Tisserand de la compréhension du devenir
Conférencier, expert et auteur

Actualité - De l'Etre au Devenir - Décembre 2019

Dernier mois du Journal philosophique et spirituel de Marc Halévy.

 

Le 01/12/2019

 

Je ne prends aucun plaisir à constater avec Pareto, mais avec un peu plus de pessimisme que lui, que l'humanité est composée de 15% de "constructeurs" et de 85% de … comment les "politiquement corrects" les appellent-ils : "victimes", "opprimés", "laissés-pour-compte", "inadaptés sociaux", "sacrifiés", … ? Non ! Voyons leur caddies à la sortie des supermarchés, leurs grandes télévisions à écrans plats (pour regarder l'Eurovision de la chanson, les matches de foot, les shows de téléréalité, les séries américaines, etc …),  et toujours le dernier smartphone à la mode. Non, ce ne sont pas des "victimes", ce sont des "profiteurs" de ce système socioéconomique qu'une minorité s'échine à construire. Hors quelques pourcents de vrais miséreux qui méritent notre solidarité, ces 85% de profiteurs sont des crétins qui assassinent, à la fois, la culture et la nature … quand ce n'est pas leurs congénères.

 

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De Francis Blanche :

 

"Les paroles s'envolent, les aigris restent."

 

Ô combien d'actualité !

 

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Le 02/12/2019

 

A force de laisser croire aux gens qu'ils sont supérieurs à ce qu'ils sont, ils finissent par exiger qu'on les consulte sur tout ce qu'ils ni ne comprennent ni ne connaissent.

 

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Le 03/12/2019

 

Piketty n'est pas un économiste ; il est une idéologue crypto-marxiste. Tous ses écrits sont des impostures biaisées.

 

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De Gaspard Proust (Interview au Point) :

 

" Je ne suis pas sûr que Voltaire reconnaîtrait son pays. Gainsbourg reviendrait aujourd'hui, il ne pourrait sans doute plus écrire une chanson. Les gens passent leur temps à revendiquer leur singularité, mais ne supportent pas de ne pas voir cette singularité 'likée' par les autres. Quand on a confiance en soi, on se fout de l'approbation des autres. Et, paradoxalement, plus les gens sont obsédés par l'idée d'être aimés, plus ils sont violents. Cerise sur le gâteau, la société, plutôt que de contrebalancer cette tendance en apprenant aux gens à être responsables et autonomes, les encourage à d'abord se poser en victimes et les infantilise ; tout ce qu'il ne fallait pas faire, bravo… (…)Du matin au soir, on parle de la présomption d'innocence, du matin au soir, on la piétine et on s'engouffre en troupeau hystérique derrière la première accusation sans preuve en postillonnant, sur les dépotoirs à verbe que sont réseaux sociaux et médias, (…) C'est à se demander parfois à quoi sert le système judiciaire dans votre pays. Si vous voulez réformer la justice pour pas cher, vous n'avez qu'à la supprimer et la délocaliser sur Twitter. Ça marche déjà très fort, ça ne coûte pas un rond, les condamnations sont instantanées ; que du bonheur ! (…)La facilité qu'a cette époque de détruire des gens sans preuve, en se fichant complètement du temps judiciaire, est proprement sidérante."

 

Et sa réponse à la question sur sa misanthropie (qui est la copie conforme de la mienne …) :

 

" Quand on voit l'état du monde, ce n'est pas très difficile de détester ses semblables. Mais ce n'est pas mon cas. Les gens bien existent, j'en ai rencontré. Et, souvent, ils vous réconcilient avec les autres. Mais, je dois être honnête, je côtoie peu les gens, étant sans doute un peu asocial. J'ai mis du temps à l'accepter, mais enfin c'est comme ça. Si je suis seul sur scène depuis dix ans et que c'est le mode qui me convient le mieux, c'est qu'il y a bien une raison. Contrairement à d'autres, cela ne me dérange pas du tout de me retrouver seul dans ma chambre après la représentation, puis de prendre ma voiture le lendemain pour me rendre dans une autre ville. La foule, le bruit, les trucs de troupe, les mondanités obligées sur les plateaux divers et variés, très peu pour moi."

 

Et ceci que je partage totalement aussi :

 

" Je vis en province. Je fais des tournées depuis dix ans. (…) Je connais vraiment très bien votre pays. Et franchement, comment peut-on avoir envie de s'enfermer à Paris avec un pays pareil ?"

 

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De Sylvain Tesson :

 

"La France est un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer."

 

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L'intentionnalisme n'est pas un finalisme.

L'Intention est une tension intérieure qui doit être dissipée (au sens de Prigogine) ; une impulsion permanente qui pousse de l'intérieur ; un moteur immobile (au sens d'Aristote) ou, plutôt, permanent ; une ascèse (une discipline intérieure, donc) ou, mieux, une règle ascétique qui cultive la voie la plus riche chaque fois qu'un choix s'impose ; un quête permanente qui anime (une âme, donc) la vie intérieure sans chercher un objet particulier, mais plutôt l'état le plus accomplissant.

L'intentionnalité, au sens métaphysique (mais pas au sens de la phénoménologie de Husserl), traduit une sorte de vitalité pure, sans objet ni but, une profonde tension intérieure (in-tension) qui cherche à s'exprimer et à se réaliser par tous les moyens possibles dès qu'une opportunité s'en présente.

L'intentionnalité, en tant que vitalité pure, exprime alors une inextinguible envie de vivre pleinement tout ce qui offre une possibilité d'accomplissement.

 

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Si Moïse est bien le fondateur de la Maison d'Israël et du Judaïsme, Philon d'Alexandrie définit deux triades de patriarches précurseurs : Enosh, Hénokh et Noé, pour l'ère pré-diluvienne, Abraham, Isaac et Jacob pour la période post-diluvienne.

Enosh est l'homme profane. Hénokh est l'homme saint (l'homme du sacré, l'homme consacré). Noé est l'homme tranquille.

Abraham est le croyant. Isaac est le mystique. Jacob est le religieux.

Moïse ferme la série dont il est le septième et dernier élément.

 

 

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Le 04/12/2019

 

Si tout est égal (indifférencialisme : "tout se vaut"), alors tout m'est égal (indifférentisme : "rien n'a de valeur").

 

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De Wikipedia, la structure des connaissances d'après Aristote :

 

" La science comprend pour lui trois grands domaines : la science théorique, la science pratique et la science productive ou poïétique (appliquée). La science théorique constitue la meilleure utilisation que l'homme puisse faire de son temps libre. Elle est composée de la « philosophie première » ou métaphysique, de la mathématique et de la physique, appelée aussi philosophie naturelle. La science pratique tournée vers l'action (praxis) est le domaine de la politique et de l'éthique. La science productive couvre le domaine de la technique et de la production de quelque chose d'extérieur à l'homme. Entrent dans son champ l'agriculture, mais aussi la poésie, la rhétorique et, de façon générale, tout ce qui est fait par l'homme. La logique, quant à elle, n'est pas considérée par Aristote comme une science, mais comme l'instrument qui permet de faire progresser les sciences."

 

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Le 05/12/2019

 

En gros, en Europe à tout le moins et, sans doute, partiellement aux Etats-Unis, c'est donc dire dans le monde "blanc", on peut identifier :

  • un non-racisme envers les populations indiennes et asiatiques qui, presque unanimement, vivent en vase clos, discrètement, sans ostentation ni arrogance, et se comportent en conformité avec les us et coutumes indigènes ; des acculturations se font tant au niveau spirituel que scientifique ;
  • un racisme comportemental envers certaines populations africaines et musulmanes relevant de deux mécanismes différents :
    • l'exaspération face à certains pillages des systèmes sociaux,
    • le refus clair et net de l'impérialisme, ostentatoire et arrogant, de l'islamisme, ainsi que de son attitude envers les femmes et la sexualité.
  • un racisme culturel (surtout musulman) envers les communautés juives qui sont perçues, depuis l'antijudaïsme chrétien et dans l'idéologie coranique, comme porteuses de valeurs spirituelles et éthiques rédhibitoires (même si elles sont, en réalité, très largement inconnues de leurs détracteurs).

 

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Les "autochtones" ont-ils un quelconque droit à exiger des immigrés qu'ils se comportent conformément aux us et coutumes traditionnels du lieu ? Le socialo-gauchisme répond par la négative et prône le multiculturalisme, le conservato-traditionalisme répond par l'affirmative et prône l'intégrationnisme.

 

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Même si les individus sont très loin d'être tous égaux et sont loin de mériter la même estime, même si l'émergence de communautés nouvelles et marquées (par immigration ou par réticulation) est inévitable dans notre monde chaotique, toute espèce de racisme est destructrice. Mais ce refus du racisme doit être accompagné de trois conditions réciproques  sine qua non : le respect, la discrétion et la modestie.

Le respect, c'est le contraire du mépris.

La discrétion, c'est le contraire de l'ostentation.

La modestie, c'est le contraire de l'arrogance.

L'espace public doit être et rester neutre (c'est sans doute cela la définition la plus concrète de la laïcité) et le communautaire doit rester privé.

De plus, en aucun cas la tolérance ne doit tolérer l'intolérance.

Les comportements en public ou dans le privé de l'autre, doivent toujours être conformes à la neutralité publique et aux us et coutumes de cet autre.

 

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De Cioran :

 

"Nous n'avons le choix qu'entre des vérités irrespirables

et des supercheries salutaires."

 

Oui ! C'est bien la racine profonde du déni de réalité face à la mutation radicale de paradigme que nous vivons.

 

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Le 06/12/2019

 

Le piétisme protestant qui a tant influencé Kant, Lessing et Hölderlin, repose sur l'idée simple que chacun doit s'approprier intérieurement toutes les dimensions de la tradition spirituelle ou religieuse qui est la sienne.  Ni culte, ni clergé, ni rien.

Soi face au Divin, au sein d'une communauté, avec, pour seuls intermédiaires,  les Ecritures, la Nature et l'oraison.

Ainsi posé, le piétisme est sans doute la pratique chrétienne la plus proche de la pratique juive.

 

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La Métaphysique donne le sens (signification et direction) de la Vie.

L'Ethique lui donne sa valeur.

L'Ethique suit la Métaphysique puisqu'elle décrit les règles du cheminement qui mènent à elle.

 

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En philosophie, discursivité, déductivité et logicité sont synonymes.

Face à un système ou à une doctrine philosophiques quelconques, le seul problème réel et de fond est de (re)connaître la plausibilité des principes métaphysiques (dont tout le reste se déduit) et des axiomes logiques (avec lesquels tout est déduit).

Tout le reste n'est plus que technique.

Le seul débat qui reste, porte sur le choix des principes métaphysiques et des axiomes logiques. Ce sont des questions de Foi et non de Raison. Ces choix ne pourront être validés qu'a posteriori, par la qualité de la simplicité et de la cohérence qu'ils engendrent.

 

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Kant l'avait parfaitement compris, si le système (le Tout) est plus que la simple juxtaposition de ses composants (plus que la somme de ses parties), cela signifie illico que le système est organique et qu'il possède une "finalité" qui justifie l'effort de création de cette "plus-value" qui serait, autrement, inutile.

Mais Kant qui ne connaît pas la différence entre "intention" et "finalité", en déduit, à tort, que la Nature ne saurait posséder une "finalité absolue", mais que l'homme, lui, peut posséder une finalité qui est la perfection morale. C'est là que le kantisme perd les pédales.

 

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Les trois questions de Kant (qui est un humaniste donc quelqu'un pour qui l'homme est au centre de tout questionnement) sont :

  • Que puis-je savoir ? A laquelle est censée répondre la métaphysique.
  • Que dois-je faire ? A laquelle est censée répondre l'éthique.
  • Que puis-je espérer ? A laquelle est censée répondre la "religion", selon Kant.

Ces trois questions doivent être, à leur tour, questionnées.

  • Que puis-je savoir ? Chez Kant, cette question induit les dualités entre sujet (le phénoménal) et objet (le nouménal), entre sensible (la sensibilité et les sens) et intelligible (l'intuitivité et l'intuition). Le modèle absolu de référence concernant la connaissance, pour Kant, est les mathématiques (une édifice complètement déconnecté de la partiellité et de la partialité des perceptions sensorielles et intuitives). L'idée de "vérité" est ici centrale chez Kant.
  • Que dois-je fait ? Implique un impératif moral qui est bien au cœur de la philosophie kantienne. Je la reformulerais volontiers : que puis-je faire ? En éliminant la notion de "devoir" et en lui substituant la notion de "puissance" (cfr. Nietzsche).
  • Que puis-je espérer ? est une question vide. Pourquoi faudrait-il poser une espérance, donc une désespérance ? Cette question est effectivement religieuse et, surtout, chrétienne. Elle pose une sotériologie qui n'a rien d'indispensable.

Mais ces trois questions n'épuisent pas le champ de la philosophie. Kant lui-même en ajouta une quatrième : qu'est-ce que l'homme ? afin de spécifier le cœur anthropocentrique de tout son système philosophique. Nietzsche en pose une autre qui fonde la Foi hors du champ de la Raison : que puis-je aimer ? ou, autrement dit, au service de quoi puis-je ou dois-je mettre ma vie ?

 

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Deux questions essentielles :

  • Quels sont les principes directeurs racinaires du Réel ?
  • Comment valider la réponse à cette première question ?

La première question fonde la métaphysique. La seconde fonde l'épistémologie. Tout le reste n'est que déductions et commentaires.

 

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La pensée commence par collectionner des noèmes (de faits, des idées, des intuitions, …).

Ensuite, elle met ces noèmes "en ordre" par des relations de classement selon divers critères (c'est le rôle de "l'entendement" chez Kant - Verstand).

Enfin, elle recherche, au-delà de ces classements, une logique globale qui fasse de cette collection ordonnée de noèmes, une tout cohérent, un système (c'est le rôle de "la raison" chez Kant qui pose trois principes "transcendantaux" d'unité : le Monde, l'Âme et Dieu - Vernunft).

Je ne pense pas que ce distinguo entre entendement et raison ait quelque pertinence que ce soit, dans la mesure où le "classement" de l'entendement est déjà la recherche d'une logique globale.

 

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Lorsqu'un vivant meurt, c'est son âme qui meurt. Alors, privé d'âme, le corps commence à se décomposer et à retourner à l'humus. Ce n'est pas le corps qui meurt.

 

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Le 07/12/2019

 

L'espace et le temps sont seconds. Sont premières les sensations de volume et de durée.

 

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La sensibilité humaine connaît trois registres :

  • la sensibilité extérieure :
    • à distance (vue et ouïe)
    • de contact (toucher, odorat et goût)
  • la sensibilité intérieure (affects) :
    • positive (joie)
    • négative (souffrance)
  • sensibilité holistique (intuition).

Les sensibilités alimentent la mémoire (pour leur stockage), l'intelligence (pour leur structuration), la volonté (pour leur opportunité) et la conscience (pour leur exploitation).

 

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Rien n'est objet. Tout est processus.

 

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Le Réel est nécessairement ce qu'il doit être, selon sa logique propre. Le "savoir absolu" (pour reprendre l'expression de Hegel) est donc possible pourvu que l'on passe au-delà des phénomènes qui ne sont que des illustrations de cette logique dont procède également notre esprit. Notre esprit n'est que le reflet de l'Esprit cosmique et de sa logique propre.

Il n'y a donc pas de "sujet" confronté à des "objets" qui lui seraient étrangers et étranges. Mais il y a bien des myriades de "trajets" qui convergent dans l'accomplissement du même "projet".

 

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Avoir un projet fort n'implique pas nécessairement d'avoir des buts précis.

Bien au contraire, la plupart des processus réels ont un projet sans avoir de but.

 

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Toute la "Critique de la raison pure" de Kant se résume à ceci : la raison se fait des illusions ! Et ce résumé y est développé (dans un jargon illisible et un volume démesuré) au nom du rationalisme. Kant est la plus absurde tautologie de l'histoire de la philosophie.

 

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Un trajet est éthique si et seulement si ce trajet sert positivement le projet.

C'est la seule définition sérieuse possible de l'éthique.

 

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Tout se construit. Rien n'est "donné-une-fois-pour-toute".

Tout est processus dialectique. Tout est quête. Tout est poursuite d'un improbable accomplissement.

Il n'y a pas de plan. Il n'y a pas de but. Il n'y a pas de finalité. Il n'y a pas de destination.

Il n'y a partout qu'élan vital et volonté de puissance.

S'il fallait nommer l'antithèse absolue du constructivisme, ce serait, sans doute, l'œuvre de ce fieffé idéaliste de Kant qui, en tout, est obsédé par un absolu transcendantal immuable qui n'existe pas.

Kant écrit, pour définir le formalisme moral qu'il tente de mettre au-delà de la construction dialectique, empirique et conventionnelle de l'éthique :

 

"Agis de telle sorte que la maxime [la règle principielle] de ta volonté puisse toujours valoir en même temps comme principe d'une législation universelle."

 

Posture absurde qui affirme, a priori, un universalisme et un atemporalisme moraux  (les impératifs catégoriques) qui relèvent du fantasme et du mythe, du rationalisme artificiel le plus stérile, de l'idéalisme platonicien le plus exécrable.

Il faut saborder ces idéalisations puériles …

Dieu est en construction. L'homme est en construction. La morale est en construction. Le monde est en construction.

Au commencement était le désir de construire, la fièvre créative : faire émerger ou émaner tout ce qui peut l'être sans aucune Idée a priori.

 

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Le 08/12/2019

 

De Virginia Woolf :

 

"Chacun de nous a son passé renfermé en lui comme les pages d’un vieux livre qu’il connaît par cœur, mais dont ses amis pourront seulement lire le titre."

 

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D'Edmond Jabès :

 

"A l’étranger, ne demande point

son lieu de naissance, mais son lieu d’avenir."

 

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La déferlante numérique a envahi tant l'espace global humain que nos vies personnelles même dans leurs composantes les plus intimes. La question éthique s'y pose tant des points de vue collectif qu'individuel. Il y a les données personnelles qu'on nous vole pour les revendre ; il y a les informations fausses, haineuses, pourries ou complotistes qu'on nous assène ; il y a les addictions numériques parfois graves ; il y a les lynchages médiatiques sur les réseaux sociaux ; il y a des "pousses-aux-meurtres" ; il y a des plateformes qui trafiquent ce qu'il y a de plus infâmes et pervers dans la nature humaine ; il y a le biais permanent du processus démocratique ; il y a les intoxications idéologiques ; il y a la dictature de l'émotionnel ; il y a la crétinisation des masses ; il y a la plus grande machinerie manipulatoire de tous les temps … J'arrête là mon inventaire à la Prévert.

 

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De mon ami POG :

 

"Le digital est une béquille, pas une échasse !"

 

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Dans "La révolution inachevée d'Einstein", Lee Smolin pose les deux questions métaphysiques préalables à toute cosmologie physique :

  • "(…) le monde naturel existe-t-il indépendamment de notre esprit ? Plus précisément, la matière possède-t-elle des propriétés en soi, indépendamment de ce que nous pouvons en percevoir et connaître ?"
  • "(…) avons-nous la capacité de comprendre et de décrire ces propriétés ? Pouvons-nous appréhender suffisamment les lois de la nature pour expliquer l'histoire de notre Univers et prédire son avenir ?"

Si l'on répond, comme le font Einstein et Smolin, affirmativement à ces deux questions, on appartient à la mouvance du réalisme (Einstein, de Broglie, Schrödinger, Böhm).

Si, comme les quanticiens, on répond négativement ne fut-ce qu'à une seule des deux questions, on appartient à la mouvance antiréaliste (Bohr, Heisenberg, Pauli, Dirac, von Neumann).

J'appartiens, quant à moi, au "clan" des réalistes, mais avec un bémol quant aux deux sous-questions :

  • Je ne pense pas que l'Univers se réduise à de la Matière.
  • Je ne pense pas que l'on puisse prédire l'avenir de l'Univers parce que cet avenir n'est que très partiellement déterministe.

Le réalisme affirme seulement deux évidences :

  • L'homme fait totalement partie intégrante et prenante d'un Réel plus grand et plus profond que lui.
  • L'esprit humain procède intégralement de ce Réel qui se reflète en lui de façon hologrammique.

 

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Il faut le répéter de plus en plus, et de plus en plus fort …

La Nature précède la Culture.

Les sciences naturelles précèdent les sciences humaines.

La physiologie précède la psychologie.

La réalité précède l'humanité.

Le Tout précède ses parties.

Ces bipolarités traduisent une hiérarchie indiscutable et la supériorité radicale des premiers pôles sur les seconds : l'univers est tout et l'humain n'est rien.

Anti-humanisme absolu et radical !

 

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Il n'est de science que les sciences dures ; le reste (les "sciences" humaines) n'est que conjecture, reflet de l'idéologie dominante du moment.

 

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Dans tous les domaines, le déni de réalité est la maladie mentale la plus répandue à notre époque.

Cette infecte maladie mentale est étroitement corrélée à une autre : le socialo-gauchisme. L'une ne va pas sans l'autre ; elles sont de la même essence.

Ce déni de réalité passe, notamment, par la haine de la différence, de la différenciation et de la hiérarchisation.

Il passe aussi par le refus d'assumer les dérèglements chaotiques actuels (dérèglements climatiques, financiers, monétaires, numériques, pollutionnels, sociaux, culturels, commerciaux, industriels, alimentaires, …)

Il passe encore par la négation forcenée de la fin de l'ère d'abondance et de l'entrée dans l'ère de la pénurie de toutes les ressources.

Il passe ensuite par l'aveuglement volontaire à propos de la décrépitude de tous les systèmes éducatifs (parentaux, scolaires, universitaires et académiques).

Il passe même par l'inacceptation des connaissances et preuves scientifiques chaque fois que la science est en opposition avec les caprices ou fantasmes humains.

Il passe enfin par le rejet de la réalité de l'histoire humaine (migrations, esclavages, exterminations, hybridations, conquêtes, invasions, dominations, conversions, colonisations, génocides, …), de ses conséquences et de ses interférences avec la vie réelle des individus et des communautés présents et à venir.

Mais le pire de tous les dénis de réalité touche la personne ; il fait croire que chacun peut se choisir et se construire à sa guise.

 

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Il faut bien distinguer, d'une part, le monde quantique qui est la réalité nanoscopique et, d'autre part, la théorie quantique (appelée aussi "mécanique quantique") qui est une de ses représentations faisant suite aux travaux des Bohr, Heisenberg, Schrödinger, de Broglie, Pauli, Dirac, etc …

 

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Lee Smolin répète à l'envi que le but de la physique est de prédire l'avenir avec précision. Je m'inscris totalement en faux contre cette assertion car elle a trois prémisses erronées :

  • il est supposé que l'univers est strictement déterministe,
  • il est supposé que l'univers est mathématisable,
  • il est supposé que la physique doive être quantitative.

Pour moi, le but de la physique est de comprendre et de décrire la logique (le Logos) universel et de montrer, entre autres, pourquoi il n'est pas déterministe, pourquoi il n'est pas profondément mathématisable et pourquoi il n'est pas que quantitatif.

 

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Le 09/12/2019

 

A lire presque tous les biochimistes et généticiens, j'en conçois une opposition claire entre eux et mon travail de physicien des processus complexes et de philosophe qui m'a amené :

  • à dénoncer les approches analytiques lorsqu'il s'agit d'étudier ou de piloter des processus complexes (et les reproductions du vivant en sont). Un processus complexe doit toujours être appréhendé holistiquement et jamais analytiquement. La Vie n'est jamais réductible à la chimie, même si elle en procède : une cellule, c'est beaucoup plus qu'un montage de molécules et, un organisme, c'est beaucoup plus qu'un assemblage de cellules. La Vie est une propriété émergence irréductible à la Matière (comme l'Esprit est une propriété émergente irréductible à la Vie) ;
  • à comprendre que la logique interne d'un tel processus complexe est au service de son projet. La Nature et l'homme n'ont pas le même projet. La Nature s'inscrit dans le temps long et n'a d'autre projet que d'accomplir la Vie en plénitude. Les projets de l'homme s'inscrivent dans le court terme et dans la satisfaction de ses caprices souvent puérils et consommatoires. J'ai donc tendance à faire plus confiance à la Nature qu'aux humains.

Pour moi, l'éthique se résume à se mettre au service exclusif de la promotion de la Vie et de l'Esprit ; et non pas de se mettre au service des humains. Pour paraphraser Nietzsche : l'humain n'est qu'un pont sur le chemin de la Vie et de l'Esprit. L'humain doit être dépassé (et non pas amplifié ou augmenté, même génétiquement). L'humain ne peut plus être au service de lui-même. L'anthropocentrisme (l'autre nom de l'humanisme) doit être dépassé.

Lorsque je dénonce les "apprentis-sorciers", je dénonce, précisément, les approches analytiques et microscopiques qui ignorent tout des conséquences holistiques et mésoscopiques de leurs interventions.

 

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Ce que Freud a appelé "inconscient" n'est que la poubelle de nos ignorances concernant l'esprit.

L'inconscient n'existe pas.

L'esprit est composé de mémoire, de volonté, la sensibilité, l'intelligence et la conscience (qui est le lieu de confrontation des quatre autres). Chacune de ces cinq facultés peut être plus ou moins active ; c'est tout.

Il n'y a pas d'inconscient mais il peut y avoir de la conscience parfois inactive.

 

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Le titre du dernier opus de Jacques Van Rillaer est une immense vérité, simple et indubitable : "Freud et Lacan sont des charlatans". Tout est dit !

Je me souviens de la parution du "Livre noir de la psychanalyse" … et, malgré tout cela, les psys continuent de s'accrocher à cette imposture charlatanesque. C'est effrayant.

Cela me rappelle cette phrase du grand physicien Max Planck : "La vérité ne triomphe jamais ; ce sont ses ennemis qui meurent les uns après les autres".

Les psys (psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes … et autres coaches) ne servent à rien, ne sont compétents en rien et ne comprennent rien à la réalité de l'esprit ; il profitent de la crédulité des gens pour se créer des rentes de situation et/ou des relations de domination.

 

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Une propriété réelle appartient à la "chose" en soi [res en latin], qu'on l'observe ou la mesure, ou pas : elle est.

Une propriété observable est une propriété relevant de l'interaction entre cette "chose" réelle et un processus d'observation ou de mesure.

Seules les propriétés réelles ont de l'intérêt. Or, la théorie quantique ne s'intéresse qu'aux propriétés observables sans aucun intérêt majeur sauf si elles ne révèlent quelque chose d'indubitable sur les propriétés réelles.

Une théorie fondée sur les observables d'interaction ne peut prédire que des observables d'interaction … et ne dit rien sur le Réel.

La théorie quantique est une théorie des processus d'observation et de mesure, mais pas une théorie physique : elle parle de la mesure réalisée, mais pas du Réel.

 

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Au sens opérationnel, l'intelligence collective n'existe pas.

Un collectif ne peut fonctionner qu'au niveau du plus petit dénominateur commun.

 

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Le 10/12/2019

 

Le climat … l'épuisement des ressources … la démographie … les délires numériques … le démocratisme … les rétro-activismes … l'égalitarisme … les idéologismes … la fin du modernisme et du financiarisme … etc …

Quand donc pourra-t-on aborder ce genre de problématiques en adulte ?

Quand donc réussira-t-on à éliminer les fantasmes et le burlesque ?

Les médias jouent un rôle délétère : sensationnalisme et catastrophisme !

Militantisme puéril et fallacieux (à la Greta Thunberg) et déni de réalité (à la socialo-populiste).

 

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Les rétro-activismes deviennent pires que des maladies mentales ; ils virent à l'appel au meurtre …

Le féminisme devient de l'anti-masculinisme.

L'antiracisme devient de l'anti-blanc.

L'islamisme devient de l'anti-occidentalisme et de l'antisémitisme.

L'homosexualisme devient de l'anti-hétérosexualisme.

Le végétarisme devient de l'antispécisme ou du véganisme.

Le populisme devient du gilet-jaunisme.

Le droitisme devient du black-blockisme.

Le gauchisme devient de l'indifférencialisme et de l'hyper-égalitarisme.

Etc …

Ras-le-bol de ces nouveaux inquisiteurs du "camp du bien", gardes rouges du "politiquement correct".

Il est grand temps de remettre les pendules à l'heure et d'envoyer tous ces détraqués mentaux aux égouts.

 

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Le 11/12/2019

 

Lu dans le Figaro :

 

"À ce jour, la dette globale, contractée par tous les agents économiques de la planète - ménages, entreprises, États - s’élève à plus de 250.000 milliards de dollars (…). Ce qui représente 320 % du PIB mondial (240 % hors secteur financier). Et cette dette enfle, apparemment sans retenue."

 

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La loi la plus fondamentale et la plus essentielle de la physique est le second principe de la thermodynamique dit aussi principe de Boltzmann : tout système tend vers son état optimal de façon à optimiser, dialectiquement, la tension entre les contraintes et influences externes, d'une part, et, d'autre part, son évolution interne vers l'état d'accomplissement maximal.

 

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Le Réel, c'est ce que l'on vit.

Ce que l'on dit, n'est pas le Réel.

 

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Le Réel n'étant pas un assemblage d'objets, toute philosophie analytique n'est qu'ânerie. Il n'y a pas d'objets ; il n'y a que des processus. Ce qui importe, dans le langage, ce ne sont pas les noms, mais les verbes.

Frege, Russel et Wittgenstein ont tout faux.

Ce qui importe, c'est la cohérence structurale et procédurale du discours et sa correspondance précise avec celle du Réel. Dire, ce n'est pas décrire, mais c'est raconter.

 

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La dualité "corpuscule-onde" de la théorie quantique doit être généralisée en une dualité "objets-processus". Et la conclusion, toujours la même, est : les objets n'existent pas.

La réalité volumique des "choses" est une illusion. Rien n'a de frontières. Tout est continu. Tout est question de répartition spatiotemporelle. Tout est activité dialectique et bipolaire tiraillée entre thèse : intégration dilutive (entropique), antithèse : individuation concentrative (sphéroïdale) et synthèse : émergence néguentropique (fractale).

 

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Le 12/12/2019

 

De Raymond Aron dans sa préface à "L'opium des intellectuels" :

 

"Qu'on observe la réalité, que l'on se donne des objectifs, et l'on constatera l'absurdité de ces amalgames politico-idéologiques, dont jouent les révolutionnaires au grand cœur et à la tête légère, et les journalistes impatients de succès."

 

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D'après le généticien-comportementaliste Robert Plomin (auteur de "Blueprint"), en ce qui concerne la réussite scolaire, les études ou l'intelligence, l'héritabilité génétique est de 60%. Cela signifie que les enfants de gens intelligents ont beaucoup plus de chance de naître bien plus intelligents que les autres. Si, de plus, leur milieu familial et social cultive l'intellectualité, la probabilité qu'ils réussissent de brillantes études à haut niveau devient énorme par rapport aux autres.

Mais la génétique ne fait que transmettre des potentialités (physiques ou mentales) ; celles-ci doivent cependant être intensément cultivées pour devenir réellement effectives.

Selon moi, il doit en être de même pour les autres facultés mentales : mémoire, volonté, sensibilité et conscience.

 

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Les idéologies socialo-gauchistes, obsédées d'égalitarisme, ne peuvent que combattre, par tous les moyens (je dis bien tous les moyens même les plus odieux), l'héritabilité des potentialités physiques et mentales.

 

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Comme le poisson qui ne connaît que l'eau où il nage, l'homme ne connaît que le temps où il vit.

 

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Le 15/12/2019

 

Cette grève des transports étatisés français est nauséabonde : des communistes CGT, au nom de l'égalité, bloquent 60 millions de Français pour protéger les illégitimes privilèges exorbitants de quelques milliers de fonctionnaires aux efficiences discutables et aux loisirs interminables. Quand donc va-t-on enfin privatiser TOUS les services publics et toutes les entreprises publiques. L’État est incompétent en gestion des entreprises. Il faut cesser ces gabegies budgétaires !

De plus, cette réforme des retraites est arithmétiquement incontournable et socialement (bien) généreuse. Quand donc les Français apprendront-ils à réfléchir par eux-mêmes plutôt que d'écouter le premier gueulard ou braillard qui éructe ses mensonges et impostures.

 

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La "valeur" n'est jamais que la valeur de quelque chose, pour quelqu'un, à un moment donné, dans une situation donnée.

La "valeur" est toujours relative !

 

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Le chiisme persan est, très clairement, un zoroastrisme islamisé, incompatible avec l'arabo-christianisme dont sort l'islamisme coranique.

 

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Deux notions essentielles doivent être bien comprises pour optimiser son temps de vie personnel :

 

  1. Le temps s'accumule pour engendrer de la durée : tout processus est une accumulation permanente d'activités, exactement comme le mur que construit le maçon est une accumulations de couche de briques superposées (celles du bas, figées, se superposant et constituant la mémoire ou l'historique du mur ; celle qui est tout au dessus, en cours de maçonnage, étant le présent de la construction du mur). La notion de mémoire est cruciale : une entreprise, c'est de la mémoire accumulée. Toute entreprise (comme tout homme, comme tout ce qui vit) se construit sur sa propre mémoire. Et, de ces mémoires, rien ne s'efface jamais (ce thème sera repris au chapitre suivant).
  2. Chaque système possède ses rythmes propres, son tempo si l'on préfère. Même l'univers, pris comme un tout, pulse pour rythmer son évolution et son expansion. Et là, on touche du doigt le travail d'optimisation des temps d'un manager : comment harmoniser des systèmes inévitablement intriqués, qui ne possèdent pas les mêmes rythmes mais qui doivent, incontournablement, fonctionner en harmonie. Ce point sera développé dans les chapitres qui suivent.

 

Ainsi, contrairement à ce que l'on en disait du temps de Newton :

 

  • le temps n'est pas absolu, il est relatif,
  • le temps n'est pas un contenant universel, il est une convention humaine,
  • le temps n'est un donné primordial, il est une mesure accessoire,
  • le temps n'est pas linéaire, il est rythmique,
  • le temps n'est pas évanescent, il est accumulatif.

 

Les deux mots-clés sont "rythmique" et "accumulatif"

 

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Tout ce qui existe, cet arbre, ce nuage, cette vache, cette entreprise, cette famille, ce village, vous et moi, tout cela est processus et non objet.

Le monde des hommes n'est pas la juxtaposition de "choses" vaguement reliées entre elles. Le monde réel est un vaste ensemble de processus intriqués.

Chacune de mes cellules suit son propre processus de vie et de survie, intriquée, avec 80.000 milliards d'autres cellules (et plus encore de bactéries symbiotiques), dans ces tissus et organes qui me composent sans jamais exprimer le tout de ce que je suis.

Et ce petit "moi" n'est l'aboutissement de rien puisque lui-même, est intriqué avec des milliards d'autres êtres vivants, humains et non humains, végétaux et animaux, dans une biosphère intégrée (ce que les humains semblent avoir oublié), comprenant des millions de biotopes, de communautés, d'entreprises, de terroirs, ainsi que l'économie humaine, les évolutions démographiques, sociales et culturelles, etc …

De la plus petite bactérie procaryote jusqu'au tout de notre planète Terre, la biosphère dont chaque humain est partie intégrante et prenante, n'est qu'un seul et vaste organisme vivant (c'est l'hypothèse Gaïa que James Lovelock avait formulée dès 1972 et qui est de plus en plus confirmée chaque jour).

 

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La problématique est : comment optimiser la valeur globale de mon existence c'est-à-dire comment optimiser :

 

  1. ce que je suis déjà devenu (la vérité sur mes capacités, mes talents, mes compétences, mes expériences, sur ma mémoire de vie autrement dit …),

 

  1. ce que je pourrais devenir (la vérité sur ma vocation profonde, mon projet de vie, mes passions, mes aspirations, sur ma volonté de vie autrement dit …)

 

  1. et ce que je fais (la vérité sur mon efficience, mon adéquation, mon énergie, les ressources à ma disposition, ma compréhension de ma réalité, mes relations avec mon environnement humain, matériel, numérique, …),

 

… et le tout, au meilleur service de ce qui me tient vraiment à cœur (inutile de souligner que c'est "ce qui me tient vraiment à cœur" qui est le thème crucial : donner du sens à sa vie) ?

 

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Posons cette équation très générale sur la valeur :

 

(Valeur totale) = (Valeur d'acquisition) x (Valeur d'usage) x (Valeur de cession)

 

Observons que la multiplication des trois facteurs de valeur induit que si un seul facteur est nul, c'est le tout qui devient nul …

Voyons les trois facteurs :

 

  1. Quelle est la valeur d'acquisition de mon temps de vie ? C'est la somme de tous les efforts, de toutes les peines, de toutes les souffrances, de toutes les fatigues que j'ai dû investir, depuis ma naissance, pour en arriver là. C'est la valeur d'identité.
  2. Quelle est la valeur d'utilité ou d'usage de mon temps de vie, ici et maintenant ? C'est l'ensemble de tout ce que je produis, ici et maintenant, d'objectif et de subjectif, de matériel et d'immatériel, d'utile et d'inutile, à mon seul profit ou au profit du reste de l'univers. C'est la valeur d'utilité.
  3. Quelle est valeur de cession de mon temps de vie, ici et maintenant ? A quel prix et dans quelle proportion suis-je prêt à céder du temps de ma vie au service du "monde" et du "projet" de quelqu'un d'autre (comme salarié, par exemple) plutôt que l'investir dans mon "monde" et dans mon "projet" à moi ? C'est la valeur de potentialité.

 

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La mort de l'autre être humain, au dehors d'un tout petit cercle de rayon très court, n'affecte personne.

Il y a eu récemment une attaque terroriste au Mali : 171 morts, une tuerie au New-Jersey : 17 morts, un homme poignardé à mort par une quelconque crapule maghrébine de la Seine-Saint-Denis … Bon. Et alors. Dans mon Morvan, on abat chaque année des dizaines de milliers d'arbres, ce qui est beaucoup plus grave, mais tout le monde s'en fout …

Il est anormal que les institutions étatiques se préoccupent de la mort de ceux qui veulent mourir (drogués, gros fumeurs, alcooliques, SDF, suicidaires, etc …) et de ceux qui veulent défier la mort (chauffards, terroristes, casseurs,  alpinistes, sportifs de l'extrême, mercenaires, etc …). Qu'ils crèvent !

Il y a cinq milliards et demi d'humains en trop sur cette terre

 Que ceux qui veulent mourir, meurent. Personne n'en a rien à fiche.

Tout système produit des déchets qu'il faut éliminer. Les systèmes humains ne font pas exception.

 

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La spiritualité ne parle pas de "Dieu" qui est un concept qui peut être mis à tant de sauces qu'il en devient insignifiant (Einstein disait : "Dites-moi votre définition de Dieu et je vous dirai si j'y crois"). En revanche, je crois que le débat de fond de ce début de troisième millénaire (selon le calendrier chrétien qu'il serait temps d'abroger) porte sur la notion de Sacré, c'est-à-dire sur ce qui touche aux impératifs, aux valeurs, aux intentions et aux vocations qui dépassent infiniment la sphère humaine et au service desquels les humains doivent se mettre.

L'homme doit se mettre au service du Sacré et ne plus se préoccuper de la source ou de l'expression théistes, déistes, panthéistes ou panenthéistes de ce Sacré.

Le Sacré est ce qui le dépasse et qui lui donne sens et valeur. Et ce par définition.

Un athée est quelqu'un qui croit absolument que rien n'est Sacré.

 

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Pour moi, le Grand Architecte de l'Univers, au sens maçonnique, est l'expression de la Foi en ce que le Réel est cohérent dans l'espace (architecture globale) et dans le temps (évolution logique - Logos) c'est-à-dire en l'affirmation en une Intention immanente et en la négation radicale du "hasard" comme moteur de l'histoire globale, sans qu'il soit nécessaire de faire référence à quelque croyance en un Dieu de quelque sorte que ce soit.

 

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Le 14/12/2019

 

Joli acronyme … PENSE !

 

  • P de "est-ce Positif ?" (optimisme)
  • E de "est-ce Exact ?" (vérité)
  • N de "est-ce Nécessaire" ? (utilité)
  • S de "est-ce Sage ?" (sapience)
  • E de "est-ce Enrichissant ?" (accomplissement)

 

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Je hais la gauche et les gauchistes, le socialisme et les socialistes, le marxisme et les marxistes, je hais ces gens qui veulent subordonner l'intériorité à l'extériorité, la personne à la société, parce qu'ils veulent ignorer que la société (le peuple, le nation, …) est une pure fiction.

 

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De Philippe Muray (dont je lis : "Désaccord parfait") :

 

"Il y a beaucoup de littérature de ressentiment, encore plus de littérature de sentiment, mais la littérature de pressentiment se fait plutôt rare."

 

Houellebecq, peut-être …

Le terrorisme de l'Empire du Bien est en marche !

 

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Le socialo-gauchisme (sous ses pires aspects d'égalitomanie et de rétro-activisme, mais pas seulement) a instauré une véritable "police de la pensée" : des gardes rouges du "socialement correct" et du "politiquement correct".

 

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De mon ami Jean-Marc Jancovici :

 

" Les machines sont invisibles dans la convention économique : on continue à dire que les gens travaillent mais en réalité ce sont surtout les machines qui produisent. La puissance des machines dans le monde occidental, c’est 500 fois la puissance des muscles des Occidentaux. Pour que la France produise ce qu’elle produit aujourd’hui, sans machines, il faudrait multiplier sa population par 500 à 1000. Les machines sont totalement dépendantes de l’énergie, qui est un facteur beaucoup plus limitant que la force de travail pour l’économie. "

 

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D'Eugénie Bastié :

 

"Il y a une tension grandissante entre le désir de consommation des classes populaires et l’impératif écologique prôné d’abord par l’élite."

 

Bref : les crétins troquent l'avenir du monde contre leur bon plaisir ! Normal : ce sont des crétins … et la démocratie, c'est la tyrannie des crétins.

 

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L'empire de l'émotion a supplanté le royaume de la raison.

 

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La bienveillance est un nauséabond gendarme des mœurs.

Il y a eu la charité chrétienne (et les croisades et l'antijudaïsme). Puis la solidarité socialiste (et les goulags et l'antisémitisme). Maintenant il y a la bienveillance puritaine (et les "réseaux sociaux" et l'antisionisme).

 

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Notre époque à pousser à son extrême l'allergie à la différence.

Universalité. Unanimité. Uniformité. en sont les leitmotivs …

 

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La théorie du complot va bien plus loin que les thèses farfelues de quelques hurluberlus débiles qui croient ou essaient de faire croire que la terre est plate, que la mafia judéo-maçonnique gouverne le monde, que l'effondrement des twin-towers à New-York a été organisé par la CIA et que Neil Armstrong n'a jamais mis le pied sur la Lune.

La vraie théorie du complot, aujourd'hui, suppute un gigantesque complot des majorités pour terroriser, harceler, oppresser et victimiser certaines minorités (sinon toutes) dont les souffrances seraient largement plus graves et plus terribles que celles des Juifs à Auschwitz.

Michel Audiard faisaient dire aux si chers "Tontons flingueurs" : "Les cons ça osent tout, c'est même à ça qu'on les reconnait !".

Le crétinisme n'a pas de limites.

 

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Pour celui qui vit "hors sol", c'est-à-dire coupé du Réel, tout devient crédible - hormis le Réel qui est un permanent démenti.

 

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Notre époque a aussi perdu le sens du ridicule et du risible. Le ridicule n'y tue plus … et c'est souvent dommage.

 

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La lutte contre la chaotisation climatique est chose sérieuse et impérieuse, mais les gesticulations crypto-gauchistes d'une infantile Greta Thunberg sont proprement grotesques.

 

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Le monde noétique est aujourd'hui noyauté par deux factions assez complémentaires : la bien-pensance idéologique pour les intellectuels et la bien-pensance médiatique pour la populace. Hors de là, point de salut !

 

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La télévision était déjà l'hybride contre-nature du roman qui s'invente, et du sensationnel qui se montre ; les réseaux sociaux sont aujourd'hui le monstrueux bâtard du crétinisme populacier et de l'omniprésence totalitaire.

 

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Nous vivons le point d'hybridation démoniaque entre socialo-gauchisme et le puritanisme. Entre l'égalitarisme et le moralisme. Entre le victimisme et le culpabilisme.

 

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Plus que jamais, il faut faire la distinction capitale et vitale entre éthique et morale.

L'éthique, c'est vouloir et faire tout ce qui est possible, à chaque instant, pour accomplir le soi et l'autour de soi.

La morale, c'est se mettre en conformité avec les mœurs c'est-à-dire avec les "valeurs" dominantes de la bien-pensance, avec pour corollaires soit une immoralité qui affronte et combat la morale, soit une amoralité qui s'en fiche gaillardement.

 

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De Marc-Aurèle, l'empereur stoïcien :

 

"Que de loisir on gagne à ne pas observer ce que dit le voisin, ce qu’il fait ou ce qu’il pense, à voir seulement ses propres actions, pour qu’elles soient justes, pieuses et conformes au bien. Ne regarde point autour de toi, cours droit sur ta ligne, ne te disperse pas."

Et aussi :

 

"La philosophie consiste à veiller sur le dieu intérieur."

 

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L'homme n'est pas fait pour être heureux.

L'homme est fait pour connaître la joie dans sa contribution à l'accomplissement de ce qui le dépasse.

Mais la joie n'a rien à voir avec le bonheur.

 

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La définition TLF de "Sapience" : "Sagesse de celui qui possède le savoir, la science à un degré élevé ainsi que les qualités de jugement, d'habileté, de raison, de prudence".

 

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De Friedrich Nietzsche (écrit dans les années 1880) :

 

"Ce que je raconte, c'est l'histoire des deux prochains siècles. Je décris ce qui viendra, ce qui ne peut manquer de venir : l'avènement du nihilisme."

 

Le nihilisme ? La combinaison satanique de l'indifférentisme ("Rien n'a de valeur") et de l'indifférencialisme ("Tout se vaut").

 

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Le 15/12/2019

 

La théologie chrétienne procède, comme toutes les traditions, en trois étapes : la Chute, la Rédemption et le Jugement. Un chemin négatif qui descend aux Enfers et qui passe par la Souffrance.

Cette trajectoire est exactement l'inverse de celle de la spiritualité juive (ou maçonnique) qui procède aussi en trois étapes : la Libération, la Révélation et la Sacralisation. Un chemin positif qui monte vers la Lumière et qui passe par la Joie.

Je pense que cette inversion radicale de trajectoire spirituelle est la causse originaire, profonde et irréversible de l'antijudaïsme et de l'antimaçonnisme catholiques.

 

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Le "dernier homme" de Nietzsche n'a plus que son propre bonheur pour idole.

 

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Le "Camp du Bien" est exécrable !

Comme sont exécrables sa "Bien-pensance" et son "Politiquement Correct".

Une forme insidieuse et perverse de nihilisme rampant, d'indifférentisme nauséabond et d'indifférencialisme militant.

L'éradication forcenée de toutes les hiérarchisations : tout se vaut !

Tout le monde a tous les droits, mais aucun devoir.

Tout est égal à tout !

Tous sont égaux à tous !

La Bienveillance universelle !

Le terrorisme du Bien !

 

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La tyrannie de l'émotion et l'impérialisme du "cœur" …

Non ! L'émotion est le niveau reptilien de la sensibilité et du sentiment.

 

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Les réseaux sociaux sont les nouveaux bénitiers … et des myriades de grenouilles y pataugent en coassant, sous la pleine lune de la bêtise de masse. On y trouve aussi beaucoup de noirs corbeaux qui y croassent leurs haines fielleuses.

 

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Chercher l'idiot : "Contrairement à Rousseau pour qui l'homme est naturellement bon, Mandeville le conçoit comme un véritable fripon".

 

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Il n'y a que deux voies : celle de l'égalitarisme social (christianisme, socialisme, populisme) et celle de l'élitarisme personnel (judaïsme, libéralisme).

Les trains humains sont tous faits d'une locomotive pour six wagons.

 

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Les réseaux sociaux sont les décharges publiques et les champs d'épandage de toutes les psychopathies sociales et individuelles : ça y pue bigrement !

 

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La civilisation christiano-idéaliste (de 400 à 2050, divisée en trois paradigmes successifs : christique de 400 à 950, féodal de 950 à 1500 et moderne de 1500 à 2050) a vu ses foyers changer de nature : les monastères christiques, puis les châteaux-forts féodaux et puis les villes modernes (d'abord nord-italiennes au 16e s., puis hollandaises au 17e s., puis françaises au 18e s;, puis allemandes jusqu'en 1870, puis anglaises jusqu'en 1940, puis américaines jusqu'en 2010 et maintenant chinoises).

 

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Le 16/12/2019

 

De René Barbier, dans le recueil "Le Sacré Aujourd'hui", où il distingue le sacré radical du sacré institué :

 

"L'homme du sacré radical ne cherche plus à expliquer le sacré, ne cherche même plus à le décrire, il se contente de le vivre pleinement d'instant en instant, sans intermédiaire religieux (...). Il est l'être humain de la vision pénétrante et de la présence au monde".

 

Je suis de plus en plus convaincu que c'est le Sacré qui est le mot-clé et non le Divin. Sacraliser la Matière, la Vie et l'Esprit … Voilà toute la voie.

 

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A propos des "jugements en ligne" pudiquement appelés "notations", Laurence Neuer écrit :

 

" La notation alimentée librement par les usagers est un joyeux amalgame d'objectivité et d'émotions, saupoudrées de l'humeur du jour et d'une éventuelle volonté de nuire. Ce type d'outil est sujet à de multiples dérives : dénigrement déguisé d'un concurrent, chantage aux commentaires, mauvaise foi."

 

Il faut rappeler que la naissance de "The Face Book" n'était autre que la notation des filles du campus de Mark Zuckerberg en vue d'une élection de miss (d'où le nom : "le livre des visages" qui aurait dû s''appeler, en gaulois : "Fesse Bouc"). Ce concours à l'aguicheuse serait aujourd'hui hautement condamné comme "politiquement incorrect", comme "inapproprié" et comme atteinte aux femmes désormais interdites de séduction et de féminité au nom de l'hyperféminisme.

 

Les réseaux sociaux ne sont rien d'autre qu'un tribunal populaire permanent comme ceux de l'Inquisition espagnole ou de la Terreur robespierrienne. D'ailleurs, les signes utilisés pour les unlike ou les like viennent du pouce baissé ou levé condamnant un gladiateur malheureux à la mort ou non.

Car il s'agit bien de tentative de mise à mort médiatique et sociale, avec des conséquences psychiques graves pour les esprits les plus faibles qui y réagissent parfois en allant jusqu'au suicide, surtout chez des adolescents.

 

Se voulant, originairement, un lieu d'hyper-démocratie, les réseaux sociaux subissent, aujourd'hui, les conséquences inévitables de leur concept même : la démocratie populaire ne peut que dériver vers la manipulation des masses par les démagogues, vers la dictature de l'émotion contre la raison, vers le triomphe de l'ignorance sur la connaissance, vers la victoire de la bêtise sur l'intelligence, vers la toute puissance de la mauvaise foi, du mensonge et de la calomnie, vers la prolifération et la propagation de toutes les "théories" la plus affligeantes et contre-scientifiques qui soient, comme les théories du complot, ou la théorie du genre, ou la théorie de la terre plate, ou la théorie de la vérité créationniste contre le darwinisme, et j'en passe et des meilleures.

 

Tout jugement (même appelé pudiquement "notation en ligne") est une évaluation à prendre au sérieux. La génération Y affirme qu'elle a le jugement en horreur et en brocarde l'idée à tout-va ; elle est pourtant la plus grande consommatrice des réseaux sociaux et de ses like et unlike. Pourquoi ? Parce qu'aucun de ses membres n'accepte qu'on le juge lui, mais ne voit aucun inconvénient à juger tout le reste.

 

La vie appelle l'évaluation. Toute décision, tout choix, toute progression nécessitent une évaluation de la situation et des partenaires qui y sont impliqués. Jauger l'autre est vital. Cependant, une évaluation, pour être crédible et légitime, doit être rationnelle (et jamais émotionnelle), construite méthodiquement sur base de critères clairs, visibles et convenablement choisis. En démocratie populaire, en général, et sur les réseaux sociaux, en particulier,  cette démarche rationnelle et sérieuse n'est jamais de mise.

Tout, là-bas, est soumis au cerveau reptilien …

 

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Un litige avec le MEDEF de Dijon révèlent trois choses :

  1. Le MEDEF est bien une institution de l'ancien monde qui va disparaître : vouloir "garder l'église au milieu du village" lorsqu'il n'y a plus ni église, ni village, est une nostalgie délétère.
  2. Le "politiquement correct" et ses censures omniprésentes a gagné même le milieu patronal (où donc se cache la liberté de pensée qui a fait la liberté d'entreprendre).
  3. Le déni de réalité est une maladie mentale grave.

 

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Toute "communication" est toujours de la "vente" de quelque chose.

Il n'y a jamais de communication "neutre".

Quelqu'un qui "communique" a forcément quelque chose à vendre.

Quelqu'un qui n'a rien à "vendre" ne communique pas.

 

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Il y a des gens que se droguent et meurent d'overdose.

Ils se droguent parce qu'ils n'assument pas la réalité du monde.

Qu'ils crèvent et qu'on nous fiche la paix.

Vive la libéralisation de toutes les drogues.

 

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La France, sans jamais le dire, a inventé une idéologie politique détestable : le paternalisme. C'est le régime unique de la France depuis Henri IV quelles que soient les "révolutions" intermédiaires.

Le paternalisme se définit comme une très astucieuse hybridation de populisme (au  nom du peuple français et sa "culture"), de traditionalisme (au nom de la nostalgie royaliste), de progressisme (au nom de la croyance positiviste), de socialisme (au nom des "victimes"), de populisme (au nom du "peuple") et de conservatisme (au nom de l'identité nationale).

Le paternalisme français n'a été incarné jamais mieux que par Charles De Gaulle, François Mitterrand ou Jacques Chirac.

Les Français adorent être traités en enfants, à la fois "rebelles", "soumis" ou "créatifs". Ils n'ont toujours pas compris que ce n'est pas à l'Etat (mère-patrie ou père-protecteur) d'assurer leur bonheur. La France est le pays le plus antilibéral qui puisse exister.

Le problème actuel d'Emmanuel Macron est de croire qu'il peut établir une relation "adulte-adulte" (ni … ni … : ni "parent", ni "enfant") avec la population française qui est totalement infantilisée et dépendante de l'Etat.

 

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Le 17/12/2019

 

De Vladimir Jankélévitch :

 

"L’antisionisme est la trouvaille miraculeuse, l’aubaine providentielle qui réconcilie la gauche anti-impérialiste et la droite antisémite ; (il) donne la permission d’être démocratiquement antisémite. "

 

La gauche est pro-palestinienne et antisémite.

Le droite est seulement antisémite.

 

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Il y a en toute chose une valeur d'utilité et une valeur de plaisir.

Plus la réelle valeur d'utilité est faible, plus il faut de "publicité" pour vendre la chose. La valeur d'utilité, si elle est réelle, n'a guère besoin de publicité.

Ainsi, les dinosaures du ludique numérique californien ne vivent que de leurs annonces publicitaires, ce qui n'est qu'un logique cercle vicieux : le ludique est financé par les fabricants de plaisir sans utilité.

 

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Le 18/12/2019

 

Le problème n'est jamais d'avoir le temps, mais bien toujours de le prendre !

Je le prend toujours avec joie.

 

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Plus que jamais, il faut distinguer les religions et les spiritualités. La plupart des religions s'enracinent dans une spiritualité antérieure, certes, mais leurs vocations fondamentales sont radicalement opposées.

Toute religion est une idéologie dont le seul but est de prendre le pouvoir sur les esprits afin d'instaurer un totalitarisme universel (katholikos, en grec). En ce sens, les religions athées comme les socialismes, autant sous ses formes communes, que sous ses aspects nauséabonds incarnés par les communismes, les fascismes, les populismes ou le nazisme, n'échappent en rien à la règle simple qui veut que les croyances qu'elles ont fantasmées, doivent avoir force de loi L'assise fondamentale des quatre traditions spirituelles majeures d'aujourd'hui peut (caricaturalement, j'en conviens) se résumer comme suit :

  • Judaïsme : la joie se construit, dans ce monde-ci, par le respect de l'Alliance avec le Divin.
  • Christianisme et Islamisme : la joie éternelle attend l'homme après sa mort s'il rejette et combat tout péché.
  • Hindouisme et Bouddhisme : la joie est, au-delà des illusions, dans l'union mystique avec l'Un.
  • Taoïsme et Confucianisme : la joie est ici et maintenant pour celui qui assume l'impermanence de la transmission de la Vie et de l'Esprit.

au-dessus des réalités vécues et éternelles.

Les spiritualités, quant à elles, sont d'un tout autre tonneau : elles ne proposent aucune vérité toute faite, mais elles visent à proposer des chemins intérieurs d'accomplissement de soi en harmonie avec soi et l'autour de soi.

Aujourd'hui, à tout le moins dans les pays culturellement un tant soit peu développés, les religions sont moribondes (sauf dans leurs marges radicalisées et fanatiques) et l'homme de la rue est en recherche d'une nouvelle spiritualité irréligieuse qui puisse donner du sens et de la valeur à son existence, ici et maintenant. Toutes les sotériologies et toutes les eschatologies prêtent à sourire et relèvent plus de la fable puérile que de la vie réelle.

Il me paraît essentiel de proclamer que toutes les religions dogmatiques, à commencer par l'islamisme qui, partout, fait des dégâts considérables, doivent être mises au ban de l'humanité.

L'athéisme, de nos jours, à quelques franges laïcistes près qui sont aussi risibles que les religions qu'elles combattent, s'incarne plutôt du côté des consumérisme, anthropocentrisme, utilitarisme, hédonisme, etc … qui frisent les philosophies de l'absurde et du non-sens telles qu'elles furent brandies entre 1945 et 1968.

Le 21ème siècle a cette mission inouïe de libérer l'humanité à la fois des religions et de l'athéisme qui sont les deux versants de la même barbarie éculée.

 

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L'assise fondamentale des quatre traditions spirituelles majeures d'aujourd'hui peut (caricaturalement, j'en conviens) se résumer comme suit :

 

  • Judaïsme : la joie se construit, dans ce monde-ci, par le respect de l'Alliance avec le Divin. L'Accomplissement !
  • Christianisme et Islamisme : la joie éternelle attend l'homme après sa mort s'il rejette et combat tout péché. Le Salut !
  • Hindouisme et Bouddhisme : la joie est, au-delà des illusions, dans l'union mystique avec l'Un. L'Unité !
  • Taoïsme et Confucianisme : la joie est ici et maintenant pour celui qui assume l'impermanence de la transmission de la Vie et de l'Esprit. L'Harmonie !

 

En ce qui me concerne, je prends les trois : Accomplissement, Unité et Harmonie, mais rejette totalement la notion de Salut. Il n'y a rien à "sauver" ; il y a tout à "construire".

 

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Le 19/12/2019

 

Curieusement, alors que les Grecs insistaient sur la connaissance de soi, les Chinois avaient placé l’accent sur la connaissance du monde.

 

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De Paul Valery :

 

"La politique, c’est l’art d’empêcher les gens

de s’occuper de leurs propres affaires."

 

 

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Il est temps de briser ce mythe : l'homo sapiens n'existe pas. Il existe des races parallèles qui résultent d'hybridations diverses de différents hominidés (africaniensis, neanderthalensis, heidelbergensis, luzonensis, floresiensis, denisovensis, etc …).

L'humain n'existe pas. Comme le bovin, l'ovin ou le félin n'existent pas.

 

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Il faut faire une distinction nette entre "cerveau" et "esprit" comme il faut faire une distinction nette entre "système digestif" et "métabolisme", ou entre "système reproducteur" et "engendrement".

Le réductionnisme encore trop prégnant en biologie, aujourd'hui, veut à toutes fins confondre "organe" et "fonction". C'est, à mon sens, une erreur méthodologique diabolique.

 

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Le 20/12/2019

 

La dette mondiale représente 32.500 dollars pour chacun des 7,7 milliards de Terriens.

 

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Toute quête spirituelle vise à résoudre le dilemme entre intériorité et extériorité, entre le soi et le Réel.

Pour ce faire, il n'y a que trois voies possibles :

  1. Rentrer en soi et renoncer au Réel : c'est la voie du Salut (christianisme, islamisme et socialisme)
  2. Sortir de soi et se diluer dans le Réel : c'est la voie de l'Unité (hindouisme et bouddhisme).
  3. Instaurer l'alliance entre soi et le Réel : c'est la voie de l'Harmonie (animisme, paganisme, taoïsme, confucianisme et judaïsme).

 

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Contre les voies du Salut : il n'y a rien à "sauver", il y a tout à construire.

 

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Le 21/12/2019

 

Je suis extrêmement méfiant à l'encontre des "solutions miracles" en toutes choses ; il me paraît évident que l'on puisse et doive améliorer les rendements thermodynamiques (en matière d'agriculture comme ailleurs) et que, pour ce faire, il faille transformer le système entier (c'est bien là que la thermodynamique, science de la transformation des systèmes, a un grand rôle à jouer). Mais les miracles thermodynamiques n'existent pas et le second principe s'applique partout (même là où ça fait mal).

Les rendements naturels sont très mauvais et le resteront

 

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Plus que jamais, il ne faut plus confondre "économie" et "finance". La spéculation sur les monnaies, sur les rendements de placements ou d'investissements à court terme, sur les pénuries (qui ne feront que s'accroître), etc … sont une chose. La réalité économique qui vient, en est une autre. Le financiarisme (à ne pas confondre avec le capitalisme qui n'est qu'une technique de financement privé des entreprises privées) est moribond. La prochaine grande crise (qui viendra dans les deux ou trois ans) aura raison de lui : l'économie spéculative va s'effondrer et l'économie réelle reprendra ses droits.

 

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Le 22/12/2019

 

Les cinq temps de l'Esprit :

 

  1. Le temps du passé et de la mémoire qui est celui de savoir l'identité !
  2. Le temps du futur et de la volonté qui est celui de vouloir l'accomplissement !
  3. Le temps du dehors et de la sensibilité qui est celui de capter l'utile !
  4. Le temps du dedans et de l'intelligence qui est celui de construire la cohérence !
  5. Le temps de l'action et de la conscience qui est celui d'optimiser la convergence !

 

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Petit florilège de Djalâl-od-Dîn Rûmî :

 

"Trouvez les personnes qui illumineront votre chemin. Ignorez ceux qui vous rendent effrayés et tristes, qui vous entraînent vers la maladie et la mort. Mettez votre vie en feu. Cherchez ceux qui attiseront les flammes.

 

Ne reste que parmi les amoureux, des autres éloigne-toi.

Bien que ta flamme embrase le monde, le feu meurt par la compagnie des cendres.

 

La peur est sans cause. Elle est imagination et elle vous bloque tout comme un piquet de bois peut bloquer une porte. Brûlez ce piquet.

 

Que le silence vous dise les secrets du monde.

 

Élève tes mots, pas ta voix. C'est la pluie qui fait pousser les fleurs, pas le tonnerre.

 

Fais le bien et jette-le dans la rivière. Un jour, il te sera rendu dans le désert.

 

L'humilité consiste aussi à reconnaître que n'importe quelle créature dans l'Univers est susceptible de nous enseigner ce que nous ignorons.

 

Je viens de cette âme qui est à l'origine de toutes les âmes. Je suis de cette ville qui est la ville de ceux qui sont sans ville. Le chemin de cette ville n'a pas de fin. Va, perds tout ce que tu as ! C'est cela qui est le tout.

 

Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau et non pour se battre contre l’ancien.

 

Ou bien parais tel que tu es, ou bien sois tel que tu parais.

 

Il y a une voix qui n'utilise pas les mots. Écoute!

 

Peut-être cherchez-vous parmi les branches ce qui apparaît seulement dans les racines.

 

Le passé et le futur n'existent qu'en relation avec toi. Tous deux ne sont qu'un, c'est toi qui penses qu'ils sont deux.

 

Tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais déjà trouvé.

 

Ô mon fils, brise tes chaines et sois libre ! Combien de temps demeureras-tu esclave de l’argent et de l’or ?

 

Je ne t'aime ni avec mon cœur, ni avec mon esprit. Le cœur peut s'arrêter, l'esprit peut oublier. Je t'aime avec mon âme. L'âme ne s'arrête jamais, n'oublie jamais.

 

Hier, j’étais intelligent et je voulais changer le monde. Aujourd’hui, je suis sage et je me change moi-même.

 

Tout l'univers est contenu dans un seul être humain : toi.

Tout ce que tu vois autour de toi, y compris les choses que tu n'aimes guère, y compris les gens que tu méprises ou détestes, est présent en toi à divers degrés.

 

Si tu parviens à te connaître totalement, si tu peux affronter honnêtement et durement à la fois tes côtés sombres et tes côtés lumineux, tu arriveras à une forme suprême de conscience.

 

Par-delà les idées du bien et du mal, il y a un champ. Je t'y retrouverai."

 

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Rien de ce qui est humain, n'est beau.

 

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Vivre est dangereux. La preuve : on finit toujours pas en mourir.

 

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B'RYT (Alliance) vient de BaRA (engendrer). Donc Alliance et Engendrement sont homologue. Engendrer, c'est allier. L'Alliance engendre, est engendrement par "alliage" (et non pas assemblage !).

B'REShYT est le Feu (ESh) dans l'Alliance (B'RYT). Le Feu au cœur de l'engendrement, au cœur de l'alliage.

L'Alliance [612 à 9] engendre l'Harmonie (TiPhéRèT) [1080 à 9].

 

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Le 23/12/2019

 

Les paroles "mystiques" de "In the air tonight" de Phil Collins …

 

[Chorus]

I can feel it coming in the air tonight, oh Lord

And I've been waiting for this moment for all my life, oh Lord

Can you feel it coming in the air tonight? oh Lord, oh Lord

 

[Verse 1]

Well, if you told me you were drowning

I would not lend a hand

I've seen your face before, my friend

But I don't know if you know who I am

Well, I was there and I saw what you did

I saw it with my own two eyes

So you can wipe off that grin, I know where you've been

It's all been a pack of lies

 

[Chorus]

And I can feel it coming in the air tonight, oh Lord

Well, I’ve been waiting for this moment for all my life, oh Lord

I can feel it coming in the air tonight, oh Lord

And I've been waiting for this moment for all my life, oh Lord, oh Lord

 

[Verse 2]

Well, I remember!

I remember, don't worry

How could I ever forget?

It's the first time, the last time we ever met

But I know the reason why you keep your silence up

No, you don't fool me

Well, the hurt doesn't show, but the pain still grows

It's no stranger to you and me

 

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De mon ami Thibault Isabel (in : "Manuel de sagesse païenne") :

 

"Même si la Vérité absolue n'existe pas,

tous les points de vue ne sont pas d'égale valeur."

 

Il n'y a pas de hiérarchie absolue des valeurs, mais toutes les valeurs sont relativement hiérarchisées.

Et l'on peut, dans cette phrases, remplacer le mot "valeurs" par les mots "hommes", "ethnies", "œuvres", "morales", "arts", "cultures", "religions", "idéologies", etc …

Il faut combattre, tout à la fois, les deux versants du nihilisme : l'indifférentisme ("rien n'a de valeur", ce qui est aussi une forme maladive de scepticisme) et l'indifférencialisme ("tout se vaut" ce qui est aussi une forme vénéneuse d'égalitarisme).

 

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Ce que je hais chez les humains ? La bêtise, l'ignorance, l'orgueil, l'arrogance, la violence, la méchanceté, la cruauté, la suffisance, … et sans doute beaucoup d'autres vices qui ne me viennent pas immédiatement à l'esprit.

Il faut donc, en antidote, cultiver : l'intelligence, la connaissance, la modestie, la civilité, la paix, la gentillesse, la      douceur, l'humour … et sans doute beaucoup d'autres vertus qui ne me sautent pas aux yeux.

 

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En tout, il faut détester et combattre les nivellements.

Le nivellement, c'est l'uniformisation, c'est la victoire de l'entropie, donc de la mort.

 

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Le 24/12/2019

 

De Jean Sévillia, historien :

 

"La colonisation, qui continue d’être un grand projet républicain de gauche jusque dans les années 30 et même pendant la guerre et l’immédiat après-guerre, prend fin à partir de 1946. (…) Pour l'extrême-gauche (…), la 'lutte des races' succède à la lutte des classes. (…) Il ne faut pas oublier non plus que l’un des grands motifs de la colonisation au 19ème siècle était d’abolir définitivement l’esclavage, qui déchirait le continent africain depuis des siècles, bien avant l’arrivée des Blancs ! (…) L’histoire est une œuvre de très longue haleine ... L’ennui est qu’il existe dans le monde universitaire un véritable terrorisme intellectuel. Les historiens qui travaillent sur l’histoire coloniale sans être dans une logique d’accusation permanente de la France sont une petite poignée, car le système est fait pour éliminer ceux qui pensent à côté."

 

L'Université française est complètement gangrenée par le socialo-gauchisme.

 

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Au pays des crétins, les psychopathes font la loi.

 

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Le 25/12/2019

 

Du duc de Wellington :

 

"Être né dans une écurie ne fait pas de vous un cheval".

 

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De David Brooks (inventeur du terme "bobo") :

 

"(…) avec la révolution de l'information, on a cru que le cerveau fonctionnait comme un ordinateur et qu'on pouvait construire une communauté sur Internet à travers des réseaux d'esprits. C'est une supposition erronée sur la nature humaine, qui a hélas entraîné la destruction de bien des communautés réelles.

(…)

Cette vision tribale du 'nous contre eux' est aussi vraie à droite, au sein des mouvements nationalistes s'opposant à l'immigration, qu'à gauche, sous la forme d'une obsession pour les identités et la société multiculturelle. Ces gens, à gauche, croient à une guerre éternelle entre les racistes et les racisés. Ces marxistes modernes ont remplacé les classes sociales par des catégories ethniques ou de genres."

 

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D'après Edmund Burke, les décisions politiques doivent être guidées par la sagesse accumulée à travers le temps et il faut être modeste sur la nature humaine et sur ce que nous savons du monde. il pensait que les modes de vie qui ont permis la survie d'une société pendant des siècles ont sans doute une certaine légitimité, et qu'il faut se méfier des nouveautés radicales. Il estimait que la politique est une activité assez limitée et que l'essentiel de nos vies est plus marqué par nos habitudes sociales, nos cultures et nos idées morales.

Voilà, sans doute, une bonne définition du traditionalisme (qui n'est pas le conservatisme !).

 

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Donald Trump, Viktor Orban, Vladimir Poutine … les chantres de l'illibéralisme.

 

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Après lecture d'archives, Vladimir Poutine accuse la Pologne d'avoir conclu une "entente" avec Hitler et d'avoir agi de manière "antisémite" à l'aube de la Seconde Guerre mondiale. Voilà que Vladimir devient grand défonceur de portes ouvertes.

Pourquoi croyez-vous que tous les camps d'extermination étaient en Pologne ?

Tous les Juifs connaissent l'antisémitisme polonais depuis mille ans au moins.

 

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La Vie cosmique est infiniment plus intéressante et émerveillante que n'importe laquelle des occupations humaines.

 

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Le 26/12/2019

 

Chaque instant est exactement le milieu de l'éternité.

Chaque lieu est exactement le milieu de l'illimité.

 

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De Thibault Isabel :

 

"Nous sommes victimes de l'égalitarisme, valeur chrétienne s'il en est.

(…) L'égalité nivelle ; l'équité équilibre."

 

"Tous les hommes sont égaux devant Dieu" est la plus immense contre-vérité de toute l'histoire de la pensée.

 

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Le nombre 666 est très typique de l'Apocalypse de Jean (donc d'obédience alexandrine ...).

Ce nombre est absent de la Bible hébraïque.

En revanche, le nombre 6 est très bien connu de la Kabbale : c'est le chiffre de la Beauté et de l'Harmonie (la Séphirah Tiphérèt de l'Arbre de Vie) : le juste équilibre entre la "bonté" et la "vitalité".

Les six jours de la Genèse sont les six phases de l'émanation du monde matériel au départ du monde spirituel ("émanation" et non "création").

Si l'on en croit la guématrie, le nombre 666 donne 6+6+6=18 et 1+8=9 pointe vers le chiffre 9 qui symbolise la complétude, le dernier stade avant le retour à l'unité primordiale.

Le nombre 666, en hébreu, s'écrirait TRSW et pourrait signifier : "sa barricade" ou "sa fermeture des volets". A nouveau l'idée de "complétude", de "clôture" et de "fermeture".

Avec l'Apocalypse (le "dévoilement" en grec), les chrétiens parlent de la fin des temps et de la Parousie (le retour de Jésus-le-Christ pour établir définitivement le Royaume de son Père). La tradition juive parle plutôt de "la fin des temps de souffrance" dont l'idée de "jugement dernier" est totalement absente, mais qui correspond aux temps messianiques d'instauration du royaume de Dieu sur Terre.

Le livre d'Ezra mentionne ce nombre noyé parmi toute une énumération d'autres dénombrements tout au long du chapitre 2. Je ne pense pas que tous ces nombres (y compris 666) aient une quelconque signification numérologique. C'est plus l'effet d'un hasard qu'autre chose, me semble-t-il.

Dans ce livre d'Ezra, 666 s'écrit in extenso Shèsh Méod Shishym wé-Shishah, et non de manière compacte comme mentionné ci-dessus.

Littéralement : "six (de) centaine soixante et sixaine".  Soit numérologiquement, selon la guématrie : (300+300) + (40+6+4) + (300+300+10+40) + (300+300+5) = 1905 ce qui pointe vers 1+9+0+5=15 soit 1+5=6 c'est-à-dire le chiffre de la Beauté et de l'Harmonie (symbolisée par les deux triangles équilatéraux enlacés du Maguèn Dawid, ce "bouclier de David" que les chrétiens appellent "étoile de David").

 

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La science est désormais formelle …

L'intelligence est d'abord génétiquement transmise et, ensuite, éducationnellement développée.

Les intoxications socialo-gauchistes à la Bourdieu ou autres, doivent être jetées dans les poubelles de l'histoire des idéologies fausses.

Il faut cesser de gaspiller des milliards à éduquer l'inéducable.

Les crétins naissent crétins et restent crétins.

 

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Gaullisme : populisme paternaliste.

De Gaulle est un des fossoyeurs de la France avec d'autres populistes notoires dont Pompidou, Mitterrand, Chirac, Hollande, leurs cliques et quelques autres.

Heureusement, il y a eu Valéry Giscard d'Estaing.

Heureusement, il y a Emmanuel Macron.

Il faut que la France sorte définitivement de ses obsessions populistes (l'Etat-providence, le souverainisme, le chauvinisme, les assistanats, les victimismes, le jacobinisme, l'interventionnisme, le parisianisme, etc …) et opte résolument pour l'écolo-libéralisme régionaliste.

 

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De chacun selon ses talents.

A chacun selon ses œuvres.

 

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Le 27/12/2019

 

Les hommes ne sont ni naturellement, ni culturellement, ni génétiquement, ni éducationnellement, égaux entre eux.

Les hommes ne sont pas non plus égaux en droits car les droits se méritent au regard des œuvres et des devoirs accomplis.

Ils ne sont pas non plus égaux devant la loi, puisqu'il existe des circonstances atténuantes et des degrés "d'irresponsabilité reconnue".

Qu'on cesse donc de nous bassiner les oreilles avec ce faux et ridicule principe d'égalité entre les hommes. Il faut bannir le mot "égalité".

Liberté (personnelle et engagée) et Fraternité (sélective et aristocratique) suffisent amplement à construire un monde viable.

 

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En général, la Kabbale ne s'intéresse pas beaucoup aux "livres historiques" de la Bible. Les livres les plus étudiés sont les onze premiers chapitre de la Genèse jusqu'à l'apparition d'Abraham, Les épisodes du buisson ardent, des dix Paroles et du Tabernacle dans le livre de l'Exode. Le Cantique des cantiques. La vision d'Ezéchiel.

 

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Toute expérience n'est qu'expérience de soi.

 

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D'après Ezéchiel (1;10), les "Vivants" ont une face d'Homme devant, de Lion à droite, de Taureau à gauche et d'Aigle derrière ou, autre version (10;14), une face d'Homme, de Lion, d'Aigle et de Kéroub (un mot mystérieux de l'hébreu ancien dont le pluriel Kéroubim a curieusement donné "Chérubin" en français).

Or, le verbe KRB signifie "labourer".

Entre ces deux versions de la description des "Vivants" par Ezéchiel, Kéroub et Shour (le Taureau) se substituent l'un à l'autre … Donc Kéroub désigne le "bœuf de labour" et, ainsi, les mystérieux Kéroubim qui servent de propitiatoire à l'Arche de l'Alliance, apparaissent-ils comme des Bœufs ailés, comme des "taureaux androcéphales ailés" mésopotamiens mais dotés de quatre ailes.

 

 

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De Friedrich Nietzsche :

 

"Il ne faut pas vouloir être le médecin d'incurables."

 

C'est vrai au plan physique, comme c'est vrai aux plans émotionnel, intellectuel et spirituel.

 

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Le 28/12/2019

 

Il y a trois voies spirituelles, on l'a vu plus haut :

  1. celle du Salut : annihiler l'extériorité pour transcender l'intériorité.
  2. celle de l'Unité : annihiler l'intériorité pour transcender l'extériorité.
  3. Celle de l'Harmonie : sceller l'alliance entre intériorité et extériorité.

Mais chacune de ces trois voies peut se vivre dans un contexte soit moniste, soit dualiste. Cela donne la matrice suivante :

 

 

Voie du

Salut

Voie de

l'Unité

Voie de

l'Harmonie

Vision

moniste

Bouddhismes

Védantisme

Trikaïsme

Taoïsme

Zen

Kabbalisme

Ecossisme

Vision

dualiste

Monothéismes

chrétiens et musulmans

Shivaïsme Idéologismes

Judaïsme

Paganismes magiques

 

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Spinoza définit très justement la tolérance lorsqu'il affirme qu'il n'y a pas d'erreurs, seulement des vérités incomplètes.

Et ces vérités incomplètes n'ont pas la même valeurs selon leur degré de cohérence avec le Réel.

Il est impérieux de revenir à ce principe : la tolérance, jamais, ne peut tolérer l'intolérance. L'intolérance est aisée à définir par symétrie et miroir : elle affirme détenir la vérité complète et dénigre, calomnie et persécute tout ce qui n'est pas elle.

Ce fut le cas du catholicisme. C'est le cas de l'islamisme.

Ce que la bien-pensance socialo-gauchiste appelle "islamophobie" n'est, en fait que le refus, de la part de la tolérance, de tolérer l'intolérance musulmane.

 

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Le 29/12/2019

 

La charité chrétienne s'enracine dans le mensonge pour la simple raison que dire sa vérité à autrui n'est pas charitable.

 

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Chacun ne connait que sa propre vérité, toujours incomplète. Et ces vérités ne sont pas équivalentes : il est des "vérités" plus faibles et plus fragiles et il est des "vérités" plus fortes et plus solides. La tolérance consiste à affirmer ces deux principes. L'intolérance consiste à les nier et à prétendre détenir la vérité complète et supérieure à toutes les autres.

 

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D'André Chouraqui :

 

"Un miroir n'est jamais encombré par les objets qu'il reflète."

 

Il faut apprendre à devenir le miroir du Réel.

 

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Le mot "Réel" et le mot "Dieu" sont synonymes. Voilà le grand et unique message de Spinoza. Voilà le grand et unique message de Nietzsche. Voilà le grand et unique message de la Kabbale juive.

Dès lors, dire : "je ne crois pas au Réel" (je ne crois pas en Dieu) ou "le Réel n'existe pas" (Dieu n'existe pas), sont de parfaites âneries, de parfaites absurdités ridicules. Avec cette synonymie profonde, le problème de la Foi est définitivement résolu (mais pas celui des trop multiples croyances qui forgent toutes les superstitions humaines, trop humaines).

Le problème essentiel est alors déplacé : le problème n'est plus l'existence du Réel-Dieu, mais la sacralisation de ce Réel, sa divinisation. Il faut que le Réel devienne le Divin ; que ce soit le Réel qui donne plein sens à l'existence de tout ce qui existe, à l'arrivée de tout ce qui arrive, au cheminement de tout ce qui chemine.

Le Dieu personnel, créateur du ciel et de la terre, totalement et ontiquement étranger à sa création - le Dieu des monothéismes - est bien totalement mort (c'est bien cela le sens du "Dieu est mort" de Nietzsche), souvenir grotesque d'une idolâtrie obsolète.

En revanche, la sacralisation et la divinisation du Réel restent une quête spirituelle immense et à jamais inaboutie. Il faut que le Réel devienne le Dieu, il faut que le Réel devienne le Divin. Un Réel animé par un Logos (à la fois, une intention et une économie pour sa propre évolution) ; un Réel qui possède une Âme, donc, et qui construit le Kosmos. C'est cette Âme cosmique qui est l'essence et le cœur du Sacré, à la fois Volonté (intention) et Loi (économie).

Sacraliser ou diviniser la Réel, c'est comprendre et faire siennes cette Volonté et cette Loi.

Voilà la vraie quête spirituelle de l'humain désirant devenir Homme.

Quelle est cette Volonté, ce "pour quoi", que cherche la métaphysique ?

Quelle est cette Loi, ce "comment", que cherche la physique ?

Quelle est cette divine Âme cosmique en laquelle métaphysique et physique convergent et se complètent mutuellement ?

Et un pas de plus : que faire pour conformer ma vocation de vie et ma règle de vie à cette Volonté divine et à cette Loi divine ? Cette parfaite conformation s'appelle, dans la plupart des traditions, la Sainteté ou la Sagesse.

 

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Longtemps le Pouvoir a été dit d'essence divine : le Pharaon, le Roi, l'Empereur, le Pape, etc … sont ce qu'ils sont "de droit divin", choisis par Dieu, bénis des dieux, incarnant la divinité.

Cette sacralisation du Pouvoir a été la pire des bêtises humaines ; elle ne dissimule, en fait, que cette simple vérité de base : aucun pouvoir humain n'est légitime, même si certains sont temporairement nécessaires.

 

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Adolf Hitler et Joseph Saline, Mao Tsé-toung et Pol-Pot étaient aussi des "êtres humains". Naître "être humain" (homo sapiens demens, dirait mon ami Edgar Morin) n'est pas suffisant pour mériter l'estime de l'autre. Je récuse cet humanisme lénifiant. Comme je récuse l'idée qu'il ne faille pas "juger" l'autre. Vivre, c'est choisir et décider ; et choisir et décider, c'est porter un jugement. Il y a des salauds et il y a des sages. Je récuse fondamentalement le "Tout se vaut" et le "Rien ne vaut la peine" ; je rejette cette bien-pensance nihiliste qui voudrait niveler les différences pour imposer un égalitarisme délétère. Non, les hommes ne sont pas égaux.

Oui les hommes sont différents. Oui il existe des hiérarchies,  non de droits mais de devoirs, non de privilèges mais d'obligations, non de statuts mais de travail sur soi, non de diplômes mais de cheminement spirituel.

L'universalisme et l'indifférencialisme sont des absurdités issues des obscures Lumières du philosophisme du 18ème siècle. Ces "idéaux" sont tous en faillite, aujourd'hui. L'idéalisme, s'il n'est pas encore tout-à-fait mort, doit mourir le plus vite possible.

Je commence à en avoir plus qu'assez de la bien-pensance lénifiante et bisounours qui proclame, en somme, que "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". C'est juste FAUX !

 

*

 

Vivre, c'est lutter. Vivre, c'est combattre.

Qui est l'ennemi ? La bêtise et l'ignorance humaines !

Bêtise ? Stupidité, inintelligence, crétinisme, etc …

Ignorance ? Inculture, impéritie, incompétence, etc …

 

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Le 30/12/2019

 

A rebours des rétro-activismes anticolonialistes ou indigénistes,  il faut affirmer la réalité historique : la colonisation fut, pour l'Afrique, une grande chance qu'elle n'a pas su saisir.

Depuis la décolonisation, routes, écoles, usines et hôpitaux sont en ruine, l'analphabétisme, la violence et la corruption règnent et l'économie s'effondre.

 

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La gauche américaine qui fut libérale, devient de plus en plus gauchisante.

Les rétro-activismes s'y déploient dans toute leur horreur.

 

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On ne choisit ni son sexe, ni, en conséquence, son genre. Ceux à qui leur nature ne convient pas, peuvent toujours se suicider.

 

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De Clément Rosset :

 

"Le destin entraîne doucement celui qui le suit,

et traîne douloureusement celui qui s'y oppose".

 

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Le 31/12/2019

 

Je pense que le temps est venu d'abandonner l'idée de "liberté" qui est devenue si galvaudée qu'elle s'est vidée de sa propre et vitale substance. L'idée de "liberté" se confond, toujours plus, avec l'idée de "caprice", avec un puéril : "je fais ce que je veux, na !". Cette "liberté"-là est un leurre imbécile et stérile.

Je pense donc qu'il vaut mieux, désormais, parler d'autonomie !

L'autonomie : ne pas dépendre des autres ni matériellement, ni émotionnellement, ni intellectuellement, ni spirituellement. L'autonomie n'interdit nullement l'interdépendance de tout avec tout, dans les vaste réseaux de la Vie et de l'Esprit. Bien au contraire. Une vie sphéroïdale, totalement encapsulée et fermée sur elle-même, coupée le reste du monde, "hors-sol" et radicalement autarcique, est, d'ailleurs, physiquement impossible.

Il faut prendre garde à ne pas confondre interdépendance (qui sous-entend la réciprocité et la mutualité) et dépendance (qui sous-entend la soumission et l'obédience).

Je pense que l'autonomie personnelle sera (est déjà) une des valeurs premières et fondatrices du nouveau paradigme.

 

L'autonomie, étymologiquement, pointe vers l'idée que chacun n'obéit qu'à lui-même (auto) et forge sa propre loi (nomos), sa propre règle de vie, sa propre discipline existentielle.

La liberté réelle - l'autonomie - n'est pas l'absence de règles, de discipline, d'ascèse, d'obéissance ; bien au contraire. Il n'y a pas de vie pleine sans règles et sans discipline. Vivre est une ascèse initiatique qui vise l'accomplissement de soi par le dépassement de soi.

Chacun doit se forger sa propre discipline de vie, ses propres règles de vie … et s'y tenir, dans une indéfectible obéissance à soi-même, dans une stricte fidélité à soi-même.

 

C'est d'ailleurs là que se définit l'éducation et qu'elle se distingue de l'instruction. L'instruction accumule des langages, des savoirs et des méthodes. L'éducation doit viser à rendre les individus autonomes dans chacune de leurs quatre dimensions. Eduquer, ce n'est pas "dresser" à obéir à des règles extérieures. Eduquer, c'est apprendre à construire ses propres règles intérieures. C'est cela l'autonomie !

 

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De  Florent Barraco à propos de Lénine :

 

"(…) une erreur répandue : le révolutionnaire, mort en 1924, aurait vu le régime qu'il avait instauré se transformer. L'histoire est tout autre : c'est bien Lénine qui a instauré la première dictature communiste et le premier régime totalitaire de l'Histoire. La Révolution rouge portait dès le départ les germes de toutes les dérives (…). La propriété privée est supprimée, la violence instaurée ; des camps sont ouverts, les opposants sont opprimés. Les premières purges sont organisées. 'Pas de pitié' pour ceux qui s'opposent à la révolution bolchévique. Aux 2,5 millions de morts et disparus de la Grande Guerre s'ajoutent, au titre de la guerre civile et du communisme de guerre, 2 millions de victimes de massacres et de combats, 5 millions de morts de faim, 2 millions de morts du typhus et 2 millions d'émigrés souvent issus des élites. Tel est le bilan des années Lénine. Staline accentuera toutes les dérives, l'élève a dépassé le maître."

 

Il est temps de dire la vérité : le marxisme, les communismes et, plus généralement, tous les socialismes (y compris le national-socialisme et le fascisme italien) et tous les populismes, sont des calamités abominables qui, tout au long du 20ème siècle, ont fait plusieurs centaines de millions de victimes dans le monde.

 

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Tout est processus, rien n'est objet.

Tout est généalogie, rien n'est ontologie.

Tout est Devenir, rien n'est Être.

 

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Je ne suis que ce que je fais avec ce dont j'ai hérité.

 

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L'esprit généalogique de Nietzsche …

La Vie est créative. Partout. Nietzsche est très influencé par les travaux de Darwin. Il connaît les lois de l'évolution des espèces vivantes. Il sait que la logique du monde n'est pas une logique mécanique et déterministe, mais, en revanche, il sait que la logique du monde est accumulative et généalogique. Une logique phylétique, en somme.

Et il transpose cette logique généalogique propre à la Nature vivante, dans les mondes de la Culture pensante.

La Vie se déploie dans des généalogies et ,comme elle, l'Esprit se déploie aussi dans ses propres généalogies.

Une belle application de cette idée maîtresse a donné "La Généalogie de la Morale" où Nietzsche démolit toute idée d'une morale naturelle, d'une morale transcendante, d'une morale universelle, d'une morale divine. Il y démontre que toutes les morales ont une histoire, humaine, trop humaine, rien qu'humaine. Il fait sien cet aphorisme de Blaise Pascal : "Vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà ".

Il n'y a pas de morale absolue. Toute morale n'est qu'une convention construite, générations après générations, dans le cadre d'un paradigme local et temporaire.

Il est aisé de poursuivre le même raisonnement et de retracer les linéaments généalogiques des théories scientifiques, des idéologies politiques, des écoles philosophiques, des croyances religieuses, des structures sociologiques, des codes juridiques, etc …

Tout ce qui existe possède, en propre, une généalogie qui en fait la suite de ce qui précède et le prémisse de ce qui suit. Tout ce qui existe est le chaînon d'une longue chaîne.

La physique d'aujourd'hui dirait que Nietzsche procède d'un regard processuel et non plus d'un regard objectal.

Et là encore, Nietzsche se sépare de ce siècle qui fut le sien (si peu) et qui restait engoncé dans un positivisme rationaliste et cartésien, mécaniciste et analyciste. La vision de Nietzsche relève bien plus de la philosophie romantique, de la Naturphilosophie d'un Schelling, que du scientisme académique de son temps.

 

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D'un certain Phobos à propos du Coran selon la critique historique (enfin éditée sous le titre : "Le Coran des historiens" chez CERF) :

 

"Les sourates forment un ensemble de textes décousus, sans queue ni tête diront certains, comme si plusieurs censeurs sadiques s'étaient relayés au fil du temps pour expurger le texte coranique de ce qui les gênait ou qui embêtait le parti au pouvoir du moment : pour preuve, on y trouve que quatre fois le nom du prophète de l'Islam et aucun de ses contemporains ! D'après ce que j'ai compris et ce qui ressort, le livre sacré des musulmans est un fourre-tout de textes apocryphes de sectes juives et chrétiennes, de légendes perses et manichéennes, un livre apologétique sur les exploits guerriers d'un Mu'hammad copié sur la vie d'Alexandre le Grand, et un mélange d'homélies pieuses, le tout mélangé dans un ordre étrange !"

 

C'est en effet tout cela !

 

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Les spiritualités rassemblent, les religions séparent.

Les religions divisent, les spiritualités multiplient.

 

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L 'idée de "Fraternité" n'est plus guère comprise  comme il se faudrait. On confond avec gnangnan et bisounours.

La Fraternité vraie est un combat, contre soi et contre la médiocrité des humains.

 

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NOUVEAU (depuis ce 2/9/2019) : Le Tome 20 "De l'Etre au Devenir" est en ligne (384 pages à télécharger gratuitement).