Tisserand de la compréhension du devenir
Conférencier, expert et auteur

Actualité - De l'Etre au Devenir -Octobre 2021

Dernier mois du Journal philosophique et spirituel de Marc Halévy.

 

Le 01/10/2021

 

La vie n'est pas faite pour s'y amuser.

La vie est faite pour s'y construire.

 

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Le 02/10/2021

 

La politique, selon moi, est l'ensemble des institutions qu'une communauté met en place, selon le regard qu'elle porte sur elle-même et sur son avenir, de manière à assurer l'ordre (l'absence de chaos) et la paix (l'absence de conflits) en son sein.  Au cœur de la politique, le moteur essentiel est l'éthique c'est-à-dire l'ensemble des valeurs et règles qui permettent, précisément, d'établir et de maintenir cet ordre et cette paix, dans le respect des différences et des autonomies individuelles et collectives.

En politique, tout système réel se place et oscille entre libéralisme (la promotion de toutes les autonomies) et totalitarisme (l'imposition d'une discipline totale et autoritaire).

Aujourd'hui, beaucoup de pays basculent dans le camp d'un totalitarisme plus ou moins autoritaire (Chine, Russie, Amérique du Sud, Hongrie, Pologne, ...). Les autres ont vu, progressivement, leur démocratisme se transformer en démagogisme (clientélisme, court-termisme, électoralisme, ...).

Ces deux voies sont des impasses aussi catastrophiques l'une que l'autre. Il est donc urgent de réinventer la politique comme élaboration d'une éthique collective, dans le respect des différences, des autonomies et des connaissances acquises.

 

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De mon complice Daniel B. :

 

"De la bonne lecture du "Discours de la servitude volontaire ou le Contr’un" d’Étienne de La Boétie …

 

Les régimes politiques sont fondés sur la peur, laquelle sert à dissimuler l’absence de légitimité des gouvernants. Ainsi, le peuple s’auto-soumet aux pouvoirs en place, par simple habitude, par récurrence historique.

 

Etienne de la Boétie peut certainement être considéré comme le père de la désobéissance non-violente (ou pacifiste). La question centrale posée dans le Discours est : Comment la liberté des peuples peut-elle se retourner contre elle-même ? Comment une liberté peut-elle s’aliéner ? L’une des idées phares de La Boétie est que le renversement des régimes est essentiellement psychologique : le peuple doit arrêter de se croire inférieur à son gouvernement. Cette thématique de la liberté retournée influencera beaucoup Rousseau dans le Contrat Social ou encore Sartre dont la thèse sur la mauvaise foi est l'équivalent ontologique.

 

Résumé des thèses du Discours de la Servitude Volontaire :

 

  • Le pouvoir des tyrans ne repose que sur l’abandon du pouvoir du peuple.
  • Le tyran est souvent un homme faible, comme les autres. Seuls les crédules peuvent l’idolâtrer.
  • Il n’y a d’oppression que volontaire.
  • Les peuples sont responsables de leur mise sous tutelle
  • L’usage de la raison fera disparaître chez les peuples le besoin d’être trompé et dominé.
  • Les tyrans créent une structure de pouvoir très élaborée, consistant en une hiérarchie à plusieurs niveaux, composée d'une conspiration des complices."

 

Je suis, comme Daniel, un fervent lecteur d'Etienne de la Boétie, le grand ami de Montaigne. Cependant, je ne crois pas que le "peuple", cela existe. Il n'existe que "des gens" dont l'immense majorité se fiche comme d'une guigne de la politique et des gouvernants, pourvu que cela leur procure, à satiété, "du pain et des jeux".

Il n'y a jamais eu de contrat social quoique puisse en dire Hobbes (et son plagiaire Rousseau). En revanche, il existe un contrat politique tacite : "Prends le pouvoir, si ça te chante, mais procure-moi le pain et les jeux !".

 

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Au mot "liberté", je préfère le mot "autonomie" et l'acte de "libération" qui consiste à construire et affirmer son autonomie.

La liberté désigne le résultat idéalisé du processus de libération ou, autrement dit, d'autonomisation.

Personne, jamais, n'est totalement libre, quoiqu'en disent ce pitre de Sartre et ses thuriféraires.

Les marges libératoires sont exigües et étroites, mais réelles. L'autonomie relative est possible, mais à deux conditions : d'abord la vouloir, ensuite la construire (donc se donner les moyens de cette construction, avec les sacrifices que cela impose).

L'autonomie n'est jamais ni facile, ni gratuite ; l'aliénation (le fait de dépendre de l'autre, quel que soit cet "autre") est toujours un signe évident de mollesse et de paresse (donc le choix du plus grand nombre).

Mais une autonomie, même relative et restreinte, est-elle possible ? Dans un monde mécaniciste (comme le croyait Spinoza ou Schopenhauer), la réponse est négative ; dans un monde complexe, la réponse peut être positive puisque le processus d'émergence est non déterministe (deux déterminismes opposés – l'un intérieur, l'autre extérieur – peuvent s'annuler réciproquement et ouvrir une brèche indéterminée dans un monde fortement déterminé).

 

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Le 03/10/2021

 

Du Suisse Henri-Frédéric Amiel (1866) :

 

"C'est te déclarer libre, indépendant, sans maître, sans obligation; c'est par conséquent t'affranchir de la loi morale. Le principe de ton quiétisme, c'est donc un refus d'obéissance, c'est une sécession et en quelque sorte une révolte. Si dur, si triste, si pénible que soit l'isolement, il flatte néanmoins notre instinct d'anti-vasselage; il nous crée une autonomie altière et entière, il nous fait souverains, souverains sans sujets, sans puissance, sans grandeur, mais n'ayant à s'humilier devant rien ni devant personne ."

 

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Il y a longtemps qu'il n'y a plus aucun doute pour moi : l'allocation universelle (ou le revenu universel, comme l'on voudra) est une indispensable solution en remplacement de tous les assistanats actuels, tous plus ou moins idéologiques, humiliants, clientélistes et électoralistes.

En laissant chacun libre de son ouvrage, des vocations d'entrepreneurs, d'autarciques, de télétravailleurs, de bénévoles, … ou de fainéants vont voir le jour. Et tout cela sur fond d'autonomie personnelle et collective, d'interdépendance et de responsabilité individuelle.

Etant assuré du minimum vital, chacun fera ce qu'il veut de sa vie … et en sera personnellement responsable.

De plus, cela induira une réduction drastique du taux de fonctionnaires "gestionnaires" des allocations, aides et subventions diverses désormais inutiles.

Et quel apprentissage de vie pour les enfants ainsi confrontés, au sein de leur famille, au développement d'une dépendance décroissante qui signera la fin des "Tanguy".

 

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Au idéologues qui pensent la vie des autres, il faut opposer les activistes qui changent leur propre vie.

 

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Décidément, l'idée même de devoir posséder une nationalité, me révulse !

Quelle absurdité !

J'ai des racines (juive, flamande, américaine, provençale) et des projets, mais je n'ai aucune nationalité.

 

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Il faut toujours apprendre à vivre comme les autochtones du coin que l'on habite.

 

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L'égalitarisme d'un Thomas Piketty ou autre débile mental, hors-norme et contre-nature, est non seulement un surréalisme et un irréalisme écœurants, mais surtout une bêtise délétère.

L'égalité, c'est non seulement l'uniformité, mais, surtout, l'absence de différences de potentiel qui sont le moteur de tout mouvement, de toutes les évolutions.

Un monde égalitaire, est un monde mort !

Il faut qu'il y ait des crétins et des talentueux, des constructeurs et des parasites.

A condition que le nombre de crétins et de parasites soit minimal !

 

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Quelques extraits "roboratifs" du livre : "Covid-19 : La grande réinitialisation" de Klaus Schwab :

 

""La profonde perturbation causée par la covid-19 à l'échelle mondiale a offert aux sociétés une pause forcée pour réfléchir à ce qui a vraiment de la valeur."

 

"(...)le changement de cap nécessitera un changement de mentalité des dirigeants mondiaux afin de mettre davantage l'accent et la priorité sur le bien-être de tous les citoyens et de la planète."

 

"Avant tout l'ère postpandémique inaugurera une période de redistribution massive des richesses, des riches vers les pauvres, et du capital vers le travail. Ensuite la covid-19 sonnera probablement le glas du néolibéralisme, un corpus d'idées et de politiques que l'on peut librement définir comme privilégiant la concurrence à la solidarité, la destruction récréative à l'intervention gouvernementale et la croissance économique au bien-être mental."

 

"Il est presque inévitable que la pandémie incitera de nombreuses sociétés dans le monde à reconsidérer et à redéfinir les termes de leur contrat social."

 

"Pour améliorer la réputation d'une marque, il sera essentiel d'encourager la bonne volonté des employés et de la communauté."

 

"A l'époque prépandémique(...)de nombreux concitoyens ont commencé à dénoncer une rupture du contrat social, exprimant avec de plus en plus de force une perte générale de confiance dans les institutions et les dirigeants."

 

"Bien que complexes, les solutions politiques existent et consistent dans l'ensemble à adapter l'Etat-providence au monde d'aujourd'hui en donnant du pouvoir aux gens et en répondant aux demandes d'un contrat social plus juste."

 

"Tout en réfléchissant aux contours que pourrait prendre un futur contrat social, nous ignorons à nos risques et périls l'opinion de la jeune génération qui sera amenée à vivre avec."

 

"Comme l'a dit une étudiante, citée dans le 'new york times' : les jeunes ont un profond désir de changement radical parce que nous voyons le chemin tortueux qui nous attend."

 

"L'activisme des jeunes se développe dans le monde entier, révolutionné par les médias sociaux qui augmentent la mobilisation dans une mesure qui aurait été impossible auparavant."

 

"Dans le cas de la Pandémie, contrairement à d'autres crises mondiales récentes(...), le système de gouvernance mondiale a échoué, s'avérant soit inexistant soit dysfonctionnel. Les Etats-Unis ont ensuite retiré leur financement à l'O.M.S., mais quelle que soit la raison sous-jacente de cette décision, il n'en reste pas moins qu'elle reste la seule organisation capable de coordonner une réponse mondiale à la Pandémie (...), un argument que Bill Gates a présenté de manière convaincante dans un tweet : 'leur travail ralentit la propagation de la covid-19 et si ce travail est arrêté, aucune autre organisation ne pourra les remplacer. Le monde a plus que besoin de @WHO'."

 

"Cet échec n'est pas la faute de l'O.M.S. L'agence des Nations Unies n'est que le symptôme, et non la cause, de l'échec de la gouvernance mondiale. (...) Comme d'autres agences similaires des Nations Unies, par exemple dans le domaine des droits de l'homme ou du changement climatique, l'O.M.S. est confrontée à des ressources limitées et en baisse."

 

"Le monde sera un endroit très dangereux si nous ne réparons pas les institutions multilatérales."

 

"Depuis des années, des organisations internationales comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS), des institutions comme le Forum Economique Mondial et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI - lancée lors de la réunion annuelle de 2017 à Davos), et des personnes comme Bill Gates nous avertissent du risque de Pandémie (...)."

 

"Nature et maladies zoonotiques (...)"

 

"Pollution de l'air et risques pandémiques (...)"

 

"On peut tirer une leçon importante des pays qui ont été les plus efficaces dans la lutte contre la pandémie (en particulier les pays asiatiques) : la technologie en général et le numérique en particulier sont d'une grande aide."

 

"Comme l'a dit Spinoza, le philosophe du 17ème siècle qui a résisté toute sa vie à l'autorité oppressive : 'la peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur'. Ce principe directeur est une bonne conclusion de ce chapitre, en plus de la pensée que rien n'est inévitable et que nous devons être symétriquement conscients des bonnes comme des mauvaises conséquences."

 

"Les psychologues soulignent que la Pandémie, comme la plupart des événements transformateurs, a la capacité de faire ressortir le meilleur et le pire en nous. Ange ou Démon, lequel l'emporte jusqu'à présent ?"

 

"A l'époque prépandémique, le buzz de la 'transformation numérique' était le mantra(...). Depuis lors, en l'espace de quelques mois seulement, ce mantra est devenu un impératif - voire, dans le cas de certaines entreprises, une question de vie ou de mort. Ceci est justifiable et compréhensible. Nous sommes encore au début de l'ère postpandémique, mais de puissantes tendances, nouvelles ou en pleine accélération, sont déjà à l'œuvre. (...) Pendant le confinement, nous dépendions entièrement d'Internet pour la plupart de nos activités : du travail à l'enseignement en passant par la socialisation. Ce sont les services en ligne qui nous ont permis de garder un semblant de normalité, et il est tout à fait naturel qu'ils soient les principaux bénéficiaires de la Pandémie, donnant un formidable coup de pouce aux technologies et aux processus nous permettant de faire les choses à distance : l'Internet universel à haut débit, les paiements mobiles et à distance, et des services de gouvernements électroniques fonctionnels, entre autres. Conséquence directe, les entreprises déjà présentes en ligne sont appelées à bénéficier d'un avantage concurrentiel durable. Dans l'ensemble, c'est le secteur de la consommation qui a vite fait le premier pas. (...) Des tendances telles que la télémédecine ou le travail à distance qui se sont largement développées pendant le confinement ont peu de chances de reculer - pour elles, il n'y aura pas de retour au statu quo qui prévalait avant la pandémie. La télémédecine, en particulier, en bénéficiera considérablement. (...) De même la Pandémie pourrait être une aubaine pour l'enseignement en ligne. En Asie, le passage à l'enseignement en ligne a été particulièrement remarquable. Trois secteurs en particulier vont prospérer (dans l'ensemble) dans l'ère postpandémique : la Big Tech, la santé et le bien-être. (...) Dans l'ensemble, l'industrie Big Tech a été l'industrie résistante par excellence, car elle est le principal bénéficiaire de cette période de changement radical."

 

"La Pandémie a frappé à un moment où de nombreuses questions diverses, allant de l'activisme en matière de changement climatique à la montée des inégalités en passant par la diversités hommes-femmes et les scandales #MeToo, avaient déjà commencé à faire connaître et renforcer le caractère essentiel du capitalisme des parties prenantes et des considérations ESG (considérations Environnementales, Sociales et de Gouvernance) dans le monde interdépendant d'aujourd'hui."

 

"La Pandémie nous a également obligés à (re)considérer l'importance cruciale de l'équité, une notion très subjective, pourtant essentielle à l'harmonie de la société. Prendre en compte l'équité nous rappelle que certaines hypothèses les plus fondamentales que nous faisons sur l'économie comportent un élément moral."

 

"Cette période de réflexion collective forcée pourrait donner lieu à un changement de priorités qui, à son tour, nous amènera à voir plus en profondeur nos croyances et nos convictions. Cela pourrait entraîner un changement de nos priorités qui, à son tour, affecterait notre approche de nombreux aspects de notre vie quotidienne : notre façon de tisser des liens, de prendre soin de nos proches, de faire de l'exercice, de gérer notre santé, de faire nos courses, d'éduquer nos enfants, et même de considérer notre place dans le monde."

 

"Avoir l'esprit créatif est salvateur. Tout comme le fait d'être au bon endroit (comme la bonne industrie) au bon moment. Il ne fait guère de doute, par exemple, que dans les prochaines années nous assisterons à une explosion de la créativité des start-ups et des nouvelles entreprises dans les espaces numériques et biotechnologiques."

 

"La voie à suivre pourrait être l'exemple du Japon et de quelques autres pays(...). Il a l'un des niveaux d'inégalité les plus faibles parmi les revenus élevés et(...) il se distingue par un niveau de consommation ostentatoire plus faible. Aujourd'hui, la valeur positive du minimalisme, la recherche permanente d'un sens et d'un but à la vie (ikigai) et l'importance de la nature et de la pratique du bain de forêt (shirin-yoku) sont imitées dans de nombreuses régions du mondes, même si elles adoptent un mode de vie plus 'frugal' par rapport aux sociétés plus consuméristes."

 

"Au moment de la rédaction de ce livre, la covid-19 a déjà déclenché une vague mondiale de troubles sociaux. Elle a commencé aux Etats-Unis avec les manifestations des Black Lives Matter suite à l'assassinat de Georges Floyd fin mai 2020, mais elle s'est répandue au monde entier. La covid-19 a été un événement déterminant : la mort de Georges Floyd a été l'étincelle qui a allumé le feu des troubles sociaux, mais les conditions sous-jacentes créées par la Pandémie, en particulier les inégalités raciales qu'elle a mise à nu et le niveau croissant du chômage, ont été le carburant qui a amplifié les protestations et les a maintenues.(...)"

 

"(...)Conclusion : (...)les vastes manifestations sociales qui ont eu lieu en Juin 2020 reflètent le besoin urgent de s'engager dans la Grande réinitialisation. En établissant un lien entre un risque épidémiologique (covid-19) et un risque sociétal (manifestations), elles ont clairement montré que, dans le monde actuel, c'est la connectivité systémique entre les risques, les problèmes, les défis et aussi les opportunités qui importe et détermine l'avenir. Au cours des premiers mois de la Pandémie, l'attention du public s'est naturellement portée sur les effets épidémiologiques et sanitaires de la covid-19. Mais, à l'avenir, les problèmes les plus importants concerneront l'enchaînement des risques économiques, géopolitiques, sociétaux, environnementaux et technologiques qui découleront de la Pandémie, et de leur impact permanent sur les entreprises et les individus."

 

Manifestement, ce livre ne comprend pas que la pandémie coronavirale n'est qu'une manifestation "marginale", mais traumatisante, de la mutation paradigmatique que nous vivons.

Et l'auteur fait l'apologie de la "courbe noire" : l'autoritarisme, le totalitarisme, le mondialisme …

Il a compris que la "courbe rouge" était définitivement en effondrement, mais n'a rien compris à la "courbe verte".

On a traité ce livre de "Mein Kampf du 21ème siècle".  C'est sans doute excessif (pourvu que ça reste un livre, vite oublié), mais il montre que la peur – incroyablement artificielle, comme toujours – alimente le totalitarisme.

"Faites peur et vous prendrez le pouvoir !"

Il faut seulement reconnaître à ce livre une conclusion vraie : il est impératif d'éradiquer les Etats-Nations !

 

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D'Aldous Huxley dans "Le meilleur des mondes" :

 

"La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude ..."

 

Cher Aldous, il n'en a jamais été autrement : la pire des prisons heureuses, c'est celle "du pain et des jeux".

Et c'est ainsi que fonctionne l'humanité depuis la nuit des temps ! Cette humanité aime la servitude volontaire, l'esclavage "des pots de viandes, de poireaux et d'oignons" : c'est tout le message du livre de l'Exode …

 

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Le problème de fond n'est pas l'égalité ou l'égalitarisme, chers aux obsolètes idéologies de gauche.

Le problème de fond est que chacun, s'il le veut vraiment et s'il s'y consacre vraiment, peut se construire une vie riche, avec ou sans argent.

Ce n'est pas l'argent qui fait la richesse !

Ni le plaisir, ni l'amusement ! Seulement l'œuvre !

 

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Après - bien après – l'idée d'égalité, l'idée qui m'agace le plus est celle de solidarité.

Je ne suis absolument pas solidaire des sept milliards et quelques humains qui pillent la Terre et que je perçois, majoritairement, comme des crétins prédateurs et parasites invétérés.

En revanche, je ressens et vis une profonde fraternité pour un petit nombre de proches qui font intensément partie de ma vie.

 

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L'agriculture biodynamique est une fumisterie.

L'agriculture bio-dogmatique est une fumisterie.

L'agriculture chimique, industrielle et intensive est une calamité.

L'agriculture raisonnée, dosée, intelligente, en revanche, est indispensable !

 

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Le numérique est, comme tout le reste, tenaillé entre accomplissement et accumulation.

L'accumulation, signe d'inertie, s'exprime par les selfies, Instagram, le cloud, etc … tout ce qui accumule, conserve, thésaurise. C'est le versant "obscur" du numérique.

L'accomplissement, signe d'énergie, s'exprime par les médias sociaux, les recherches sur Wikipédia ou autres, etc … et témoigne des quêtes personnelles, pas toujours – loin de là – intelligentes et épanouissantes ; l'énergie peut être aussi destructive et négative  (les "médias sociaux"). Ce pourrait devenir le côté "lumineux" du numérique à la condition d'être utilisé intelligemment, sobrement et frugalement à bon escient.

 

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Le concept théologique axé sur Paul de Tarse, surtout repris par le protestantisme, de kénose est aberrant …

La kénose est "l'action de vider, de se dépouiller de toute chose". Non pour l'humain, ce qui serait une bonne idée, mais pour le Divin qui se dépouillerait de ses attributs pour venir faire le gugusse sur Terre parmi les hommes.

Il y a derrière cette notion, l'idée que Dieu subirait le Mal (idée paulinienne, s'il en est) alors que le Bien et le Mal ne sont que relatifs à l'humain et ne concernent en rien le Divin.

On est là, bien sûr avec Paul, en plein anthropocentrisme mysticiste.

La souffrance, volontaire ou subie, des humains ne concerne pas le Divin.

 

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Le 04/10/2021

 

Audiovisuel ? Paresse mentale !

 

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De Nicolas Baverez :

 

""Au pays de Xi Jinping, la faillite imminente de géant de l'immobilier (ndlr : Evergrande) pourrait sonner la fin de l'hypercroissance et le retour de la pauvreté."

 

Ah ! Enfin ! On commence à comprendre que la Chine est un géant aux pieds d'argile, que le processus de fuite en avant arrive à son terme et que le totalitarisme communiste va s'effondrer.

Xi Jinping rejoindra bientôt les poubelles de l'histoire humaine et la vraie révolution chinoise pourra enfin commencer.

 

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De "Le Parisien" relayé par "Le Point" :

 

"Cinq ans après le Brexit, de nombreux partisans du 'Leave' déchantent (…), alors que le Royaume-Uni fait face à de nombreuses pénuries."

 

Ici, encore, il est temps de voir les choses en face : l'Angleterre centrale (et non la Grande-Bretagne) a cru pouvoir jouer la carte "Etats-Unis" contre l'Europe et, ainsi, consolidé l'Angloland. Il n'en a rien été.

Boris Johnson, en bon crétin populiste qu'il est, s'est bien planté. Un seul message pour lui : "Dégage !". Encore un qui rejoindra bientôt les poubelles de l'histoire humaine.

 

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D'Albert Einstein :

 

"Tenez vous loin des gens négatifs : ils ont un problème pour chaque solution.""

 

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De Bertrand Russell :

 

"L'ennui dans ce monde, c'est que les idiots sont sûrs d'eux et les gens sensés, pleins de doute."

 

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D'un inconnu :

 

"Le mensonge prend l'ascenseur, la vérité prend l'escalier. Laissez-lui le temps de venir, elle met plus de temps, mais arrive toujours à destination."

 

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D'Emmanuel Faber :

 

"La compétitivité des entreprises est non négociable. Mais c'est une notion piégée et mal mesurée. La comptabilité ne prend pas en compte la compétitivité sociale ou écologique. La compétitivité peut être juste, sociale et écologique. Les leviers pour y parvenir : changer les normes comptables et créer des incitations claires sur cette base, investir pour innover à la fois dans la technologie mais aussi dans le low-tech et le social, et enfin gérer la question des inégalités face à cette transition. Le grand enjeu, qui est la fois un objectif et un moyen de cette compétitivité juste : refaire alliance avec le vivant, régénérer les communs et leur reconnaître toute leur place dans notre économie. C'est une opportunité incroyable pour reprendre le chemin du progrès et recréer la cohésion autour d'un narratif commun"

 

Autrement dit, et comme l'on sait depuis longtemps, une entreprise ce sont des hommes (une anthropologie), des ressources (une écologie) et des outils (une technologie tant mentale que technique).

 

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De Stephen Hawking :

 

"Notre avenir est une course entre le puissance de notre technologie

et la sagesse avec laquelle nous l'utiliserons."

 

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De Théodore Roosevelt :

 

“Ce n’est pas le critique qui est digne d’estime, ni celui qui montre comment l’homme fort a trébuché ou comment l’homme d’action aurait pu faire mieux. Tout le mérite appartient à l'homme qui descend vraiment dans l’arène, dont le visage est couvert de sueur, de poussière et de sang, qui se bat vaillamment, qui erre parfois et commet maintes et maintes fautes parce qu'on ne fait pas d'erreurs quand on ne fait pas d'efforts, qui est capable d'une grande dévotion, qui se consacre à une cause noble, qui au mieux connaîtra à la fin la joie suprême de triompher et qui, au pire, s'il échoue après avoir tout essayé, saura que sa place n'a jamais été parmi les âmes froides et timorées qui ne connaissent ni la victoire ni l'échec"

 

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Le 05/10/2021

 

L'humain doit se mettre au service de ce qui le dépasse pour donner sens et valeur à son existence. Le nombrilisme humaniste et le narcissisme politique sont des erreurs profondes, antithèses de la Franc-maçonnerie dont  la seule raison d'être est de construire le Temple du Grand Architecte de l'Univers.

 

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Le 06/10/2021

 

Au service de quoi l'humain peut-il mettre son existence ? Du Dieu ? Du Moi ? Du Réel ?

Ce sont les trois réponses qui peuvent être données et qui ont été données sous l'étiquette respective de l'idéalisme, du narcissisme (nombriliste ?) et du réalisme.

 

Première réponse : le théocentrisme

 

Pendant bien longtemps – et aujourd'hui encore pour nombre de personnes – la raison d'exister de l'humain est de servir Dieu. Ce Dieu est au centre de leur vie. L'idée n'est pas sotte. L'humain vivrait pour réaliser la transcendance, pour instaurer la sainteté et, ainsi, accomplir l'espérance du Salut pour soi ou pour le monde (cela recoupe les idées de sotériologie – le Salut pour soi après la mort - et d'eschatologie – le Salut du monde à la fin des temps).

Cette vision, pour idéaliste qu'elle soit, ne s'occupe en rien de ce monde-ci, de sa Matière, de sa Vie et de son Esprit ; elle est une fuite hors du monde, hors du Réel.

 

Deuxième réponse : l'anthropocentrisme

 

Depuis la Renaissance et aux 19ème et 20ème siècles, surtout, certains ont voulu mettre l'humain au service de lui-même et/ou de l'humanité prise comme un tout. Il s'agissait de poser l'humain comme le centre, le but et le sommet de l'univers.

Cette vision pour nombriliste et narcissique qu'elle soit, relève d'un orgueil démesuré. L'humain n'est qu'un produit temporaire et limité du monde, et non l'inverse. Mais cette position ouvrit largement la porte à un délire : celui du pillage et du saccage éhontés de toutes les ressources naturelles au seul service des caprices humains. Cela s'appela la "société de consommation" et cela aboutit, sous nos yeux, à un chaos catastrophique sur tous les plans naturel, politique, économique et culturel.

 

Troisième réponse : le cosmocentrisme (panenthéisme)

 

L'idée, ici, est simple : ne pas fuir le monde au profit d'un Dieu qui lui est étranger et ne pas faire de l'humain un Dieu de pacotille. Accepter et assumer le monde réel tel qu'il est et tel qu'il va.

Se mettre au service du Réel qui est cette immense réalité, unitive et unitaire, en cours de construction, en cours de son accomplissement dans le temps, l'espace et la forme.

Devenir un œuvrier sur le chantier du Réel et y construire le Temple du Grand Architecte de l'Univers. Parachever l'œuvre de la Matière, de la Vie et de l'Esprit. Faire du Divin le cœur intime et le moteur universel du Réel : c'est cela le panenthéisme, ce Tout qui est en Dieu, selon l'étymologie grecque.

 

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FOG pose l'équation politique française :

 

"Le Pen + Zemmour + Mélenchon + l'escrologisme à la Rousseau + les poussières d'extrême, de droite ou de gauche = entre 45 et 49%"

 

La "Rousseau" dont il s'agit n'est pas le Jean-Jacques, mais la Sandrine … et elle est encore bien pire que lui, ce n'est pas peu dire !

En gros, cette équation signifie qu'un adulte français sur deux, rejette l'héritage libéral, le modèle républicain et l'indispensable unité européenne.

Décidément, ce pays s'effondre lamentablement.

 

Et notre FOG d'énumérer les six gros problèmes réels de la France :

 

  • L'immigration incontrôlée.
  • La désindustrialisation.
  • Les dépenses publiques.
  • Les taux d'imposition.
  • Le déficit de la balance commerciale.
  • L'endettement étatique.

 

La France n'a jamais été un bon élève de la classe européenne, mais elle est en train d'en devenir un des cancres patentés (même l'Italie de Draghi fait mieux qu'elle, c'est tout dire).

 

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Depuis 1981, début de la catastrophe mitterrandienne, la France s'est enlisée dans le démagogisme électoraliste et court-termiste. L'étatisme forcené, les assistanats généralisés, le clientélisme partisan, les "élites" énarquiennes, le gauchisme et le populismes rampants, tout s'y est mis.

Ce pays est à la dérive complète et tout y va à vau-l'eau.

Et c'est sans parler de l'islamisme terroriste et du salafisme antisémite qui règnent, à présent, sur de grandes zones banlieusardes de non-droit.

 

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L'affaire des "sous-marins français non vendus à l'Australie" vient, je l'espère de le confirmer une fois pour toutes : l'Angloland n'est pas l'ami de l'Euroland.

Il en est même l'adversaire numéro un !

Le Sinoland est en train de s'effondrer tout seul sous le poids d'un totalitarisme communiste et d'un financiarisme économique tous deux délétères et létaux.

Les autres continents ne jouent pas (plus) dans le cour des grands.

L'Angloland a parfaitement compris que son seul adversaire de poids, dans le processus global, c'est et c'est seulement l'Euroland qu'il veut démanteler en s'appuyant sur tous les crétins souverainistes, populistes et escrologistes qui courent un peu partout.

 

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De Benjamin Franklin :

 

"Les créanciers ont meilleure mémoire que les débiteurs."

 

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Vivre au-dessus de ses moyens est la meilleure manière de se suicider.

 

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La crise qui est déjà là, sera bien plus financière qu'économique. C'est le financiarisme mondial qui se fissure et va s'effondrer, pas l'économie réelle et entrepreneuriale.

Ce sera enfin de grand nettoyage et la disparition, que j'espère, de la finance spéculative et de ses temples boursiers.

 

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L'histoire ne se répare jamais. Elle fut et demeure. Elle a connu du génial et de l'infâme. Mais rien, jamais, n'y est réparable. L'idée même de réparation, aujourd'hui tant en mode, un peu partout et pas seulement chez les wokiste, est une absurdité.

Ce qui a été fait, reste tel.

On peut oublier ; on peut pardonner ; mais on ne peut rien réparer.

 

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Le clivage idéologique entre gauche et droite est totalement stérile.

Le seul clivage essentiel se place entre étatisme (de gauche ou de droite, socialiste ou conservatiste) et libéralisme.

Et dans un monde continentalisé, tenaillé par des défis globaux, l'étatisme est devenu ridiculement obsolète.

L'avenir sera libéral ou ne sera pas : des continents autonomes en tant que réseaux interdépendants de régions autonomes.

 

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De Richard Feynman :

 

"Si vous ne pouvez pas expliquer quelque chose simplement,

c'est que vous ne le comprenez pas."

 

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Il faut se rappeler la prédiction d'Alexis de Tocqueville sur "le despotisme démocratique".

C'est-à-dire la bureaucratisation et la fonctionnarisation de la vie quotidienne sur fond d'étatisme intrusif, normatif et kafkaïen.

Cette horreur banalisée est-elle la cause ou la conséquence de la meilleure santé d'ensemble de la vie collective, de l'économie, des pouvoirs d'achat, de la sécurité globale ambiante, etc … ?

On n'a jamais aussi bien vécu en termes d'extériorité et de quantitativité, mais on n'a jamais aussi peu vécu en termes d'intériorité et de qualitativité.

Paradoxe ?

 

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Toute collectivité doit être au service de l'accomplissement des personnes, et jamais l'inverse. Hors de là, point de salut. Hors de là, il n'y a qu'autoritarisme et totalitarisme. Hors de là, il n'y a que violence et coercition.

Négation abjecte de l'autonomie individuelle.

 

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De Pierre Teilhard de Chardin :

 

"Chaque existence individuelle, fidèlement menée, est jonchée des coques abandonnées par nos successives métamorphoses ; et l'Univers tout entier laisse derrière lui une longue série d'états où il eût peut-être aimé se complaire, mais dont la nécessité impitoyable de grandir l'a continuellement arraché."

 

          "L'Homme ne progresse qu'en élaborant lentement, d'âge en âge, l'essence et la totalité d'un Univers déposé en lui."

 

          "La Création n'est pas une intrusion périodique de la Cause première: elle est un acte coextensif à toute la durée de l'Univers."

 

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Le 07/10/2021

 

Exister, c'est se manifester ; c'est donc être porteur et enclencheur de processus.

Exister, c'est, donc, devenir et faire advenir.

 

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Le 08/10/2021

 

Le PS est menacé de disparition … enfin !

Le socialisme est une maladie mentale.

Il est temps que la France (et d'autres) en guérissent définitivement.

Le socialisme, qu'il soit autoritaire ou démagogique, est une infect brouet fait d'égalitarisme, d'étatisme et d'assistanats.

Le "social" y est l'obsession centrale, sans que ce mot veuille dire quoique ce soit puisqu'il rejette à la fois le personnel et le communautaire.

Le socialisme exige, non seulement la négation, mais la destruction de l'autonomie et de la responsabilité, individuelles et collectives.

Qu'il soit autoritaire ou démagogique, il est un totalitarisme rampant, et un antilibéralisme (ou illibéralisme) militant.

Le socialisme est le populisme internationaliste de gauche ; le populisme est le socialisme nationaliste de droite. Chou vert et vert chou.

 

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La gauche est la gauche de la droite et la droite est la droite de la gauche : des latéralités qui ne mènent nulle part.

 

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D'André Comte-Sponville :

 

"Les hommes obéissent ; les prix, non."

 

Cela signifie que le politique (faire obéir les hommes) et l'économique (s'adapter aux évolutions des offres et des demandes) sont complètement disjoints.

C'est le constat, l'acceptation et l'assomption de cette disjonction qui fonde le libéralisme : on n'engendre jamais ni richesse, ni prospérité par décret !

 

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Et du même :

 

"(…) une politique de gribouille qui ruinerait le pays par souci de justice."

 

Le TLF définit ainsi le gribouille : "Personne désordonnée, naïve et sotte, qui se précipite dans des difficultés plus grandes que celles qu'elle veut éviter. Sot comme quelqu'un qui se jette dans un danger plus grand que celui qu'il veut fuir".

 

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De FOG :

 

"(…) France, mère patrie du déni (…)"

 

Déni ? TLF répond : "Action de dénier, de refuser de reconnaître la vérité ou la valeur d'une chose. Action de refuser ce qui est dû."

D'autres mots pour cela : irréalisme, idéalisme, utopisme, fantasmagorie, rêvasserie, hypocrisie, aveuglement, mensonge, …

 

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Lorsque les juges – si tellement de gauche - se prennent pour la justice divine, le totalitarisme n'est plus loin.

 

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Comme je l'avais prévu, les prix "amont" (les matières premières, surtout) sont en train de flamber pour des raisons d'abord spéculatives et financiaristes, mais pas seulement : leur pénurisation commence à montrer plus que le bout de son nez. La production, moyennent robotisation à marche forcée, peut se maintenir, malgré le recul de l'appétence au travail des populations, surtout jeunes. Quant à la consommation, elle repart un peu, après cette expérience de frugalité (et d'épargne) que fut la pandémie.

Inflation, donc … Les prix augmentant plus vite que les revenus.

Et, comme l'exprime Karl Otto Pöhl, ancien patron de la Bundesbank :

 

"L'inflation, c'est comme la pâte dentifrice : une fois sortie du tube, il est impossible de l'y faire rentrer."

 

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Le 09/10/2021

 

De mon si cher ami Edgar Morin (dans un message personnel) :

 

"Ce qui est pour toi intention est pour moi quelque chose d'indicible et d'impensable échappant totalement à notre entendement ; j'appelle ça le Mystère. Ça ne me tranquillise pas pour autant ça m'irrite de me casser la tête en vain à essayer de comprendre"

 

Et ma réponse : "Quant au Mystère-Intention ... c'est le plus beau des problèmes de la métaphysique d'aujourd'hui. Mais il faut y insister : une intention n'est ni un but, ni une finalité, mais un "état d'esprit", un moteur de la construction dans le présent, une volonté ou un désir permanent, une soif, peut-être ..."

 

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De John-Stuart Mill :

 

"Toute action est accomplie en vue d'une fin et les règles de l'action (…) reçoivent nécessairement tous leurs caractères, toute leur coloration, de la fin qu'elles servent."

 

Autrement dit, pour qu'il y ait processus, il faut un projet et ce projet détermine l'éthique qui le sert (c'est au fond cela l'utilitarisme puisqu'est éthique ce qui sert à la réussite du projet).

 

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Toute éthique est au service d'un projet.

L'éthique est l'ensemble des règles qui permettent au projet de réussir.

Il n'existe aucune morale absolue ou naturelle, aucun souverain Bien ou Mal.

 

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Le 10/10/2021

 

Le travail initiatique à partir de rituels mettant en œuvre des symboles, n'est rien de plus qu'une méthode collective pour cheminer seul sur les routes du Sacré à la rencontre du Sublime.

 

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Le 11/10/2021

 

De Jean Viard, sociologue :

 

"Un certain nombre de décisions de l'État sont parisiano-centrées. Jamais on n'aurait décidé les 80 kilomètres-heure ni augmenté les taxes sur l'essence sachant que 70 % des Français vont travailler en voiture, et que 63 % ont une maison avec jardin. On voit bien que l'idée que ces personnes-là se font des déplacements est conditionnées par ce qu'ils vivent tous les jours : des transports en commun globalement performants dans une ville où plus d'1 habitant sur 2 n'a pas de voiture. À ce détail près que ce n'est pas la réalité française ! De ce point de vue, la crise des gilets jaunes est typiquement une crise de la haute fonction publique incapable de penser la vie populaire. Et cela continue : alors que 60 % du parc automobile est constitué de véhicules Diesel, on choisit de les interdire peu à peu en ville. Je serais étonné de voir les gilets jaunes l'accepter... On a pris la décision trop tard, il faut laisser le temps aux voitures de vieillir plutôt que de les envoyer polluer l'Afrique !"

 

Les grandes villes sont des purs produits de la modernité. Elles disparaîtront avec elle.

En attendant, leur modèle moderne cause énormément de problèmes à tout le monde et, surtout, à ceux de plus en plus nombreux, qui ont décidé d'aller vivre en province ou dans la ruralité.

 

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De Viktor Frankl :

 

"“Nous, qui avons vécu dans les camps de concentration, gardons un souvenir ému de ces hommes qui allaient et venaient dans les baraques, réconfortant les autres, donnant leurs derniers morceaux de pain. Ils étaient peu nombreux, mais ils suffisent à faire preuve qu'un homme peut être privé de tout sauf d'une chose : la dernière de ses libertés - la liberté de choisir sa propre attitude quelles que soient les circonstances, la liberté de choisir sa propre voie. "

 

Même au fond d'une prison, on peut être libre si on le veut vraiment.

La vraie liberté est toute intérieure.

 

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Un système manifeste un processus complexe (mais pas compliqué) dans un monde qui devient de plus en plus complexe (il faut donc définir ce qu'est la complexité : l'inverse de la complication, mais l'amie de la simplicité qui n'est ni facilité, ni simplisme). Si le système veut survivre (c'est un théorème), sa complexité interne doit devenir au moins égale à la complexité ambiante. Cela implique le passage d'une organisation pyramidale à une organisation réticulée, un passage d'un fonctionnement mécanique à un fonctionnement organique, un passage de la relation de subordination à la relation d'autonomie-interdépendance (autonome ne signifie pas indépendant), un passage de la complication (la procéduralité) à la simplicité (l'efficience immédiate), un passage de la productivité à la virtuosité, etc ...

 

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Le 12/10/2021

 

De Didier Raoult :

 

"Les augmentations de COVID-19 ne sont pas liées aux niveaux de vaccination dans 68 pays et 2947 comtés aux Etats-Unis.

 

Les vaccins sont actuellement la principale stratégie d'atténuation pour lutter contre le COVID-19 dans le monde. Par exemple, le récit lié à la recrudescence continue de nouveaux cas aux États-Unis (É.-U.) serait motivé par les zones à faible taux de vaccination [ 1 ]. Un récit similaire a également été observé dans des pays comme l'Allemagne et le Royaume-Uni [ 2 ]. Dans le même temps, Israël, salué pour ses taux de vaccination rapides et élevés, a également connu une résurgence substantielle des cas de COVID-19 [ 3 ]. Nous étudions la relation entre le pourcentage de la population entièrement vaccinée et les nouveaux cas de COVID-19 dans 68 pays et dans 2947 comtés aux États-Unis.

 

Résultats

Au niveau des pays, il ne semble pas y avoir de relation discernable entre le pourcentage de la population complètement vaccinée et les nouveaux cas de COVID-19 au cours des 7 derniers jours (Fig.  1). En fait, la ligne de tendance suggère une association légèrement positive telle que les pays avec un pourcentage plus élevé de population entièrement vaccinée ont des cas de COVID-19 plus élevés pour 1 million de personnes. 

Notamment, Israël, avec plus de 60 % de sa population entièrement vaccinée, a enregistré les cas de COVID-19 les plus élevés pour 1 million de personnes au cours des 7 derniers jours.

L'absence d'association significative entre le pourcentage de population entièrement vaccinée et les nouveaux cas de COVID-19 est encore illustrée, par exemple, par la comparaison de l'Islande et du Portugal. Les deux pays ont plus de 75 % de leur population entièrement vaccinée et ont plus de cas de COVID-19 pour 1 million d'habitants que des pays comme le Vietnam et l'Afrique du Sud qui ont environ 10 % de leur population entièrement vaccinée. (…)

 

En résumé, même si des efforts doivent être faits pour encourager les populations à se faire vacciner, cela doit être fait avec humilité et respect. La stigmatisation des populations peut faire plus de mal que de bien. Il est important de noter que d'autres efforts de prévention non pharmacologiques (par exemple, l'importance d'une hygiène de base en santé publique en ce qui concerne le maintien d'une distance de sécurité ou le lavage des mains, la promotion de formes de tests plus fréquentes et moins chères) doivent être renouvelés afin de trouver l'équilibre pour apprendre à vivre avec COVID-19, de la même manière que nous continuons à vivre 100 ans plus tard avec diverses altérations saisonnières du virus de la grippe de 1918."

 

Il n'y a donc pas de corrélation franche entre taux de vaccination et taux d'incidence.

Cela me paraît du bon sens lorsqu'on a affaire à un virus ARN instable qui mute pour s'adapter au niveau d'immunité du milieu qu'il occupe.

 

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Les USA ne peuvent pas vivre ni politiquement, ni économiquement, de manière autonome ; il leur faut toujours une challenger, une adversaire.

Jusqu'à l'indépendance, ce fut la Grande Bretagne.

Au 19ème siècle, ce furent les Indiens.

De 1914 à 1945, ce fut l'Allemagne.

De 1945 à 1989, ce fut l'URSS.

De 1989 à aujourd'hui, surtout depuis l'avènement de Xi Jinping, c'est la Chine … qui s'effondre peu à peu.

A présent, les USA cherche un nouvel adversaire ; il est temps de bien comprendre que ce sera l'Union Européenne.

 

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Il faut d'abord oser pour réussir, ensuite.

 

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Donner du sens à sa vie, c'est pas idiot !

 

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De Marc-François Mignot-Mahon (patron de Galileo, une des leaders des établissements privés de formation universitaire) :

 

"La demande est là. Partout dans le monde, particulièrement dans les pays émergents, le nombre d'étudiants augmente. Et le système éducatif traditionnel n'arrive plus à y répondre. (…) D'un côté on a des entreprises qui n'arrivent pas à recruter. De l'autres, des milliers de jeunes se retrouvent sa        ns emploi, parce qu'ils n'ont pas les bonnes compétences."

 

IL est temps et même urgent que déconnecter le noétique (dont l'enseignement et la recherche) du politique. L('éducation nationale est une aberration dans les termes. L'Etat ne doit rien avoir à voir avec les systèmes éducatifs.

 

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De Sénèque :

 

"Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie."

 

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Toute diplomatie est au service d'un projet, dit national, mais en réalité dicté par une oligarchie de pouvoir(s) !

Connaître ce projet, c'est châtrer tous les diplomates. Alors, ils ont inventé le "secret diplomatique" qui n'est qu'une vaste couillonnade pour cacher une évidence : veiller, de la façon la plus retorse, aux intérêts à son propre projet au détriment de tous les autres.

La guerre signe l'échec des diplomates. Le projet global aussi.

 

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Trois notions doivent impérativement être différenciées.

L'élite est la caste des transmetteurs des savoirs du passé.

L'aristocratie est la caste des promoteurs des projets d'avenir.

L'oligarchie est la caste des détenteurs des pouvoirs du présent.

 

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Le 13/10/2021

 

De mon amie Néa :

 

"On appelle anti-complotisme l'action de rechercher et de dénoncer les complots, anciennement le métier des journalistes, mais ça c’était avant"

 

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Le 14/10/2021

 

Fidèlement aux étymologies, une information représente (donc modélise) une forme (une eidétique) qui peut être soit structurelle (ou topologique) dans l'espace, soit processuelle (ou dynamique) dans le temps.

Dire que "ce cheval est un étalon blanc à crinière jaune avec une jambe torse", c'est décrire un objet "cheval", au moyen de constats de variations (des dérivées mathématiques par rapport à l'espace), des variations de volumes, de surfaces, de densités matérielles, de fréquences lumineuses, etc …

Dire que "ce cheval galope et prend élan pour sauter au-dessus de cette barrière", c'est décrire un processus "course chevaline", au moyen de constats d'autres variations (des dérivées mathématiques par rapport au temps, cette fois), des variations de positions, de vitesses, de trajectoires, etc …

Toute information représente des variations. Réciproquement, il n'existe d'information que s'il y a des variations.

Une information n'est validée que lorsque les variations qu'elle modélise, ont été dûment vérifiées ; dans le cas contraire, l'information n'est que ragot, bobard ou mensonge.

 

La communication (qui étymologiquement indique une "mise en commun") est l'art de formuler et de diffuser adéquatement, vers un nombre important ou restreint de récepteurs, bien définis ou indéfinis, des informations, donc des constats de variations.

Toute communication est subordonnée à un projet qui est, soit d'enseigner ou de renseigner (faire circuler des informations validées vers ceux à qui elles sont supposées être utiles), soit de manipuler des groupes humains dans un but plus ou moins précis en termes de finalité(s) et de cible(s).

 

Comme toutes les autres dimensions du paradigme sociétal humain, la communication vit aujourd'hui une phase chaotique.

L'enseignement et le renseignement "neutres" (donc déontologiques) d'informations validées, vérifiées et utiles, se sont effondrés un peu partout, même et surtout dans les établissements universitaires dits de "sciences humaines" (qui n'ont absolument rien de scientifiques).

En gros, toute communication – portée, aujourd'hui, par des "communicants", c'est-à-dire des experts en manipulation de masses ou de cibles - est devenue "publicité" pour un produit, une entreprise, une personnalité, une cause, une idéologie, une élection, un projet, un fantasme, un mythe, une fable, …

Et, bien sûr, ces "réseaux sociaux" que l'on ferait mieux d'appeler des "plateformes numériques", sont les médias de prédilection de toutes ces manipulations éhontées (que les médias classiques, tous en perte d'audience ou de lectorat, s'empressent de singer et de reproduire au mépris de toute déontologie journalistique).

 

Comme tout le reste, la communication doit être totalement refondée et réinventée, dans les toutes prochaines années, sur base d'une éthique scrupuleuse. Le 21ème siècle sera éthique (ce qui ne signifie nullement "puritain") ou ne sera pas. IL est temps de tourner le dos au nihilisme du 20ème siècle !

La communication doit réapprendre la déontologie, et ne diffuser que des informations validées, vérifiées et utiles. Elle doit quitter ce qu'elle est malheureusement devenue : un commerce fallacieux, un trafic d'influences, un marché de la tromperie, un piège à gogos.

 

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Yuval Noah Harari, le célèbre auteur du fameux "Sapiens", professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem, a été interviewé par "Le Point" (Laetitia Strauch-Bonart) sur le thème : "Ce que nous devons aux chasseurs-cueilleurs".

Harari est un socialiste gauchisant et écologisant ; tout le monde le sait.

Obsédé d'égalitarisme, il vomit tous les processus clivants qui constatent simplement que les humains ne sont en rien égaux les uns avec les autres et que, quel que soit le projet envisagé, il y a aura toujours des humains plus aptes que les autres à penser, organiser, diriger, optimiser et faire réussir le processus en question.

 

Ce constat simple l'amène à prétendre que la civilisation (le passage de l'état de chasseur-cueilleur à celui d'agriculteur-éleveur, donc de l'inculture à la culture) fut une catastrophe inégalitaire ayant rompu la "parfaite harmonie" des clans primitifs (malgré l'intense violence qui y régnait et qu'il reconnait).

Le paradigme des agriculteurs-éleveurs aurait rompu la belle symbiose entre les humains et la Nature, et aurait enclenché le pillage et le saccage de ladite Nature. Il est un fait que la "Nature sauvage" originaire n'existe plus nulle part ; mais le pillage et le saccage systématiques, jusqu'à l'agonie actuelle de la biosphère, n'est le fait que des deux cents dernières années d'industrialisation effrénée et de démographie galopante (au prétexte d'humanitarisme).

 

Avec Harari, nous voilà donc replongeant dans le mythe de ce "jardin d'Eden", de ce "paradis terrestre" et de cet "âge d'or" désormais perdus.

Il est ridicule, ce progressisme qui refuse toute progression !

 

J'aimerais répéter ici ce que j'avais écrit au sujet de la philosophie écologique de Gilles Clément :

 

Gilles Clément développe un concept incroyablement vrai et perspicace : la Nature sauvage n'existe pratiquement plus nulle part et tenter ou vouloir y revenir est absurde tant la vie et l'histoire, comme la thermodynamique, sont irréversibles.

En revanche, il part du principe que l'empreinte de l'humain sur Terre peut et doit être positive, c'est-à-dire au service de la Vie sous toutes ses formes, non pour que la Terre redevienne un jungle primaire, mais pour qu'elle devienne un jardin de plus en plus beau et riche.

Voilà, en une phrase, l'écologie de demain, loin des écologismes idéologiques et gauchistes qui se fichent, comme d'une guigne, de la Vie et de son accomplissement, mais qui, au fond et en fait, mènent leur guerre imbécile contre ce qu'ils croient être, dans leur jargon boiteux, le capitalisme ou le libéralisme (décrété "ultra" ou "néo").

En somme : faire de la Terre, partout, un "jardin terrestre" que l'humain doit "garder et servir " (Gen.:2;15)."

 

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La philosophie grecque antique a connu l'Académie des platoniciens, le Lycée des aristotéliciens, la Portique des stoïciens … mais aussi le Jardin des épicuriens, ce Jardin où Epicure enseignait les moyens de parvenir à l'ataraxie c'est-à-dire à la paix de l'âme, à l'absence de trouble intérieur.

Ce n'est pas tant l'atomisme et le matérialisme, tous deux obsolètes, d'Epicure qui m'intéressent, mais bien plus ce principe d'ataraxie, cette discipline (cette ascèse, donc, si l'on regarde l'étymologie grecque) pour cultiver sa paix intérieure.

 

Il ne s'agit pas d'indifférence. Evidemment. L'indifférentisme ("Rien ne vaut") et l'indifférencialisme ("Tout se vaut") sont des modes du nihilisme qui ne conduisent qu'au vide du cœur et à la mort de l'âme.

Bien au contraire, la paix intérieure permet d'assumer pleinement tout ce qui existe et tout ce qui arrive ; il s'agit, au fond, d'accepter et d'assumer le monde et la Vie tels qu'ils sont et tels qu'ils vont. Et ce n'est pas si difficile. Il suffit, en somme, de comprendre que c'est la Vie qui se vit en nous et que tout ce qui nous arrive peut devenir malédiction ou bénédiction selon le regard qu'on lui porte.

 

La souffrance – au contraire de la douleur physique qui, elle, est bien réelle – est une pure construction mentale : on se fait souffrir, on se rend malheureux. L'ataraxie invite à déconstruire ces constructions mentales qui nous empoisonnent l'existence.

Le plus souvent, la souffrance exprime un manque ou une jalousie : c'est le "je n'ai plus ce que j'avais" ou le "je n'ai pas ce dont j'ai envie" ou le "il a ce que je n'ai pas".

Lorsqu'on cultive son jardin intérieure, il faut commencer par arracher ces mauvaises herbes que sont les manques, les envies, les ressentiments.

 

Avant tout, il convient de se rappeler, chaque jour, que l'on ne récolte que ce que l'on sème. Retourner l'humus de l'humain. Sélectionner ses graines d'idées et de projets : pas trop si l'on veut que la plante grandisse bien, et ait son espace, son eau et sa lumière. Semer en bon ordre et jamais n'importe comment : il faut organiser sa vie car un tas ne fait jamais un tout, et une maison ne tient que si elle est architecturée. Ecarter les nuisibles (et Dieu s'il y en a parmi les humains), éviter les nocifs, éloigner les parasites. Tutorer en phase de faiblesse. Arroser en phase de sècheresse. Et récolter, enfin, tranquillement, avec gratitude pour la Vie, à la bonne saison, sous la "bonne lune", avec le bon outil (le sécateur pour la rose et le quatre-dents pour les patates). Et voilà tout !

 

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Depuis 1950, le pouvoir d'achat objectif ne fait qu'augmenter (avec des fluctuations épisodiques, bien sûr), mais la perception des masses populaires (et spécialement en France) est pourtant inverse (c'est encore le cas aujourd'hui sur les années 2019 à 2021). Pourquoi ?

Tout simplement parce que le pouvoir d'achat objectif mesure la capacité réelle à acheter, alors que le ressenti subjectif du pouvoir d'achat indique que le désir d'acquérir ou de consommer croît plus vite que la capacité de l'assouvir.

Il y a les moyens réels qui croissent objectivement, mais il y a le désir de vivre au-dessus de ses moyens qui croît bien plus vite.

Tout converge (la démagogie et la publicité) pour laisser croire aux crétins qu'il peuvent vivre de plus en plus au-dessus de leurs moyens qui, pourtant, augmentent.

 

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Les futures élections présidentielles françaises seront très symptomatiques de l'état général de la chose politique en Europe, mais bien amplifié par une "politicomanie" et une "polémicomanie" bien françaises. Mon regard en quelques points :

 

  1. Emmanuel Macron sera très probablement réélu et devra entamer, à ce moment, deux choses : un calvaire personnel (seul contre tous les pitres politicards) et un redressement de la France (sortir des assistanats et enclencher un vrai libéralisme).
  2. Les concepts (venus des 18ème et des 19ème siècles incroyablement obsolètes) de "gauche" et de "droite" sont morts ; on signe l'enterrement en fosse commune du socialisme, du communisme, du conservatisme et du bourgeoisisme.
  3. Le "populisme" d'une Le Pen aura fait long feu ; les échecs épouvantables d'un Donald Trump, d'un Boris Johnson, d'un Viktor Orban, etc … ne sont contestables par personne.
  4. L'islamophobie d'un Zemmour (car aujourd'hui, l'immigration sauvage et délétère est musulmane et téléguidée par les salafistes, il est temps de bien le voir) pose un vrai problème de fond, mais de la mauvaise manière ; il est temps de comprendre que l'islam a six cents ans de retard sur le christianisme et qu'à cette aune, les musulmans convaincus vivent en 1400, donc en plein obscurantisme médiéval, catholique, papal et inquisitorial ; c'est cela les "Frères musulmans" et rien d'autre.
  5. Le taux d'abstention sera la preuve de l'échec complet des politiques "nationales" ; il ne restera que deux niveaux politiques réels à savoir le continent (l'Union Européenne où il faut le moins de démocratie possible) et la région (la réalité vécue par les gens de chair et de sang) ; exit le centralisme jacobins et les énarques carriéristes parisianocentristes.
  6. La démocratie, en tant qu'idéalisme bisounours, devra faire ses bilans ; la médiocrité des masses rend impossible toute consultation populaire hors de cette seule logique connue d'elles : "du pain et des jeux".
  7. Si Emmanuel Macron n'est pas réélu et qu'un Zemmour ou une Le Pen passent (les deux seuls challengers adoubables par la médiocrité populacière), je serai très content de n'avoir ni passeport français, ni domicile officiel français, ni imposabilité en France.

 

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L'église catholique, aujourd'hui, est la plus grande criminelle en matière de pédophilie et d'abus sexuels divers et variés. Les chiffres sont incontestables entre 1950 et aujourd'hui.

Il faut cesser de nier l'évidence et le problème.

Dieu est vivant. Dieu est la Vie. Et la Vie n'a qu'une seule loi : se perpétuer par la procréation. Le vœu de chasteté est une aberration. Le célibat des prêtres est une aberration. Aimer Dieu, c'est aimer la Vie et la perpétuer. Les rabbins juifs doivent être mariés et avoir des enfants, comme les pasteurs protestants ou les popes orthodoxes. Le célibat obligatoire des prêtres catholiques engendre ce que les assureurs appellent une "contre-sélection", c'est-à-dire attire, non pas les candidats à la pureté mystique, mais les pervers homosexuels et pédophiles, les violeurs protégés par le "secret de la confession". Foutaises !

Si l'on veut conseiller une communauté, aider les fidèles et croyants, assister les gens qui vivent leurs difficultés quotidiennes, il faut partager la même vie qu'eux. J'appelle tous les catholiques à militer pour l'abrogation de cette absurdité qu'est le célibat obligatoire des prêtres. Qu'un moine, par décision personnelle, et pour le temps de son ascèse, puisse prêter un vœu de chasteté, c'est son affaire. Il peut le rompre à tout moment (ce que beaucoup ne se privent pas de faire). Mais associer "prêtrise" et "célibat" est une absurdité contre-productive.

Mais je pèse combien cette réforme reviendrait à renier le paulinisme et sa canonicité … Mais il est temps de jeter Paul de Tarse, sa misogynie, son obsession du péché et de la souillure, etc … aux poubelles de l'histoire spirituelle. Paul, fondateur réel du christianisme, était un psychopathe !

 

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Aux USA, la présidence de Donal Trump n'a pas été la cause, mais bien la conséquence d'une dualisation de ce pays sous-cultivé dont le système éducatif est d'une médiocrité abyssale. Il y a là – comme en France – une cassure du pays en deux camps, approximativement égaux en poids,  qui se basent sur des représentations fausses et fantasmatiques du monde réel.

Le problème n'est plus la véridicité des faits. Le problème n'est plus que la mythicité des discours.

Le mythe que l'on raconte, est devenu imperméable à la réalité des faits. On est dans la croyance pure. La réalité n'a plus aucune espèce ni d'intérêt, ni d'importance. On croit à ce que l'on a envie d'entendre (ce qui a toujours été le moteur de toutes les démagogies).

L'affrontement des idéologies est devenu l'affrontement des mythologies.

Les idéologies avaient au moins le mérite, avec des couches énormes de mauvaise foi, le mérite de faire semblant de tenir compte des faits réels. Avec les mythologies, ce n'est même plus la cas.

La rupture entre l'humanité et la réalité est un divorce de plus en plus radical, de plus en plus délétère, de plus en plus létal. Elle est une pure conséquence de cette modernité qui, en créant les villes et la vie "hors-sol", a déconnecté les humains du monde réel dont ils émanent et qui les porte et les nourrit.

Je crois qu'un psychiatre appellerait ce divorce une schizophrénie collective !

 

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Le début de l'effondrement de la France, c'est 1981, c'est l'avènement, qui durera 14 ans, d'une crapule cynique, vichyste, collabo et socialiste (sur le tard) appelée François Mitterrand.

 

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La confusion permanente entre "science" et "technique" devient exaspérante.

La technique, c'est ce que les ingénieurs font avec la connaissance scientifique pour transformer le Réel et satisfaire les caprices humains.

La science, c'est la compréhension et la modélisation fiable de la réalité du Réel.

Il suffit de lire quelques magasines dits scientifiques ou la rubrique "sciences" de nombreux magasines "grand public" ou "honnête homme", pour voir que tout cela est envahi de considérations technologiques qui n'ont aucune intérêt scientifique.

 

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Le15/10/2021

 

Quelques réflexions sur l'éthique …

 

  • Confusion dommageable entre morale (les mœurs collectives communément admises) et l'éthique (les règles comportementales que chacun se construit en fonction de son projet de vie).
  • L'éthique est l'ensemble des règles de vie que l'on se donne afin de mener à bien le projet de vie (collectif et personnel) que l'on s'est fixé. IL n'y a pas d'éthique possible, sans un projet de vie préalable.
  • La modernité naissante (à la Renaissance du 15ème siècle) a mis l'humain au centre du travail philosophique (métaphysique et éthique) avec le but de l'émanciper de tout ce qui pouvait entraver son plein épanouissement (d'où les luttes successives contre l'Eglise au nom du libre-examen (humanisme du 16e), contre les Croyances au nom de la rationalité (rationalisme du 17e s.), contre les Rois au nom de la liberté (philosophisme du 18e s.), contre la Nature au nom de la science (positivisme du 19e s.), contre Dieu au nom du progrès (nihilisme du 20e s.), …).
  • Le monde d'aujourd'hui est le résultat d'un processus curieux : avec le conformisme chrétien, la morale a pris la place de l'éthique, et avec le juridisme moderne, c'est la loi qui a pris la place de la morale. Mais la loi s'étiole en se perdant dans des règlements, des normes et des procédures, et les Etats n'ont plus les moyens (ni matériels, ni intellectuels) de la faire respecter.
  • Le nihilisme par sa relativisation radicale de tout, a détruit, à la fois, toute pratique morale et toute exigence éthique, et les a remplacées par un juridisme aussi artificiel qu'arbitraire. Il instaure une amoralité de droit (tout est permis sauf ce qui est interdit par la loi "démocratique") et une immoralité de fait (pas pris, pas fautif).
  • Un des principes essentiels de la démocratie veut que ce soit la majorité qui possède le droit d'évaluation et le droit de décision (mais dans le respect du meilleur bien pour tous). Le wokisme exacerbe outrancièrement le respect des minorités, mais en refusant, à la majorité, le droit de porter le moindre regard, le moindre jugement à l'égard d'une quelconque minorité. Le wokisme est donc radicalement anti-démocratique : la marginalité fait loi.
  • De plus, en mêlant un éthique du respect de l'autre dans ses différences et une idéologie égalitariste menant à l'accusation et à la condamnation d'office de tout état de fait majoritaire (au titre de colonisation, d'oppression, de domination, de persécution, etc …), le wokisme pervertit diaboliquement l'éthique du respect des différences. Il fonde son fonds de commerce idéologique sur le procès permanent de toute "domination" au travers d'une grille de lecture parfaitement subjective, artificielle et déformée par des préjugés colossaux et fantasmatiques. On y trouve surtout un perpétuel procès de l'histoire humaine, mais un procès myope et ciblé : ainsi, on y conspue la colonisation européenne d'une part de l'Afrique (en omettant, bien évidemment, de mentionner sa contribution décisive aux progrès médicaux, éducatifs, scientifiques, techniques, agricoles, etc …), mais on passe sous un silence de plomb les esclavagisations massives et atroces des Noirs animistes par les Arabes musulmans (ces deux groupes ayant été décrétés minoritaires en occident et donc victime de l'oppression "systémique" ambiante).
  • Le nouveau paradigme sera éthique ou ne sera pas. Une éthique au service d'un projet global ; une éthique au service de l'accomplissement de la Vie et de l'Esprit sous toutes leurs formes.
  • L'éthique minimale (défensive ?) de demain sera une éthique de la non-agression (objective, mais pas subjective : le problème est d'être réellement agressé – par des actes et/ou des paroles - et non pas de se sentir psychologiquement agressé) : si vous le promouvez pas, au moins ne nuisez pas.

 

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Penser, d'abord : faire converger, en harmonie, ce que l'on voit, ce que l'on sait, ce que l'on imagine, ce que l'on veut ; faire converger ce qui est véritable et non ce qui est apparence ou illusion.

Dire ensuite : penser tout ce que l'on dit, mais ne pas forcément dire tout ce que l'on pense ("Toute vérité n'est pas bonne à dire", surtout à des oreilles incapables de l'entendre).

Faire, enfin : faire ce que l'on dit et dire ce que le fait (ou va faire).

Assumer, aussi : assumer en pleine responsabilité tout ce que l'on pense, dit et fait.

 

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L'entropie mesure le niveau d'uniformité et d'homogénéité dans l'espace et dans le temps.

A l'inverse, l'information est ce qui formalise (dans un langage donné) des variations, des transformations, des inhomogénéités, des complexités dans l'espace et dans le temps : l'information formalise donc la néguentropie d'un processus systémique.

 

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Le Grand Architecte de l'Univers est un concept bien plus important et profond que celui de Dieu. Chaque Dieu de toutes les traditions religieuses ou spirituelles n'est qu'une représentation partielle et partiale de lui.

Ainsi, dans la Bible hébraïque, le Dieu qui engendre les Elohim (les dieux, les puissances, les intentions, les forces de la Nature), est El, la puissance créative ; alors que YHWH est le Dieu tutélaire de la Maison d'Israël, fondateur de l'éthique qui préside à son projet juif d'Alliance et de Promesse.

Le Grand Architecte de l'Univers est la puissance suprême ; Il est le principe d'émanation, le principe de cohérence et le principe de logicité (c'est un ternaire essentiel) qui préside à tout ce qui existe tant au niveau métaphysique de l'Univers qu'au niveau éthique des humains.

Il est le Logos suprême qui ordonne tout, qui ordonne l'évolution cosmique et qui ordonne les comportements humains.

Il est le fondement ultime de la cosmologie métaphysique et de la loi éthique.

 

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Le 16/10/2021

 

Le principe d'optimalité cosmologique, dans l'univers physique, se décline sous trois formes :

 

  • L'optimalité topologique s'exprime au travers des lois de la gravitation/expansion.
  • L'optimalité eidétique s'exprime au travers des lois électromagnétiques et nucléaires.
  • L'optimalité topologique s'exprime au travers des lois de conservation.

 

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La notion stratégique de "compétence" se déploie sur plusieurs plans :

 

  1. Définition : la compétence est la capacité à mener à bien une mission et à résoudre tous les problèmes qui s'y posent.
  2. Exigence : le saut de complexité que nous vivons impose de porter toutes les compétences au meilleur niveau de virtuosité (vs. médiocrité).
  3. Catégories :
    1. Compétences techniques : excellence optimale dans les domaines spécifiques concernés.
    2. Compétences méthodologiques générales :
      1. Concernant la gestion de la frugalité (optimisation de l'usage de toutes les ressources en voie de pénurisation).
      2. Concernant la gestion du numérique (optimisation de l'intelligence technologique).
  • Concernant la gestion des réseaux (optimisation des fonctionnements réticulés).
  1. Concernant la gestion de la valeur (optimisation de l'usage, de l'utilité et de l'utilisabilité).
  2. Concernant la gestion du projet (donner du sens) et de ses règles (établir et respecter une éthique).

 

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Dès que l'on parle de philosophie allemande, on parle d'idéalisme (Platon) au lieu de parler de spiritualisme (Plotin).

L'idéalisme est un dualisme ontique.

Le spiritualisme est un monisme non matérialiste : l'Esprit est la réalité ultime du Réel qui engendre tout ce qui existe, y compris la Matière et la Vie.

Cette erreur dommageable est similaire et parallèle à celle qui confond religion et spiritualité. La même confusion s'installe entre mysticisme et illuminisme.

Kant est un idéaliste de souche platonicienne ; Goethe, Lessing, Schelling, Hegel ou Nietzsche (oui, même Nietzsche) sont des spiritualistes, totalement opposés à l'idéalisme kantien qu'ils combattent.

 

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La physique récente, en déconstruisant irréversiblement l'idée de "matière", refonde un spiritualisme qui n'a rien d'idéaliste, mais qui, bien au contraire, est radicalement réaliste : le Réel est Esprit, il est Intention, il est Volonté … et tout ce qui existe, émane de lui par émergences successives, du fait de tensions bipolaires (Hegel parlerait de dialectiques) dans ses trois domaines dynamique, topologique et eidétique.

 

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La modernité est fondée, historiquement et philosophiquement, sur la notion, précieuse et centrale, d'autonomie personnelle sur tous les plans (religieux, philosophique, politique, économique, moral, social, etc …).

C'est cette quête de l'autonomie personnelle que l'on nomma "élan d'émancipation". Plus précisément et rigoureusement, la modernité a voulu fonder le libéralisme qui est cette quête, dans toutes les dimensions de l'existence, de l'autonomie pour soi et de la responsabilité de soi.

 

Mais la modernité a échoué ; c'est cela le bilan qu'il faut tirer aujourd'hui, devant son effondrement. Cette quête d'autonomie personnelle s'est heurtée à deux obstacles majeurs :

 

  • Le déni de l'incapacité notoire de la majorité des humains à assumer leur propre autonomie et leurs propres responsabilités (tout ce qui leur arrive de négatif est toujours de la faute des autres : apologie du ressentiment, dirait Nietzsche qui fut le plus lucide analyste de l'échec de la modernité).
  • La récupération de cette recherche de l'autonomie personnelle par diverses mouvances idéologiques au nom de la démocratie, de l'égalité, de la souveraineté, de la solidarité, etc … Toutes notions absolument contraire à l'idée d'autonomie puisqu'elles reposent toutes sur des doctrines collectives radicalement ennemies de l'autonomie personnelle.

 

Le nouveau paradigme en émergence, aujourd'hui, sous nos yeux, doit impérativement reprendre cette quête de l'autonomie personnelle et des responsabilités qu'elle induit, tout en évitant, avec soin et détermination, les deux pièges dans lesquels la modernité est tombée.

 

Pour cela :

 

  • Eduquer, éduquer et éduquer encore, dès le plus jeune âge, à l'autonomie et éradiquer tous les assistanats qui alimentent toutes les dépendances, tous les clientélismes et toutes les démagogies.
  • Combattre et éradiquer toutes les idéologies, politiques et religieuses, qui proposent, pour mieux les imposer, leur vision infantile de la société "idéale" et de l'homme "idéal". Il n'existe aucune idéalité et la seule doctrine se ramène à la réalité, ici et maintenant.

 

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La "révolution" française, de 1789 à 1815 (une parenthèse absurde de seulement 26 ans, manifestée par deux dictatures : la Terreur de Robespierre et l'Empire de Bonaparte), ne fut que la dérisoire caricature pantomimique et ridicule de la quête d'autonomie profonde qui fut le ferment originaire (vite oublié, vite récupéré) de la modernité (re)naissante.

De jeunes philosophes allemands, comme Hegel ou d'autres, y ont vu la réalisation de cette quête d'autonomie, alors qu'elle ne fit que la singer au travers de tyrannies sanglantes.

Cette confusion terrible vit encore toujours aujourd'hui : ce symbole de la liberté que furent deux tyrannies meurtrières et pusillanimes.

 

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Les deux premiers siècles de chaque paradigme nouvellement émergent, sont leur "belle période lumineuse". En Grèce de -700 à -500 (homérisme et présocratisme), à Rome de -150 à 50 (de la troisième guerre punique à la folie de Néron), en christianité de 400 à 600 (chalcédonisme et augustinisme), en féodalité de 950 à 1150 (clunysianisme), en modernité de 1500 à 1700 (humanisme et rationalisme).

La nouvelle période faste de l'humanité s'étendra de 2050 à 2250 ; je ne la connaîtrai pas, mais j'aurai tout fait pour la préparer de mon mieux … !

 

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Hegel était un libéral, un "bleu", opposé au pouvoir arbitraire et artificiel des institutions politiques de son temps.

On en a fait un thuriféraire de l'Etat. C'est faux. En revanche, il croyait en l'idée du Volksgeist, de la culture racinaire globale et commune contre l'émiettement politique entre des Etats "historiques" c'est-à-dire épiphénoménaux, sans fondement autre que les caprices de tyranneaux ou de démagogues.

Ce message est très actuel !

 

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C'est la culture qui fonde le groupe ; pas les institutions.

Les institutions parasitent la culture commune, pour assujettir le groupe.

 

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La rationalité (Hegel) et la sentimentalité (Kierkegaard) se sont toujours opposés (et Kierkegaard, au travers . Mais c'est bien à tort : la sensibilité alimente ce que la rationalité élabore. Mais sans la rationalité qui lui donne sens et valeur, sa sensibilité n'aboutit à rien d'autre qu'à des ressentis disparates et incohérents.

La seule vraie vie est dans l'esprit et non dans ce qui l'alimente (le gigot n'est pas le corps vivant, mais le devient partiellement par digestion, assimilation et métabolisation … et défécation).

Et quand, avec Kierkegaard, le pleurnichard, on confond sensibilité (reliance à l'extériorité) et sensiblerie (apitoiement sur ses propres "angoisses et doutes existentiels" et autres fadaises), on ne va pas bien loin.

 

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Une métaphysique qui ne serait pas systématique et systémique, n'est quez bavardage stérile.

Puisque le Tout est Un, ne pas comprendre "tout", c'est ne comprendre "rien".

 

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Les stoïciens (ou Schelling ou Hegel) donnaient à la philosophie trois dimensions complémentaires : la logique (l'épistémologie), la physique (la cosmologie/métaphysique) et la morale (l'éthique).

Rien de neuf sous le soleil de la vraie philosophie (qui est une gnose). Hors de là, tout n'est que bavardage de professeurs de philosophie (cfr. Schopenhauer) du genre Kant, Husserl ou Sartre.

 

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Tout comprendre et tout expliquer : voilà le seul but !

Tout relier et tout intriquer : voilà la seule méthode !

Tout logiciser et tout processualiser : voilà la seule démarche !

 

 

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De Hegel :

 

"Tout ce qui mérite le nom de philosophie a toujours eu à son fondement la conscience d'une unité absolue …"

 

Et :

 

"L'absolu seul est vrai et (…) le vrai seul est absolu."

 

Et :

 

"Pour l'esprit, quelque chose d'absolument autre, n'existe pas du tout."

 

Quelles splendides évidences !

 

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Tout le Réel est déjà absolument déjà là. Il n'y a nul besoin d'une quelconque "révélation". Mais, pour l'esprit humain, né presqu'aveugle, une démarche s'impose de "dévoilements" (apocalypses) successifs. Il ne s'agit de "recevoir" la vision, mais bien de "se dessiller" pour voir par soi-même. La démarche vers la connaissance de la vérité (vers la "gnose") est initiatique, c'est-à-dire un long et patient cheminement vers toujours plus de conscience de la réalité du Réel dont chacun participe intégralement, sans le savoir.

 

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Dieu, c'est le Réel.

Tout ce qui est réel est divin.

 

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Le Réel n'est pas un Être ; il est pur Devenir, il est pur processus sans réalité objectale. Les "objets", "choses" ou "êtres" ne sont qu'épiphénomènes sans existence propre : des vagues réelles, mais inséparées, à la surface de l'océan.

 

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La connaissance absolue est la connaissance intégrale du Réel.

Le Réel est Un et Vivant : c'est là toute la connaissance absolue.

Ensuite commence la recherche de la connaissance relative : que signifie "Un" et que signifie "Vivant" ?

A partir de là, commence l'interférence entre les langages humains et la réalité du Réel. Mais en amont de toute pensée, la réalité du Réel Un et Vivant est totalement accessible à tout esprit "éveillé", au travers de l'intuition qui est reliance holistique avec ce Tout du Réel, Un et Vivant.

Comment cette Unité absolue du Réel dans toutes ses dimensions, est-elle possible et compatible avec le fait qu'il est Vivant, c'est-à-dire qu'il se transforme et évolue dans toutes ses mêmes dimensions. Quel est le moteur de de processualisme intrinsèque et immanent ?

Et quelle est ma place, à moi qui pense et écrit ces mots, au sein de cet Un et de ce Vivant  qui est, tout entier, le Réel ?

Mille chemins initiatiques s'ouvrent, alors.

Mais toutes ces impasses nommées idéalismes, dualismes, monothéismes, créationnismes, idéologismes, criticismes, etc …, se ferment irrémédiablement et irréfragablement.

Monisme radical, processualiste et réaliste, … ou rien !

 

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Toute la critique kantienne s'effondre dès lors que l'on comprend la notion d'intuition, c'est-à-dire de reliance vraie et holistique à la réalité du Réel.

L'esprit humain n'est pas face au monde (la dualité entre sujet et objet est une absurdité, comme l'est celle entre phénomène et noumène) ; l'esprit humain est dans le monde et du monde, et en participe de mille manières inconscientes ou subconscientes (pour emprunter, faute de mieux, ces mots fallacieux à la psychanalyse freudienne).

 

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Le mot "dialectique" prête à confusion car il désigne, premièrement, une méthode de discussion et d'argumentation entre humains (c'est le sens platonicien) et, secondement, l'existence ontologique de bipolarités irréductibles au sein du Réel (c'est le sens hégélien).

Il faut s'abstenir d'utiliser ce mot dans ce second sens pour signifier des bipolarités et des tensions cosmologiques.

 

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Ce que l'on nomme, à tort, "dialectique" n'est que l'existence ontologique de bipolarités (deux pôles portant, chacun, la négation de l'autre comme l'uniforme ou le complexe, le fermé ou l'ouvert, l'évolutif ou le conservatif).

Ces bipolarités induisent des tensions et la règle de base de toute la cosmologie vise la dissipation optimale de ces tensions.

Et il existe plusieurs stratégies pour atteindre ce résultat et celle qui est la plus proche du processus dialectique hégélien s'appelle "émergence" qui est la fois, dépassement, transgression et transposition.

Mais la dissipation des tensions spécifiques, circonstancielles et configurationnelles, n'abroge en rien la réalité et l'activité des bipolarités.

Même si, par exemple, au sein du couple, les conflits existentiels se dissolvent, un homme restera un homme et une femme, une femme. Et cela induira, sans doute, d'autres conflits ou tensions ultérieurs : c'est ça la vie dialectique, l'opposition perpétuelle des complémentaires.

 

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Le 17/10/2021

 

Mes sept mots-clés :

 

  • Monisme (le Réel est Un)
  • Spiritualisme (le fond du Réel est Esprit)
  • Immanentisme (l'Esprit est présent dans tout le Réel)
  • Processualisme (le Réel évolue, constamment en devenir)
  • Emergentisme (le Réel se crée par émergences)
  • Intentionnalisme (le moteur de l'évolution du Réel est l'Intention)
  • Panenthéisme (Tout est en Dieu qui est le Réel).

 

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Nietzsche ne fut aucunement métaphysicien (sauf avec le "Dieu est mort" qui, plus qu'une affirmation théologique, exprime surtout la mort de tous les idéalismes dont le christianisme fut longtemps le parangon). Il fut un moraliste et une sorte d'anthropologue (il se nomme lui-même, à tort, un "psychologue").

Toute sa pensée aboutit finalement à deux constats majeurs que je partage :

 

  • Les humains sont massivement médiocres.
  • La modernité est globalement un échec.

 

Tout le reste de son œuvre étudie la généalogie de cette médiocrité et celle de cet échec … et en tire deux chemins d'avenir : l'avènement du Surhumain et le renversement de toutes les Valeurs.

 

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Au commencement était l'Intention spirituelle qui se parlait d'accomplissement, de cohérence et d'optimalité.

Pour engendrer de la création complexe (théorème de David Ruelle), l'Esprit avait besoin d'un ternaire (c'est le minimum indispensable) :

 

  • Pour l'accomplissement, ce fut le domaine dynamique de la temporalité (la Vie cosmique).
  • Pour la cohérence, ce fut le domaine topologique de la spatialité (la Matière cosmique).
  • Pour l'optimalité, ce fut le domaine eidétique de la logicité (l'Esprit cosmique).

 

Pour que tout cela se mît en marche, il fallut encore une bipolarité fondatrice. Ce fut le pôle "concrétion" et le pôle "déploiement".

 

Ainsi naquit la matrice cosmologique :

 

 

Concrétion (fermeture)

Déploiement (ouverture)

Dynamique

(accomplissement)

Temporalité

Accumulation

(conservation - mémoire - inertie)

Evolution

(diversification - travail - énergie)

Topologique

(cohérence)

Spatialité

Concentration

(gravitation – volume - individuation)

Dilution

(expansion – surface - intégration)

Eidétique

(optimalité)

Logicité

Complexification

(constructivité - structuration - néguentropie)

Uniformisation

(homogénéité - connexion - entropie)

 

Les trois grandes émergences successives qui seront engendrées, localement, par cette matrice cosmologique sont les matériaux pesants (expressions locales de la Matière cosmique, en quête de spatialité), les organismes vivants (expressions locales de la Vie cosmique, en quête de temporalité) et les âmes pensantes (expressions locales de l'Esprit cosmique, en quête de logicité).

 

  • Les matériaux pesants naissent, dans les cœurs galactiques (hylétiques, bosoniques), de l'interaction locale entre les trois domaines d'activité, mais avec une prédominance de spatialité (le volume, la masse, etc …) et sous la forme de protéus bipolaire, responsables de l'électromagnétisme.
  • Les organismes vivants naissent, dans les bouillons océaniques (matériels), de l'interaction locale entre les trois domaines d'activité, mais avec une prédominance de temporalité (l'activité, la vitalité, etc …) et sous la forme de cellules procaryotes.
  • Les âmes pensantes naissent, dans les communautés organiques (vivantes), de l'interaction locale entre les trois domaines d'activité, mais avec une prédominance de logicité (l'ordre, la discipline, etc …) et sous la forme de noèmes langagiers.

 

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Quelque chose est "déterminé" si son évolution est fixée d'avance, soit de l'intérieur (avoir de la détermination), soit de l'extérieur (subir un déterminisme).

Et si la détermination intérieure (et les énergies qu'elle mobilise) s'oppose à bonne intensité au déterminisme extérieur (et aux énergies qu'il impose), ils s'annulent mutuellement, plus rien n'est déterminé et le libre-arbitre devient (partiellement et temporairement) possible.

 

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Si l'on a trop de détermination intérieure, on finit brisé sur le mur du Réel.

Si l'on n'en a pas assez, on est le jouet passif et soumis des influences extérieures.

Le juste équilibre entre ces deux tendances s'appelle précisément l'autonomie.

 

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Un concept ne prend sens que s'il est accompagné de prédicats et de qualifications. Dans le cas contraire, on a un signifiant sans signifié possible comme les concepts "Dieu" ou "Absolu" ou "Infini" ou "Temps" ou "Liberté", etc …

Il ne faut pas en conclure que de tels concepts non-déterminés sont à rejeter ; mais il faut les prendre comme étant des symboles dont chacun peut (et doit) donner une interprétation … sous peine d'incommunication ou, pire, de graves malentendus.

 

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Spinoza affirme que définir quelque chose, ce n'est pas dire ce qu'il est, mais c'est dire ce qu'il n'est pas ("Determinatio est negatio").

Une généralisation de l'apophatisme, en quelque sorte.

Cette opposition entre définition positive et définition négative est, somme toute, assez vaine et assez artificielle.

Spécifier un concept, n'est faisable qu'avec d'autres concepts qui, ainsi, finissent par se définir mutuellement par des relations de diverses natures (pas seulement positives ou négatives).

De là, il faut bien conclure que tout langage, quel qu'il soit, est toujours tautologique. La belle affaire ! C'est une évidence déjà si ancienne.

Le vrai problème n'est pas là. Le vrai problème est de savoir si la cohérence interne du langage considéré est homomorphe avec la cohérence globale du Réel ; si ce langage est capable, ou non, de rendre la cohérence réelle du Réel tel qu'on le vit.

 

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Les langues indo-européennes, par leur conjugaison, rendent l'idée de temps par la triade : passé, présent et futur. Alors que l'hébreu, par exemple, la rend par une dyade : accompli ou inaccompli. Laquelle de ces deux structures est la plus en adéquation avec la réalité du Réel ?

Pour la langue hébraïque, ou bien un processus est achevé, ou bien il est en cours, à commencer, à construire ou à terminer. La structure linguistique y est processualiste (tout ce qui adviendra existe déjà en germe) et constructiviste (le Réel se construit dans la durée) ; alors que la structure linguistique indo-européenne est analyciste (le temps est une suite d'instants) et essentialiste (le passé n'existe plus, le futur n'existe pas encore, seule le présent existe).

Mon opinion personnelle est claire : la langue hébraïque est beaucoup plus cohérente avec la réalité du Réel que les langues indo-européennes.

Quand au mandarin, il ne connaît aucune conjugaison : tous les verbes sont donnés à l'infinitif et s'énoncent dans l'intemporalité.

 

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La réalité est faite de différences, sinon il n'existe que de l'uniformité, c'est-à-dire de la vacuité.

Tout ce qui existe se définit par ses différences d'avec ce qui n'est pas lui.

Chaque vague, à la surface de l'océan, même si elle est indissociable de cet océan, se montre par ses différences de forme, de vitesse, d'écume, de couleur, d'irisation, de ridules, d'orientation, etc … Tout en étant indifférenciées les unes des autres du fait de leur substrat océanique unique (toutes faites d'eau salée et reliées entre elles), toutes les vagues sont différentes ; elles sont toutes uniques.

 

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La question : "Qu'est ceci ?"

Quelqu'un répondra : "Ceci est un oiseau".

Un autre : "Ceci est un moineau".

Un autre : "Ceci est un passer domesticus".

Un autre : "Ceci est un passereau autochtone non migrateur".

Et un dernier : "Ceci est un animal volant".

Ils ont évidemment tous raison (il y aurait, probablement une infinité d'autres réponses correctes en combinant des mots et prédicats qui "collent" avec ce petit diable ailé). Mais ces réponses se posent sur des échelons différents, avec des niveaux de détails et de précision bien différents.

Quelle est la "bonne" réponse ? Celle qui correspond le mieux au but recherché par celui qui pose la question initiale. Ce point est crucial : tout ce qui est exprimé, l'est (doit l'être) en fonction de l'intention et du but de la demande.

Quand quelqu'un pose une question, il faut toujours et d'abord répondre : pour-quoi posez-vous cette question ? Ainsi, il est possible de prédéterminer quel sera le bon niveau et la bonne teneur de la réponse attendue.

Sinon, on verse dans le bavardage ou l'étalage, donc dans l'ennui.

 

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Tout ce qui existe, n'a d'identité qu'à l'intérieur des frontières qu'il se donne.

 

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Dans le Réel, il n'existe aucune dualité, mais il existe bien des myriades de bipolarités.

 

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Quelques citations de Platon :

 

"L’opinion est quelque chose d’intermédiaire entre la connaissance et l’ignorance."

 

"Il y a tant de lois que personne n’est exempt d’être pendu."

 

"C’est la vraie marque d’un philosophe que le sentiment d’étonnement."

 

"La plupart des hommes ne réfléchissent pas sur ce qui se présente à eux et, même une fois instruits, ils ne comprennent pas. Ils vivent dans l’apparence."

 

"La connaissance des mots conduit à la connaissance des choses."

 

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Le grand principe de base, à la fois de bon sens et de haut sens, est celui-ci : le Réel est tout ce qui existe et l'humain en fait partie intégrante. Le Réel est la source ultime de tous les phénomènes, manifestations, apparences et sensations.

L'esprit humain est confronté, avec ses faibles facultés, à la réalité du Réel ; cet esprit humain est en quête de compréhension de cette réalité (de sa logicité, de sa cohérence et de son optimalité) dont il fait totalement partie et dont les flux nourrissent, seuls, sa pensée.

Il faut cesser de perdre son temps avec ces pseudo-métaphysiques de pacotille qui s'interrogent sur l'existence réelle du Réel, sur les dualités entre l'esprit humain et le Réel, sur tous les solipsismes, dualismes et idéalismes que des esprits fumeux se sont inventés en pure vanité.

Toute la vérité métaphysique finale tient en ceci : le Réel est un océan dont tout ce qui existe, l'humain compris, n'est que les vagues !

Hors de là, tout est délire !

 

L'article suivant sur la cosmologie, extrait de "Imago Mundi", va en ce sens :

 

Le mot cosmologie signifie littéralement théorie du monde, et plus particulièrement du monde considéré comme un tout complet et ordonné, du cosmos. Cette expression a été mise en usage par Kant, qui appelle « cosmologie rationnelle » le travail de la raison pour saisir dans son unité « l'ensemble de tous les phénomènes », autrement dit la science de l'objet, comme il appelle « psychologie rationnelle » la science du sujet pensant. La cosmologie a pour objet l'idée-rationnelle du monde, comme la psychologie l'idée du moi (Critique de la raison pure). 

Passée dans la langue courante de la philosophie classique, l'expression cosmologie rationnelle y désigne la partie de la métaphysique qui traite de la nature fondamentale et de l'origine des choses sensibles. Qu'y a-t-il, et y a-t-il quelque chose sous les phénomènes qui composent ce qu'on appelle communément le monde extérieur? Qu'est-ce que la matière, en dernière analyse? Qu'est-ce que la vie? etc. 

Le sens de l'adjectif cosmologique est dès lors très clair. On appelle cosmologique ce qui a rapport au monde considéré comme tout absolu. Les arguments cosmologiques de l'existence de Dieu, par exemple, sont celles qui se tirent de l'existence du monde, et tout particulièrement celle qui repose sur l'ordre et l'harmonie du cosmos.

Le monde existe-t-il?

Nos perceptions sensibles ont-elles un objet, en dehors de notre esprit, et quel est cet objet ? Que savons-nous des choses extérieures? En sommes-nous réduits à des apparences ? Ou bien la science humaine peut-elle se flatter de pénétrer le fond des choses? En d'autres termes, n'avons-nous des choses qu'une représentation purement relative a nos moyens de connaître, ou bien en avons-nous, par la science, une connaissance absolue, c'est-à-dire réellement objective, sinon parfaitement adéquate? Ne peut-on pas même aller jusqu'à admettre que le monde extérieur n'existe pas, que rien n'existe en dehors de nous-même? Cette thèse extrême est appelée solipsisme. La romancière Karen Blixen y a répondu de manière humoristique et directe, en demandant à son tour : 

« Le monde qui vous entoure est-il si satisfaisant que vous puissiez croire l'avoir tout inventé? »

Toute personne raisonnable a là sa réponse. Les philosophes, qui le sont moins, on débattu de ces problèmes avec plus de détails; c'est même le fond des doctrines idéalistes de certains d'entre eux.

Principales formes de l'idéalisme.
Le mot idéalisme est employé en plusieurs sens. Mais on entend communément par là la doctrine qui nie l'existence objective du monde extérieur, ou plus précisément qui nie que nous puissions en avoir la connaissance. Indiquons-en les principales formes :

I. - Idéalisme immatérialiste de Berkeley.
L'idéalisme de Berkeley consiste dans la négation des réalités matérielles et des vérités sensibles. Voici ses raisons. La substance matérielle, qui est censée exister sous les qualités premières ou secondes de la matière, est incompréhensible et inconcevable, car :

a) Les qualités secondes de la matière, saveur, couleur, etc., ne sont que des modifications de notre esprit.

b) Les qualités premières, l'étendue et la résistance, ne sont connues que par l'intermédiaire des qualités secondes. Les corps ne sont donc qu'une fiction métaphysique; leur être consiste à être perçu : Esse est percipi.

Berkeley conclut que, nos impressions sensibles ne pouvant venir du dehors, nous sont données par Dieu ; qu'il n'y a aucun être corporel, mais seulement des esprits. Voilà pourquoi on appelle aussi son système l'Immatérialisme.

On considère en psychologie que les qualités sensibles sont significatives des qualités existant en dehors de nous. Si rien de semblable ne correspond dans les corps à la perception que nous en avons, il ne s'ensuit pas que rien de réel n'y corresponde : les qualités sensibles étant des effets réels supposent une cause réelle. Cette cause n'est pas en nous, elle est donc hors de nous. Mais ce ne peut être Dieu, car il serait contraire à sa sagesse et à sa véracité de nous rendre dupes d'une illusion invincible. Comment concevoir Dieu s'abaissant au rôle de prestidigitateur?

Il. - Idéalisme critique [1] de Kant.
La doctrine kantienne fait une certaine part au réalisme : elle admet en effet, au delà des sensations, l'existence de choses en soi, de noumènes, qui provoquent les phénomènes et y correspondent. Mais la chose en soi demeure inaccessible à l'entendement, parce qu'il ne dispose pas d'intuitions intellectuelles auxquelles il puisse appliquer les catégories de substance, de cause, etc. Le seul objet de la connaissance ce sont les phénomènes.

Critique : Kant n'est donc pas absolument idéaliste. C'est vrai. Mais cet idéalisme partiel est illogique, parce que, comme on le sait, Kant ne peut pas, sans se contredire, supposer que les choses en soi existent et qu'elles agissent sur nos sens. Dans son système, en effet, le principe de causalité, comme le lui avaient déjà reproché Beck et Jacobi, n'est pas applicable en dehors des limites de l'expérience le kantiste ignore par conséquent s'il convient aux noumènes.

III. - Idéalisme absolu de Fichte.
Fichte n'a fait que tirer les conséquences virtuellement contenues dans la doctrine de Kant. D'après le Kantisme, la matière de la connaissance (les intuitions sensibles) vient du dehors, de la chose en soi; l'esprit ne fournit que la forme qu'il imprime à la matière et en fait ainsi un objet de sa pensée. Mais, objecte Fichte, comment l'esprit peut-il sûrement imposer ses lois à une matière dont l'origine lui est étrangère? Pour que l'esprit impose sûrement sa législation à la nature, il faut que tout ait sa source en lui, matière et forme : de la sorte les sensations subiront docilement l'action de la pensée. C'est pourquoi le rôle que Kant prête à la prétendue chose en soi, il faut l'attribuer à l'esprit lui-même qui par son activité instinctive produit ses propres sensations. Le véritable absolu c'est le moi; le moi est la seule réalité. Le monde n'est pas un obstacle extérieur que le moi rencontre, comme dans les autres systèmes; mais c'est une limitation que le moi se donne et à laquelle il s'oppose par cela même qu'il se pose.

Le non-moi n'est donc rien autre chose que la limite du moi, le choc que le moi subit dans le déplacement de son activité. Il n'y a plus en présence deux réalités hétérogènes et inaccessibles l'une à l'autre, mais une seule : l'esprit, dont le monde extérieur est la création.

Critique : le moi que je suis (et chacun est dans le même cas) n'a aucune conscience de cette activité créatrice du monde que Fichte s'attribue. Sans doute Fichte entend parler d'un moi absolu, dont le monde est la réalisation; alors sa doctrine prend une forme panthéistique.

Quant à l'apparition du non-moi par un choc du moi, elle est inconcevable. 

« Comment le moi peut-il se choquer, s'il est tout seul? Tout choc suppose une résistance. Le mouvement dans le vide n'est pas senti. Le moi aurait beau développer son activité à l'infini, rien ne pourrait l'avertir des différents moments ou degrés traversés par cette activité. Le non-moi doit donc avoir un fondement réel aussi bien que le moi. » (P. Janet).

 

IV. - Idéalisme phénoméniste de Hume et de Stuart Mill
Si Hume et Stuart Mill conservent les mots de substance et de cause, ils en vident le contenu et rejettent la chose. Pour eux il n'y a que des phénomènes groupés diversement d'après les lois de l'association. La notion de substance représente une collection, et la notion de cause, une succession de sensations.

Ces notions ne sont pas applicables en dehors de la conscience. Ce qu'ils appellent monde extérieur, c'est donc un ensemble de sensations qui coexistent ou se succèdent d'une façon régulière. Mais, quand les objets extérieurs ne sont plus représentés en nous par aucune sensation ou groupe de sensations, nous croyons cependant qu'ils existent  : par exemple, je crois que Londres existe, même quand j'en suis éloigné. Comment s'explique cette croyance? - Stuart Mill répond que l'ensemble des sensations qui constituent un objet restent possibles, même quand nous ne les éprouvons pas. Croire à l'existence d'un objet, en l'absence de sensations actuelles, c'est croire à des sensations possibles.

De sorte que, en dernière analyse, le monde extérieur ou la matière sont « une possibilité permanente de sensation », ou plus exactement

« ... L'esprit et la matière ne sont l'un et l'autre rien de plus que des possibilités permanentes de sentiment » (Stuart Mill, La Philosophie de Hamilton, Ch. XI et Ch. XII).

 

La croyance au monde extérieur n'est donc au fond qu'une forme subjective que les lois de l'association imposent à nos sensations. Notre esprit oublie que les possibilités permanentes ont pour fondement ses sensations, il finit par les détacher de lui-même et les objectiver comme des existences extérieures.

Critique :

a) Si l'on considère que la substance n'est pas une collection de sensations, et que la causalité n'est pas une simple succession de phénomènes.

b) L'explication, que Stuart Mill a imaginée pour rendre compte de la croyance au monde extérieur, est manifestement inadmissible. D'après le philosophe, la sensation actuelle a pour cause la sensation antécédente. Mais, en l'absence de sensations actuelles, reste une possibilité de sensation. Or une possibilité de sensation, qu'est-ce sinon une sensation que je pourrais éprouver, mais qu'en fait je n'éprouve pas? C'est une sensation qui n'existe pas; c'est, par rapport à l'ordre réel, un zéro. Donc pour assigner sa cause à une sensation actuelle, il faut admettre, en dehors de notre conscience, non pas une simple possibilité de sensation, mais une réalité qui conditionne cette possibilité.

c) Dans l'idéalisme de Stuart Mill, l'illusion, qui nous fait croire à l'existence d'un monde extérieur, ne serait, en tout cas, possible qu'en présence des sensations actuelles, quelle qu'en puisse être la cause. Car que sont les événements qui se passent en notre absence ou avant l'apparition des êtres capables de sentir?

« Ce sont, répondrait Stuart Mill, les séries de sensations que nous aurions pu avoir et que nous aurions eues, si nous avions existé à cette époque. - Mais précisément nous ne pouvions pas exister à cette époque, ni nous ni aucun être sentant, par conséquent ces prétendues possibilités de sensations sont au fond des sensations impossibles (E. Boirac, Cours élémentaire de philosophie, 1892). »


Preuves de l'existence du monde extérieur.
La croyance philosophique à la réalité du monde sensible se fonde sur le principe de causalité.

I. - Tout fait a une cause. Or nous éprouvons des sensations dont nous ne sommes pas la cause. Nous distinguons en effet très nettement les phénomènes psychologiques, que nous produisons, de ceux que nous subissons. On vient d'ailleurs de démontrer contre Fichte que les sensations ne peuvent être l'œuvre du moi. La sensation, étant un fait réel, exige une cause réelle. Cette cause n'étant pas le moi, il faut la chercher en dehors du moi. Mais ce ne peut être l'esprit divin, Dieu, comme l'imagine Berkeley. Reste que la cause cherchée est une réalité extérieure au moi et distincte de Dieu. Cette conclusion est d'ailleurs conforme à la croyance universelle du genre humain, y compris les idéalistes qui, dans la pratique de la vie, se comportent comme s'ils croyaient à l'existence du monde extérieur.

II. - Ces sensations, dont nous ne sommes pas la cause, sont coordonnées. Il y a entre elles un accord permanent : nous rapportons toujours certaines sensations au même objet : telle couleur, telle forme, telle saveur, tel parfum à tel fruit, etc. Cet accord permanent des sensations que nous attribuons à un même objet suppose une cause. Où la trouver, sinon dans l'unité permanente de l'objet ?

III. - Il y a harmonie permanente non seulement entre les sensations d'un même individu, mais encore entre les sensations des différents individus sains : tous attribuent certaines sensations aux mêmes objets. Cette harmonie persistante et universelle exige une cause. Où la découvrir, sinon dans l'unité persévérante d'un monde réel simultanément représenté dans tous les esprits? (G. Sortais).

 

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Le 18/10/2021

 

De mon ami Nicolas Bouzou :

 

"Dans le champ politique français, beaucoup sont un peu libéraux, personne ne l’est complètement. Il est symptomatique que notre pays ne compte pas de 'parti libéral' à l’inverse de l’Allemagne, où le FDP de Christian Linder vient de réaliser un joli score aux élections. C’est regrettable pour deux raisons. Premièrement, il existe une tradition libérale française remarquable, de Tocqueville à Raymond Aron en passant par Benjamin Constant, Germaine de Staël ou Jean-François Revel. Ces intellectuels ont en commun de ne s’être jamais trompé, ni moralement ni intellectuellement, ce qui les différencie des intellectuels de gauche. Deuxièmement, après 18 mois de restrictions, le besoin de liberté est incroyablement vif dans notre société. Il y a donc de la place pour un projet libéral."

 

Bien, Nicolas ! Toi aussi tu as remarqué que la France et les Français sont illibéraux, voire antilibéraux, malgré les grands et beaux noms que tu cites de Tocqueville à Revel et Aron …

Pourquoi ? Parce que le cœur palpitant du libéralisme est l'autonomie personnelle et collective, et que l'Etat français, depuis la Renaissance, a dressé les Français à dépendre toujours plus de lui.

 

Et Paul Thibaud d'en remettre une couche :

 

"Nos compatriotes ont une inclination à ne pas s’assumer dès que les circonstances le permettent (…)."

 

L'analyse transactionnelle donne l'explication : vis-à-vis des "autorités", en général, et de l'Etat, en particulier, les Français sont enfermés dans une relation parent (autoritaire ou nourricier)/enfant (soumis, rebelle ou créatif) et ne connaissent pas la relation adulte/adulte.

Je pense que ce constat n'est que la conséquence d'un long passé catholique et des relations d'obéissance et de déférence qui en découlent.

Il existe une relation directe et forte entre l'état "adulte" et l'autonomie. Un adulte est autonome et c'est cette autonomie qui définit l'état "adulte".

Cela est impossible à ceux qui se considèrent comme des "enfants de Dieu" ou des "enfants de la Patrie".

 

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De Boris Cyrulnik qui, quoique communiste et psychiatre, ne dit pas que des bêtises :

 

"L'ignorance provoque un tel état de confusion qu'on s'accroche à n'importe quelle explication afin de se sentir un peu moins embarrassé. C'est pourquoi moins on a de connaissances, plus on a de certitudes. Il faut avoir beaucoup de connaissances et se sentir assez bien dans son âme pour oser envisager plusieurs hypothèses"

 

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D'après le SICS :

 

"La quantité et la complexité du travail mental demandé aux étudiants et professionnels n’a cessé d’augmenter et nous forçons notre cerveau comme s’il était un muscle. Cela s’est aussi aggravé pour ceux qui, pendant le confinement, ont dû s’adapter, dans la solitude, à de nouvelles manières de travailler. Depuis le début du XXe siècle, l’enseignement, le travail, les tâches quotidiennes sont devenus de plus en plus intellectuels. En même temps, dans la plupart des pays du monde, la santé s’est améliorée, la nourriture est devenue plus saine, les conditions de vie plus agréables. Résultat : le quotient intellectuel a généralement augmenté. C’est ce qu’on a appelé l’effet Flynn, du nom du philosophe James Flynn. Mais, le QI n’augmente plus, il régresse même en Finlande, Norvège, Danemark, Allemagne, France, Grande-Bretagne. Depuis l’école primaire on nous dit de rester assis tranquillement, de travailler en silence et de se concentrer. La culture que nous avons créée exige de nous toujours davantage d’attention, de capacité d’abstraction, de mémorisation. Mais peut-être en sommes-nous incapable. Notre cerveau, qui n’est pas infiniment extensible, a atteint ses limites. Il faut alors faire appel à des ressources extérieures à ce cerveau. Des outils technologiques, bien sûr, qui sont des calculateurs et des mémoires, les notes et les dessins, les objets… C’est pourquoi la meilleure manière d’apprendre à lire, c’est encore d’écrire à la main, avec un stylo sur du papier."

 

Depuis les années 1980, je parle de "l'âge de la connaissance" et de "l'ère noétique", ce n'est pas un hasard !

Quant au numérique, s'il est bien utilisé (ce qui est bien rarement le cas, encore aujourd'hui), il n'est pas là pour "remplacer" le cerveau humain, mais bien pour "amplifier" l'intelligence humaine, et dans certains cas seulement.

 

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Qu'est-ce qu'une personne "toxique" (et Dieu sait s'il y en a des paquets, un peu partout) ? C'est quelqu'un qui parasite tout ce qui l'entoure, à commencer par l'énergie mentale des autres (avec les quatre stratégies bien connues : apeurer, accuser, mystifier et apitoyer).

Un tel parasite fait tout pour se faire bien voir, pour dissimuler sa toxicité, pour cacher son jeu pervers, pour flatter les forts et harceler les faibles.

Il y prend un plaisir sadique. Il ne cultive jamais la violence, ni physique, ni verbale, mais ses pernicieuses attaques sournoises font tout aussi mal.

Si vous avez un tel parasite toxique (un pervers narcissique, par exemple) dans votre entourage, démasquez-le publiquement : les punaises doivent être écrasées, sinon elles continuent de piquer, indéfiniment.

 

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De Patty Hansen (texte fourni par mon ami François Introvigne) :

 

"Deux graines reposaient l'une à côté de l'autre dans une terre fertile au printemps. La première graine dit : "Je veux grandir ! Je veux plonger mes racines profondément dans la terre et lancer ma tige haut dans les airs... Je veux voir mes bourgeons s'ouvrir comme des drapeaux annonçant l'arrivée du printemps ... Je veux sentir le soleil réchauffer mon visage et la rosée matinale bénir mes pétales !" Et elle grandit.

La deuxième graine dit : "J'ai peur. Si je plonge mes racines dans la terre, je ne sais pas ce qui m'attend dans cette obscurité. Ma tige est fragile, si j'essaie de percer la terre pour m'élever dans les airs, elle risque de se briser. Et si, à peine entrouverts, un ver venait à manger mes bourgeons ? Et si je montrais ma fleur, qui sait ? Un enfant pourrait m'arracher de terre. Non, il vaut beaucoup mieux attendre qu'il n'y ait plus aucun danger". Et elle attendit. Un oiseau qui passait par là, fouillant la terre en quête de nourriture, trouva la graine qui attendait et vite la dévora.

MORALE DE L'HISTOIRE : ceux qui ne veulent pas prendre le risque de grandir se font avaler par la vie."

 

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Toute éthique personnelle est au service d'un projet personnel.

Toute morale collective est au service d'un projet collectif.

Pour John-Stuart Mill, héritier en cela de Jeremy Bentham, ce projet collectif est le bonheur du plus grand nombre. Soit. Et il y a là matière à discussions : que signifie "bonheur" ? "le plus grand nombre", c'est quel pourcentage de la population ?

Mais au-delà, la question la mieux posée est celle du projet collectif.

Quel est-il ? Quel peut-il être ? Quel doit-il être ?

Je pense que c'est là le fondement de l'utilitarisme, de tout utilitarisme : la morale doit être utile au projet, c'est-à-dire en favoriser au mieux l'accomplissement.

Il n'existe ni morale absolue, ni morale naturelle. Toute morale est au service du projet qui la requiert.

La morale catholique est au service du combat, dans ce monde-ci, contre le Diable afin de sauver les âmes.

La morale marxiste est au service de l'émancipation du prolétariat afin de le libérer de l'oppression supposée du capital.

La morale wokiste, tant en mode aujourd'hui, est au service du désasservissement de minorités victimes de la persécution d'une majorité blanche, mâle, hétérosexuelle, colonialiste et judéo-chrétienne.

Pour moi, le seul projet collectif qui vaille, est de permettre, encourager, faciliter et accompagner la construction, par chacun, de sa propre autonomie spirituelle, intellectuelle, affective, économique, sociale, etc … dans le respect de l'autonomie des autres pourvu qu'ils soient tout aussi réciproquement respectueux.

Mais je crains que ce projet ne concerne qu'une petite aristocratie humaine, la masse des autres étant et voulant rester esclave de son "du pain et des jeux".

 

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Reprenons …

Toute éthique personnelle est au service d'un projet personnel.

Toute morale collective est au service d'un projet collectif.

Comment harmoniser et faire converger ce projet personnel et ce projet collectif ?

Toutes les dictatures ont toujours décrété la prééminence du projet collectif (imposé par le système dictatorial lui-même) sur les projets personnels, quels qu'ils soient.

Cela s'appelle le socialisme (prééminence du collectif sur le personnel), quelle qu'en soit la forme, totalitaire ou démagogique, particulariste (comme le nazisme) ou universaliste (comme le communisme) !

Le libéralisme, en face, affirme qu'il ne peut y avoir de projet collectif sans que, en préalable, les autonomies personnelles ne soient garanties. Cette position est la seule qui soit tenable, sur le long terme : notre époque (par ses plus jeunes générations) commence à le (re)découvrir.

 

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Être autonome, c'est n'être esclave de rien, ni intérieurement, ni extérieurement.

Devenir autonome, c'est se libérer, progressivement, de tous ses esclavages.

 

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On ne peut jamais "prouver", a priori ou ex ante, qu'un projet, quel qu'il soit, sera bon ou mauvais.

On peut seulement l'augurer. L'espérer. Y croire.

En revanche, l'expérience humaine accumulée peut aider, à suffisance, à écarter tous les projets que l'on a vu être ou devenir nocifs. Et à ce titre, il est une évidence : tous les projets relevant du socialisme (de la prééminence du collectif sur le personnel) ont été exécrables, toxiques, catastrophiques, destructeurs et appauvrissants. Dont acte !

 

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Il existe un mot radicalement vide, mais qui revient, sempiternellement, dans toutes les doctrines philosophiques, politiques ou sociales : c'est le mot "justice".

Ce mot ne signifie rien ! Est juste ce qui est conforme à la loi et toute loi n'est que pure convention.

Il n'y a pas de loi naturelle (hors les lois de la physique). Il n'y a pas de droit naturel. Il n'y a pas de justice naturelle.

Fadaises, que tout cela !

Est jugé injuste, ce qui me lèse (moi et ma communauté) ; est jugé juste, ce dont je profite (moi ou ma communauté).

La notion de justice est purement conventionnelle (comme la loi ou la vérité ou l'opinion).

Pour les nazis, l'extermination des Juifs n'était que justice.

Pour les marxistes, la spoliation des bourgeois n'était que justice.

Pour les wokistes, l'agression et l'ostracisation de la majorité n'est que justice.

 

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J'en arrive à voir que ceux qui manifestent le plus au nom de la justice, sont ceux qui, si on les laissait faire, pratiqueraient les plus immondes crapuleries.

 

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Dans l'histoire de la pensée moderne :

 

  • la métaphysique est allemande : qu'est-ce que le Fondement ?
  • l'éthique est anglaise : qu'est-ce que le Bien ?
  • l'idéologie est française : qu'est-ce que l'Idéal ?
  • l'épistémologie est juive : qu'est-ce que le Vrai ?

 

Mais au contraire des trois autres, l'idéologie n'est en rien de la philosophie !

 

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Dire à un crétin qu'il est un crétin, ne sert malheureusement et rigoureusement à rien puisque, pour lui, le crétin, c'est forcément vous qui le traitez de crétin et ce, du fait qu'il est ontologiquement impossible, à ses yeux, que lui le soit.

Ouroboros du crétinisme !

 

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Un con trouve toujours un plus con qui l'admire.

 

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De Mark Zuckerberg :

 

"La mission de Facebook est de donner une voix aux gens, de fournir à tous le pouvoir de fonder des communautés ou encore de rapprocher les gens entre eux. Notre mission est de créer une technologie qui réponde à ces besoins. Jusqu'ici, nous avons fait cela à travers des applications qui sont les plus utilisées dans le monde. Et ces applications [Facebook, WhatsApp, Instagram, NDLR], qu'ont-elles en commun ? Elles rapprochent les gens. Il est temps de passer à la nouvelle étape. Tous les quinze ans apparaît une nouvelle manière d'utiliser l'informatique. Souvenez-vous de l'arrivée des ordinateurs personnels, qui consistaient principalement en des PC permettant d'utiliser Windows. Puis ce fut le cas des navigateurs, avec lesquels on pouvait aller sur Internet depuis un ordinateur portable. Maintenant, on a le Web sur mobile. Et bientôt, ce sera l'ère de la réalité augmentée et de la réalité virtuelle. Et ce qui distingue ces technologies, c'est qu'elles vous permettent d'être présent à un endroit et d'interagir avec votre entourage. Quand vous êtes face à quelqu'un qui a le nez sur un smartphone, vous ne ressentez pas sa présence. Avec la réalité virtuelle et augmentée, vous pouvez interagir avec vos proches. Cela permettra de traiter de manière naturelle davantage d'informations. Notre cerveau peut produire un térabit de données par seconde, soit l'équivalent de 40 films en très haute définition. L'enjeu est de créer une plateforme qui permette à l'humain de s'exprimer de manière plus fluide."

 

Ce pauvre Mark fait semblant d'être toujours habité par la contre-culture californienne des années 1970 (lui qui est né à New-York et a été formé à Harvard, sur la côte Est) : le droit de chacun à la libre expression et à la libre interrelation, une espèce d'égalitarisme libertarien qui refuse de voir (du moins au niveau du discours) que FaceBook et autres sont devenus d'immenses machineries et machinations de manipulation des masses abruties et incultes, par quelques noyaux idéologiques qui maîtrisent ces technologies, somme toute infantiles, et qui pourrissent radicalement les esprits faibles.

Les notions de "réalité virtuelle" ou de "réalité augmentée" sont des gadgets hollywoodiens sans le moindre intérêt ou, plutôt, qui permettent, à chacun, d'avoir des interactions pauvres avec d'autres pour diminuer, voire abolir, les déplacements physiques inutiles qui consomment, absurdement, du temps et de l'énergie.

 

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De Jean de Kervasdoué :

 

"(…) la France est asphyxiée par son système de solidarité. En effet, si les inégalités sociales sont fortes avant redistribution et faibles après, c’est parce qu’existent de considérables transferts. Or ils ne fonctionnent que parce que l’on prélève des sommes faramineuses – « un pognon de dingue » – sur les actifs par le biais des cotisations sociales, des taxes et des impôts. Les actifs français sont en concurrence avec ceux des autres économies de la planète, le coût du travail (salaire et charges sociales) joue ici un rôle essentiel. Par ailleurs, en valeur absolue, le nombre des Français entre 20 et 63 ans ne va pas croître durant cette décennie, en revanche celui des inactifs de plus de 63 ans ne va cesser d’augmenter : la génération du baby-boom (1947-1973) vieillit. Leur charge à législation constante va s’alourdir. En conséquence, la personne élue n’aura que très peu de marge de manœuvre. Il faudrait d’ailleurs au moins deux décennies et une politique constante et ferme pour retrouver un espace de liberté financière qui permettrait que les inégalités des revenus baissent avant redistribution et que la France puisse investir notamment dans l’enseignement, la recherche et les infrastructures traditionnelles ou numériques. Cela n’en prend pas le chemin, mais ce n’est pas l’objet de cette chronique, qui se limite à tenter de donner aux lecteurs une échelle de grandeur."

 

Vision lucide de l'impasse française : l'assistanat est un horrible cul-de-sac, une voie sans issue. Il est vital que les Français réapprennent (s'ils l'ont jamais apprise) l'autonomie : chacun est responsable de soi en interdépendance sociale et économique (et non politique) avec les autres.

Cette notion idéologique de "solidarité" obligatoire et générale avec tous les autres (sous la férule de l'Etat) est une totale aberration : je ne veux pas être solidaire avec des gens qui applaudissent Zemmour, Le Pen, Mélenchon, Hammon, Royal et toutes les "merdes" du même acabit ; je ne veux pas être solidaire avec ces "français" qui sont islamistes, antisémites, terroristes, communistes, révisionnistes, etc …

Je veux choisir mes solidarités et n'accepte pas de m'en voir imposer quelqu'une.

 

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Il faut rendre hommage au courage du magasine "Historia" qui, dans son numéro 899 de novembre 2021, a enfin osé aborder le dossier : "VIIème - XXème siècle – L'esclavage en terre d'islam – La traite arabo-musulmane".

Enfin, à l'encontre du wokisme ambiant, il est clairement établi que ce sont les Noirs eux-mêmes qui capturaient les vaincus des guerres intertribales et revendaient les "surplus" humains aux musulmans pour leur propre consommation, d'abord, et pour, ensuite et plus tard, les revendre aux négriers occidentaux (espagnols et portugais – surtout -, puis américains) qui, ainsi, pourvoyaient les colonies en main-d'œuvre servile.

Il y manque cependant un élément économique essentiel : il est absurde, pour quelqu'un qui achète cher (ce fut le cas des "blancs", mais pas des arabo-musulmans qui étaient "à la source" et exterminaient sans vergogne) une main-d'œuvre servile, de ne pas en prendre bon soin : un être humain maltraité, mal nourri ou malmené n'est jamais productif, quelque esclave soit-il. L'équation "esclavagiste (blanc) = tortionnaire" est une absurdité aberrante (mais il y eut d'abjectes exceptions, bien sûr). Preuve en est que lors de l'abolition de l'esclavage aux Etats-Unis, à l'issue de la guerre de sécession, beaucoup d'esclaves "libérés" choisirent de rester dans la famille de leurs "maîtres" et continuèrent de travailler pour eux contre "gîte et couvert", comme avant.

Sans que cela soit explicitement dit, il est clair que l'islam (qui en arabe signifie "soumission"), ne connaît et ne reconnaît que la relation domination-soumission, une relation purement verticale avec Allah, tout en haut, ensuite le Coran, puis le prophète, puis les imams, califes ou ayatollahs, puis les hommes musulmans, puis les femmes et enfants musulmans, puis les dhimmis, puis les incroyants, puis les autres viles "créatures", …

Cette hiérarchisation linéaire est le colonne vertébrale de l'islam coranique et le dogme central de l'islamisme qui veut détruire, par tous les moyens, tout quiconque n'accepte pas de rentrer dans ce moule débile.

 

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Un détail essentiel à bien comprendre : pour le droit musulman, tout le domaine qui n'est pas sous le contrôle de l'islam, s'appelle Dar-el-Harb : le "domaine de la guerre".

Il faut, une bonne fois pour toutes, comprendre que le but ultime de l'islam est d'assujettir et de dominer toute l'espèce humaine au simple nom de cette croyance absurde que l'islam est la seule vérité et qu'elle doit être imposée à tous les humains.

Tant que l'on ne comprendra pas cela, on ne comprendra rien à l'islamisme, au djihadisme, au salafisme, au frèrisme, au wahhabisme, au terrorisme, etc …

Dès sa fondation, l'islam a déclaré la guerre au reste du monde ; il est temps que le reste du monde lui réponde sèchement.

 

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Le 20/10/2021

 

De Paul Cébille :

 

"En huit ans (2013-2021), la part des Français ne se disant proches d’aucun parti est passée de 8 à 31%, selon une étude de l'IFOP pour la Fondation Jean-Jaurès.

 

Ces dernières années, les partis politiques ont vu leur popularité se dégrader. À partir d’un travail sur des cumuls de données IFOP sur la proximité partisane déclarée des Français depuis 2013, on peut dresser une analyse inédite du système partisan. Laquelle fait apparaître une 'balkanisation' de la sympathie partisane avec une progression forte de la désaffiliation politique (donc de l’abstention)."

 

On ne peut que saluer joyeusement cette désaffection idéologique.

Cette dépolitisation de la vie sociale va de pair avec une libéralisation des activités, donc une quête d'autonomie personnelle et collective. L'Etat n'est plus (et n'aurait jamais dû être) le pivot central du fait sociétal. Le politique n'est que (devrait n'être que) de l'intendance infrastructurelle et de la juridisation éthique. Tout le reste de la vie réelle ne regarde pas (ne devrait pas regarder) l'Etat.

On ne peut que ce réjouir de la mort des idéologies car la désidéologisation est la voie royale vers le libéralisme. En effet, dès lors que l'on prend conscience que "la société idéale" et "l'homme idéal" sont des chimères puériles et dangereuses, on peut alors commencer à construire sa propre autonomie dans le monde réel, libéré des fantasmes idéalisants.

 

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Le moins d'Etat possible : promouvoir la construction des autonomies personnelles et collectives.

Le moins d'Etats possibles : promouvoir la continentalisation et la disparition des Etats-Nations.

 

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Est éthique et utile ce qui accomplit, et l'accomplissement procure de la joie, souvent accompagnée de quelque plaisir toujours bienvenu (pourvu que la recherche du plaisir ne prenne jamais la place de la quête d'accomplissement).

Il n'y a donc ni opposition, ni confusion entre l'utilité et le plaisir.

Mais l'équation de base est et reste :

 

Ethique = Utilité = Accomplissement = Joie

 

Le plaisir, quand il se présente et s'offre, est, alors, une cerise sur le gâteau.

En ce sens, l'utilitarisme de John-Stuart Mill est un eudémonisme, mais certainement pas un hédonisme.

 

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Le plaisir (pleasure) est une sensation corporelle (éros).

Le bonheur (happiness) est une sensation émotionnelle (storguê).

La gaieté (cheerfulness) est une sensation intellectuelle (philia).

La joie (joyfulness) est une sensation spirituelle (agapê).

 

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Le plaisir (la satisfaction du désir) est le nutriment de l'âme. Le bonheur (l'absence de trouble) et la gaieté (l'alacrité de la pensée) en forme le dipôle. Mais la joie (le progrès dans l'accomplissement) en est le dépassement.

 

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L'accomplissement de soi est indissociable de l'accomplissement de l'autour de soi.

L'égotisme, l'égoïsme et l'égocentrisme n'y ont aucune place.

Il est impossible d'atteindre la vraie joie dans un milieu profondément triste.

L'accomplissement de soi se construit dans une dialectique permanente entre l'intériorité et l'extériorité.

Il ne s'agit aucunement de sacrifier ni le soi, ni l'autour de soi, mais, bien au contraire, d'instrumenter leur construction réciproque.

 

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L'autour de soi n'est pas forcément les autres humains (malgré que, le plus souvent, les personnes que l'on aime, en font intimement partie) ; l'autour de soi, c'est aussi l'environnement naturel et culturel dans lequel on baigne et où l'on se nourrit.

 

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Bien sûr, il est des plaisirs nobles et sains ; mais ils sont rares.

En général, il faut se méfier des plaisirs : beaucoup sont malsains.

Beaucoup détruisent ou rendent esclave. Et c'est là une énigme paradoxale : pourquoi et comment le nocif et le toxique peuvent-ils plaire ?

Nature suicidaire ? Triomphe du thanatos ?

 

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La dignité humaine tient en une seule maxime : entretenir la ferme volonté d'accomplir, au meilleur niveau, la Vie et l'Esprit en soi et autour de soi.

A cet aune, l'immense majorité des humains n'a aucune dignité.

 

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Viser la joie au-delà de tous les plaisirs.

 

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Choisir la recherche du plaisir plutôt que la construction de la joie, relève de la bêtise ou de la paresse ou des deux.

 

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Nous sommes en train de vivre une recrudescence sinon de la spiritualité, du moins de la soif spirituelle. De plus en plus de gens cherchent, souvent maladroitement, à donner plus de sens et plus de valeur à leur existence.

Cette recrudescence n'a pas que de bons côtés car, en ces matières, le radicalisme, l'intégrisme, le dogmatisme sont des solutions de facilité qui ont toujours gangrené la spiritualité par des religions, et empoisonné la foi par des croyances.

 

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De ma complice Néa :

 

"Bizarre, les médias nous gratifiaient tous les jours de copieux articles sur COVID-19 et les bienfaits du confinement, des vaccins et du passe sanitaire, accompagnés de déluges de commentaires méprisants à l’égard des méchants non vaccinés, représentant la fange humaine qui devrait vivre comme les intouchables en Inde, ces 15% de maudits qui ont juste le droit de nettoyer les égouts et les fosses septiques. Et depuis quelques jours, plus rien, silence radio ! Hier dans la dernière vidéo du Pr Raoult on apprend qu'un article publié dans la prestigieuse revue Nature, ose soulever la question : "La vaccination n'accélère-t-elle pas la transmission du virus ?" Des rapports de divers pays semblent confirmer ce que les scientifiques craignaient : après que le variant Delta ait ravagé l'Inde à une vitesse alarmante en avril et mai, Delta serait plus susceptible que d'autres variants de se propager par les personnes vaccinées. On trouve des charges virales chez des gens vaccinés aussi élevées, et parfois plus élevées, chez les personnes vaccinées que chez les non-vaccinées. Conclusion provisoire : Malgré la protection offerte par les vaccins (recommandés pour les gens qui présentent des risques de faire des formes graves, en particulier les gens qui ont plus de 75 ans, avec des cancers et des obésités morbides), une partie des personnes vaccinées peut transmettre Delta, favorisant peut-être son essor."

 

Il va bien falloir, un jour, que les biologistes et les médecins comprennent que la vie n'est pas mécanique mais organique, et que les relations de cause à effet y sont tout sauf univoques.

Un virus ARN s'adapte à l'immunité ambiante par mutations et se fiche bien du mécanicisme positiviste de Louis Pasteur.

 

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Nommer un "crétin", un "con", est une insulte pour le sexe féminin (cunnus, en latin) !

La "connerie humaine" doit être appelée le "crétinisme humain".

 

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L'utilitarisme d'un John-Stuart Mill pêche par ceci qu'il ne connaît pas ou ne reconnaît pas que l'utilité, comme fondement de l'éthique personnelle (plus que de la morale collective), ne prend sens que par rapport à l'accomplissement de la vocation humaine (personnelle et collective), elle-même subordonnée à l'Intention divine de l'accomplissement du Réel en plénitude.

L'utilité, certes, mais au service de quoi ?

Le bonheur comme but de l'existence humaine et comme aune de l'utilité de tout acte (donc de sa moralité), est d'une pauvreté métaphysique affligeante.

Le concept "bonheur" est vide tant il peut être mis à toutes les sauces et à leur contraire.

Spinoza ne s'y était pas trompé : avoir du bon heur, c'est avoir de la bonne chance et l'on ne peut pas construire une éthique, ni personnelle, ni collective, sur le fait d'avoir, ou pas, de la chance.

 

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Le plaisir corporel se prend.

Le bonheur émotionnel se reçoit.

La gaieté intellectuelle se cultive.

Le joie spirituelle se construit.

 

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La seule grande question est : au service de quoi puis-je ou dois-je vivre ? Tout le reste est bavardage stérile. Muni d'une réponse à cette question, alors, et alors seulement, les notions d'utilité, d'éthique, de sens, de valeur, de morale, de droit, de devoir, etc … peuvent prendre sens.

 

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Tout processus (une vie personnelle, une entreprise économique, une famille, une activité, une aventure, une communauté de vie, une société humaine, etc …) restera absurde et sans valeur tant que l'on ne lui aura pas donné une bonne raison d'être accompli : au service de quoi ce processus se réalise-t-il ?

Et ces motifs de justification s'échelonnent sur une échelle d'évaluation qui va du plus vil au plus noble.

Car tous les motifs ne se valent pas et c'est peut-être là que se fonde une méta-éthique qui permette d'évaluer au mieux la raison d'exister d'un processus quelconque.

Il y a donc une échelle d'évaluation des projets de vie qu'il faut fonder en amont de toute éthique, du plus vil (vivre au service de son nombril narcissique et hédoniste) au plus noble (vivre au service de l'accomplissement de la Vie et de l'Esprit, au sens comique de ces termes, du Divin, en somme) avec tous les degrés intermédiaires (comme vivre au service de ma famille, ou de la biosphère, ou de la culture occidentale, ou de l'humanité, etc …).

 

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Au service de quoi est ma propre existence ?

Au service de l'accomplissement de la Vie (famille, enfants, petits-enfants, écologie, jardin et verger, prospective, … avec frugalité matérielle, intelligence technologique, réticulation créative et économie de la valeur d'usage, d'utilité et d'utilisabilité) et de l'accomplissement de l'Esprit (science, philosophie, spiritualité, …).

 

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Ne pas confondre la liberté qui s'oppose à l'autorité (ou, plutôt, au pouvoir étatique, sociétal, institutionnel, juridique, tyrannique, etc …), et le libre-arbitre (avoir le choix et pouvoir décider de soi pour soi) qui s'oppose au déterminisme (n'être que le jouet d'une fatalité irréfragable).

Donc ne pas confondre la libération qui est sortie de tous les esclavages et de toutes les aliénations (les pouvoirs coercitifs de l'autre, alius en latin), avec l'autonomie qui est affirmation de non dépendance vis-à-vis de toute extériorité.

 

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Il est curieux de constater qu'il n'y a que les Français pour croire en la portée "universelle" de cette invention socialiste datant de la fin du 19ème siècle que l'on a appelée "révolution française" et qui ne fut qu'émeutes parisiennes suivies d'un putsch remplaçant une bonhomme tyrannie royale par une sanglante tyrannie dictatoriale, puis par une mégalomaniaque tyrannie impériale pour revenir, ensuite, à une bourgeoise tyrannie royale, avant une industrieuse tyrannie impériale.

La phase réellement républicaine ne commence qu'en 1871 avec l'invention, à Paris, de la nation française et du peuple français qui n'existaient pas (et qui n'existent toujours pas), mais que l'on imposa, depuis Paris, avec les hussards noirs de la république, bataillons de l'anticléricalisme et de la destruction des terroirs et régions.

Les émeutes de 1789 auraient pu enclencher une vraie révolution libérale comme en Angleterre ou aux Etats-Unis ; elles ne furent qu'un échec pitoyable.

Les Français, d'ailleurs, n'ont toujours pas réussi à faire leur révolution libérale ; ils sont toujours massivement et profondément dépendants de l'Etat, quelle qu'en soit la forme.

Les Français sont globalement restés au stade "enfant" : souvent "rebelle", parfois "créatif", plus rarement "soumis" ; et il y a toujours quelque "grand homme" pour briguer le rôle de "parent", tantôt "nourricier" (De Gaulle), tantôt autoritaire (Pétain).

La France est le royaume de l'immaturité politique !

 

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Le 21/10/2021

 

De John-Stuart Mill (in : "De la liberté") :

 

"(…) la volonté du peuple signifie en pratique la volonté du plus grand nombre ou de la partie la plus active du peuple : de la majorité, ou ceux qui parviennent à s'imposer en tant que majorité. (…) C'est pourquoi il demeure primordial de limiter le pouvoir du gouvernement sur les individus, même lorsque les détenteurs du pouvoir sont régulièrement responsables devant la communauté, c'est-à-dire devant le parti le plus fort. (…) Ainsi range-t-on aujourd'hui, dans les spéculations politiques, "la tyrannie de la majorité" au nombre des maux contre lesquels la société doit se protéger."

 

Tout cela pour dire que la démocratie est une tyrannie comme les autres ! La tyrannies des plus nombreux, donc la tyrannies des plus crétins (une population normale est composée de 85% de crétins inintelligents et incultes).

Donc le problème n'est pas de définir le moins mauvais des gouvernements possibles, mais de réduire tout pouvoir sociétal et tout gouvernement au strict minimum, de réduire le champ politique au minimum possible, au plus minuscule possible.

Au diable toutes les "craties" et toutes les "archies" : des techniciens pour optimiser les infrastructures collectives et des juristes pour optimiser l'éthique collective.

L'Etat ne doit rien posséder. L'Etat ne doit rien entreprendre. L'Etat ne doit rien faire lui-même mais tout sous-traiter (y compris l'armée et la police). Aucun fonctionnaire. Privatisation radicale de toutes les activités (y compris la santé et l'éducation). La solidarité et l'aide aux plus faibles doit redevenir une affaire strictement libre et privée.

La "république" et la "chose publique" donc, la société et l'Etat doivent devenir minuscules : il n'existe que des réseaux libres et intriqués de communautés autonomes de vie, éthiquement respectueuses des autres communautés.

Démanteler cette absurdité moderne que sont les Etats-Nations, devient une urgence hurlante.

 

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Le seul problème politique ou collectif qui existe, est le problème de l'éthique, c'est-à-dire celui des règles comportementales envers l'autre (humain et non humain), celui des règles de "bonne vie" afin de garantir la paix et la concorde au-delà de toutes les autonomies et de toutes les différences.

 

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Il existe un code éthique fameux qui est les dix paroles du Sinaï et qui exprime dix refus :

 

  1. l'esclavage
  2. l'idolâtrie
  3. la superstition
  4. l'égotisme
  5. la profanité
  6. le meurtre
  7. la tromperie
  8. le vol
  9. le mensonge
  10. le ressentiment.

 

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Le 22/10/2021

 

Mon message au "Point" :

 

Quand donc comprendrez-vous ?

Nous sommes entrés dans une logique de pénurie sur toutes les ressources naturelles et matières premières. Le prix des carburants va doubler et tripler dans les 5 à 10 ans qui viennent. Il faut cesser de vivre comme des riches lorsqu'on n'en a plus les moyens. La logique d'abondance et de prix bas, c'est FINI !!!

 

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De Pierre-Antoine Miguel :

 

"Qui peut répondre à la question : qu’est-ce que la vie? le biologiste? le généticien? le naturaliste? l’épistémologue? Comment se repérer dans la jungle des réponses proposées par ces différents spécialistes?

Il faut mettre l’accent sur trois points qui sont actuellement l’objet de débats très vifs.

Tout d’abord le cadre de la réponse est celui d’une épistémologie non physicaliste, qui refuse d’accepter la double thèse de la complétude et de la clôture causale du monde physique, et renvoie dos à dos les deux positions métaphysiques intenables du physicalisme et du vitalisme.

Ensuite, la vie apparaît liée à un système d’objets hétéro-organisé qui ne peut être complètement décrit par l’ensemble de ses contraintes internes, contrairement aux systèmes physiques ordinaires. Voilà pourquoi la vie n’est pas simplement la réplication ou la reproduction, ni l’hérédité génétique, mais est liée au métabolisme, à la compartimentation cellulaire, à la sélection naturelle, etc.

Enfin il faut parler d’un système d’agents plutôt que d’un système d’objets, car un système biologique se caractérise par le fait que le temps agit sur lui. Pour cette raison il est difficile d’en dégager des invariants internes, la description initiale que nous pouvons en donner n’est pas celle de son fonctionnement. C’est en ce sens que nous nous proposons de parler de propriétés émergentes.

Qu’est-ce que la vie, alors? une disposition? une essence? une structure atemporelle? Ne faut-il pas reformuler la question et se demander : d’où vient la vie? comment la vie évolue?"

 

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La seule grande règle éthique est redoutablement simple, en apparence : ne pas nuire !

Ne pas nuire ni à soi, ni à l'Autre (quel que soit cet autre, humain ou non humain). Mais la difficulté réelle commence avec quelques terribles questions : qu'est-ce que nuire ? à partir de quand nuit-on ? qui est apte à juger de la nuisance réelle d'un acte, d'une attitude, d'une parole, d'un regard ? la nuisance doit-elle être rapportée à l'intention de nuire ?

Le fait (objectivé ou subjectivé) et l'intention (consciente ou inconsciente) …

De plus, ne rien faire, aussi, peut nuire : nuire par omission, par inaction, par indifférence, par calcul …

 

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Les humains se divisent en deux grandes catégories : ceux pour qui l'opinion des autres sur eux comptent, et ceux qui s'en fichent éperdument.

J'appartiens à cette seconde catégorie.

Beaucoup plus généralement, j'appartiens à la catégorie des gens que les opinions de presque tous les autres, sur quelque sujet que ce soit, indiffèrent royalement.

 

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Donne du pouvoir à un crétin et il en abuse.

Loi d'airain !

Etablis un règlement ou une norme, et donne à un sous-fifre le pouvoir d'en contrôler l'application : celui-ci devient illico un Waffen-SS et en rajoute trois couches de son cru.

 

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Le pouvoir ne doit être confié qu'à des sages capables de ne s'en pas griser.

 

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Le pouvoir est une drogue dure.

 

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La société civile n'est rien.

La communauté fraternelle est tout.

 

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Le 23/10/2021

 

Plutôt que "Grand Architecte", peut-être eut-il mieux valu parler de "Suprême Architecte" puisqu'il est à lui seul le principe de logicité et de cohérence du Tout qui existe ; il est la source ultime de toutes les généalogies et de toutes les téléologies qui sont les moteurs de la construction universelle.

L'Architecte suprême est l'Âme (du latin anima : "ce qui anime" de l'intérieur) du Réel et de l'Univers qui le manifeste. On peut reprendre ici les termes techniques d'immanentisme, de processualisme, panenthéisme, etc …

Car tout procède d'une seule et unique équation simple et fabuleuse …

 

Réel = Un = Tout = Dieu.

 

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Qu'est-ce qu'un Architecte ? Quelqu'un qui possède, en même temps, un vrai talent créatif et une vraie connaissance technique. Sans talent, l'édifice sera moche, mal conçu, inadapté aux besoins, laid, disproportionné … Sans technique, l'édifice ne tiendra pas, se fissurera, s'éboulera, s'anéantira …

Le principe central de toute architecture est ainsi l'idée de cohérence : cohérence de l'édifice avec les le but poursuivi, avec l'environnement, le terrain et le milieu, avec les matériaux mis en œuvre, avec les lois de la physique, avec les capacités réelles des maçons, charpentiers et ardoisiers qui œuvreront sur le chantier, etc …

Le maître-mot, ici, est donc cohérence !

L'Architecte est la garant de cette cohérence, dans toutes les dimensions du projet. Cela est vrai pour la construction d'une maison humaine ; cela est vrai pour la construction du Réel pris comme un Tout universel.

 

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Au cœur de toute métaphysique, il y a la question de Dieu (ou des dieux ou du Divin).

Dieu est l'Être suprême, dit-on. Métaphysique de l'Être. Dieu est le Logos suprême, dit-on aussi. Métaphysique du Devenir.

Dieu comme âme intérieure du Réel ? Ou Dieu comme pur Esprit extérieur au Réel qu'il suscite ou crée ou gouverne ?

Mais si Dieu est extérieur au Réel et si le Réel est tout ce qui existe, alors Dieu n'existe pas. Mais si le Réel est tout ce qui existe, mais que, parmi tout ce qui existe, une bonne part échappe à ce que les humains sont aptes à saisir (par l'expérience, par l'intuition, par l'intelligence), alors Dieu peut bien exister au sein même du Réel, quoiqu'à quelque distance des humains.

La question que le concept "Dieu" pose, est celle qui oppose monisme et dualisme (ontiques). Le Réel est-il Un ou Deux ? S'il ne fait qu'Un, Dieu et le Réel ne sont que deux expressions du seul et unique existant. S'il est Deux, comme le supposent Pythagore, Platon et toutes les écoles monothéistes, alors se côtoient un Réel divin et un Réel mondain qui se font face, mais qui doivent être reliés l'un à l'autre, de quelque manière que ce soit, sous peine de rendre ce dualisme complètement stérile (à quoi servirait l'hypothèse d'un tel dualisme si les deux mondes étaient totalement disjoints et étrangers l'un à l'autre ?).

Au fond, le dualisme ne prend sens que si les deux mondes sont reliés l'un à l'autre, c'est-à-dire si, quelque part, ils ne font qu'Un.

La conclusion la plus simple qui s'impose, est donc que Dieu et le Réel ne font qu'Un et exprime cet Un de deux manières différentes.

 

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Qu'est-ce que la métaphysique ?

La définition d'Aristote est célèbre : la métaphysique est l'étude de l'Être en tant qu'Être. Mais cette définition est largement insuffisante et insatisfaisante car, manifestement, et notre expérience quotidienne le prouve à souhait, ce qui "est" (l'Être, donc) "n'est pas" puisque tout advient et devient tout le temps.

Rien n'est immuable. Tout est impermanent. Tout ce qui existe, est un immense chantier (nous y reviendrons largement). Eternelle opposition entre les métaphysiques de l'Être et les métaphysiques du Devenir : d'un côté, la perfection immuable du Dieu des monothéismes méditerranéens, et de l'autre, l'impermanence radicale du Tao de la spiritualité chinoise.

 

Cette opposition radicale entre l'Être et le Devenir est irrémédiable : ce qui est, ne devient pas, ce qui devient, n'est pas. Opposition entre l'essence qui énumère les prédicats immuables et définitifs de la "chose" étudiée, et l'existence qui constate la perpétuelle transformation de ce qui naît, croît, mûrit, décline et meurt. Or rien, dans le monde où vivent les humains, n'est immuable : tout s'y transforme, plus ou moins doucement ou brutalement, plus ou moins lentement ou rapidement. Rien n'est puisque tout vit.

Opposition irréductible entre un monde vu comme une collection d'objets (Platon, Descartes, Kant, …) et le monde vu comme un tissage de processus (Héraclite, Leibniz, Hegel, …). L'un exclut l'autre. La fluidité exclut la fixité. Le "Tout coule" de l'héraclitéisme exclut le "Tout demeure" de l'idéalisme.

Opposition irréductible entre une vision mécanique du monde (la physique d'avant 1950) et une vision organique du monde (la physique d'après 1950). Les stoïciens, déjà, avait compris cette idée cruciale que tout est vivant ; ils avaient nommé leur doctrine l'hylozoïsme (la substance du monde est vivante).

 

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La métaphysique maçonnique, telle qu'elle transpire implicitement de tout l'appareil symbolique et rituélique de la Franc-maçonnerie, est assez clairement une métaphysique constructiviste.

Cette métaphysique constructiviste (et l'art de la construction est bien l'art maçonnique par excellence, l'art royal) pourrait se définir comme l'étude des fondements ultimes de l'Advenir et du Devenir du Réel.

Pourquoi, pour quoi et comment, tout ce qui existe, advient-il et se transforme-t-il sans cesse ?

Car tel est le Réel : l'ensemble de tout ce qui existe, connu et inconnu, connaissable et inconnaissable.

Le Réel est un vaste chantier ! Voilà toute la métaphysique maçonnique

Les humains initiés en sont les œuvriers zélés ! Voilà toute l'éthique maçonnique.

 

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Le vrai problème de la France d'aujourd'hui n'est pas l'immigration, mais l'islamisation (et sa radicalisation).

29% des immigrés français sont originaires du Maghreb et 15% d'Afrique noire.

Les immigrés (dont je suis), à l'échelle mondiale, représentent 281 millions de personnes, soit 3,6 % de la population mondiale (le triple du taux en 1970). Sur ces 281 millions, seulement 37% ont quitté un pays "pauvre" pour s'installer dans un pays "riche" ; tous les autres (63%) sont restés sur le même échelon économique.

 

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Les Juifs habitaient déjà en France près d'un demi millénaire avant les Francs.

La présence juive de France est attestée autour de l'an 6 alors que Clovis régna de 481 à 511.

Le haut moyen-âge fut une période spirituellement, intellectuellement et socialement faste, pour les Juifs de France (on pense à Rachi à Troyes, aux Juifs alsaciens, provençaux et languedociens) ; ce sont les Croisades du bas moyen-âge qui suscitèrent et amplifièrent un antijudaïsme jusque là quasi inexistant.

 

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Les Croisades furent le cœur battant du bas moyen-âge, c'est-à-dire de la féodalité catholique. Le christianisme orthodoxe et son Empire romain d'Orient furent leur victime, moins que les Juifs d'Europe, mais plus que les arabo-musulmans qui, somme toute, virent bien peu de croisés atteindre leurs colonies judéennes.

Le première croisade fut déclenchée en 1095 par le pape Urbain II, à Clermont-Ferrand, la huitième eut lieu en 1270 (la dernière croisade dirigée vers les lieux saints de Judée) et la dernière, si l'on veut bien y inclure la Reconquista espagnole, s'acheva avec la bataille de Lépante en 1571.

Les Croisades ne sont, au fond, rien d'autre que l'exaltation hystérique du paradigme catholique du Salut (de 950 à 1500) qui fit suite au paradigme chrétien de la Foi (de 400 à 950).

La catholicité (katholikos, en grec, signifie "universel"), comme le salafisme et l'islamisme actuels, se prétend seule détentrice de la vérité absolue en matière religieuse (et pas seulement), et entend éradiquer toutes les croyances infidèles (et offre, par là, un gros prétexte pour tout piller et saccager sur son passage). Les Croisades catholiques veulent détruire la voie spirituelle des Juifs, des Païens, des Musulmans et même, celles des Orthodoxes (cfr. le siège de Constantinople en 1204), allumant des haines et des rancœurs encore vivaces aujourd'hui.

 

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En gros, la christianité a connu trois périodes successives : le christianisme judéo-grec, triomphant de 400 à 950, le catholicisme latino-français, triomphant de 950 à 1500, et le protestantisme germano-américain, triomphant de 1500 à 2050.

 

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Lu dans le Figaro :

 

"Une propagande insidieuse se déverse, au fil des programmes de France Inter, Info, Culture et des émissions politiques de France Télévisions, sur les électeurs français. Aux frais du contribuable."

 

Mieux vaut tard que jamais ! En France, ce sont des professions entières (journalistes, profs, juges, …) qui sont complètement inféodés à la doxa gauchiste. Cela ne fait jamais que 40 ans que cela dure. Mais "Le Figaro" le découvre enfin.

 

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De Matthieu Bock-Côté :

 

"La révolution woke est portée par une nouvelle gauche religieuse et confesse sans gêne son désir d’anéantissement de la civilisation occidentale.

 

Ce n’est plus à démontrer, la «cancel culture», que certains traduisent en parlant de la culture de l’annulation, balaie le monde occidental. La révolution woke est portée par une nouvelle gauche religieuse, qui renoue avec la tentation totalitaire en d’autres temps décryptée par Jean-François Revel, Raymond Aron, George Orwell et Czeslaw Milosz, et confesse sans gêne son désir d’anéantissement de la civilisation occidentale. Des statues déboulonnées aux livres brûlés en passant par les conférences annulées ou tenues sous protection policière, on voit la foule lyncheuse resurgir dans l’histoire, avec une violence symbolique décomplexée qui laisse déjà entrevoir le désir de la violence physique."

 

L'expression "nouvelle gauche religieuse" est pertinente.

Elle est anti-occidentaliste, antilibérale ; victimaire et victimiste ; sûre de ses mensonges flagrants et de ses déconstructions primaires ; perpétuellement dans la réinterprétation biaisée (ô combien) de l'histoire des humains.

 

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Le 24/10/2021

 

Le fonds de commerce du wokisme, dit-on, est la haine de l'occident ou, si l'on préfère, de l'occidentalisme. Mais l'occident, cela n'existe que comme l'autre face du monde humain (cfr. l'historien Arnold Toynbee) car, de quel occident parle-t-on ? Celui des Grecs, des Romains, des Etrusques, des Slaves, des Ibères, des Scandinaves, des Wisigoths, Ostrogoths ou autres Goths, des catholiques, orthodoxes, protestants (eux-mêmes fortement divisés) ou anglicans, etc …

L'occident est une mosaïque qui n'a rien d'homogène sauf, peut-être sa grande racine biblique.

Non, le fonds de commerce du wokisme n'est pas l'anti-occidentalisme qui n'est qu'une fiction.

 

Le fonds de commerce du wokisme, c'est la haine du 19ème siècle européen, la haine du bourgeoisisme avec son industrialisme, son colonialisme, son capitalisme, son puritanisme, son paternalisme, son étatisme, son positivisme, son idéologisme … et, même, parfois, son progressisme.

Le wokisme, parce qu'il est primaire, irrationnel et ignare, refuse obstinément de voir que ce 19ème siècle a été indispensable sur la voie du déclin de la modernité et vers l'ouverture de ce nouveau paradigme qui émerge sous nos yeux (et dont le wokisme ne fait pas partie puisqu'il est une des manifestations de la chaotisation du monde humain "entre" les deux paradigmes).

 

Le wokisme, par inintelligence et mauvaise foi idéologique, refuse de voir que ce qu'il exècre dans le 19ème siècle, a toujours deux faces – comme tous les mouvements de l'histoire des humains – l'une positive, l'autre négative.

 

Ainsi, de la colonisation qui, soit dit en passant, est un phénomène universel et aussi vieux que l'humain lui-même. La colonisation européenne de l'Afrique, tant noire que musulmane, et c'est un fait établi aujourd'hui, a coûté beaucoup et rapporté peu aux colonisateurs, et a coûté peu et rapporté beaucoup aux colonisés ; la colonisation, grâce à l'apport infrastructurel, technique, médical, éducationnel, financier et juridique, a permis à l'Afrique de combattre mieux ses épidémies, ses guerres tribales, ses famines, ses esclavagisations endogènes (noires et arabo-musulmanes), etc …

 

De même l'industrialisme et le capitalisme ont été le levier mondial, pendant deux siècles, de la lutte contre la pauvreté locale (notamment par la création d'emplois rémunérés), de la croissance tant des richesses locales que des pouvoirs d'achat locaux, même des plus pauvres.

 

De même, et je l'ai déjà développé ailleurs, l'homosexualité (accompagnée par toutes les X-sexualités que l'on voudra, grâce à la richesse des préfixes latins : trans-, bi-, méta-, para-, infra-, pseudo-, …) n'est pas un problème, mais elle est une dénaturation, une anomalie par rapport à la stratégie générale de la Vie en matière de sa perpétuation et de l'enrichissement de ses patrimoines génétiques. Il faut répéter que la Culture doit être au service de la Nature, et non l'inverse, et que la biologie précède la psychologie.

Le sexe existe réellement ; le genre est une pure construction mentale, fantasmagorique, abstraite et artificielle. Libre à ceux que ces déviances amusent, de s'y adonner, mais à la condition expresse qu'ils ne revendiquent rien de plus qu'une tolérance bienveillante et lointaine.

 

Quant au modèle soi-disant "patriarcal" et à la soumission des femmes, il faut, au contraire de moi, n'avoir pas passé son enfance dans les milieux ouvriers, ruraux, commerçants et paysans de province, pour ne pas savoir que, depuis toujours, c'est la femme qui porte la culotte, éduque les enfants et tient les cordons de la bourse (et heureusement !). Les origines du féminisme sont strictement urbaines et bourgeoises, le fait de femmes entretenues qui n'avaient rien d'autre à faire que de tenir salon. J'ai toujours connu, autour de moi, des relations de couple bâties non sur la domination, mais sur la complémentarité ; l'égalité des sexes est une absurdité ; homme et femme ne sont pas égaux, mais incroyablement et richement différents, merveilleusement complémentaires.

 

Et cela me permet de conclure ce papier : le wokisme est l'expression ultime et complètement dégénérée de l'égalitarisme fanatique. Or, rien n'est – heureusement – jamais l'égal de rien : tout est unique et différent. Cela est vrai pour les sexes, pour les races, pour les cultures, pour les religions, mais, surtout, pour les personnes individuelles qui, chacune, doit trouver sa voie unique vers l'autonomie la plus grande.

Le wokisme, en mettant l'idée de groupe minoritaire "opprimé" et "victime" au-dessus de l'idée de personne individuelle, prépare un totalitarisme exécrable.

 

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Il faut ne pas avoir d'illusions pour ne  pas avoir de déceptions !

 

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L'économie de masse et de prix bas est moribonde (malgré, par exemple, les gesticulations des industries automobiles, des médias écrits et télévisuels, et de la grande distribution).

Tout ce qui est "de masse", va disparaître dans les dix ou quinze ans qui viennent.

Tout ce qui vaudra quelque chose sera placé sous le signe de la sélectivité, de la qualité, de la virtuosité et de la valeur (d'utilité, d'usage et d'utilisabilité).

Le reste, ce sera la soupe populaire (dont, pour le numérique, YouTube, Instagram, FaceBook, Twitter, etc …) : un brouet pour sous-développés.

 

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Je voudrais reprendre ici un court texte que j'avais écrit en novembre 2005 (il y a 16 ans, donc) :

 

"La biosphère est un fragile tissu organique qui recouvre et englobe la lithosphère. Elle est un vaste écosystème enraciné dans le sol de la Terre, dans les vents de l'Air, dans les nappes de l'Eau et dans la lumière du Feu solaire.

 

L'homme y est apparu et y a vécu, porteur de l'espoir de la pensée.

Puis brutalement, le tissu humain s'est mis à proliférer anarchiquement en rongeant et en détruisant tous les tissus alentour.

L'homme est devenu le cancer de la Terre. L'humanité est devenue sa tumeur.

 

Aujourd'hui, l'organisme sain de la biosphère réagit comme réagissent les cellules saines d'un cancéreux : il envoie contre la tumeur tous les anticorps qu'il peut secréter pour se débarrasser du chancre.

Ces anticorps s'appellent sida, Ebola, vache folle, grippe aviaire … et ce n'est qu'un début.

La lithosphère n'est d'ailleurs pas en reste et réagit aux pillages et pollutions infâmes que lui fait subir l'homme, en lui répondant de plus en plus fort par des "catastrophes" naturelles et climatiques … et ce n'est qu'un début.

 

Si la partie encore saine du tissu humain ne se réinscrit pas d'urgence, en harmonie douce et frugale avec la Nature et dans sa vocation noétique fondamentale, elle sera emportée comme le reste."

 

 

Depuis lors, le dérèglement climatique, l'effondrement de la biodiversité, la dérégulation océanique et, bien sûr, les pandémies ne font qu'augmenter la pression.

Mais nul n'est prophète en son pays, n'est-ce pas ?

 

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Le 25/10/2021

 

Il y a trois manières de regarder l'histoire des humains. Il y a l'histoire à court terme avec ses biographies, ses batailles, ses péripéties. Il y a l'histoire à moyen terme avec ses guerres, ses règnes, ses modes. Et il y a l'histoire à long terme qui parle de cultures, de paradigmes et de civilisations.

Il n'y a que cette troisième qui m'intéresse, car c'est elle qui, dans l'ombre, façonne les deux autres dans leur essentiel et tout le reste n'est qu'anecdote.

Il y a la forêt et il y a la pervenche qui y pousse. Celle-là permet celle-ci, mais celle-ci n'a aucune influence sur celle-là.

 

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De Gérard Berry, professeur au Collège de France et spécialiste de l'IA :

 

"L'ordinateur est complètement con."

 

Un ordinateur, c'est un énorme volume de mémoire (analytique) et une énorme capacité de calcul (analytique) binaire, et rien d'autre. Il ne fait qu'appliquer, à la lettre, des programmes conçus par l'intelligence humaine et censés simuler l'une ou l'autre tâche bien analytique et bien séquentielle. Et rien d'autre !

Un ordinateur n'apprend rien, il accumule.

Un ordonnateur ne sait rien, il calcule.

Un ordinateur ne pense pas, il simule.

Il ne fait que cracher des résultats qu'il est incapable de comprendre, d'apprécier et de valoriser.

Il est urgent de sortir des infantiles mythologies californiennes comme "l'intelligence artificielle" ou "le transhumanisme" et autres billevesées.

 

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Intelligence collective …

Le postulat de base : le tout est supérieur à la somme de ses parties. Mais ce postulat implique son symétrique : si le tout n'est pas l'exacte somme de ses parties (système non additif ou non conservatif), alors ce tout peut être supérieur OU inférieur à la somme de ses parties.

Pour que le tout soit effectivement supérieur à la somme de ses parties, certaines conditions drastiques (celles qui permettent des phénomènes néguentropiques d'émergence) doivent être respectées, sinon l'entropie triomphe toujours !

En bref : la probabilité pour qu'un tout soit supérieur à la somme de ses parties, n'est pas nulle, mais elle est toujours faible.

Vingt crétins rassemblés dans une salle, n'arriveront pas à la cheville d'un prix Nobel. Et cinquante, encore moins.

 

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Le 26/10/2021

 

De la mère d'une victime du massacre du Bataclan, à Paris :

 

"Les barbares terroristes nous envient notre joie de vivre."

 

Il y a là quelque chose de profondément vrai.

Toute radicalisation est alimentée par le ressentiment, la jalousie, la rancœur, une incapacité notoire à vivre la vie telle qu'elle est et vient.

Chez ces terroristes, il y a un thanatos actif qui, plutôt que se retourner contre ces tarés eux-mêmes, se retourne vers des innocents qui, eux, vivent normalement, chacun à leur manière, dans un bonheur, souvent très primaire et relatif, mais bonheur tout de même. Ce qui rend fous, les dingues de la haine.

 

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Les énergies renouvelables, cela n'existe pas.

Le vent est renouvelable, les éoliennes pas !

La lumière solaire est renouvelable, les panneaux photovoltaïques pas !

 

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Stop aux nationalismes obsolètes et ridicules.

Les Etats-nations furent une invention de la modernité (1500 à 2050) ; ils meurent, sous nos yeux, avec elle. Et c'est une excellente chose. L'avenir passe par la continentalisation c'est-à-dire, pour nous, par une Europe unie, fédérale, souveraine et organisée comme un réseau de régions économiquement autonomes. Hors de là, point de salut : sinon l'Europe deviendra (devient déjà) le paillasson de l'Angloland, du Sinoland, de l'Islamiland et du Russoland qui, eux, sont déjà continentalisés.

 

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Il est de la vocation de tout Etat d'aspirer à devenir totalitaire puisqu'il se sent investi de la mission divine de tout régler donc de tout réglementer.

L'étatisme (le culte du pouvoir central) est l'opposé du libéralisme (le culte de l'autonomie personnelle et collective). Cet étatisme prend des formes "molles" (social-démocratie, conservatisme, paternalisme, populisme) ou "dures" (nazisme, fascisme, communismes).

L'analyse transactionnelle a décrypté le phénomène depuis longtemps : l'étatisme relève de la relation de parent (nourricier ou autoritaire) à enfant (soumis, rebelle ou créatif) ; le libéralisme, lui, relève de la relation d'adulte (autonome) à adulte (responsable de soi).

La tradition française, malgré la tentative initiale de la "révolution de 1789" dite "libératrice" qui a vite avorté et vite été transformée en tyrannie dictatoriale par le jacobins, puis en tyrannie impériale par les bonapartistes, cette tradition française, depuis l'instauration de la royauté parisienne n'a jamais pu quitter la relation parent-enfant et la population française, quoiqu'il arrive, attend toujours tout des institutions étatiques. Le Français est politiquement immature, coincé dans le rôle "enfant" qu'il s'est choisi et passant, selon ses humeurs, du soumis au rebelle ou au créatif (pour contourner les lois).

 

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De mon ami Olivier F. :

 

"La crétinisation des masses lobotomisées par la télé ou les jeux vidéos ou les réseaux sociaux est le terreau idéal pour tout gouvernement"

 

Je pense que l'humanité est en train de se briser en deux : d'un côté, les masses crétines et hédonistes, uniquement obnubilées de "panem et circenses" et menées par leurs démagogues et, de l'autre, une(des) aristocratie(s) intellectuelles et spirituelles, cultivant l'intériorité et habitant la noosphère.

L'émergence de ces deux mondes humains représentent une mutation épigénétique ; ils vivront en séparation, mais en interdépendance : les masses auront besoin de l'intelligence immatérielle des aristocraties et les aristocraties auront besoin des produits matériels des masses.

Un bel exemple d'aujourd'hui : les masses se font vacciner non par conviction médicale, pour pouvoir accéder aux lieux publics de plaisirs et de distractions, alors que les aristocrates ne se font pas vacciner puisqu'ils se passent volontiers de ces lieux de médiocrité.

 

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La judéophobie a pris trois visages successifs : l'antijudaïsme religieux, l'antisémitisme racial et l'antisionisme géopolitique.

Mais la racine profonde et unique de la judéophobie est le christianisme du 2ème siècle de l'ère vulgaire.

Avant, les conflits étaient militaires et politiques entre le royaume de Judée et les royaumes ou empires adjacents ; la culture, la tradition ou la foi juives n'avaient rien à y voir.

Les Perses ont conquis la Judée comme ils ont conquis la Babylonie ou l'Assyrie.

Les Romains ont conquis la Judée comme ils on conquis la Grèce ou l'Egypte. Il n'y avait là pas la moindre judéophobie.

Répétons-le : la haine du Juif, parce que Juif, est profondément et typiquement chrétienne, d'abord, et musulmane, ensuite (lorsque les communautés juives ont tourné le dos à Mahomet à Médine).

 

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Le 27/10/2021

 

A l'approche des élections présentielles françaises (avril 2022), deux phénomènes sont caractéristiques.

 

Le premier point fort est la défiance croissante envers les partis politiques de tous les bords, ce qui témoigne d'une désidéologisation nette du politique : "la société idéale" et "l'homme idéal" ne font plus rêver grand monde. Le politique a un rôle d'efficience à régler les problèmes réels et concrets, et non de bâtir une société "meilleure" sur base d'un modèle quelconque (en général obsolète et puéril). Le réalisme l'emporte – définitivement, je l'espère – sur l'idéalisme. Les fantasmes idéologiques se sont dissous dans le bain acide des réalités économiques, géopolitiques, ethniques, écologiques et sanitaires.

 

Le second point fort est l'effondrement de ce que l'on a coutume d'appeler la "gauche", ce qui n'est évidemment pas sans rapport avec le premier point fort, ci-dessus – sans doute parce qu'elle est de loin plus idéologique que les autres mouvances - : socialisme, trotskisme, communisme, gauchisme, écologisme (cette escrologie qu'il ne faut surtout pas confondre avec l'écologie sérieuse) et autre wokisme sont tous moribonds … et c'est une excellente chose. Toutes ses mouvances se sont construites sur la notion  de "justice sociale", c'est-à-dire, en réalité, sur celle d'égalitarisme. Or, il est évident que l'individualisme montant (qui est autonomisme et non pas égotisme) répugne radicalement à cette égalisation forcée et à l'éradication de toutes ces différences qui forment la richesse de toutes les communautés, petites ou grandes.

 

La politique, c'est l'Etat, pas la Nation.

Cette notion de Nation, qui est une pure invention artificielle du 19ème siècle, doit être prise ici au sens de la globalité des populations et communautés vivant sur un territoire historique, avec leurs aspirations, leurs habitudes, leurs activités, leurs croyances, leurs modes de fonctionnement, leurs règles de vie, leurs préférences, etc … qui ne regardent aucunement le politique.

L'Etat – donc le politique – n'est pas là pour construire quoique ce soit ; il n'est là que pour garantir du bon ordre sur le Chantier ; ce que l'on y construit ne le regarde pas !

 

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De Sophie Coignard (Le Point) :

 

"Fraude sociale : l’exécutif ne veut ni entendre, ni voir, ni agir.

(…) les détournements de prestations sociales sous toutes leurs formes pouvaient être évalués à plusieurs dizaines de milliards d’euros chaque année.(…) [Le fait de l'] impossibilité d’évaluer le montant des fraudes faute de bonne volonté de la part de la plupart des administrations et organismes sociaux, sont reçues plus que fraîchement par l’exécutif … (…) L’absence d’estimation du montant de la fraude pour la plupart des prestations prive l’action des pouvoirs publics et des organismes sociaux d’un indispensable instrument d’orientation des actions à mener pour mieux la prévenir, la détecter et la sanctionner. Sur la seule base des détournements détectés, la Cour des comptes constate toutefois un doublement, voire un triplement des fraudes en moins de dix ans. La commission d’enquête parlementaire mise en place par l’Assemblée nationale sur le sujet est tout aussi sévère dans ses conclusions, rendues elles aussi en septembre 2020. « Dès nos premières auditions est apparue une faille dans le nombre de numéros de Sécurité sociale répertoriés, note son président, le député LR Patrick Hetzel. Il est supérieur au nombre total de la population de la France, dans une proportion que l’administration est bien en peine de préciser, mais qui est sans doute comprise entre 2,4 et 6,7 millions. De même, le nombre de cartes Vitale « actives » – c’est-à-dire avec des droits ouverts – en circulation est sensiblement supérieur au nombre de ressortissants des différents régimes de Sécurité sociale, sans que l’administration, là encore, soit capable de fournir un chiffre fiable. Nos auditions et nos déplacements ont laissé apparaître de façon criante la faiblesse du pilotage national de la lutte contre les fraudes aux prestations. Nous avons mis au jour de multiples zones d’ombre et d’incohérence qui favorisent la fraude. Nous avons été dans l’incapacité d’évaluer avec précision son montant, tant les outils manquent pour distinguer ce qui relève de simples erreurs, de laxisme, de désorganisation des services ou de manipulation délibérée de documents. »

 

Le décor est planté. Des recommandations précises sont formulées. Un signalement au parquet de Paris est même effectué. Pourtant, un an plus tard, il ne s’est rien passé…"

 

Tout cela ne signifie qu'une seule chose : le politique pratique à grande échelle le clientélisme populaire. La religion de l'assistanat arrange tous les parasites (et Dieu sait si, en France, il y en a pléthore), mais appauvrit la nation. Et tous ces parasites sont des électeurs très motivés pour voter pour celui qui fermera les yeux sur leurs magouilles (voire les encouragera) ; magouilles dont les fonctionnaires – presque tous de "gauche", par ressentiment d'être de méprisables bureaucrates, donc des parasites de l'Etat, eux aussi – sont les complices éhontés.

Entre parasites, il faut bien s'entraider …

 

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Un fonctionnaire est, par essence, un fainéant car s'il ne l'était pas, il construirait sa propre autonomie économique dans la vraie vie, plutôt que de se planquer derrière des sinécures surprotégées.

Et que l'on ne me fasse pas le coup du : "le fonctionnaire est au service de l'Etat, donc de tous". L'Etat est comme une tumeur cancéreuse : il prolifère en rongeant et en tuant les tissus sains. Être au service d'une tumeur, cela s'appelle être une métastase !

 

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Au royaume des gogos, les fumistes sont rois.

 

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Ne confondons pas cours de bourse et argent réel.

Quand on parle de la "fortune" de tel ou tel, on y inclut la valorisation boursière des titres détenus qui, demain, peuvent ne plus valoir rien du tout (ce qui est probable puisque la finance spéculative mondiale est un système en voie d'effondrement).

 

 

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De Pascal Ory :

 

"Il n'y a pas de question juive. Mais il y a une question antijuive, oui, assurément.

C'est une tragédie en trois actes, avec un prologue. Le prologue se situe en des temps très lointains, avant l'ère chrétienne. Le peuple juif, contrairement à une version très répandue (on appelle ça la Bible), n'y fait pas l'objet d'une attention particulière.

Acte 1 : Si le monothéisme juif n'était pas un problème pour les polythéistes, le judaïsme, lui, est un problème pour les chrétiens – donc, dans la foulée, pour les musulmans – : le peuple élu refuse obstinément de reconnaître ici son sauveur, là son prophète. Mauvais exemple.

Acte 2 : Lorsque l'Occident va commencer à s'éloigner de l'hégémonie chrétienne, cela fait déjà mille cinq cents ans qu'il y a une supposée "question juive". Ça laisse des traces, que le monde moderne ne pourra jamais effacer, surtout quand une certaine science invente la "race", quand un certain athéisme invente l'antisémitisme.

Acte 3 : À peine, avec la défaite d'Hitler, cette haine-là a-t-elle été anéantie que la naissance de l'État d'Israël en allume une troisième, antisioniste, géopolitique, qu'on peut instrumentaliser à loisir, et qui n'a aucune (dé)raison de s'éteindre.

Et voilà pourquoi la judéophobie ne remonte pas à la nuit des temps, mais prend date pour être éternelle."

 

Toute la judéophobie – d'origine strictement chrétienne - prend racine dans un paradoxe : pour les chrétiens, le sauveur Jésus est le Messie et il est juif, mais les Juifs – qui savent de quoi ils parlent en matière de Bible, de messianité et de monothéisme puisqu'ils les ont inventés - ne reconnaissent nullement ce Jésus ni comme Messie, ni comme Sauveur, ni comme Dieu.

Trois solutions se profilent :

 

  1. Les Juifs sont idiots mais c'est leur droit de demeurer dans leur aveuglement.
  2. Les Chrétiens se sont trompés et Jésus n'est rien de plus qu'un rebelle juif crucifié, pour sédition, par les Romains.
  3. Les Juifs ont trahi, sont des renégats, des suppôts de satan et doivent être déchus, définitivement, dans l'opprobre et l'abjection, de leur statut de "peuple élu" (ce qui, par parenthèse, est un pur fantasme chrétien).

 

C'est "évidemment" cette troisième solution qui a été choisie, pour deux motifs profonds : elle donne "raison" aux chrétiens (qui, dans toute cette affaire, excellent à se poser à la fois comme juge et partie, alors que les Juifs n'ont strictement rien à fiche des croyances chrétiennes) et elle fournit un "bouc émissaire" (instrument indispensable pour fonder la mission "purificatrice" et "revitalisante" du christianisme).

 

La judéophobie musulmane, inscrite dès les origines dans le Coran et les Hadiths, s'enracine dans deux terreaux.

Le premier : le christianisme judéophobe de La Mecque fut, sous ses formes hétérodoxes (nabatéennes, ébionites, …), le milieu qui a engendré les croyances du "prophète" Mahomet.

Le second : les communautés juives de Médine (héritières de deux mille ans de pensées et de traditions spirituelles et religieuses) refusèrent nettement (avec, pour conséquence d'ineffaçables rancœurs et ressentiments) de suivre la prédication de cet analphabète que fut Mahomet.

 

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Le judaïsme est la plus vieille tradition spirituelle encore vivante en occident. Toutes les autres sont soit éteintes, soit beaucoup plus récentes.

Ses équivalents orientaux sont l'hindouisme indien et le taoïsme chinois.

Toutes les autres traditions actuelles ne sont que surgeons.

 

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Au-delà de ses trois phases historiques (monolâtre avec le lévitisme, monothéiste avec le rabbinisme et utopique avec le sionisme) et de ses divers courants (archaïque avec le hassidisme, juridique avec le talmudisme et mystique avec le kabbalisme), comment pourrait-on exprimer simplement le fondement du judaïsme ?

Je dirais :

 

  • Le Réel est cohérent et cette cohérence vient de la Loi.
  • Le peuple juif témoigne que cette Loi est divine (méta-humaine).
  • La Loi s'exprime dans deux livres : celui de la Nature (qui émane du Divin qui lui est immanent par la Matière, la Vie et l'Esprit) et celui de la Torah (écrite en hébreu par des humains inspirés, pour des humains).

 

Tout le reste n'est qu'herméneutique, conjectures et commentaires.

Les croyances en l'immortalité de l'âme personnelle, en la vie après la mort, en la venue d'un Messie salvateur, ne font pas partie du fondement du judaïsme (tout cela est totalement absent de la Torah), mais sont des ajouts pharisiens et rabbiniques récents (à partir, surtout, du 2ème siècle avant l'ère vulgaire) qui se sont amplifiés dans le christianisme issu de ces milieux-là.

Ces notions sont totalement étrangères au lévitisme et au sadducéisme originels orthodoxes (et à la Kabbale pré-zoharique et zoharique qui est leur héritière).

 

On peut aussi s'interroger sur ce qui fait "l'âme juive", le fondement de "l'être juif". Dans ce portrait, forcément incomplet et subjectif, on trouvera sans doute le goût immodéré pour l'étude et la connaissance, la pratique du sens critique, la méfiance envers le monde non-juif, le culte de la généalogie tant celle de sa tradition que celle de sa famille, l'humour (juif, bien sûr, avec beaucoup d'autodérision) et la solidarité (l'esprit communautaire sans le moindre communautarisme).

En revanche, on ne trouvera pas, dans ce "portrait", le fait d'être banquier, révolutionnaire gauchiste, avare et grippe-sou (ce sont des caractéristiques de tous les milieux pauvres, pas spécialement juifs), etc …

 

Enfin, pour compléter le tableau, il est important de bien spécifier que la judéité est une culture et non une race. La "race juive", cela n'existe pas d'un point de vue génétique ou biologique ; il y eut et a encore, au sein de la Maison d'Israël, des myriades de conversions, d'intermariages, d'adoptions d'enfant, … malgré les formelles interdictions chrétiennes.

 

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C'est un fait éternel : les femmes laides détestent les femmes jolies (et font tout pour les dévaloriser sur d'autres plans), et les hommes faibles (physiquement, mais surtout mentalement chez les crétins) sont jaloux des hommes forts (et font tout pour se coaliser afin de compenser leur débilité par le nombre).

Telle est la logique du ressentiment face aux inégalités naturelles … ou culturelles.

Tel est le terreau de l'égalitarisme et du démocratisme.

 

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La récente pandémie (je dis "récente" parce qu'il y a belle lurette qu'elle est terminée en termes de mortalité et de nocivité) l'a démontré à suffisance : il n'y a pas que les gens qui sont sujet à la panique ; les communautés (notamment médicales), les sociétés et les gouvernements le sont au moins autant.

Et l'on ne prend jamais de bonnes décisions sous la pression de la panique ; au contraire, tout va dans le sens de ce qui pourrait augmenter ladite panique.

Et c'est logique car le pire fait plus peur que le mal et, lorsqu'on ne comprend rien à ce qui nous arrive, on a forcément tendance à se faire croire au pire.

Psychologie animale de base … et ni la civilisation, ni la science n'y peuvent rien changer.

 

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Le 28/10/2021

 

Le Réel est une histoire qui fait sens et qui s'écrit dynamiquement, dans un format topologique fait d'espace, de distances et de "capsules" où se succèdent des "signes signifiants" émergeant de l'Esprit que écrit cette histoire

 

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L'intelligence humaine est limitée.

Le bêtise humaine est infinie.

 

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Les incompétents se croient toujours très compétents, quasi omnipotents ; ils plastronnent et fanfaronnent.

Les gens vraiment compétents ont parfaitement conscience de leurs limites et de leurs doutes.

 

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Les traditions et traductions chrétiennes véhiculent l'idée que Moïse a fait traverser la mer Rouge aux Hébreux avant de pénétrer dans le pays de Madian et dans le désert de Sin.

Il suffit de regarder une carte du Moyen-Orient pour questionner le regard : la frontière entre Egypte et Sinaï est soit un petit bras au bout de la mer Rouge appelé "golfe de Suez" (profondeur moyenne de 40 mètres), soit l'actuel canal de Suez qui était une zone marécageuse (bien mieux compatible avec un passage à pied) parsemée de lacs ("lac" ou "mer" en hébreu, est le même mot : Yam).

Dans le livre de l'Exode (13;18), il est écrit ceci : "Et Il tournera des Elohim avec le peuple, du chemin du désert de la mer de Sof et les fils d'Israël, équipés, sortirent du pays des bornés".

Le mot hébreu Sof a deux sens principaux : il signifie "jonc" (la plante marécageuse par excellence) et il signifie "limite, fin".

Donc cette fameuse "mer Rouge" est, en fait, la "mer de jonc" ou la "mer de la limite".

Symboliquement, cela indique que : pour se libérer de l'esclavage, il faut traverser la limite, il faut "transgresser" la loi des bornés.

Le message est clair et parfait !

 

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Une opinion ou une croyance n'ont de valeur que pour la personne qui les porte, quelque gloriole puisse-t-elle avoir.

Une opinion ou une croyance ne sont jamais des connaissances avérées qui, seules, ont pouvoir de véridicité (relative et temporaire, s'entend).

Or, aujourd'hui, notamment du fait du pouvoir amplificateur et de l'obsession sensationnaliste, les médias en général et les médias sociaux en particulier érigent des opinions simplistes et des croyances puériles en dogmes de la bienpensance, jetant le discrédit et la méfiance sur les scientifiques sérieux. Cette inversion pernicieuse de la logique de vérité est extrêmement dangereuse et suicidaire : ce que poste une vedette de la chanson sur Instagram a beaucoup plus d'impact et de crédibilité que ce que prouve un prix Nobel.

Voilà notre triste réalité actuelle.

 

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Une opinion ou une croyance ne sont jamais qu'une hypothèse possible parmi des myriades d'autres.

Croire en quelque chose n'est jamais savoir quelque chose.

 

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Il faut bien distinguer la Foi et les croyances.

La Foi est une vision holistique du Réel, du Cosmos, du Divin : comme par exemple, la Foi en la cohérence et en l'intention du Réel (ma Foi) et le rejet du hasard comme moteur de l'évolution du Tout.

Les croyances sont analytiques : croire en ceci plutôt qu'en cela, à tel ou tel moment, selon les humeurs, les opinions ou des tendances.

Dans les deux cas, il s'agit d'hypothèses, mais la Foi est une hypothèse globale ontologique alors que les croyances sont des hypothèses de détail sur tous les plans de la réflexion ou de l'existence.

Une Foi peut induire beaucoup de croyances, souvent contradictoires ; mais des croyances ne peuvent pas induire une Foi.

Les croyances sont des épiphénomènes existentiels, alors que la Foi est un fondement pour toute une vie.

 

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On construit toute sa vie intérieure sur un acte de Foi.

La plupart des humains n'a aucune Foi personnelle et se contente soit des opinions et croyances ambiantes, soit des dogmes religieux ou idéologiques dont ils ont été nourris.

Ainsi se montre une tripartition de l'humanité : les mystiques, les agnostiques et les dogmatiques.

 

Les agnostiques rejettent les mystiques (trop fumeux, trop abstraits, trop lointains …) et les dogmatiques (trop autoritaires, trop intolérants, trop dirigistes …)

Les dogmatiques rejettent aussi les mystiques (trop autonomes, trop intériorisés, trop incompréhensibles …) et les agnostiques (trop mous, trop fluctuants, trop inengagés, …).

Les mystiques, eux, ne rejettent personne (ils ont mieux à faire) et ne demandent qu'une seule chose : qu'on leur fiche la paix !

 

Mais, avec l'ironie des agnostiques et la hargne des dogmatiques, ce n'est pas gagné …

 

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Les humains sont allergiques à l'incertitude ; alors ils préfèrent s'inventer des bobards.

 

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Nous affrontons, ces jours-ci, trois défis majeurs qui sont bien en phase avec mes prédictions quant au nouveau paradigme et aux résistances qu'il induit :

 

  1. La hausse du prix de beaucoup de matières premières (dont le pétrole qui est le nerf de la guerre économique, surtout depuis la vague de dénucléarisation qui est d'une stupidité abyssale) du fait de l'installation de la logique de pénurie. Cette hausse n'est pas passagère mais en croissance. L'inflation suivra ainsi qu'une énorme crise de la finance spéculative, notamment sur les monnaies.
  2. La construction d'une Union Européenne forte et fédérale (continentalisation oblige), le plus au-dessus possible des Etats-Nations qui doivent tomber en désuétude, malgré les pourritures polonaises et hongroises.
  3. La désidéologisation du politique, la fin du processus démocratique au suffrage universel et du clientélisme généralisé à grands coups d'assistanats.

 

Il est essentiel de remettre le politique à sa juste place (à égalité avec l'économique, l'écologique, le noétique, l'éthique …) et de le confier à des gens compétents et probes … et d'éliminer tout électoralisme, tout clientélisme, tout népotisme, etc …

 

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Le 29/10/2021

 

Oui, les genres sexuels, cela existe dans le Réel, tant au niveau biologique que psychique.

 

Du point de vue biologique, un homme est un être avec deux testicules et un pénis, et une femme est un être avec deux seins et une vulve.

Indiscutables différences et merveilleuse complémentarité.

 

Du point de vue psychique, la femme a une intelligence temporelle, processuelle et dynamique : elle développe une logique de jardinier qui cultive pour cueillir des fruits, alors que l'homme a une intelligence spatiale, géométrique et topologique : il développe une logique de guerrier qui subjugue pour accumuler des conquêtes.

Différences et complémentarités, encore une fois.

 

Le transgenrisme est une aberration, une artificialité chimico-chirugicale ridicule et triste qui, au fond, ne trompe personne.

Quant à l'androgynie, elle existe réellement, simplement, naturellement ; cela s'appelle le couple formé d'une femme et d'un homme.

Différence et complémentarité, encore et encore.

 

Et il faut marquer cette différence et cultiver cette complémentarité dès le plus jeune âge : un garçon est fait, par la Nature, pour devenir un homme et une fille, une femme. C'est aussi simple que cela.

Mais cela n'empêche, malheureusement pas, certaines déviances contre-nature qui sont plus à plaindre qu'à blâmer.

 

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Chacun est d'abord ce que la Nature a fait de lui.

Tout le reste n'est que péripéties.

 

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Il n'est pas de plus grand silo à bêtises que l'opinion des masses.

Quand la masse dit : "Je pense", il faut comprendre : "Je répète ce que les démagogues m'ont inoculé en me promettant du pain et des jeux".

 

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Qui sont les démagogues ? Tous ceux qui participent, de près ou de loin, aux pouvoirs politiques, médiatiques, académiques, économiques ou religieux, et qui sont habités par ce besoin nauséabond de prestige, de domination, de puissance.

 

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Les sondages sont un thermomètre que l'on enfonce dans le cul d'un éternel malade débile : la masse des médiocres.

 

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L'ennemi, c'est l'Etat !

 

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La tolérance est la plus grande des vertus envers ceux qui la pratiquent ; elle est la plus grande des faiblesses envers ceux qui ne la pratiquent pas.

La tolérance ne peut, ni ne doit jamais tolérer l'intolérance !

En matière d'opinion et de croyance (mais non en matière de science), die : "Je crois que … mais vous avez le droit de croire l'inverse", n'est pas du tout pareil que de dire : "J'ai raison et vous avez tort, quoique vous disiez".

 

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Si le Réel est cohérent, cela signifie qu'il est ordonné dans sa topologie par une répartition, dans son eidétique par une organisation et dans sa dynamique par une intention.

Si tel est le cas, le Réel est en quête, permanente, d'un ordre optimal.

Et tout ce qui existe participe de, et participe à cet ordre optimal.

Ainsi, de façon immédiate et directe, la cosmologie fonde une éthique qui se résume à ceci : puisque l'humain participe de et à l'ordre cosmique du Réel, il doit, pour survivre (et bien vivre), accorder ses comportements à cet ordre cosmique qui le dépasse infiniment et en respecter les règles.

 

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La grande erreur de la philosophie a été de croire que l'ordre céleste (les astres, leurs révolutions, leurs phases, …) était harmonieux et parfait (donc divin), alors que l'ordre terrestre (les fluides, les minéraux, les plantes, les animaux et les humains) était chaotique et désordonné.

Cette dualisation du monde perçu par les humains, n'est qu'un effet de myopie : les phénomènes astrophysiques sont au moins aussi tumultueux et chaotiques que les phénomènes terrestres. Mais comment auraient-ils pu le savoir ?

Il n'empêche, la dualisation du monde qu'ils ont inaugurée est une catastrophe philosophique dont participent tous les dualismes, tous les idéalismes et tous les théismes.

Il est amplement temps de rectifier le tir : le Réel est Un, et il est partout complexe donc chaotique, en évolution permanente vers un état de plus grande optimalité.

 

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Le 30/10/2021

 

D'Omar Khayyâm :

 

"Entre la foi et l’incrédulité, un souffle, entre la certitude et le doute, un souffle. Sois joyeux dans ce souffle présent où tu vis, car la vie elle-même est dans le souffle qui passe."

 

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Le 31/10/2021

 

Ce qui est intéressant dans l'étude de l'histoire humaine, ce ne sont ni les évènements, ni les personnages, ni les anecdotes, ni les péripéties (quelque graves, sanglantes, atroces ou pénibles soient-elles) … La seule chose qui importe, c'est la découverte de la logicité de l'évolution humaine sur le long terme.

 

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Le défi, en matière d'étude de la complexité, est de faire la différence entre un "Tout" et un "Tas". Le Tas, c'est le Chaos,  c'est le désordre ;  le Tout, c'est la même chose que le Tas (ce sont les mêmes éléments ou ingrédients), mais qui, cette fois, est organisée, construite, ordonnée. Il faut se rappeler l'image qu'a laissée Aristote : prenons deux terrains exactement identiques, vraiment exactement identiques ; supposons vouloir construire dessus deux maisons absolument identiques avec le même architecte qui fait les mêmes plans ; faisons amener sur le terrain tous les matériaux posés dont nous avons besoin pour construire ces deux maisons et ces matériaux sont les mêmes, exactement sur les deux terrains. Tout est donc pareil sauf que, d'un côté, on laisse tout en tas et que, de l'autre côté, on construit une maison. C'est juste la même idée de maison, ce sont juste les mêmes matériaux mais, du côté du Tas en désordre, c’est et cela reste un chaos ; tandis que, de l'autre côté, les choses sont en ordre parce que la maison existe avec ses vides organisés et utilisables, etc.

 

Il en va de même avec l'univers, pris comme un tout, qui se construit, au fil du temps, et qui répartit au mieux ses matériaux dans l'espace topologique (des vides et des pleins qui se répondent), qui gère au mieux le chantier dans son espace dynamique (des accomplissements et des accumulations qui se répondent) et qui structure au mieux les aménagements dans son espace eidétique (des uniformités et des complexités qui se répondent).

 

C'est en cela que la métaphore du Grand Architecte de l'Univers est un excellent symbole de la logicité cosmique qui façonne le Réel au fil du temps pour en faire émerger des édifices pesants (la Matière), vivants (la Vie) et pensants (l'Esprit).

 

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Il me semble qu'indépendamment de sa connotation maçonnique, l'idée de "Grand Architecte de l'Univers", comme principe ultime de la logicité interne du Réel, comme fondement d'un panenthéisme radical, est infiniment plus riche que celle, commune, de "Dieu" qui reste très anthropomorphique, très théiste, très dualiste et, pour tout dire, très archaïque.

 

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Le judéophobe Tertullien (160-220) déjà, décrivait l'Esprit divin sous le nom d'Architectus

 

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L'étymologie grecque du mot "architecte" est intéressante : l'architecte est "le premier ou le supérieur (archi) des œuvriers (tekton)".

 

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Le coût des carburants (et, en général, de l'énergie) est définitivement à la hausse accélérée (comme beaucoup d'autres matières premières, d'ailleurs, comme le bois, le fer, les métaux non ferreux, le grain, etc …), et ce, malgré les ridicules gesticulations étatiques et politiques.

La conséquence est immédiate : l'effondrement des industries automobiles, aériennes, spatiales, ferroviaires et batelières.

Il est grand temps d'inventer une économie de proximité, sans beaucoup de déplacements, en général, et sans aucun déplacement lointain, en particulier.

Il est temps que cessent les convois de containers entre les continents.

 

Un exemple vécu : il faut que cesse l'abattage de hêtres centenaires dans le Morvan, envoyés en Chine pour débitage en copeaux, renvoyés dans le Maghreb pour fabrication de panneaux agglomérés qui reviennent en France pour être vendus dans les magasins de bricolage.

C'est d'une absurdité sans nom !

 

Mon ami Jean-Marc Jancovici a raison depuis vingt ans : le coût de l'énergie est beaucoup trop bas ; il faut qu'il décuple pour que la frugalité réelle puisse s'installer définitivement dans les continents gros consommateurs.

 

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La décroissance la plus urgente est celle de la démographie. Nous atteignons huit milliards d'humains sur cette pauvre Terre qui ne peut en porter durablement que deux milliards.

Il faut que les Africains, les Musulmans et les Indiens cessent de faire des enfants ; sinon, c'est simple : ces trois continents ne seront plus approvisionnés en rien par les autres, et plus aucune immigration venant de chez eux ne sera admise.

 

Il y a beaucoup trop d'humains sur Terre. Et cette surpopulation est la cause fondamentale de tous les dérèglements actuels (climatiques, océaniques, pandémiques, économiques, politiques, etc …).

Quand donc osera-t-on le voir et le dire ? Quand donc des mesures sérieuses seront-elles prises à l'encontre de ces continents surpopuleux.

 

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De Gaëlle Macke, dans "Challenge(s)" :

 

"Le covid-19 passe du statut de pandémie à celui d'endémie.

(…) l'arrivée des vaccins a converti la pandémie (…) en une endémie, c'est-à-dire une maladie sous contrôle, comme d'autres virus respiratoires saisonniers (bronchite, grippe) que l'on peut prévenir et guérir, qui n'engorgent plus les hôpitaux et sans impact sur l'économie."

 

Ah, enfin ! On finit par s'en rendre compte. Ce n'est pas trop tôt. Cette conversion a, en fait, eu lieu dès le mois de mai 2020 (il y a 17 mois).

 

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Ce n'est parce qu'une personne est "déclarée" morte de la pandémie, qu'elle est effectivement décédée à cause de la pandémie.

En gros, au moins en France, du fait des assistanats divers aux centres de soins ou d'hébergement, on peut compter que 60% des déclarations de décès "à cause de la pandémie", ont une autre cause (peut-être accélérée par le virus).

 

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L'élection d'un Président à la tête de l'Etat français pose deux problèmes :

 

  • Comment éliminer les élections ?
  • Comment éliminer l'Etat ?

 

Tout le reste (Zemmour compris) n'est que gamineries !

 

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Les milieux dits "artistiques" (comme les milieux fonctionnaires qui sont les sangsues nationales) sont majoritairement gauchisants. Pourquoi ? Pour la même raison : l'assistanat !

On lèche la main qui vous nourrit !

 

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Il faut cesser d'appeler "artistique" cette industrie parasitique qui fait des spectacles, des films, de la télévision, du théâtre, des chansons, des BD's, des "happenings" ou des "installations".

Il faut, tout au contraire, leur couper les vivres … et laisser crever les "intermittents du spectacle".

 

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Du côté cosmique, il y a la logicité du Réel. Mais il ne faudrait pas oublier que l'éthique humaine n'en est que la projection et l'application au niveau des singes plus ou moins évolués que nous sommes.

 

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La tradition chrétienne a complètement perverti l'idée de "sacrifice" : "ce qui rend sacré" a été assimilé au "martyre", ce qui est une aberration. Se sacrifier, c'est tuer son ego, et non sa personne.

 

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Je ne comprends pas la "logique" de quelque prosélytisme que ce soit : chercher à "convertir" l'autre est absurde, quel que soit cet autre. Il y a un orgueil infini là-dessous : "Moi, je connais la vérité et je vais te l'admonester".

 

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La prière, si elle est une demande, est proprement absurde.

Si elle est une méditation (une oraison silencieuse, donc), elle peut être admirable.

 

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Eucharistie : recevoir le Divin dans l'humain : quelle erreur monstrueuse.

Il faut, tout au contraire, s'astreindre à développer le Divin au départ de l'intériorité humaine.

 

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C'est Dieu qui a besoin des humains et non l'inverse. Dieu ne peut rien sans les humains … pour l'humanité.

 

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Ce n'est pas à Dieu de "descendre" dans l'humain (il y est déjà), mais c'est bien à l'humain de s'élever vers le Divin qui est déjà en lui.

 

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IL n'y a rien à recevoir de Dieu.

Il n'y a rien à offrir à Dieu.

Il y a à construire le Divin parmi les humains.

 

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L'espérance ? Qu'est-ce qu'il y a à espérer ? Qu'est-ce que cela veut dire ? Espérer quoi ? De qui ? Je n'espère rien, de personne. Je sais ce qu'il y a à faire, et je le fais … à ma modeste dimension.

 

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Ni l'humanité, ni aucun humain n'est "à sauver". Sauver de quoi, d'ailleurs ?

Il n'y a rien à sauver ; il y a tout à construire !

 

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Il faut affirmer la Foi et bannir l'Espérance et la Charité.

 

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Mes vertus théologales : Foi, Volonté et Courage !

 

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Un moine (monoi, en grec, le solitaire) est un égocentrique. Il est en lutte contre son ego et cela l'occupe à plein temps.

 

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"Les silence de Dieu" ? Il faut être autistement sourd pour ne pas entendre que tout, sans cesse, ne parle que du Divin.

 

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D'où vient donc ce mythe de l'excellence de l'enfance ? L'enfance, c'est la dépendance, l'ignorance, l'irrationalité, le caprice, etc …

L'enfance est une maladie infantile dont il faut guérir le plus vite possible. Mais, manifestement, 85% de l'humanité n'y a pas réussi et y est restée coincée.

 

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Les religions donnent des "sucreries" pour amadouer les "enfants" qu'elles subjuguent.

La spiritualité, elle, rejette toutes les "sucreries" et lance un défi immense : "Elève-toi ; personne ne le fera à ta place. Elève-toi … sinon crève dans ta médiocrité !".

 

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Nouveau : depuis ce 1/09/2021 : Le Tome 26 "De l'Etre au Devenir" est en ligne (à télécharger gratuitement).