruits de l'intelligence humaine. Un ordinateur ne sait faire qu'une seule chose : additionner des 0 et des 1 comme l'homme lui dit de le faire.

 

*

 

Par essence, tout anthropocentrisme (l'humanisme et ses ridicules avatars trans- et post-) scie la branche sur laquelle il se hisse sur la pointe des pieds. L'humain est totalement dépendant de la Nature et de la Vie hors humanité … Tout ce qu'il fait pour combattre l'entropie - c'est tout ce que l'humanité fait depuis toujours - nécessite des quantités de ressources matérielles et énergétiques d'autant plus colossales que l'ambition néguentropique est élevée et que la démographie est nombreuse. Or, ces ressources sont en quantité finie et rapidement décroissante. Il faut donc drastiquement diminuer les ambitions et les populations.

A quoi sert de rêver capricieusement à des très grosses voitures très rapides et très confortables (pour quelques uns, très riches et très cons) alors que, bientôt, il n'y aura plus aucun carburant, d'aucune sorte, nulle part ?

 

*

 

Quand il n'y aura plus de sélection naturelle, viendra une sélection artificielle.

N'en déplaise aux générations Y et Z, une telle sélection est (de plus en plus) indispensable … mais elle pose d'immenses questions éthiques.

 

*

 

Exemple de sélection et de discrimination inacceptables …

Même si je le leur demandais, toutes les plus jolies femmes de la Terre, entre 25 et 35 ans, refuseraient de faire l'amour avec moi au nom de critères esthétiques subjectifs et extravagants !

Que fait la justice ? Que font les activistes ?

 

*

* *

 

Le 19/06/2018

 

On peut avoir l'impression de vivre un grand moment de pagaille, à tous les niveaux, mais je préfèrerais un autre mot que "pagaille" : nous vivons la "déliquescence annoncée d'un monde qui meurt et qui est en train d'accoucher d'un monde nouveau construit sur une autre logique globale".

Il faut se réjouir de cette "pagaille" ; il faut se réjouir d'un Trump qui casse les codes et renie les piliers de l'ordre ancien ... avec toutes ses conséquences ; il faut se réjouir d'un Macron qui réintroduit, enfin, du libéralisme contre le social-étatisme atavique français ; il faut se réjouir de la pression des migrants africains qui font comprendre deux choses, à savoir que l'Europe doit se fermer et que l'Afrique est malade de sa propre natalité débile (dont elle est la seule responsable) ; il faut se réjouir de l'effondrement des pouvoirs nationaux au profit des pouvoirs continentaux et régionaux ; il faut se réjouir du fait que les démocraties rejettent globalement, partout dans le monde développé, tout l'establishment politique, tous les anciens partis, toutes les anciennes idéologies.

 

*

 

Notre économie est malade de ses pénuries, non seulement matérielles, mais humaines. Les difficultés de recrutement actuelles ont deux causes : d'abord, un droit et une fiscalité du travail qui sont absurdement pénalisants et, ensuite, un effondrement, à la fois, de nos systèmes éducatifs (qui s'obstinent dans la logique de l'ancien monde moribond) et des mentalités (qui rechignent à l'accomplissement de soi par le travail, à l'engagement de soi et qui se vautrent dans le ludique, dans l'amusement, dans la paresse, dans le caprice).

 

*

 

De Jacques Billard, cette belle et bonne approche de la philosophie :

 

" (…) la philosophie, quand on manque de culture, est une activité totalement dénuée d’intérêt ! (…) La philosophie n’a pas d’objet propre. Elle est une manière d’interroger ce qui se donne pour vrai ou pour valide. (…) Nul besoin d’être philosophe pour être heureux. En revanche, nul n’est sage sans être philosophe."

 

*

 

De mon ami Jean-Pierre Le Mat :

 

" L'artisan d'art ne fabrique pas une marchandise, il crée une œuvre."

 

Il faut aller plus loin : l'entreprise de demain ne fabrique pas des marchandises, mais crée des œuvres.

On ne travaillera plus, on œuvrera, on fera du bel ouvrage.

 

*

 

D'après le sociologue allemand Tönnies (1855-1936), la différence entre communauté (Gemeinschaft) et la société (Gesellschaft). est celle-ci : une société est une organisation visant à maîtriser l'autonomie personnelle des individus alors qu'une communauté est une tout organique unissant des personnes au service d'un projet commun.

Le grand enjeu de notre époque est une radicale déconstruction sociale et sociétale, une disparition du lien social, de l'Etat, des institutions et des administrations publiques, et la reconstruction d'un tissu réticulé de communautés, autonomes et organiques, fondées sur la notion de libre fraternité au service d'un projet collectif.

La Modernité avait tout fait pour détruire les communautés de vie autonomes, pour détruire les identités et les cultures locales, au nom de ces fictions appelées "nation" ou "peuple". L'après-modernité devra restaurer ces tissus de vie et éliminer ces fictions grotesques que les obscures "Lumières" avaient inventées.

Les communautés sont naturelles ; les sociétés sont artificielles.

 

*

 

L'idéologie socialiste n'a que faire de la Nature et des patrimoines naturels ; ses racines sont urbaines, industrielles et ouvriéristes ; elle hait le "conservatisme" paysan. Cette ignare totale qu'est Ségolène Royal a inoculé, au sein de la mouvance socialiste, le poison de la "transition énergétique" c'est-à-dire cette imbécillité de croire que l'on pourra continuer à dépenser autant d'énergie qu'avant, mais avec d'autres technologies … ce qui est monstrueusement crétin !

 

*

 

L'orgueil de l'homme lui fait croire qu'il peut faire mieux que la Nature. Voilà l'erreur la plus profonde et la plus mortelle de notre époque.

La peinture sur le bâtiment n'est pas le bâtiment et le décorateur n'est pas l'architecte.

La cathédrale gothique étaient multicolore ; les pigments se sont étiolés, mais la cathédrale demeure, nue, magnifique, pure.

Le rapport entre les œuvres de Nature et les ornements artificiels humains est du même ordre.

 

*

 

La question de la dialectique entre la Nature et l'homme sera sans doute l'une des plus difficiles des décennies qui viennent. Cela va du tatouage et du piercing

à la chirurgie esthétique, à l'eugénisme, à la GPA et à la PMA,  aux OGM, aux psychotropes, à l'hyperconnexion et aux manipulations transhumanistes.

Les limites naturelles du développement humain sont toutes atteintes.

L'orgueil humain peut-il les assumer ?

Encore et toujours, la question est : au service de quoi l'humain se met-il ? S'il se met au service de lui-même, alors tous les délires et toutes les calamités liés à la transgression des limites naturelles sont à prévoir. S'il se met au service de la Vie et de l'Esprit, au-delà de l'humain, alors ces limites n'ont plus aucune importance. On se donne alors d'autres dimensions, non matérielles, non spatiales.

 

*

 

Ce qui est techniquement faisable, sera fait, quelles qu'en soient les conséquences, car il y aura toujours un crétin riche pour financer le diabolique.

 

*

* *

 

Le 20/06/2018

 

Pour fonctionner, les logiciels algorithmiques ont besoin de données simples et de recettes simples, ce qui est incompatible avec la complexité du Réel. Donc, la seule stratégie possible pour les rendre opératoires, c'est de standardiser ce Réel pour le forcer dans les moules du simplisme adéquat.

Ainsi, l'enjeu fondamental des entreprise de logiciels algorithmiques est le conformisme de leurs "clients".

L'anticonformisme est en train de devenir une tactique de survie.

 

*

 

Il est temps que le noétique prenne la main et remette de l'ordre dans l'économique et dans le politique.

Il faut que l'économique cesse d'être au service de la finance.

Il faut que le politique cesse d'être au service du pouvoir.

 

*

 

Différence n'implique pas discrimination.

Pourtant, la plupart des idéologies socialo-gauchistes partent du postulat faux que le fort opprime toujours le faible … que ce "fort" soit individuel (comme en athlétisme) ou collectif (comme en démocratie).

C'est pourtant une évidence que le fort n'a aucun besoin du faible et n'a aucun intérêt à lui chercher noise … comme il est aussi évident que le faible nourrit toujours un ressentiment contre le fort qui le dédaigne, et ne rêve que de priver le fort de sa force (c'est le fondement même du victimisme des divers activismes antidémocratiques actuels qui montent les minorités contre la majorité).

Nietzsche a parfaitement démontré cela à la suite de la dialectique du maître et de l'esclave chez Hegel.

 

*

 

Il n'y a pas de Vie sans Matière.

Il n'y a pas d'Esprit sans Vie.

Il n'y a pas de Matière sans Esprit.

La circularité de ces trois propositions enlève tout fondement aux doctrines matérialistes, au vitalistes et au spiritualistes.

Ce ternaire métaphysique fondateur affirme le Un trine, à la fois volumique (Matière), dynamique (Vie) et eidétique (Esprit).

 

*

 

La révolution numérique a imposé une intermédiation supplémentaire dans le rapport de chaque personne avec le monde. La personne a de moins en moins de rapport direct avec son monde restreint, mais cultive un rapport "intermédié" avec une représentation numérique instantanée d'un monde très élargi, mais terriblement appauvri et biaisé.

Cet appauvrissement et ce biais proviennent des modalités mêmes de cette représentation qui est alimentée en permanence par des milliards de données et de messages dont la plupart sont faux.

Cependant, sauf les anticonformistes qui refusent cette intermédiation numérique (comme je le fais), la majorité des humains l'accepte par paresse, par confort et par facilité : ils se coupent du Réel et vivent dans du virtuel appauvri et biaisé.

 

*

 

Zygmunt Bauman a parlé d'une "transition de phase" sociologique depuis des sociétés "solides" caractérisées par des structures, des organisations et des institutions stables, vers des sociétés "liquides" (c'est-à-dire des réseaux labiles de petites communautés de vie) où les flux l'emportent sur les structures.

Comme on sait, en physique, toute transition de phase est un processus chaotique. Dont acte !

 

*

 

Les modalités de vie engendrées par la Modernité finissante et ses assuétudes hédonistes amplifiées par la quête de paresse, de facilité et de confort, accélèrent la dégénérescence anthropologique des humains - surtout dans les grandes villes et les pays développés.

On constate partout, dans ces milieux urbains dits "développés", une montée de l'agressivité, de la violence et du stress (vital, sonore et visuel), et une régression nette de l'espérance de vie, des niveaux de santé, des QI, de la fertilité sexuelle, de la libido, etc.

 

*

 

Tout dans le Réel évolue - coévolue, faudrait-il dire -, mais il existe des façons différentes de concevoir le moteur de cette évolution : on invite à choisir entre causalisme et finalisme, entre hasardisme et téléologisme (il n'y a aucune finalité, mais il existe une intention immanente), entre déterminisme et émergentisme (assorti de contingence).

Ma conviction est claire et forte : le Réel se construit sur un émergentisme téléologique (donc refus net des causalismes, finalismes, hasardismes et déterminismes).

Il existe une tension évolutive immanente (une in-tension téléologique) qui suscite, dès que l'occasion s'en présente, selon les configurations et les circonstances, des émergences contingentes.

Il convient d'ajouter que le Réel, au niveau cosmique, est un être matériel, vivant et intelligent ; que, donc, l'intelligence n'est pas individuelle (même si chaque vivant manifeste, de façon spécifique, l'intelligence cosmique), mais globale (par exemple au niveau de Gaïa, ici sur Terre), et que toutes les espèces vivantes, végétales et animales, en participent.

 

*

* *

 

Le 21/06/2018

 

Leur antisionisme fournit à toutes les espèces du social-populisme (la forme pathologique du social-étatisme) un bon alibi pour proférer et promouvoir leur sempiternel antisémitisme.

Leur égalitarisme et leur vulgarisme sont notoirement incompatibles avec l'élitisme  et l'intellectualisme juifs.

 

*

 

Pour devenir quelque chose (dans le futur), il faut d'abord être quelque chose, c'est-à-dire être déjà devenu quelque chose (dans le passé).

Ensuite, dans le présent, il faut capter la néguentropie nourricière, se doter d'un modèle d'évolution et s'activer efficacement.

 

*

 

Il faut cesser d'hurler au racisme à tout bout de champ.

L'antipathie ne vise ni des couleurs de peau, ni des accents vocaux, ni des croyances religieuses, ni des aspects physiques, mais des comportements.

Ainsi, les Africains (maghrébins et parfois noirs) s'attirent des animosités lorsqu'ils sont agressifs, malveillants, insultants, … et les Africaines (maghrébines et parfois noires) agacent lorsqu'elles sont hystériques, envahissantes, tonitruantes …

Il est extrêmement rare de voir des attitudes hostiles envers des gens venant des Indes ou d'Extrême-Orient dont les comportements sont presque toujours euro-compatibles.

Il n'y a là aucun racisme ; juste un ras-le-bol exacerbé dû à une hostilité haineuse et arrogante de la part de gens qui refusent toute acculturation dans des contrées qui ne sont pas culturellement les leurs (même s'ils sont administrativement naturalisés).

Les Africains (maghrébins ou noirs) qui se plaignent des attitudes méfiantes et distantes de beaucoup d'Européens, devrait méditer ceci : qui sème le vent, récolte la tempête.

Ils sont seuls responsables du mauvais accueils qu'ils reçoivent.

Et que l'on cesse aussi d'invoquer, à tort et à travers, les mânes du colonialisme qui a coûté, économiquement et humainement, bien plus aux colonisateurs qu'aux colonisés, héritiers de routes, d'hôpitaux, d'écoles, d'universités, d'usines, de villes qui, depuis cinquante ans, vont à vau-l'eau.

Il faut enfin cesser de faire le procès de l'esclavagisme qui est une pratique arabe et américaine et non européenne … En Europe, l'esclavage avait déjà été aboli bien avant la période coloniale proprement dite.

Le continent européen a son histoire, sa culture, sa famille linguistique, ses valeurs, ses structures, son économie ; ceux qui sont prêts à les adopter vraiment sont les bienvenus, mais les autres sont priés de retourner dans leur continent à eux.

 

*

* *

 

Le 25/06/2018

 

S'il fallait mettre à l'index tous les mal-pensants, les bibliothèques se videraient.

 

*

 

La soi-disant "Intelligence Artificielle" (qui n'est que la rencontre entre de vieilles méthodes algorithmiques pensées par des hommes et la puissance de calcul binaire des ordinateurs)  peut être, comme les langues d'Esope, la meilleure et la pire des choses. Les très fines analyses statistiques qu'elle permet, induit le fait que l'empreinte numérique de quiconque passe sur la Toile, est radioscopée et classifiée, à tort ou à raison, dans une petite case qui sera ensuite utilisée à des fins qui, aujourd'hui, sont surtout commerciales, mais qui peuvent aussi être médicales, assurantielles, fiscales, judiciaires, policières, politiques, idéologiques, etc … De plus, puisqu'il est désormais possible de suivre en temps réel l'évolution fine des opinions, des désirs et des dégoûts, les processus démocratiques - et tout l'arsenal politique et idéologique qui va avec - deviennent inutiles. On sait ce que les gens veulent majoritairement et on sait qui peut offrir ce qu'il veulent : plus besoin de voter.

 

*

 

Lu à l'entrée d'une maison provençale de mon enfance :

 

"Vous qui passez et qui entrez, soyez bienvenus.

Vous qui passez et n'entrez pas, soyez remerciés."

 

*

 

Rien n'est infiniment quoique ce soit.

 

*

 

De Navi Radjou :

 

"En tant que résident de la Silicon Valley, je ne peux pas m’empêcher de hocher la tête en signe d’incrédulité. Une bande d’entrepreneurs super intelligents déconnectés de la réalité qui crament des milliards de dollars en Recherche & Développement pour inventer des gadgets «intelligents» dont personne n’a besoin ou dans le meilleur des cas pour servir une petite élite - alors que dans le même temps, 70 % des gens dans le monde vivent avec moins de 10 dollars par jour. Il ne s’agit d’ailleurs pas seulement des pauvres du soi-disant tiers-monde qui ont besoin d’aide. Aux Etats-Unis, le pays le plus riche de la planète, 63 % des Américains n’ont pas assez d’économies pour faire face à une urgence ou un imprévu de 500 dollars."

 

*

*, *

 

Le 26/06/2018

 

L'identité européenne (y compris russe) s'ancre dans deux terreaux : la bible judéo-chrétienne et la philosophie grecque.

L'identité nord-américaine s'ancre dans la bible chrétienne, mais ignore largement la philosophie grecque.

L'identité musulmane s'ancre dans le coran.

L'identité africaine s'ancre dans les pratiques animistes.

L'identité indienne s'ancre dans les védas et le vedanta.

L'identité extrême-orientale s'ancre dans le yi-king.

Les identités européenne, indienne et extrême-orientale sont compatibles entre elles ; elles ne le sont ni avec l'identité américaine, ni avec l'identité musulmane.

Quant à l'identité africaine, elle n'a aucun avenir.

 

*

 

J'adore ce titre de Raphaëlle Giordano :

 

" Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une."

 

*

 

De Guillaume Cuchet :

 

" Le recul du catholicisme en France depuis les années 1960 est un des faits les plus marquants et pourtant les moins expliqués de notre histoire contemporaine. S'il reste la première religion des Français, le changement est spectaculaire : au milieu des années 1960, 94 % de la génération en France étaient baptisés et 25% allaient à la messe tous les dimanches ; de nos jours, la pratique dominicale tourne autour de 2% et les baptisés avant l'âge de 7 ans ne sont plus que 30%. Comment a-t-on pu en arriver là ?"

 

Ce qui a tué le catholicisme ? Vatican II ? Oui, peut-être aussi … Mais Vatican II a surtout été la dernière tentative du catholicisme pour redresser la barre de sa décrépitude.

Dans le monde du christianisme, le catholicisme représente la branche la plus dogmatique et la moins mystique, la plus religieuse et la moins spirituelle, la plus intolérante et la moins crédible.

A force de vouloir, à tous crins, transformer des symboles (naissance virginale, miracles, crucifixion, résurrection, sacrement, paradis et enfer, jugement dernier, …) en faits réels et historiques, le catholicisme devient de plus en plus ridicule depuis la contre-réforme.

Plus personne ne croit en l'existence réelle et historique d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, de Moïse, de David et de Salomon … et il faudrait croire en la réalité et en l'historicité des miracles, guérisons et résurrection de Jésus-le-Christ ? C'est absurde !

Les fervents catholiques que je connais, ne sont plus … catholiques et se détournent radicalement des dogmes et arguties de l'Eglise. Le Pape leur est un archaïsme. Comme le Vatican et son attirail doctrinal.

Ces catholiques-là vivent une spiritualité évangélique et font des récits de la vie de Jésus-le-Christ, les trajets de cheminement intérieur à vivre par soi et pour soi.

Les Evangiles parlent de l'initiation spirituelle de chaque chrétien, mais pas d'une réalité historique dont chacun devrait se fiche éperdument.

 

*

 

Dieu n'est pas, mais Il existe. Le Réel seul existe pleinement. Le Réel n'est pas non plus, mais il advient. Dieu en est la manifestation la plus sublime et la plus transcendante. Dieu, c'est le Réel dans sa sacralité.

 

*

* *

 

Le 27/06/2018

 

Puisque la relativité générale a fusionné l'espace et le temps en un espace-temps indissociable, s'il y a cohérence cosmique dans l'espace, il y a cohérence cosmique dans le temps.

Or, depuis longtemps, la science s'appuie sur la cohérence cosmique de l'univers, cohérence qui traduisent, à la fois, la notion de loi physique et la notion de champ de force.

Cela signifie donc que l'univers, pris comme un tout, tend vers son propre accomplissement par un chemin optimal (ce que traduit l'équation de Lagrange, commune à toutes les physiques actuelles).

L'univers est donc bien soumis à un principe téléologique (il tend vers, il possède une tension interne, il a une in-tension) et à un principe économique (il évolue de manière optimale par rapport à une série de critères qui fondent les lois de la physique).

 

*

 

La "profession" de coach en entreprise démontre, une fois pour toutes, que le ridicule ne tue pas ! Et c'est dommage …

 

*

* *

 

Le 28/06/2018

 

Un fonctionnaire, c'est quelqu'un qui exige des vacances et une retraite pour n'avoir rien fait d'utile.

 

*

* *

 

Le 29/06/2018

 

Le terrorisme musulman n'est pas que sanglant, il est culturel aussi : les musulmans peuvent dire et faire le pire, mais, au nom du respect et de la tolérance, il est interdit de répliquer.

Il faut rappeler que le respect et la tolérance se méritent ; et l'islamisme n'est ni respectable, ni tolérable.

La tolérance ne doit jamais tolérer l'intolérance.

 

*

 

Lu dans le Figaro :

 

"Le dossier minceur est au magazine féminin ce que le spécial «francs-maçons» est à l’hebdo: un marronnier, soit un article réapparaissant à la même période, comme la floraison de l’arbre en question."

 

*

 

Est éthique pour un système ce qui diminue l'entropie de ce système  …

 

*

 

De Théodore Motzkin :

 

"Le désordre total n'existe pas."

 

*

* *

 

Le 30/06/2018

 

Le Code civil français de 2015 définit les animaux comme : "des êtres vivants doués de sensibilité".

Le paradoxe est que cette définition convient aussi parfaitement pour les végétaux.

A remarquer que des deux catégories juridiques des "biens" et des "personnes", celle de "biens" a été choisie pour catégoriser les animaux (les végétaux ont été exclus du débat) ; mais c'est celle de "personnes" qu'il conviendrait d'établir, tant pour les animaux (au moins les mammifères) que pour les végétaux (au moins les arbres) … puisque chaque être vivant est un masque au travers duquel "sonne" la Vie.

La différence entre les humains et les autres vivants n'est que de degré et jamais de nature. Tous, sans exception, doivent être considérés comme des êtres particuliers au service de la Vie.

Voilà qui concerne les rapports des vivants à la Vie.

Il en va de même de leurs rapports à l'Esprit.

La différence, si elle existe vraiment, entre humains et animaux est que les animaux, pour survivre et vivre bien, misent plus sur leur capacité de vie alors que l'humain (du moins une élite) misent plus sur leur capacité d'esprit.

 

[1] On sait à présent que, dans tous les sports, les records actuels ne seront plus battus … naturellement.

---

Le Tome 17 "De l'Etre au Devenir" est en ligne (à télécharger gratuitement)