Tisserand de la compréhension du devenir
Conférencier, expert et auteur

Actualité - De l'Etre au Devenir - Avril 2021

Dernier mois du Journal philosophique et spirituel de Marc Halévy.

Le 01/04/2021

On a souvent tracé un parallèle entre les destins de Socrate et de Jésus.

Philosophiquement, ce sont deux personnages qui ne m'intéressent guère car, l'un comme l'autre, ils ont mis l'humain au centre (anthropocentrisme) alors que je pense que c'est l'inverse qu'il faut faire : mettre l'humain en périphérie et la réalité du Réel au centre (cosmocentrisme).

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Au sens philosophique, la spiritualité est la quête de sens, dans les deux directions : l'une intérieure (le sens de ma vie, de mon action, de ma souffrance, de ma mort, etc ...), l'autre extérieure (le sens d'un projet collectif pour une communauté de vie, une entreprise, une nation, une association, etc ...).
La spiritualité tente donc de répondre à la question du "pour quoi ?" ; c'est la question de la finalité, la question de la "bonne raison" d'exister , la question du "au service de quoi ou de qui".
Quant à elles, les religions (surtout les religions monothéistes car, selon moi, le védantisme, le shivaïsme, le taoïsme, le zen et certains bouddhismes sont plus des spiritualités collectives que des religions sensu stricto) mêmes issues d'authentiques spiritualités (d'authentiques questionnements spirituels), se sont, le plus souvent dogmatisées c'est-à-dire qu'elles sont devenues des réponses toutes faites qu'il n'est plus question de remettre en cause. Les religions, alors, organisent le culte et la transmission de ces réponses toutes faites et relèguent le questionnement spirituel sous le nom de "moments de doute". C'est particulièrement le cas dans le catholicisme et l'islamisme.
La spiritualité n'implique pas nécessairement une "foi" spécifique et n'implique certainement aucune "croyance". La seule "foi" spirituelle est de croire à l'existence d'un principe de cohérence au cœur du Réel qui donne sens et valeur à tout ce que ce Réel contient et engendre.
L'amalgame qui, surtout en Europe, est trop souvent fait entre "spiritualité" et "religion", quoique s'estompant progressivement, rend encore l'idée de spiritualité quelque peu fumeuse, bien éloignée des rationalismes, positivismes et nihilismes hérités des deux derniers siècles. Il n'en est évidemment rien, mais le mot reste encore brumeux pour beaucoup ...

 

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D'un point de vue pratique, je pense que la pandémie actuelle (largement hypertrophiée par les trouilles politiques, les fantasmes complotistes et le sensationnalisme journalistique) est sans doute le déclencheur de basculements forts vers le nouveau paradigme en émergence. Je pense notamment que la finance spéculative à court terme (le financiarisme) et l'économie réelle des entreprises sur le long terme (l'entrepreneurialisme) sont entrées en guerre et que la finance spéculative internationale va s'effondrer. Je pense aussi que le prix des matières premières est en train de durablement flamber du fait de leur pénurisation qui n'est plus niable. Je pense encore que la numérisation du monde humain va s'accélérer et va impliquer l'effondrement des appartenances "géographiques" classiques et engendrer des appartenances culturelles (en réseaux) indépendantes des lieux de vie. Je pense enfin que nous quittons une économie fondée sur les logiques de masse et de prix bas, et que nous entrons dans une économie fondée sur la proximité, la qualité, la virtuosité et une logique de la valeur d'utilité, d'usage et d'utilisabilité.

 

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La laïcité, telle que je la conçois, c'est le combat sans trêve ni pitié contre tous les dogmatismes religieux (mais non contre les religions pourvu qu'elles respectent scrupuleusement la loi commune).

 

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L'islamophobie n'est ni un racisme, ni un pseudo-antisémitisme : l'islamophobie est une posture qui refuse à l'islamisme politique et/ou dogmatique quelque droit de cité que ce soit en Europe.

 

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L'intérêt public, cela n'existe pas ; il n'existe que des intérêts personnels.

 

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Toute la stratégie sanitaire concernant la pandémie est construite sur la mesure et le suivi du "taux d'incidence", c'est-à-dire du nombre de personnes testées "positives" sur une population de 100.000 habitants.

Or, le taux d'incertitude sur les tests sont tels que sur cent personnes testées positives, il n'y en a que 4 qui sont réellement positives (calcul facile à vérifier si l'on pose que la fiabilité est de 100%, pour une personne réellement positive, et de 95 % sur une personne réellement négative – en réalité les vrais taux de fiabilité sont inférieurs aux chiffres présentés ici, ce qui aggrave encore la conclusion).

Pour avoir une idée de la réalité, il faut donc diviser par 25 les "taux d'incidence" mesurés.

En dessous d'un taux d'incidence de 20 positifs sur 100.000, il ne se passe rien.

Le taux d'incidence "officiel" en Nièvre, ce 28 mars, était de 423 positifs sur 100.000 personnes c'est-à-dire, en fait moins de 17 personnes réellement positives sur 100.000 (c'est-à-dire totalement "vert" et non pas "rouge vif" ; il en va de même pour tous les autres départements français, même les plus infectés de la région parisienne).

Le seul vrai problème est l'encombrement des salles de soin des hôpitaux dont la gestion bureaucratique et fonctionnaire est calamiteuse. Le problème, en France, n'est pas le COVID, mais bien l'administration étatique.

 

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Il me paraît clair que nous avons atteint les limites de l'observable, tant au niveau gigascopique qu'au niveau nanoscopique. Hors du mésoscopique aujourd'hui bien connu, il n'y aura plus jamais de "preuve expérimentale".

Cela signifie que la notion de "vérité scientifique", à ces très grandes ou très petites échelles, doit changer de sens et abandonner la voie classique de "modélisation-prédiction-expérimentation-confirmation".

Le critère de vérité ne sera plus la vérification expérimentale, mais le duo cohérence-simplicité.

 

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L'univers est hyper-sphéroïdal et possède quatre dimensions dont trois dimensions "spatiales" (et cellulaires) à sa "surface" externe (qui forme le présent local) et une dimension temporelle interne qui est son "rayon" c'est-à-dire de la durée accumulée.

Il est anisotrope et tourne lentement sur lui-même autour d'un axe, engendrant des pôles et des accélérations équatoriales.

Il est pulsatile et croît, en volume, par pulsations accumulatives.

 

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Le 02/04/2021

 

La pandémie a permis de mesurer deux niveaux de confiance : l'un envers la "science" médicale (capacité de diagnostic, efficacité des médicaments, efficience hospitalière, dangerosité des vaccins, …), l'autre envers les pouvoirs publics (stratégies de confinement, de vaccination, de distanciations, …).

Il est clair que ces deux niveaux de confiance sont en berne, à tort ou à raison.

 

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De mon amie Lou :

 

"On dirait que les ondes d'un vaste chaos font trembler le monde."

 

On ne saurait mieux dire !

 

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L'incompatibilité culturelle et économique entre colonisés et colonisateurs a fait, depuis toujours, que toute colonisation est pratiquement catastrophique pour les deux parties.

Chacun chez soi, et les vaches seront bien gardées.

Les Européens en Europe, les Américains aux Etats-Unis, les Africains en Afrique, les Musulmans en Islamie, etc …

La coexistence pacifique et la coopération économique entre continents ne peuvent fonctionner que moyennant cette règle simple : chacun chez soi, dans sa culture et ses croyances, dans ses us et coutumes.

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La "mondialisation heureuse" est une vaste fumisterie. L'universalisme est une utopie puérile. Les hommes ne sont pas "frères" ; au mieux, ils sont cousins, parfois très éloignés.

Celui qui écrit ces lignes a déménagé trente fois, parle couramment six langues, et a vécu et travaillé dans douze pays différents sur quatre continents.

Il persiste et signe !

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Il est urgent d'éradiquer le numérique ludique et la publicité en ligne.

Il faut libérer la noéticité montante de ces cancers à la fois toxiques et débilitants.

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Le 03/04/2021

 

De George Orwell :

"Il est effrayant que des gens aussi ignorants aient autant d’influence."

et auss

"Toutes les tyrannies s’imposent par la fraude et la force mais, quand la fraude est découverte, elles ne peuvent plus compter que sur la force."

 

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D'Arnaud Teyssier :

 

"Comme sous la 4ème République, la médiocrité est partout, l’autorité nulle part."

 

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La philosophie possède trois piliers fondateurs :

 

  • La métaphysique qui cherche à découvrir le principe de cohérence du Réel derrière les apparences.
  • L'éthique qui cherche à construire les règles de vie les meilleures vis-à-vis de soi, des autres humains et du monde en général.
  • L'épistémologie qui cherche à évaluer la fiabilité des connaissances que l'on élabore.

 

Tout le reste n'est que commentaire ou bavardage.

 

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Dans la tradition juive, le kabbalisme est plus une quête métaphysique (par les voies de l'herméneutique mystique) alors que le talmudisme est plus une quête éthique (malgré les nombreuses digressions 'aggadiques).

 

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Toute métaphysique, même la plus rationnelle ou logico-déductive (comme celle de Spinoza), ne peut jamais partir de rien. Elle doit s'ancrer, toujours, dans des intuitions/révélations/illuminations qui sont de nature purement intuitive, donc mystique c'est-à-dire symbolique et herméneutique.

Tous les grands physiciens théoriciens (d'Aristote à Albert Einstein et Werner Heisenberg en passant par Isaac Newton ou Max Planck) ont construit leur physique sur une métaphysique préalable, sur quelques grands principes non scientifiques, mais intimement mystiques.

 

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De Max Planck :

 

"Pour moi qui ai consacré toute ma vie à la science la plus rigoureuse, l'étude de la matière, voilà tout ce que je puis vous dire des résultats de mes recherches : il n'existe pas, à proprement parler, de matière ! Toute matière tire son origine et n'existe qu'en vertu d'une force qui fait vibrer les particules de l'atome et tient ce minuscule système solaire qu'est l'atome en un seul morceau [...] Nous devons supposer, derrière cette force, l'existence d'un Esprit conscient et intelligent. Cet Esprit est la matrice de toute matière."

 

C'est, bien entendu, moi qui souligne …

 

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La rationalité ne peut rien sans une intuitivité préalable.

 

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Il doit y avoir une dialectique permanente entre mystique intuitive et métaphysique rationnelle. Elles se nourrissent l'une l'autre.

Le première imagine des principes fondateurs que la seconde exploite pour élaborer une vision cohérente du tout du Réel. Si cette cohérence n'est pas atteinte, cela signifie que les principes surgis par l'intuition mystique ne sont pas le bons.

 

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L'intuition se nourrit essentiellement de mythes c'est-à-dire de récits ou de rites qui mettent en scène des éléments tous symboliques (des objets, des personnages, des situations, des mots, des lettres, des nombres, …).

Cette mise en scène est une structure narrative qui évoque l'indicible, qui le suggère sans rien en dire.

 

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Tout le monde "connaît" l'histoire d'Adam et Eve, mais bien peu la comprennent dans sa réalité mythique.

"Adam" n'est pas un nom propre, mais un nom commun collectif : il symbolise l'humain dont il est dit, antérieurement, qu'il avait été engendré "mâle et femelle" (Gen.:1;27).

Pour s'émanciper de l'animalité sauvage, il fallut que l'humain utilisât son âme intelligente (sa Nishamah) qui lui est insufflée (Gen.:2;7) par les narines (c'est cela "l'inspiration" intelligente).

Alors seulement, l'humain peut voir le monde comme un jardin (Gen.:2;8) qui, à la différence de la Nature sauvage, devient un espace cultivable.

 

Avec l'intelligence, commence le discernement (la Binah : ce qui fait la différence "entre" (bin, en hébreu) ceci et cela) : la différence entre les arbres et entre les animaux, la différence entre la Vie et la Mort, la différence entre la bonne connaissance et la mauvaise connaissance, la différence entre les sexes, la différence entre les quatre fleuves qui irriguent la Vie de l'Esprit (Gen.:2;8-15).

L'humain, devenu intelligent, a besoin de devenir une personne à part entière. De lui, sort alors Yshah, sa personnalité qui façonne le personnage (Yish) et qui, unie à lui, fait de lui une personne globale, fils d'un père appelé l'Esprit et d'une mère appelée la Vie (Gen.:2;24).

 

Un peu plus tard (Gen.:3;30), l'humain donna un nom à son intelligence personnelle. Ce nom, c'est 'Hawah que l'on traduit par le prénom "Eve", mais qui, en fait, est un nom commun générique : "Vivante". Car l'intelligence de l'humain est ce qui lui permet de vivre en tant que personne.

 

Ayant quitter le monde de l'animalité, bien conscient, intellectuellement, d'une réalité spirituelle et personnelle, l'humain (re)connut la "vivante", sa "personnalité" et en conçut deux idées fondatrices : d'abord Qayn (Caïn) qui est l'insatisfaction (qui deviendra le symbole de tous les arts et de toutes les techniques) et ensuite Hévèl (Abel) qui est l'illusion.

Et l'insatisfaction brisa l'illusion (Gen.:4;2-8).

Puis viendra la troisième idée fondatrice nommée Shât (Seth) qui est le "fondement" (Gen.:4;25) et qui sera le symbole de la voie sacerdotale, mystique et métaphysique : celle de l'invocation du Nom YHWH (Gen.:4;26).

 

Ce mythe est évidemment d'une richesse confondante … et il débouche sur la définition, immémoriale et incontournable, des trois manières de vivre sa vie d'humain : celle de l'idéalisme, celle du technicisme et celle du spiritualisme.

Et le verdict est sans appel : il est vital que l'idéalisme disparaisse (Gen.:4;8) et que le technicisme soit bridé (Gen.:4;15;23).

 

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Depuis vingt ans, j'ai pris mes distances par rapport à ces mystiques "exotiques" que sont le Taoïsme et le Védantisme, dans lesquelles on ne peut pénétrer qu'à moitié, pour de profondes raisons culturelles et linguistiques (je ne serai jamais ni Indien, ni Chinois) et je me suis gaillardement rapproché de mes racines profondes : la Kabbale juive est le seul ruisseau qui passe devant ma porte et qui conduit au même océan unique que toutes les autres rivières spirituelles authentiques.

 

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L'art est un domaine qui m'est assez largement étranger (hors l'Art sacré, sous certaines conditions : l'Architecture sacrée du Temple, la Poésie sacrée des Mystiques et la Musique sacrée des Inspirés). L'art m'intéresse peu car l'humain et ses productions m'intéressent peu ... et j'ai déjà fort à faire avec le Réel métaphysique et physique, sans m'embarrasser de l'imaginaire humain.

 

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Je crois essentiel de faire une distinction fondamentale entre l'Esthétique et l'Artistique.

 

L'Esthétique me parle. L'Artistique (et ses soi-disant "artistes") m'emmerde.

 

L'Artistique, sur sa face extérieure, c'est d'abord du divertissement, de la décoration, de la mode, du fric, de la spéculation, … et parfois de la provocation ou de l'originalité abyssalement stériles.

L'Artistique, sur sa face intérieure, c'est surtout de l'ego, du névrotique, de la fuite, du paraître, du déni de réalité, de l'orgueil, … et parfois du sordide et du nauséabond calamiteux.

 

L'Esthétique – que l'art dit "moderne" rejette autant que moi je le rejette lui –, c'est le culte du Beau que l'on saisit d'un regard ou d'une écoute aiguisés.

Pour moi, le Beau, qui fonde l'Esthétique, exprime le principe de cohérence qui gouverne le Cosmos, la Nature, la Vie … et qui s'y manifeste sous toutes les formes.

L'imaginaire humain et ses "œuvres" n'arrivent pas à la cheville de la Beauté d'un élytre de cétoine dorée ou d'un pétale de cerisier.

 

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Coronavirus, encore …

Sur le total des gens qui ont été détectés "positifs", la plupart (plus de 90%) sont de faux positifs qui ne sont pas infectés du tout.

C'est de la statistique élémentaire.

L'étrangeté de ces conclusions mathématiques tient simplement au fait que, la proportion de gens réellement infectés étant minime (moins d'un pourcent) et la fiabilité des tests de détection étant assez bonne mais pas de 100%, l'impact du nombre de gens faussement positifs est énorme ; ce qui rend l'indicateur "taux d'incidence" totalement absurde.

Elémentaire, mon cher Watson !

 

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Il suffit de poser un seul et unique acte de Foi pour rassembler, en un seul faisceau, toutes les traditions spirituelles authentiques … :

 

"Un principe de cohérence unique gouverne

l'évolution du Réel dans toutes ses dimensions."

 

Ensuite, sans doute, ces diverses traditions se distingueront par la manière dont elles voudront spécifier la nature de ce principe de cohérence (ce sera leur "théologie") et par les techniques spirituelles qu'elles proposeront pour le rejoindre et s'y fondre (ce sera leur "sotériologie").

Et c'est très bien ainsi … tant qu'elles n'oublient pas que ce qui les fait converger est bien plus fort et important que ce qui les distingue.

 

Le nom technique le plus adéquat pour désigner cet acte de Foi primordial et ce nœud de convergence spirituelle est : panenthéisme.

Le fait que ce principe de cohérence ait été appelé Dieu, Brahman, Tao, YHWH, Allah ou Grand Architecte de l'Univers, importe très peu. Comme toujours, les idées dépassent (doivent dépasser) les mots que l'on utilise pour les exprimer.

 

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Le 04/04/2021

 

L'Unité (1) et la Vérité (5) induisent l'Harmonie (6) c'est-à-dire la Cohérence.

 

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La conscience n'est pas la "cause" du mental, mais elle en est la conséquence, du fait qu'elle exprime le choc des contradictions entre l'image et le modèle, entre le vécu et le désiré.

La conscience est une émergence de ces contradictions mentales.

Si celles-ci n'existaient pas, pourquoi eût-il fallu une instance pour y faire ces arbitrages qui sont la conscience.

 

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Le 05/04/2021

 

François Mitterrand …

Responsable de l'aveuglement sur le génocide ruandais.

Responsable de l'islamisation de la France.
Responsable de la décadence économique française et des funestes 35 heures.

Responsable de la gauchisation de la magistrature.

Responsable de l'hypertrophie fonctionnaire et bureaucratique.

Responsable de l'emballement de l'endettement de l'Etat.

Quatorze années de dictature socialiste et antilibérale.

Quatorze années de mégalomanie et de culte de la personnalité.

Quatorze années de cynisme et de petits calculs électoraux.

Quatorze années de totale incompétence économique.

Quatorze années de bêtise pontifiante et fière d'elle-même.

 

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Je n'ai jamais relu quoique ce soit que j'ai écrit. Cela ne m'intéresse plus une fois exprimé et publié.

L'attitude hindoue qui dit que : "L'action m'appartient mais pas le fruit de l'action", me convient parfaitement.

De même, après que l'écrit soit sorti : "Le 'Je' est déjà devenu un autre" .

 

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Je viens de découvrir le philosophe britannique Francis Herbert Bradley (1846-1924) qu'on peut considérer comme le refondateur du monisme occidental, en opposition tant avec le positivisme de Comte qu'avec le logicisme de Russell.

A sa suite, dans le cadre de la "philosophie analytique" américaine, certains philosophes récents comme Horgan ou Schaffer ont repris les thèses de Bradley, mais pour les détourner vers un psychologisme de mauvais aloi.

 

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Le monisme n'est pas qu'une métaphysique "orientale" qui est commune au shivaïsme, au védantisme, au taoïsme, voire au kabbalisme juif et au soufisme musulman.

Quoique âprement et obstinément combattu par le christianisme qui y voyait, à juste titre, l'antithèse du monothéisme (par définition dualiste), le monisme a une longue et belle histoire au sein de la pensée occidentale.

 

Cette histoire débute avec Héraclite d'Ephèse, se prolonge avec Xénophane (et sa doctrine du Un) et avec son élève Parménide (et sa doctrine de l'Être).

Aristote, contre le dualisme radical de Platon, partage un monisme mitigé.

Contre les pluralismes de l'atomisme et l'épicurisme, le monisme devient ensuite le fondement de l'école stoïcienne après Zénon de Kition.

Plotin, Proclos et le néoplatonisme (qu'il vaudrait mieux appeler le néo-monisme tant le dualisme platonicien lui est étranger) prendront le relais.

Le moyen-âge profondément chrétien, n'a pas pu éviter des résurgences monistes (toutes condamnées) avec Jean Scot Erigène, puis avec Eckhart von Hochheim et les mystiques rhénans (Jan van Ruysbroeck, Hildegarde von Bingen, Gertrude de Helfta, Haldewijch d'Anvers, Mechtilde de Magdebourg, Henri Suso et Jean Tauler).

Après la Renaissance et contre le cartésianisme dualiste, surgissent les grands noms du monisme européens : Baroukh Spinoza, parfois Blaise Pascal, souvent Gottfried Wilhelm Leibniz.

Puis ce sera le tour, au début du 19ème siècle, de l'école romantique allemande avec, surtout, Johann Gottlieb Fichte, Georg Wilhelm Friedrich Hegel et Friedrich Schelling (avec sa Naturphilosophie), puis, dans une certaine mesure, Arthur Schopenhauer ou Friedrich Nietzsche, et Ernst Haeckel ou Ernst Mach,  Hans Christian Ørsted ou Gustav Fechner.

En Grande-Bretagne on trouve le mouvement enclenché par Francis Herbert Bradley qui s'est poursuivi, jusqu'à nos jours, dans le monde anglosaxon.

En France, un peu plus tard, on trouve, à la suite de Charles Renouvier, Henri Bergson et Pierre Teilhard de Chardin (bien sûr condamné par la papauté catholique).

 

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Quelques sentences monistes de bon aloi (extraites d'articles de Wikipédia et reformulées plus adéquatement) :

 

  • L'unité fondamentale du cosmos ou de l'univers y rend la matière et l'esprit indissociable.
  • Le monisme interdit de dissocier les sciences de la nature et celles de l'esprit.
  • Le monisme établit un rapport étroit entre le philosophie et la science.
  • Le monisme fait référence à une philosophie continuiste de l'Être, fondée sur l'idée d'une continuité et d'une unité fondamentales de la nature organique avec la nature inorganique, et sur l'abolition des frontières traditionnellement installées entre le végétal et l'animal, ou encore entre l'animal et l'humain.
  • Le Réel est sa causalité propre ; elle est immanente, en aucun cas surnaturelle ou transcendante.
  • Tout ce qui est, est en soi Un.
  • Tout, dans sa diversité, est essentiellement Un.
  • Le monisme s'insurge contre le dualisme platonicien (et chrétien, et cartésien) de l'âme et du corps (…) contre le dualisme aristotélicien de la puissance et de l'acte.
  • La conception de l'univers repose sur un principe unique, le Logos, qui lui donne sa cohérence et son unité.
  • Chaque chose dans la nature est une parcelle de Dieu au sens où rien ne peut exister en dehors de lui.
  • La Nature s'identifie à un Dieu unique, infini et impersonnel.
  • Le spiritualisme moniste postule l'existence d'une finalité dans le Nature et affirme la nature spirituelle de la réalité. Il soutient le plus souvent l'existence d'une "volonté universelle conscient" et on qualifie de "monisme volontariste" la thèse selon laquelle l'unique principe constitutif de l'univers est la Volonté (Schopenhauer) plutôt que l'Idée ou l'Intelligence (Hegel).
  • Le monisme affirme une unité inexprimable qui transcende la pensée même.
  • Il n'y a rien, à proprement parler, de réel sinon l'Absolu lui-même : tout, hormis l'Absolu, est apparence ou illusion.
  • Le monisme affirme un seul et même être d'ordre spirituel.
  • L'expérience de l'Absolu, de type mystique, est atteinte lorsqu'elle manifeste cette totalité indifférenciée, autrement dit, cette unité spirituelle indivisible.
  • L'Un absolu est parfaitement concret et indivisible : il ne peut donc être saisi par aucun concept ni aucune abstraction.
  • L'Un absolu est universel : il ne peut donc être inclus dans une expérience particulière et limitée.
  • L'Un absolu constitue l'unique réalité : il ne coexiste donc avec rien, et le monde pluriel dont nous faisons l'expérience, n'est qu'une illusion.
  • Le monisme rejette résolument l'idée même d'une existence séparée, non seulement pour les objets, mais également pour les propriétés des objets.
  • La réalité est une, elle est en ce sens un Absolu, indivisible et inaltérable.
  • La seule relation qui possède quelque forme d'existence est la relation interne du tout et des parties, car elle permet seule de concevoir la distinction entre réalité (une) et apparence (multiple).
  • Il n'existe véritablement qu'un seul étant concret, à savoir l'Univers entier.
  • Le Réel est une énorme structure spatiotemporelle extrêmement complexe, avec un grande variabilité locale, mais qui ne possède aucune partie à proprement parler.
  • Le Réel est un objet concret suffisant pour expliquer comment le monde évolue, car la totalité de l'histoire causale du Réel peut être décrite en termes d'aspects physiques dynamiques le caractérisant.
  • Si le Réel se composait de parties véritablement existantes, ces parties seraient dans ces conditions redondantes d'un point de vue explicatif, constituant alors, sur le plan ontologique, des entités épiphénoménales.
  • Le monisme affirme la primauté de la structure et du processus par rapport aux objets individuels.
  • Chaque élément du Réel renvoie à la structure de l'univers en son entier.
  • L'ordre implicite est un principe dynamique sous-jacent qui comprend, dans son processus, la totalité des choses, mais qui ne s'y réduit pas. Les entités normalement considérées comme physiques, telles que les atomes ou les particules subatomique, et les entités abstraites que sont, par exemple, les états quantiques, constituent, à la fois, des parties de cette totalité et une approximation de l'unique principe.
  • Le monisme affirme un système de fondation qui ne va pas du bas vers le haut, en partant des particules élémentaires (assemblisme), mais du haut vers le bas, en partant de l'univers tout entier, du cosmos (émergentisme).

 

A ces citations, il faut encore ajouter quelques points essentiels :

 

  • Le Réel est absolument Un ; telle est la définition du monisme.
  • Tout ce qui existe n'est que vagues à la surface de l'océan : les vagues existent, mais aucune n'existe en soi puisque chacune n'est qu'une manifestation particulière, mais indissociable, de l'océan qui est la seule réalité.
  • Toutes les vagues de l'océan sont totalement interdépendantes les unes des autres.
  • Toutes les formes d'atomisme sont totalement incompatibles avec le monisme. Ce sont des pluralismes.
  • Toutes les formes de dualisme sont totalement incompatibles avec le monisme. Ainsi de tous les monothéismes.
  • Le Réel s'exprime selon trois voies : la voie topologique (qui inclut la spatialité), la voie eidétique (qui inclut la complexité) et la voie dynamique (qui inclut la temporalité).
  • Le Réel évolue par accumulation temporelle ; il est une mémoire qui s'accumule en se construisant et qui se construit en s'accumulant. C'est cela même sa Substance.
  • Le Réel évolue par structuration complexe ; il est une organisation qui émerge en se construisant et qui se construit en émergeant. C'est cela même son Intelligence (son Logos).
  • Le Réel évolue par expansion spatiale ; il est une distribution qui se volumise en se construisant et qui se construit en se volumisant. C'est cela même sa Vitalité.
  • A partir de la Substance, la Vitalité et l'Intelligence engendrent la Matière.
  • A partir de la Vitalité, l'Intelligence et la Substance engendrent la Vie.
  • A partir de l'Intelligence, la Substance et la Vitalité engendrent l'Esprit.
  • Dans le Réel, chaque processus particulier évolue sous la pression de trois tensions intrinsèques et immanentes entre six pôles ontologiques : la tension dynamique entre généalogie et téléologie, la tension topologique entre bromatologie et écologie et la tension eidétique entre axiologie et immunologie.
  • D'un point de vue spirituel, le monisme métaphysique ouvre un regard mystique relevant du panenthéisme où le Divin, le Réel et l'Un forment un seul et même concept indissociable.
  • Tout ce qui existe est en Dieu (c'est l'étymologie de "panenthéisme"), un Dieu immanent et impersonnel qui est l'Un et qui est le Réel.
  • Le Réel-Dieu-Un contient intégralement et définitivement, tout le présent vécu et tout le passé accumulé : par essence, tout est éternel et immortel, passivement dans la mémoire cosmique du passé et activement dans l'activité cosmique du présent.
  • Chacun revivra éternellement ce qu'il a vécu. Chacun fabrique, à chaque instant, son propre paradis et son propre enfer.
  • Dans le Réel, rien n'est assemblage, mais tout est émergence.
    • Ainsi un couple n'est pas un assemblage de deux personnes, mais l'émergence issue de la fusion de deux ex-personnes.
    • L'équation de l'assemblage est : 1+1=2 … alors que l'équation de l'émergence est : 1+1=1 …
  • Toute la dynamique du Réel est animée par une téléologie ontique qui n'est, à proprement parler, ni une Finalité (au sens d'Aristote), ni une Volonté (au sens de Schopenhauer), mais bien une Intention. C'est parce qu'il existe cette Intention intrinsèque et immanente qu'il peut y avoir Vitalité eidétique et Expansion topologique.
  • L'Intention est première.
  • L'Intention engendre la Substance mémorielle dont est issue la Matière, l'Intelligence eidétique dont est issu l'Esprit, et la Vitalité topologique dont est issue la Vie.
  • La nature profonde de cette Intention première, source de tout ce qui existe, est le Mystère qu'il revient à la mystique panenthéiste de découvrir.
  • Le Mystère de l'Intention cosmique porte un nom, mais ce n'est qu'un nom : Accomplissement en plénitude … Que signifie "s'accomplir pleinement" ?
  • Au sein de l'Un-Réel, tout est cause et effet de tout.
  • La logique d'évolution du Réel est un constructivisme qui n'est ni causalisme (mécanicisme, déterminisme, hasardisme), ni finalisme (il n'y a ni but, ni plan, ni objectif …).
  • Le Réel se construit, par dissipation des tensions. Cette dissipation est soit entropique (dilution), soit néguentropique (émergence).
  • Le Réel se construit sempiternellement comme il peut, sur fond ce qu'il est déjà devenu.
  • Le Réel se construit toujours de la façon la plus optimale possible, partout et globalement, dans une dialectique permanente entre le Tout et chacune de ses parties, selon les circonstances, selon la configuration alentour.
  • Le Réel s'improvise de façon très structurée.

 

Ce monisme panenthéiste fondera la doctrine philosophique et la spiritualité mystique de l'ère civilisationnelle qui s'ouvre sous nos yeux et qui succèdera à la christianité (de 400 à 2050).

 

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De Philip Parker :

 

"Aux yeux des penseurs et théologiens chrétiens, judaïsme et chrétienté ont toujours été inextricablement liés. Certes, les juifs d'Europe étaient assez peu nombreux, comptant seulement pour 1 à 2 % de la population totale, et se répartissaient surtout dans les péninsules ibérique et italienne. Ils étaient pourtant au premier plan des préoccupations chrétiennes en grande partie parce leur communauté faisait figure, dans l'Ancien Testament, de premier « peuple élu » et, dans le Nouveau Testament, de responsable de la crucifixion de Jésus. Formant alors la seule population non chrétienne d'importance en Europe, et impliqués dans des activités très exposées, comme le métier d'usurier, les juifs représentent des boucs émissaires tout trouvés. Ils sont la cible de ragots les accusant de meurtres rituels, et de persécutions allant du bannissement, comme lorsqu'ils sont chassés d'Angleterre en 1290, puis de France en 1302, au massacre, comme lors des exactions perpétrées en Rhénanie, au fur et à mesure de l'avancée de la première croisade en 1096."

 

Les expressions sont blessantes …

 

  • "Ancien testament" : il n'existe qu'une Bible hébraïque écrite en hébreu pour la Maison d'Israël et qui ne regarde aucunement la christianité (ni les musulmans) qui l'a phagocytée sans RIEN en comprendre … Le "Témoignage chrétien" y a été rajouté artificiellement, malgré la totale incompatibilité des contenus, mais avec des raccords tordus et fallacieux avec le prophète Isaïe …
  • "Premier peuple élu" : il n'y a jamais eu de peuple(s) élu(s), nulle part ; il y a seulement eu, symboliquement, un pacte (la Torah) conclu dans le Sinaï, en vue d'une monolâtrie (et non d'un monothéisme), entre la Maison d'Israël et son dieu tutélaire, YHWH …
  • "Responsable de la crucifixion de Jésus" : si cette crucifixion a bien eu lieu (ce qui est hautement dubitable), ce sont les autorités romaines qui l'ont décrétée et exécutée pour motif de sédition politique (les Juifs n'y sont pour rien – malgré les affabulations tardives des Evangiles pauliniens fortement antisémites).

 

Soyons clairs : le Jésus des chrétiens est passé totalement inaperçu à son époque ; il est une invention tardive de Paul, un juif renégat, adopté par des patriciens romains et commandité par eux pour jouer les trouble-fête dans une Rome décadente.

Il est urgent que les Eglises chrétiennes, en général, et l'Eglise catholique, en particulier, acceptent, reconnaissent et proclament que le christianisme est une invention de Saül de Tarse, construite artificiellement sur des légendes dont celle d'un Jésus, parmi d'autres, qui aurait été un des nombreux  séditieux contre l'occupation romaine de la Judée au premier siècle de l'ère vulgaire.

Le Jésus des Evangiles est aussi imaginaire que le Krishna de la Bhagavad Gîta ou que le Moïse de la Torah.

 

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Quand donc les religions cesseront-elles de se revendiquer d'une quelconque historicité.

Une religion, quelle qu'elle soit, est pure mythologie.

Même la plus récente, l'islamisme, est un tissu de mensonges historiques tant sur la vie de Mu'hammad (un illettré dont on ne sait quasi rien) que sur le Qour'an (un texte écrit et réécrit durant un siècle par qui l'on voudra sauf Mu'hammad).

L'histoire réelle et les mythes imaginaires sont mutuellement incompatibles.

La Bible hébraïque qui est pourtant ma source spirituelle la plus proche et la plus chère, n'est qu'un fatras de légendes : Adam, Eve, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, David et Salomon ne sont que des légendes, incroyablement riches symboliquement et spirituellement, mais mythiques et fausses tout de même.

 

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L'actuelle "pandémie" est une incroyable fumisterie politico-médiatique qui s'est factuellement achevée en avril 2019 et dont on ne cesse de ressasser la pseudo-existence au travers de fausses statistiques (voir mon article sur le "taux d'incidence", plus haut).

Depuis avril 2019, le taux de mortalité est revenu totalement dans la normale des dix dernières années.

Si, de plus, les gens sont vaccinés ou immunisés, alors c'est Byzance : les inénarrables mythes médicaux seront saufs.

 

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La bêtise et la violence vont de pair.

Seul un crétin à court d'intelligence et d'arguments peut avoir recours à la violence pour se faire croire, contre toute évidence, qu'il a encore raison.

Tous les intégrismes, y compris les très actuels islamismes, salafistes ou autres, en ont toujours été et en sont encore l'irréfutable preuve quotidienne.

La violence est le seul argument des illettrés !

 

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Les crétins n'ont aucun droit … sauf celui de se taire !

Même et surtout s'ils sont médiatisés.

 

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Les médias se veulent démocratiques (non par idéologie mais pour souci d'audience). C'est pourquoi ils donnent la parole aux plus nombreux, c'est-à-dire à ceux qui ne savent pas de quoi ils parlent.

 

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Les médias sociaux ont amplifié, plus que jamais et avec une intensité centuplée, la tyrannie des crétins.

Et tous les démagogues qui veulent tenter leur chance pour devenir les "rois des crétins", surenchérissent comme jamais (Mélenchon et EELV en tête …).

Avec, comme conséquences … les rétro-activismes ou radicalisations écolo-gauchistes, islamistes, black-bloquistes, ultraféministes, gilet-jaunistes, véganistes, socialo-populistes, islamo-gauchistes, homo-genristes, socialo-gauchistes, racialo-indigénistes, esclavo-décolonialistes, …

 

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L'Euroland est de race blanche, de culture helléno-judéo-chrétienne et de préférence hétérosexuelle. Il n'y a là aucune prétention à une quelconque supériorité ou infériorité que ce soit. C'est ainsi et c'est seulement très bien ainsi. Ceux à qui cela ne plaît pas, sont priés d'aller voir ailleurs, ou de se taire et de passer très inaperçus.

 

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Le 06/04/2021

 

De Chantal Delsol :

 

"Les périodes et les époques n’exigent pas des humains les mêmes qualités. Nos pays d’Occident viennent de vivre 70 ans de richesse économique, de liberté politique et de paix extérieure. Nos peuples ignorent depuis deux générations déjà, la situation de tragédie nationale. Doit-on penser qu’ils sont heureux pour autant ? Pas du tout. À défaut de guerre ils s’affolent des émeutes de banlieue.

L’ampleur de la période que nous venons de traverser a émoussé nos capacités de réaction : notre sensibilité est si grande qu’elle se mue en sensiblerie. Nous ne supportons plus grand-chose. L’annonce brutale et troublante de notre impuissance persistante nous laisse pantois.

Chaque moment historique façonne des caractères différents. Chez certains peuples, par exemple en Europe centrale, les époque ou situations tragiques se sont succédées sans interruption pendant l’ensemble du XXe siècle. Pendant des décennies, des esprits d’élite y étaient partout traqués, devaient se cacher pour penser et passaient une partie de leur existence en prison ou en exil. Une histoire qui produit des peuples courageux, tandis que la tranquillité des 70 dernières années produit des gens assistés et sensibles. Parce qu’il est probable que les suites de la pandémie ressembleront à celles d’une guerre, il nous faudrait bien cesser de nous plaindre et forger des caractères."

 

Je ne suis pas sûr que les causes invoquées soient les bonnes, mais il est certain que nous vivons, en Europe, dans un monde d'assistés et de couards, rongé de pleurnicherie et de victimisation.

 

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D'André Comte-Sponville :

 

" "Ce sont les hommes qui font l'histoire" disait Marx ; mais, ajoutait Raymond Aron, "ils ne savent pas l'histoire qu'ils font". Ils ne le sauront qu'après coup, lorsqu'il sera trop tard. Comment mieux dire qu'il faut agir le plus souvent sans attendre, et presque toujours sans savoir ? C'est ce qu'on appelle la politique : l'histoire en train de se faire, dans l'incertitude et à tous risques !"

 

Ce cher André, avec le pessimisme qui le caractérise, confond l'actualité et l'histoire longue. Certes, l'actualité est quasi parfaitement chaotique, mais l'histoire longue est un processus complexe soumis à des lois physiques, à des cycles temporels, à des mécanismes de dissipation des tensions, etc ….

 

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Le deuxième verset du livre de la Genèse présente les quatre Elohim du versant "Terre" qui fait face à ceux du versant "Ciel" (dont on ne parlera plus du tout, d'ailleurs).

Il y a la Ténèbre ('HoShèQ), l'Abîme (TeHOM), le Souffle (ROua'H) et l'Eau (MaYM).

 

Les initiales de ces quatre mots forment 'HTRM dont la valeur est 648, donc 18, donc 9 : l'Accomplissement en plénitude qui précède le retour à l'unité.

Ce quaternaire pointe évidemment vers le tétragramme YHWH dont la valeur est 26, donc 8 : l'Alliance. C'est par l'Alliance que l'on atteint l'Accomplissement en plénitude.

 

Le mot 'HTRM ne signifie rien par lui-même, mais il se décompose en 'HèT ("peur") et RaM ("haut, élevé"). La Ténèbre et l'Abîme sont des vides, des manques, des absences qui font peur, alors que le Souffle et l'Eau vont engendrer les huit émanations ; ces huit émanations sont la lumière, le firmament, le sec, le végétal, les astres, les nageants-volants, les courants et les humains.

 

Les quatre Elohim de la Terre forment les quatre sommets d'un tétraèdre qui possède quatre faces (une face par lettre du tétragramme) et six arêtes (comme les six jours de la Genèse).

 

Ce quatre et ce six forment le dix qui sont les dix "paroles de la Genèse" (les dix "Et il dira") qui ont enclenché les huit émanations (la Lumière face à la Ténèbre contre la peur, et les huit qui suivirent) et les deux sentences divines : "Fructifiez et multipliez et emplissez avec la Terre (…)", d'une part, et "Voici, j'ai donné pour vous [… ce qui] adviendra pour nourriture", d'autre part.

Ces dix paroles de la Genèse sont parallèles aux dix plaies d'Egypte, aux dix paroles du Sinaï, aux dix Elohim célestes et aux dix Séphirot de l'Arbre de Vie.

 

Les quatre Elohim de la Terre (Ténèbre et Abîme, d'une part, sous le signe de la Peur, et Souffle et Eau, d'autre part, sous le signe de la Hauteur) forment deux dipôles dont le premier est "négatif" et dont le second est "positif".

 

Le chiffre "quatre" est celui de la matrice du monde, de la matérialité, de la maternité cosmique, et il pointe vers les quatre mères d'Israël, les quatre matriarches : Sarah, Ribqah, Léah et Ra'hel.

Il pointe aussi vers les quatre ailes (deux vers le haut et deux vers le bas) de chacun des deux Kéroubim qui surmontent l'Arche de l'Alliance et de chacun des quatre Kéroubim qui portent le Char céleste (Merkabah).

 

Le second dipôle qui est positif, engendrera la totalité des huit émanations pour compenser le premier dipôle négatif : celui la Peur de la Ténèbre et de l'Abîme.

 

Ensemble, ces deux dipôles forment les quatre branches de l'Arbre de la Connaissance bonne (Souffle et Eau) et mauvaise (Ténèbre et Abîme).

La Connaissance bonne (positive) est celle qui donne de la Hauteur : celle de la Vitalité (le Souffle) et de la Substance (l'Eau).

La Connaissance mauvaise (négative) est celle qui donne de la Peur : celle de l'Aveuglement (la Ténèbre) et de la Négation (l'Abîme).

 

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Il y a dix Elohim célestes qui sont les dix Séphirot de l'Arbre de Vie, et quatre Elohim terrestres qui sont les quatre Kéroubim qui portent le Char céleste (les quatre branches de l'Arbre de la Connaissance bonne et mauvaise).

Il y a donc un total de quatorze Elohim.

Le nombre 14 donne le chiffre 5 (1+4) qui est celui de la Vérité symbolisée par les cinq livres du rouleau de la Torah.

Le nombre 14 est aussi le double du chiffre 7 qui est celui du Sacré symbolisé par les sept branches du Chandelier du Temple qui est la Ménorah, symbole de la Lumière éternelle et divine du premier jour.

 

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Elle est - et c'est un euphémisme que le dire ainsi - "curieuse" cette propension générale à la victimisation et au victimisme.

Il semble acquis que tout le monde est victime de quelque chose ou de quelqu'un. Et ça pleurniche à qui mieux-mieux, parce qu'on est femme, ou noir, ou violé, ou incestueux, ou musulman, ou homosexuel, ou prolétaire (même s'il n'y en a plus depuis longtemps puisqu'ils sont tous devenus des bourgeois votant pour l'extrême-droite), ou étranger, ou indigène, … et, bientôt, parce qu'on est chauve, ou dyslexique, ou obèse, ou hémorroïdaire, ou frigide, ou ignare, ou inculte, ou paysan, ou cadre, ou handicapé, ou chômeur, ou jeune, ou vieux, …

Mais jamais parce qu'on est con ou crétin à ne plus voir clair !

N'est victime que celui qui se considère comme tel.

Celui qui cherche les problèmes, les trouve toujours !

Chacun a connu des souffrances de tous ordres, parfois réelles, souvent imaginaires ; chacun a ses forces et ses faiblesses ; chacun est confronté aux autres (dont on peut se ficher comme d'une guigne) ; chacun a ses clartés et ses obscurités ; chacun a ses fiertés et ses hontes, ses origines et ses projets, ses croyances et ses opinions …

Et le regard des autres (qui sont nombreux) n'est que le regard d'une majorité de crétins.

Personne n'est victime de rien, hors du regard que l'on porte sur soi-même et des apitoiements minables qui découlent de sa propre médiocrité et du ressentiment que l'on s'en invente.

Il n'y a pas de victime ; il n'y a  que des faibles d'esprit qu'il faut parfois protéger mais sans jamais s'en apitoyer.

Nous vivons une pitoyable apothéose de la pitié érigée en système. Surtout de la pitié de soi. Et cette morale de la pitié, Nietzsche l'avait annoncée et dénoncée il y a près de 150 ans, dans "Ainsi parla Zarathoustra", entre autres.

 

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Le 07/04/2021

 

De Mohamed Sifaoui :

 

"Du nazisme au fascisme, en passant par le stalinisme, ou encore de l'extrême droite à l'extrême gauche, en passant par l'islamisme, les adeptes des différents totalitarismes et courants extrémistes se posent systématiquement en victimes afin d'essayer de justifier et de rationaliser la haine qu'ils portent envers autrui, jusqu'à engendrer de l'extrême violence. (…) les tenants de l'islam politique ont instrumentalisé quasiment tous les recoins de la gauche européenne, depuis un demi-siècle, pour faire prospérer leur projet prosélyte et banaliser leur idéologie totalitaire. C'est parce que les islamistes ont su instrumentaliser une partie de la gauche qu'ils ont réussi à gagner quelques batailles culturelles. (…) Cela s'est accentué avec l'avènement des réseaux sociaux et le poids que prennent ces derniers. Ce n'est plus la vérité des faits qui fait autorité, mais le nombre de personnes, la masse, qui porte une idée donnée, aussi antidémocratique soit-elle. Même si une idée est fausse, même si une idéologie est totalitaire, pour peu qu'elle soit applaudie par un groupe important, elle devient « respectable » et ainsi toute voix discordante est vouée aux gémonies. L'hystérie est liée au fait que ce n'est plus l'argument structuré qui est opposé à une affirmation donnée, mais la disqualification d'une personne. (…) Aujourd'hui, beaucoup ont trahi les grands idéaux de gauche. Et la gauche française est ainsi devenue progressivement la plus bête du monde. Quand vous entendez des acteurs du débat public, baignant dans un incroyable dogmatisme, considérant que défendre la laïcité serait raciste, qu'il serait intolérable de dénoncer le port du voile et que le féminisme consisterait à faire sa promotion, vous comprenez que la gauche s'est totalement perdue. (…) Dans cette veine, beaucoup, par cynisme le plus souvent, pour plaire soi-disant aux musulmans, ont commencé par déployer un discours 'antisioniste' et ont fini par s'accommoder de l'antisémitisme qui caractérise les islamistes. Il faut à la fois casser cette gauche et la forcer à reconfigurer son logiciel idéologique qui, de toute façon, ne cesse de la disloquer. La gauche d'aujourd'hui est au summum d'un mélange de postures et d'impostures. (…) Ceux qui ont ankylosé l'université française, en tout cas ceux qui ont eu la responsabilité historique de réunir les conditions pour qu'un militant islamiste soit mieux considéré qu'un démocrate laïque dans une enceinte universitaire, ont pour nom Michel Foucault, Jean-Paul Sartre et Pierre Bourdieu. (…) "

 

Ce que l'on nomme – certes maladroitement – "islamo-gauchisme" n'est en fait que l'expression globale et racoleuse de la même haine violente du modèle libéral qui prévaut – Dieu soit loué – encore en Occident.

L'islamo-gauchisme n'est autre que cette posture violente et totalitaire qui prône un illibéralisme universaliste à l'opposé - mais très symétrique - des illibéralismes nationalistes du populisme.

Il faut le répéter encore et encore, inlassablement : il n'y a que deux postures politiques possibles : le libéralisme (qui est anidéologique) et le totalitarisme (qui rassemble toutes les idéologies).

 

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De mon ami Daniel B. :

 

"Selon Ken Wilber, un holon, c’est à la fois un tout et la partie d’un tout. 

Une holarchie est composée de holons organisés en niveaux. Un holon est quelque chose qui est un tout à un certain niveau et une partie au niveau situé au-dessus. Le principe qui sous-tend cela est le principe de Matriochka ou principe des poupées russes si vous préférez. 

Chaque niveau d'une holarchie transcende et inclut le(s) niveau(x) précédent(s), c'est-à-dire qu'un holon situé à un niveau préserve les holons des niveaux inférieurs et leur fonction, mais nie le fait qu'ils soient séparés ou isolés. 

En fait, la réalité serait composée d'holarchies et le concept de hiérarchie est une création artificielle de l'esprit humain. 

Ken Wilber a défini vingt principes régissant le fonctionnement des holons :

  1. La Réalité en tant que tout n'est pas composée de choses, ou de processus, mais de holons. 
  2. Les Holons font preuve de quatre capacités ou pulsions fondamentales (Voir schémas): 
  3. auto-préservation 
  4. auto-adaptation 
  5. auto-transcendance 
  6. auto-dissolution  
  7. Les holons émergent. 
  8. Les holons émergent de manière holarchique (hiérarchique). 
  9. Chaque holon émergent transcende mais inclut son prédécesseur. 
  10. Le moins élevé détermine les possibilités du plus élevé; le plus élevé détermine les possibilités du moins élevé. 
  11. "Le nombre de niveaux que comprend une hiérarchie détermine si elle est 'superficielle' ou 'profonde'; et nous appellerons "envergure" le nombre de holons à un niveau quelconque" (A. Koestler). 
  12. Chaque niveau d'évolution successif produit plus de profondeur et moins d'envergure. 
  13. Détruisez un type quelconque de holon, et vous détruirez tous les holons au-dessus de lui et aucun des holons au-dessous de lui. 
  14. 1Les holarchies co-évoluent. 
  15. Le micro est en échange relationnel avec le macro à tous les niveaux de profondeur. 
  16. L'évolution a une direction de : 
  17. complexité croissante 
  18. différentiation/intégration croissantes 
  19. organisation/structuration croissantes 
  20. autonomie relative croissante 
  21. télos croissant." 

 

Il est vrai que par certains aspects cette "théorie" ressemble à ma cosmologie …

Ken Wilber, comme moi, est un pur produit issu des fondateurs de la cybernétique et de la physique des systèmes complexes (von Bertalanffy, Wiener, Koestler, Atlan, etc ...). Mais je crains qu'il en soit toujours resté là du point de vue scientifique et se soit beaucoup plus tourné vers les applications sociologiques, politiques, psychologiques, éthiques, etc ... voire spirituelles (ce qui ne gâte absolument rien, tout au contraire).

J'avais beaucoup aimé lire, en son temps, "Une brève histoire du Tout".

 

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Le Dieu des Juifs est une Puissance intime, ineffable et irreprésentable, qui les libéra de l'esclavage égyptien, qui leur révéla leur Loi sur le mont Sinaï, qui pourvut à leurs besoins durant la traversée du Désert et qui les fit entrer dans la Terre de la Promesse.

Il est une expérience communautaire que chacun doit s'efforcer de revivre en soi.

 

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Au niveau populaire de la religion, le Dieu doit être personnel afin d'être, à la fois, un maître auquel on obéit, un père qui pardonne et un roi qui exauce les prières. Mais dès que l'on quitte ce niveau puéril, ces caractéristiques perdent tout sens.

Le Divin, tant au sens philosophique que mystique, est impersonnel et il n'est ni maître, ni père, ni roi ; il est le moteur de l'évolution et le principe de la cohérence qui animent le Réel, en toute immanence ; il se construit en construisant les mondes.

Ainsi, le Divin du kabbalisme est une Présence (Shékhinah) vivante et immanente, impersonnelle, moteur intime de l'évolution des mondes.

Ce Divin impersonnel qui engendre et entraîne et structure et contient tout ce qui existe, le kabbalisme l'appelle "Eyn-Sof" : le Sans-Limite,

 

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Le Divin est unique, mais il présente une face cachée (impersonnelle et immanente) qui est celle de la mystique élitaire et une face révélée (personnelle et transcendante) qui est celle de la religion populaire.

Cette remarque est avérée dans toutes les traditions spirituelles de l'humanité.

Ces deux faces (l'une, moniste, et l'autre, monothéiste) sont en opposition, mais nullement en contradiction ; elles ne font qu'exprimer deux voies différentes d'accessibilité selon le niveau d'intelligence de celui à qui l'on parle.

 

Le texte biblique s'adresse au peuple d'Israël ; le Dieu dont il parle, est donc le Dieu révélé (manifesté), personnel et transcendant, maître, père et roi du monde. Le Divin de la Kabbale (le 'Eyn-Sof) est caché derrière le texte biblique ; il est l'Un absolu qui doit être décrypté par une herméneutique mystique et ésotérique de haute volée, accessible, seulement, aux esprits les plus éclairés.

Les dix Séphirot marquent les chemins qui permettent de passer du 'Eyn-Sof caché qui fait briller sa Couronne par sa Lumière, au YHWH révélé qui se manifeste dans le Royaume.

 

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Le 08/04/2021

 

Le modèle des particules élémentaires est une pure conjecture logico-mathématique sans beaucoup de fondement physique.

Là où le bât blesse, c'est très précisément sur l'hypothèse atomiste héritée de l'idéalisme matérialiste abdéritain qui a inventé l'idée d'atome (a-tomos, en grec : "sans partie") pour préserver l'idéalisme de l'Être immuable de Parménide tout en considérant l'évidence du changement et du mouvement.

C'est un tour de passe-passe : chaque atome est censé être un Être immuable, éternel et insécable (c'est le côté parménidien), mais l'univers est censé être un assemblage, éternellement en transformation, de ces monades idéalisées.

Le hic est que, depuis 2500 ans, aussi finement que l'on regarde, on ne trouve jamais rien qui soit immuable, éternel et insécable.

C'est la notion même de "brique élémentaire" qui est bancale : il n'y a de l'Être nulle part puisque tout est Devenir pur ! Il n'y a donc RIEN qui soit "élémentaire" puisque tout est global et holistique : le local est la conséquence du global (c'est la grande intuition d'Ernst Mach qui a inspiré Einstein) et non l'inverse (ce qui est pourtant le fondement ultime du mécanicisme dont les modèles quantiques ressortissent).

 

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Il n'y a que deux manières de considérer l'univers pris comme un tout ; il n'y a donc que deux cosmologies classiquement possibles. Autrement dit :

 

  1. la cosmologie atomiste ou quantique qui considère que la matière est un assemblage de petits "grains" possédant chacun des propriétés spécifiques ;
  2. la cosmologie continuiste ou relativiste qui considère que la matière est une émergence comme les vagues à la surface de l'océan, vagues qui ont chacune une forme particulière.

 

La cosmologie complexe tente de faire la synthèse de ces deux cosmologies classiques.

 

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Il n'existe qu'une seule "particule" stable de matière : c'est ce que j'ai appelé le Protéus sous ses deux formes hydrogénique et neutronique (lorsqu'on le brise, la Protéus donne un proton et un électron dont la séparation induit l'interaction électrofaible).

Toutes les autres "particules élémentaires" ne sont que des grumeaux instables de Hylé (la substance prématérielle que l'on peut assimiler à une "énergie noire").

Les Protéus interagissent entre eux soit par voie nucléaire (pour former des atomes lourds), soit par voie électromagnétique (pour former des molécules très variées).

 

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Daniel Lisnard proclame que : "La culture nous sauvera".

Mais de quelle culture parle-t-on ?

Désolé, mais le cinéma, le théâtre de boulevard, la bande dessinée, la musique de variété, les séries télévisées, le "street art", les "installations", etc … ne sont pas de la culture.

Ce sont des divertissements, c'est-à-dire l'exacte antithèse de la culture dont  la finalité est, précisément, de ramener à l'essentiel en posant les questions les plus dures, les plus cruelles, les plus "suicidaires" …

On confond, aujourd'hui, la culture avec le vedettariat, c'est-à-dire avec ce monde de minables qui se fait aduler par des cohortes de crétins.

Cette culture-là ne sauvera rien. Tout au contraire.

 

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L'humanité, en général, et chaque continent, en particulier, auront l'avenir qu'ils mériteront.

 

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Il faut combattre cette croyance fausse que l'innovation technologique peut (doit) subvertir les lois de la physique.

Il faut rejeter, avec la même rigueur et vigueur, la technophobie et la technolâtrie.

La technique ne peut qu'améliorer des rendements, rien de plus, rien de moins. Elle ne peut rien créer à partir de rien. Et quand il n'y a plus rien (pénurisation de toutes les ressources), la technique ne peut plus RIEN !

Il est temps de cesser de croire au Père-Noël.

 

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En science, et donc en technique, il n'y a jamais de miracle.

 

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D'Etienne Gernelle :

 

"Et à quoi bon des trains à hydrogène si ce dernier est produit à partir des mêmes ressources."

 

Pour produire de l'hydrogène (en vue des piles à combustible ou de la fusion nucléaire), il faut consommer "craquer" des molécules d'eau très stables et il faut beaucoup d'énergie qui est, partout, non seulement en voie de pénurisation mais aussi en voie d'exécration, par les imbéciles, en ce qui concerne le nucléaire, ou, par les climato-anxieux (à juste titre), en ce qui concerne la production de gaz à effet de serre.

La voie de l'hydrogène est une impasse : les rendements de transformation sont ridiculement bas sur l'ensemble de la chaîne.

 

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De Francis Blanche :

 

"Si Christophe Colomb n'avait rien découvert, Kennedy serait toujours vivant."

 

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De Graham Greene :

 

"La haine n'est qu'une défaite de l'imagination."

 

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La notion de risque financier, au sens spéculatif du terme, est un pur mythe … Un processus spéculatif, quel qu'il soit, n'est que loterie et casino. Le seul risque économique qui soit, est le risque entrepreneurial qui consiste à investir son capital "vie" dans un projet humain, technique et commercial où, finalement, l'argent prend très peu de place (l'argent n'y est qu'une des ressources indispensable qu'il faut équitablement rémunérer).

 

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Toutes les "théories" économiques classiques  sont aujourd'hui devenues obsolètes du fait des endettements faramineux de tous les acteurs économiques. L'endettement mondial de tous les acteurs est aujourd'hui égal à 335% du PIB mondial.

 

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De Patrick Artus :

 

"Les banques centrales sont devenues des filiales des Etats dont l'objet social est d'assurer la solvabilité de ces derniers."

 

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Il est temps de penser sérieusement au monde d'après l'argent ; au monde de la monnaie mondiale unique ; au monde de l'abolition de toutes les spéculations ; au monde de l'argent gratuit et de la planche à billets illimitée ; au monde où plus rien n'a de prix mais où règne la valeur des choses, des gestes et des idées ; au monde où chacun reçoit tout l'argent qu'il demande, sans jamais rien coûter à personne ; au monde où chacun travaille en fonction de ses projets et de ses épanouissements, et non en fonction de ses besoins ; au monde où chacun ne s'approprie que ce qui est nécessaire à sa "bonne vie" ; au monde où les notions de propriété et d'appropriation deviennent le centre de l'éthique ; au monde où il n'y a plus ni riches, ni pauvres fors en esprit, en sagesse et en grandeur ; au monde où l'économie ne sera plus "de marché", mais "d'intérêt" (chacun peut se "payer" ce qu'il veut, mais que veut-il profondément ?).

Ce monde-là est l'idée la plus explosive depuis 3000 ans !

 

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De Luc de Barochez :

 

"Comment expliquer la pusillanimités des bureaucraties ? D'abord, par la méfiance générale vis-à-vis de la science. L'Europe est la seule région du monde où une majorité des personnes pensent que le progrès scientifique et technologique va détruire plus d'emplois qu'il n'en crée (…)."

 

et aussi :

 

"L'abus du principe de précaution, enfin, est mortifère. Pour les gouvernants, ne rien décider vaut mieux que s'exposer à faire un mauvais choix. Ils ne jouent pas leur peau, pour reprendre l'expression de Nassim Nicholas Tayeb. Les conséquences de leurs décisions pèsent sur d'autres : les citoyens non vaccinés, les entreprises mises sous cloche, les jeunes privés d'enseignement …"

 

Rien de tout cela n'est faux. Ce qui est faux, c'est de croire qu'une technologie est forcément salvatrice et de nier que le seul et unique critère de toute décision politique soit purement et cyniquement électoral.

Aujourd'hui, l'équation est claire : "politisme = électoralisme".

Il n'y a rien d'autre.

 

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De Bernard-Henri Lévy :

 

"(…) la prophétie d'un juif qui se souviendrait qu'il n'est pas de plus haut commandement que d'étudier, de penser à neuf et de faire que la loi couvre le mauvais bruit du temps."

 

Une belle définition de la judéité !

 

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La vie est une mort qui s'ignore.

Mais la mort est une vie qui s'ignore, plus encore !

 

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Un chiffre enthousiasmant : 99% des entreprises de l'Union Européenne comptent moins de 50 salariés !

 

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Il est insupportable de lire que le plus "dur" dans la lutte contre la pandémie, c'est l'interdiction de "sortir", de "faire la fête", de "se retrouver", de "s'amuser", etc … et que tout cela est un inadmissible fardeau qu'il est impossible de porter, surtout pour les "jeunes". Il s'en suivrait des névroses, des dépressions, des suicides, des psychoses, …

Il faut cesser de croire que "vivre", c'est perdre son temps à sortir, à s'amuser et à faire la fête. Sortir, faire la fête et s'amuser, c'est perdre son temps, c'est gaspiller son temps, c'est gâcher sa vie.

Et les pitres ou les crétins qui réduisent la "vraie vie" à ces amusements puérils et qui en conçoivent des névroses ou des tendances suicidaires : qu'ils crèvent ! Bon débarras : l'humanité a besoin de constructeurs, pas de larves !

Vivre, c'est tout autre chose. Vivre c'est construire une œuvre. Vivre, c'est accomplir une vocation, une mission. Vivre, c'est se mettre au service de ce qui nous dépasse.

Faire la fête, au contraire, c'est se rendre esclave du plus médiocre des avilissements.

 

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Le 09/04/2021

 

Du comte de Clermont-Tonnerre en 1789 :

 

"Il faut tout refuser aux juifs comme nation,

et accorder tout aux juifs comme individus."

 

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L'arithmosophie (la symbolique des nombres et des chiffres) n'est qu'une méthode pour établir des relations suggestives entre les mots. J'insiste sur ce mot "méthode" ... C'est une des astuces kabbalistiques pour créer des réseaux entre des mots, donc entre des idées qui, ainsi, s'associent pour engendrer de nouvelles idées ... Et ainsi de suite ... Cette méthode particulière (la Guématria) est une méthode de créativité métaphysique et mystique comme les autres méthodes de la Tsérouf (le Notarikon, par exemple, qui joue sur les initiales des mots, ou la Témourah qui remplace les lettres par d'autres lettres selon diverses règles standards pour former d'autres mots, etc ...)

 

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Que faut-il donc pour qu'un ensemble de sons, simultanés et successifs, puisse être appelé "de la musique" ?

Le mélomane, sans doute, trouvera la question saugrenue. Il parlera de beauté, d'harmonie, de sensibilité, d'interpellation mentale …

Mais le philosophe et le physicien que je suis, ne peuvent pas se contenter de mots que tout le monde croit comprendre et dont beaucoup peuvent se contenter.

Quelle différence y a-t-il entre une note de musique et un bruit ?

 

Réponse du physicien : dans les deux cas, il s'agit de la propagation d'une onde de pression dans l'air. La différence est la structure de cette onde. La pure note de musique est une vibration sinusoïdale caractérisée par une fréquence bien nette et mesurable; alors que le bruit (le choc de deux pierres l'une contre l'autre) n'est pas du tout une onde sinusoïdale.

On dira que la note est une onde structurée alors que le bruit est une onde non structurée.

La musique, du point de vue physique, est donc une composition d'ondes structurées (même le bruit d'une caisse claire devient musical dès lors que la succession de ces bruits non structurés fasse rythme c'est-à-dire porte une structure régulière).

 

Mais, bien évidemment, les choses ne s'arrêtent pas là car n'est musicale qu'une composition d'ondes structurées qui obéissent, elles-mêmes, à certaines règles de structuration d'ensemble.

Et ce sont ces règles (de rythme, de tonalité, d'harmonicité, etc …) qui feront la qualité, la complexion, la complexité et la sophistication d'une œuvre musicale.

"Frère Jacques" est une chose, le prélude wagnérien de "Tannhäuser" ou la sonate "Nuages" de Debussy en sont une autre.

Une ballade de McCartney et les vociférations d'un rappeur n'ont pas grand' chose à voir l'une avec les autres.

 

Des règles de composition, donc ! Mais lesquelles ? C'est ici que les variations culturelles vont jouer. En effet, la musique est une interaction forte entre une composition musicale et une "oreille" (ou, plutôt, une culture auditive) humaine.

Ce qui paraîtra génial ou harmonieux à une oreille indienne ou chinoise, ne le paraîtra souvent pas à une oreille européenne habituée à la gamme bien tempérée et aux tonalités soit majeures, soit mineures.

Et même, les oreilles européennes n'entendront pas du tout la même chose selon que l'on diffusera du Bach, du Debussy ou du Honegger. Pourquoi ? Parce que ces compositions n'obéissent pas du tout aux mêmes règles structurelles.

 

Hors la musique dite classique, il en va de même entre les différents styles de musique. Le jazz n'est ni du rock'n'roll, ni du klezmer, ni du flamenco, ni de la ballade irlandaise, ni des chants choraux corses ou basques, ni un "Amazing grace" bien écossais.

Ces différents styles, pourtant tous construits approximativement sur la même gamme, n'obéissent pas du tout aux mêmes règles de composition.

 

Non seulement, ces règles de composition varient d'une culture à l'autre, mais elles varient aussi d'une époque à l'autre, au sein d'une même culture.

L'oreille s'éduque, donc. On apprend à apprécier de nouvelles règles de composition, comme les papilles gustatives apprennent à apprécier des mets ou des recettes nouvelles en gastronomie.

L'oreille s'éduque, il est vrai, mais d'autres phénomènes peuvent jouer dans cette interaction complexe entre une œuvre musicale et l'esprit qui l'écoute. Ainsi, la sophistication particulière des règles de composition peut charmer ou rebuter la sensibilité auditive, mais elle peut également charmer ou rebuter l'intelligence qui peut apprécier, ou pas, l'originalité ou la finesse de la logique de composition, indépendamment de l'effet auditif qu'elle produit.

On pourrait, ainsi, parler différemment de la musique sensitive (où le son rendu est essentiel) et de la musique intellective (ou seule la partition est essentielle).

De la musique qui s'écoute et de la musique qui se lit, en somme.

 

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Il est impérieux de bien distinguer "cerveau" et "esprit". Le cerveau est un organe qui participe à l'esprit (comme tous les autres organes, d'ailleurs), mais qui n'est pas du tout identifiable à l'esprit.

Les neurosciences parlent du fonctionnement mécanique (électrochimique, pour mieux dire) du cerveau, mais elles ne concernent pas l'esprit qui n'est jamais réductible à de l'électrochimie.

Pour le faire comprendre, essayons une métaphore …

Toute entreprise possède une culture particulière : un sens de l'engagement, un enthousiasme pour le projet, une passion pour le métier, un goût du service de qualité, des valeurs comportementales, des modalités de communication, des ambiances de travail, des modes de complicité ou de connivence, une forme d'humour, etc … C'est cela "l'esprit de l'entreprise".

Le cerveau de l'entreprise, quant à lui, ce sont ses systèmes d'information logés dans ses ordinateurs, dans ses archives, dans ses dossiers, dans ses méthodes de gestion, dans ses modèles de résolution de problèmes, dans ses mémoires humaines ou non, etc …

Il paraît évident que "l'esprit de l'entreprise" et "les systèmes d'information de l'entreprise" n'ont pas grand' chose à voir l'un avec les autres, même s'ils participent tous du bon fonctionnement de ladite entreprise.

 

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Dans "Pour la Science" (hors série n° 111) :

 

"Dans les années 1960, la première révolution verte a sauvé de la faim des millions d'individus en augmentant drastiquement les rendements. De ce mouvement est née l'agriculture intensive dont les piliers sont la sélection de variétés à hauts rendements, le recours aux intrants chimiques, la surexploitation des ressources hydriques … Les conséquences environnementales sont dramatiques : baisse de la biodiversité, déforestation, épuisement des sols."

 

Tout est dit.

Une drastique décroissance démographique est la seule réponse valable avec deux coupables majeurs : l'Afrique (musulmane et noire) et l'Asie du sud-est (musulmane et indienne).

Les gens instruits font peu d'enfants ; quand donc les autres comprendront-ils qu'il ne faut pas dépasser un maximum de deux enfants par couple ?

Quand donc pensera-t-on à rendre la stérilisation obligatoire (et rémunérée, s'il le faut) ?

 

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La révolution néolithique (domestication des plantes et des animaux), c'était il y a 11.000 ans dans le croissant fertile … et nulle part ailleurs.

 

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L'alimentation. Quelques règles simples …

 

  • plus de végétal et moins d'animal (mais surtout ni végétarien, ni végan)
  • ni sucre, ni sel, beaucoup d'aromates et d'épices
  • plus de poissons gras et moins de viandes grasses
  • peu de féculents (et surtout ni riz, ni pâtes)
  • des légumes méditerranéens : tomate, poivron, aubergine, …
  • plus cru et moins cuit
  • plus bouilli et moins grillé (carbonisation)
  • et toujours, en tout, beaucoup de variété.

 

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De mon ami Jissey qui attribue, malicieusement mais faussement, cet aphorisme à Confucius :

 

"C'est en forgeant sans cesse qu'on finit toujours par se taper sur les doigts""

 

Je connais une autre version : c'est à force de chercher sans cesse les ennuis, qu'on finit toujours par les trouver.

 

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Le 10/04/2021

 

Il est indispensable de préparer les ménages et les entreprises, ainsi que les contraintes légales et financières, au passage incontournable et irréversible d'une économie pyramidale révolue qui est une économie de masse, d'abondance, de productivité et de prix bas, à une économie réticulée qui est une économie de frugalité, de proximité, de virtuosité et de valeur d'utilité.

 

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De l'écrivain franco-israélien Pierre Rehov :

 

"(…) rien ne ressemble plus à un totalitarisme qu’un autre totalitarisme. Au regard de l’histoire, il apparaît que les dictatures sont presque toutes nées des frustrations d’un peuple engendrées par un système existant, souvent lors d’une crise, puis instrumentalisées au moyen de la peur. Le système capitaliste étant le plus répandu, il est celui qui met l’individu face à sa propre valeur et, s’il génère des dérives et des excès, il est également celui qui préserve la liberté individuelle dont il se nourrit. Cette analyse sommaire me conduit à constater que, durant les grandes crises sociétales - et nous sommes en train d’en traverser une d’envergure- le concept de liberté s’oppose facilement à celui d’égalité, l’un étant anxiogène par la responsabilité qu’il suppose, tandis que l’autre rassure tout en aplanissant les médiocrités. L’utopie d’un monde meilleur, telle que défendue par la gauche, engendre la participation à un projet de masse, fût-il marxiste, tiers-mondialiste, globaliste, écologiste ou simplement socialiste.

Cependant, cette chimère suppose l’abandon partiel ou total des libertés matérielles engendrées par le capitalisme, et dès lors que l’individu accepte ce sacrifice il n’est plus en mesure d’en contrôler les limites. J’insiste souvent sur le fait que «nazisme» était l’acronyme de «national-socialisme» et non de «national-capitalisme», et s’il est commun d’associer extrême droite et totalitarisme, je constate que la quasi-totalité des dictatures sévissant sur la planète seraient plutôt issues de l’autre extrême. Dans les dictatures islamistes, Dieu est la figure abstraite dominante génératrice des lois que seuls les dirigeants d’origine divine sont en droit d’interpréter et d’imposer. Sous les totalitarismes engendrés par les idées de gauche, cette figure est remplacée par celle d’un homme divinisé (Staline était appelé le «petit père des peuples», Mao le «grand timonier», Hitler le «führer»). Le résultat, dans tous les cas, est celui d’une société fourmilière, avec ses travailleurs et ses soldats, tous prêts à se sacrifier pour la «reine», qu’elle soit de nature abstraite ou, au contraire, bien humaine.

(…) Partout où elle a été appelée à faire ses preuves, la gauche a été en échec. Je parle évidemment de la gauche radicale, pas du socialisme à la française, encore que celui-ci ne brille pas davantage par ses succès. Qu’il s’agisse de l’Union Soviétique, des Khmers Rouges, de Castro, de Mao, l’abandon progressif de la liberté individuelle et donc de la capacité d’entreprendre ne conduit au mieux qu’à la fondation de systèmes bâtards et dysfonctionnels, ou au pire des totalitarismes. Or, la gauche se veut le camp du bien, de la générosité. Comment faire passer le message lorsqu’on a toujours soutenu les ouvriers, considérés comme les seuls «travailleurs», dans une société où ceux-ci ne rêvent que d’embourgeoisement et accèdent en masse aux classes intermédiaires? La gauche, qui se voit caricaturalement comme la défenseuse du pauvre et de l’opprimé a donc besoin de recadrer son paysage sociétal et de faire évoluer son clivage. Désormais, son schéma issu du marxisme doit refondre la lutte des classes qui est son moteur. En France, comme dans beaucoup de pays européens, il est donc convenu d’opposer non plus ouvriers et patrons, puisqu’ils ont tant d’aspirations communes, mais originaires du lieu et immigrants.

L’immigrant est devenu la figure sacrée de la gauche, l’intouchable, celui qui porte toutes les vertus, et comme il vient majoritairement de pays musulmans, plutôt que d’exposer la culture oppressive et corrompue qui a empêché son développement économique, mieux vaut se réfugier derrière l’idée que son adversité est la résultante des méfaits à long terme de la colonisation, elle-même fille naturelle du capitalisme. (…) il y a une multitude de points communs entre les totalitarismes rouge, brun et vert. Dans tous les cas, il s’agit d’instaurer une structure fasciste définie par une minorité combattante et imposée à une majorité silencieuse. (…) Je dirais volontiers que le «politiquement correct» est une des formes les plus évidentes de totalitarisme dans nos sociétés démocratiques. Les mouvements cancel culture et woke qui, aux USA, s’inscrivent dans la lignée des Black Lives Matter et des Antifas sont des aberrations ponctuelles dont je crains qu’elles ne se répandent en occident et ailleurs de la même manière que la contre-culture dans les années soixante.

Dès lors que la liberté d’expression est remise en question, le danger du totalitarisme n’est pas loin. D’autant plus que ce phénomène qui tend à considérer les minorités sociales, sexuelles, raciales comme des victimes permanentes, provoque l’effet contraire de ce à quoi ils voudraient aboutir. S’il est vrai que les USA sont coutumiers de toutes sortes d’excès, cette tendance qui consiste à vouloir faire du Blanc le tortionnaire absolu, l’esclavagiste, l’exploiteur et du Chrétien l’héritier de l’inquisition davantage que celui des Lumières ne peut donner qu’un résultat réactionnaire qui confortera les tenants du politiquement correct dans leurs positions."

 

Cette citation, sans doute trop longue, d'un interview de Pierre Rehov, met le doigt sur quelques points essentiels que je défends becs et ongles depuis des dizaines d'années et dont voici l'essentiel :

 

  • Il n'existe que deux positions politiques fondamentales : le libéralisme et le totalitarisme.
  • Tous les totalitarismes sont des socialismes en ce sens qu'ils mettent les personnes au service des collectivités, et non l'inverse ; certains sont nationalistes, donc de droite (le national-socialisme, le fascisme italien, …), et certains sont universalistes, donc de gauche (marxisme, communisme, trotskisme, léninisme, stalinisme, maoïsme, …).
  • L'islamisme est un totalitarisme aussi infect que tous les autres, mais il s'est inventé, tout aussi fallacieusement qu'eux, un ancrage religieux plutôt que national ou économique.
  • Les rétro-activismes (écolo-gauchistes, islamistes, black-bloquistes, ultraféministes, gilet-jaunistes, véganistes, socialo-populistes, islamo-gauchistes, homo-genristes, socialo-gauchistes, racialo-indigénistes, esclavo-décolonialistes, …) sont tous des mouvements totalitaires dont le fondement se résume à la victimisation de leurs affidés et au déni radical de la réalité sociologique et historique.

 

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De Pierre-André Taguieff :

 

"« Le chemin de la simple justice n'est pas facile à trouver entre les clameurs de la haine d'une part et les plaidoyers de la mauvaise conscience d'autre part », affirmait Camus en 1945. Ce constat reste d'actualité, quand des sectarismes menacent approches scientifiques et valeurs républicaines au nom du décolonialisme : essentialisation des identités minoritaires, qui racialise les questions sociales et politiques, communautarismes exclusifs qui divisent et opposent les citoyens, instrumentalisations cyniques de minorités supposées victimes d'une imaginaire 'République blanche', attaques contre la liberté d'expression, les libertés académiques et la laïcité ... L'imprégnation décoloniale a fait surgir un nouvel espace de l'extrémisme politique : « antiracistes » racistes visant les « Blancs », gauchistes violents, islamistes plus ou moins masqués, complotistes, néoféministes misandres ... Des groupuscules identitaires extrémistes s'érigent en tribunaux d'inquisition, censurent des œuvres et imposent des déboulonnages. Ces nouveaux épurateurs, mus par le ressentiment, invoquent un prétendu antiracisme politique pour étendre le champ de l'intimidation."

 

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Le déni de réalité – surtout chez les moins instruits et les plus haineux – est un fléau gravissime dans le monde occidental de notre époque, à l'heure où le critère de vérité n'est plus dans la connaissance avérée, mais dans "l'opinion" telle qu'amplifiée par les médias sociaux.

Quelles sont les "opinions" qui triomphent sur la Toile, contre la science ? Toutes celles qui victimisent les médiocres et les crétins, et qui assassinent les bâtisseurs de réalité.

Tout cela traduit (trahit) un impérieux besoin des masses de refuser et de rejeter toute responsabilité de vie. Une victime subit et n'est, par essence, responsable de rien précisément parce qu'elle est une victime. Cela posé, il suffit alors de désigner les boucs émissaires expiatoires, responsables de tout. La mécanique est connue et bien rôdée depuis plus de deux mille ans.

Le vrai problème est donc que les masses se sentent de plus en plus médiocres (à juste titre) et qu'elles ne l'acceptent pas, ni n'acceptent de faire le moindre effort pour s'élever hors de cette médiocrité de plus en plus profonde (le niveau de culture générale, scientifique, mathématique, historique, linguistique, … ne cesse de s'effondrer depuis trente ans).

Les politiques d'assistanat généralisé qui caractérisent les "démocraties" démagogues de la plupart des pays occidentaux, ont sapé, tout à la fois, le sens de la responsabilité personnelle et le goût de l'effort pour s'en sortir.

Et bien sûr, cette médiocrité ressentie mais refusée, cet assistanat démagogique et clientéliste, et cette aversion à l'effort personnel alimentent copieusement un ressentiment nauséabond qu'après Nietzsche, on ne peut que conspuer.

 

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Dans une PME, la comptabilité  et les comptables ne servent rigoureusement à rien … sauf à être les espions de l'Etat pour veiller à ses intérêts fiscaux.

 

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Le big-bang n'est pas LE commencement, mais un commencement : celui de la matière qui nous constitue.

Le Réel, lui, est éternel, mais il évolue par sauts de complexité.. Nous vivons sa phase matérielle, coincée entre la phase prématérielle (ou hylétique) et la phase postmatérielle (ou spiritique).

 

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Tout instant est, ici et maintenant, pour moi au moins, le commencement d'un monde.

 

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Le 11/04/2021.

 

Le perfectionniste veut atteindre son but parfaitement, quelqu'en soit le prix, souvent disproportionné par rapport à la valeur réelle du but poursuivi.

Pour le perfectionniste, la récompense est au bout du chemin.

L'optimisateur veut réaliser son intention par le chemin qui s'offre et qui satisfait le mieux le critère d'optimisation qu'il s'est choisi.

Pour l'optimisateur, la récompense est le cheminement lui-même.

 

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Un but est une projection imaginaire dans le futur.

Une intention est un état d'esprit dans le présent.

 

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Il ne faut jamais se fixer de buts précis, mais il faut toujours être habité par une intention forte.

 

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Celui qui est obsédé par un but à atteindre, passe à côté de la réalité du présent et de toutes les opportunités qu'elle offre gratuitement.

 

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Le Réel ne poursuit aucun but, mais il est entièrement mû par une intention qui l'anime profondément dans toutes les circonstances. Cette intention est son Âme.

C'est cette intention unique et permanente qui est la source du principe de cohérence qui rend le Réel consistant dans toutes ses dimensions.

 

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Les intentions particulières qui animent tous les êtres singuliers, ne sont que des déclinaisons spécifiques de l'intention cosmique.

 

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Le mystère de l'intention cosmique est la seule vraie énigme métaphysique et mystique.

 

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Cette intention cosmique est celle de valoriser pleinement tous les possibles.

 

(Valoriser, c'est donner une plus grande valeur à quelque chose, mettre en valeur pour engendrer une plus grande richesse, élaborer d'une façon plus avantageuse et positive, accorder une importance et une attention plus grandes.)

 

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L'intention cosmique qui anime le Réel, est d'augmenter au mieux sa propre valeur en engendrant, partout où l'opportunité s'en présente, plus de volume, plus de complexité, plus d'ordre, plus d'optimalité, plus de diversité, c'est-à-dire, en un mot : plus de richesse, etc …

 

(La richesse, c'est le caractère de ce qui renferme, offre, présente beaucoup de matière, de ressources, de possibilités de développement, de ce qui dénote une grande activité, …)

 

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L'intention du Réel est de s'enrichir dans toutes ses dimensions.

Plus d'accomplissement.

Plus d'accumulation.

Plus de complexité.

Plus d'homogénéité.

Plus d'expansion.

Plus de compacité.

 

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L'intention de tout ce qui existe est de s'enrichir dans toutes les dimensions, internes et externes, quantitatives, qualitatives et actives, en Force, en Beauté et en Sagesse.

 

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Son enrichissement permanent, dans toutes ses dimensions (en quantité, en qualité et en activité) et de la façon la plus optimale possible, est le moteur de tous les processus réels.

La valeur de cette richesse intrinsèque est le produit de la mesure des six critères universels (énergie, volume, entropie, néguentropie, rythme, durée).

Plus les intrications horizontales (interactions topologiques), verticales (inclusions eidétiques) et temporelles (corrélations dynamiques) de tous ces processus sont fortes, plus cette quête d'optimalité est complexe.

 

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Dieu ne veut que s'enrichir intrinsèquement.

Et l'Alliance implique que chacun ne s'enrichit qu'en enrichissant Dieu au travers du Monde, de la Vie et de l'Esprit.

 

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Enrichir le Monde (en quantité, en qualité et en activité).

Enrichir la Vie (en quantité, en qualité et en activité).

Enrichir l'Esprit (en quantité, en qualité et en activité).

 

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Enrichir le Réel en soi et autour de soi, c'est enrichir l'Ordre qui règne dans ce Réel.

L'enrichir en quantité (en diversité), en qualité (en virtuosité) et en activité (en vitalité).

Enrichir l'Ordre contre l'égalitarisme, le simplisme et le laxisme.

 

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L'humanité, aujourd'hui et depuis un siècle, appauvrit tout.

Elle appauvrit le monde en saccageant la Nature et en vidant tous les réservoirs de ressources.

Elle appauvrit la Vie en détruisant tous les écosystèmes et en faisant s'effondrer la biodiversité.

Elle appauvrit l'Esprit en réduisant la Connaissance à l'idéologie et la Spiritualité au dogmatisme religieux.

 

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* *

 

Le 12/04/2021

 

La France en quelques chiffres selon l'Insee :

 

  • 67,42 millions d'habitants (+ 9,06 millions depuis 1990)
  • 51,7 % de femmes et 48,3 % d'hommes
  • Espérance de vie : 85,2 ans pour les femmes et 79,2 ans pour les hommes. En 10 ans, les hommes ont gagné 2 ans d'espérance de vie et les femmes : 1,2 an
  • 42,1 ans, c'est l'âge moyen de la population en 2021. Il passerait à 45 ans en 2060

 

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Il faut d'abord dé-construire avant de pouvoir sur-construire, d'abord dé-faire avant de par-faire. Il y a toujours début d'effondrement avant émergence.

 

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On traduit, presque toujours, le mot hébreu Mitzwah par "commandement". Mais l'étymologie regarde ailleurs puisque le mot TzW signifie "ordre" …

Les Mitzwot sont ainsi l'ensemble des prescriptions ou préceptes grâce auxquels le Monde, la Vie et l'Esprit peuvent être (re)mis en ordre.

Les Mitzwot permettre de mettre de l'ordre.

Cette mise en ordre des mondes pointe vers le Tiqoun (la "réparation") d'Isaac Louria.

Et qu'est la Torah (du verbe Tor : "explorer, parcourir") sinon l'exploration des Mitzwot ?      

 

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Les six lettres du premier mot (BRAShYT) de la Genèse ont la signification graphique suivante : Maison Tête Taureau Dent Main Signe … que l'on peut lire ainsi : La vie intérieure de l'intelligence donne la force d'étudier (mâcher)  et d'agir (manier) avec des symboles.

Ces six mêmes lettres ont une valeur numérique : 2, 200, 1, 300, 10, 400 soit un total de 913 (11x83, donc 11x11, donc 2x2) qui donne successivement 13 (9+1+3), puis 4 (1+3) qui est le chiffre-symbole de la matrice de tout ce qui existe. Tout commence par un 2, donc par la bipolarité.

B-RYShT signifie : "Dans un commencement (il engendra des dieux)".

BRA-ShYT signifie : "Il engendra un fondement (il engendra des dieux)".

B-RASHY-T signifie : "Dans ma tête, tu (engendreras des dieux)".

BR-AShY-T signifie : "Fils de mon Feu, tu (engendreras des dieux)".

 

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Le désordre implique la mise en ordre.

Le chaos induit soit une croissance d'entropie (l'ordre par la uniformité, l'homogénéité et la régularité), soit une croissance de néguentropie (l'ordre par la complexité, la différenciation et l'inventivité).

Ordo ab Chao

La Lumière ('Or) suit le "vide et la consternation" (Tohou wa-Bohou).

 

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De Pierre-Henry Salfati :

 

"Le véritable pouvoir est de permettre et non d'interdire,

de libérer et non d'emprisonner."

 

… le pouvoir de faciliter et non d'empêcher, le pouvoir de favoriser au nom des différences qui enrichissent, et non de stériliser au nom de l'égalité qui appauvrit.

Quelle belle et profonde définition ! Combien elle devrait être méditée et appliquée par tous les apprentis tyrans qui infestent les administrations, les cabinets, les officines, les prétoires et les entreprises …

 

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L'égalitarisme est très nettement la voie appauvrissante de l'entropie stérilisante et nivelante, de l'uniformité et de la létalité, de l'homogénéité et de la médiocrité.

 

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Moïse descend du mont Sinaï porteur des deux tables de la Loi en pierre "burinées par le doigt des Elohim" (Ex.:31;18).

Il découvre l'idole du Veau d'or et la détruit en brisant, sur elle les premières Tables de pierre.

Puis il remonte dans la montagne et là, sous la dictée, grave lui-même deux nouvelles Tables de la Loi (Ex.:34;27).

Il existe donc deux versions de la Loi, la première, surhumaine, élitaire, ésotérique, initiatique et mystique, et la seconde, humaine, populaire, exotérique, profane et pratique.

Le mur entre ces deux versions est l'idolâtrie.

 

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Quel genre de dirigeants les humains doivent-ils chercher pour les gouverner, selon le livre de l'Exode (18;21) ?

 

Les traductions classiques donnent : "(…) des hommes éminents, craignant Dieu, amis de la vérité, ennemis du lucre (…)".

Un traduction plus littérale donne : "(…) des hommes de courage craignant les dieux, des hommes de vérité, haïssant le profit".

 

Quatre vertus, donc, sont mises en avant : le Courage, l'Humilité, la Vérité et l'Abnégation .

Tout est dit.

On retrouve bien là le profil de tous ceux qui nous dirigent, n'est-ce pas ?

Tout va bien. Dormez tranquilles, braves gens : ils veillent.

 

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* *

 

Le 13/04/2021

 

Notre époque se gargarise de mots.

Il en est une kyrielle qui m'insupporte copieusement comme "échanger", "débattre", "discuter", "confronter", etc …

C'est oublier un peu vite que celui qui a une opinion, n'en change pas par discussion, mais par assimilation lente, et que celui qui n'en a pas, ou bien n'écoute pas, ou bien gobe tout.

J'entends bien, en revanche, les verbes "argumenter" ou, plutôt, "négocier" lorsqu'une importante décision collective est en jeu.

Mais ce n'est pas de cela que l'on parle lorsqu'on dit "échanger" ; il s'agit en fait d'organiser un duel pour savoir qui aura raison, qui va emporter la joute.

Mais "avoir raison" n'a aucun intérêt.

Je préfère, quant à moi, écouter – écouter vraiment – une opinion et l'entendre se terminer par un péremptoire : "J'ai dit !" … pour ensuite me retirer dans mon intériorité et mâchouiller et ruminer et méditer ladite opinion pour décider ce que je vais en faire.

C'est sans doute, là, le fruit de ma culture maçonnique traditionnelle : on ne dialogue jamais en Loge ; on écoute et on se tait !

Un débat ne sert strictement à rien sauf à faire rutiler le brio d'une argumentation (orgueil et fatuité) dont tout le monde se fiche éperdument et qui n'amuse que les amateurs de spectacles inutiles et gratuits ("morituri te salutant").

Laissons les débats aux jeux du cirque télévisuel.

Laissons les échanges aux matches de tennis.

 

*

 

Rien d'oral n'est ni sérieux, ni intéressant, ni utile.

Scripta manent. Verba volent.

 

*

 

L'audiovisuel est une grasse panade infantile pour esprits faibles ou paresseux.

 

*

 

L'eschatologie (le "salut" de toute l'humanité) et la sotériologie (le "salut" de l'âme personnelle) sont deux démarches spirituelles et/ou intellectuelles parfaitement insupportables.

Ces deux démarches partent toutes deux de l'idée absurde qu'il y aurait quelque chose à "sauver", c'est-à-dire qu'il y aurait à "échapper" au monde réel tel qu'il est et va, pour vivre une autre vie dans un autre monde supposé "idéal" ou "parfait" ou, en tous cas, "autre".

Ce dualisme ontique (deux mondes séparés) est proprement ridiculissime.

Quel est le but de ces niaiseries ? Echapper à la finitude ou à la réalité ? Refuser la temporalité et la spatialité ? Rejeter le Devenir universel et rêver d'un Être personnel hors du temps ? Ignorer l'océan et croire en la réalité intrinsèque de la vague ?

Tout cela est puéril ! Et marque de puérilité ridicule les religions (chrétienne et musulmane, essentiellement, … et rabbinique, accessoirement) qui promeuvent ces débilités.

Il n'y a rien à sauver dans une absurde immortalité. Immortalité pour quoi faire, d'ailleurs ?

En revanche, il y a à apprendre à vivre vraiment, pleinement, radicalement, dans chaque ici-et-maintenant.

Celui qui veut se "sauver" du Réel est incapable de vivre le Réel. Se "sauver", c'est fuir !

Le "salut", c'est le refus du Réel qui seul existe.

 

 

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D'Odon Lafontaine (in : "Le grand secret de l'islam") :

 

"Etrange chose que ce sentiment de malaise vis-à-vis de l’islam qui monte peu à peu parmi les non-musulmans. Comme la presse s’en fait de plus en plus l’écho (et davantage encore sur internet), comme presque trois quarts des Français l’ont reconnu dans un sondage récent1, il y a quelque chose de perturbant dans l’islam. Pourquoi ces terribles luttes fratricides entre musulmans n’en finissent-elles jamais ? Pourquoi cette intolérance doctrinale de l’islam envers les

autres religions ? Pourquoi cette volonté de tout dominer ? Pourquoi les problèmes d’intégration au sein du monde moderne, si ce n’est de compatibilité avec lui ? Pourquoi certaines atteintes aux libertés, à la dignité humaine ? Pourquoi si peu de réaction de l’immense majorité des musulmans

eux-mêmes devant tout cela ? Et en particulier, pourquoi si peu de réaction devant les violences qui ne cessent de se produire depuis que cette religion s’est imposée, voici environ 1400 ans, et la formidable épopée de Mahomet, son prophète ? Mais surtout, pourquoi est-il si difficile, voire interdit aux musulmans d’aborder ces sujets, de poser ces questions et de se livrer à des interprétations critiques ? Qu’y a-t-il donc à cacher dans l’islam ?"

 

Ce grand secret de l'islam est bien connu, aujourd'hui. Muhammad est un illettré, illuminé, issu d'une famille judéo-chrétienne nestorienne ou ébionite, qui s'est pris pour ce nouveau messie qu'il croyait attendu par cette contrée arabique, déchirée qu'elle était par les guerres incessantes entre l'empire byzantin et l'empire perse. Muhammad fut un judéo-chrétien hérétique qui se voulut chef de guerre face aux guerres locales, venues d'ailleurs.

Il est en cela très semblable au Jésus des chrétiens qui se voulait être un nouveau messie dans le contexte des guerres locales entre l'empire romain et les factions juives pharisiennes et zélotes.

La grande différence entre Jésus et Muhammad est que Jésus a réussi sur le plan religieux, mais a échoué sur le plan idéologique, alors que Muhammad a réussi sur le plan idéologique, mais a échoué sur le plan religieux.

Il a fallu tout le génie de la vraie belle civilisation persane pour que l'islam devienne une spiritualité religieuse au-delà de cette idéologie guerrière de soumission universelle qu'est toujours le sunnisme.

 

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De Guillaume Dye (islamologue de l'ULB) :

 

"Qu'il s'agisse du Coran, des hadiths, qui sont des paroles attribuées au Prophète, de la Sira, qui raconte la vie de Mahomet, ou des chroniques qui relatent les débuts de l'islam, toutes ont été élaborées un siècle et demi après la mort du Prophète. Elles sont aussi souvent biaisées, car elles sont le reflet des débats et des conflits entre les clans rivaux qui déchirent alors l'islam, notamment celui qui oppose les partisans d'Ali et de ses fils, seuls descendants du Prophète, qui vont former plus tard le courant chiite, et les fidèles de la dynastie omeyyade qui prend le pouvoir à partir de 661. En fait, ces sources nous renseignent davantage sur la mentalité des musulmans à la fin du VIIIe siècle et au IXe siècle que sur les événements du VIIe siècle."

 

Comme les Evangiles ont été rédigés entre 70 et 220 soit entre 40 et 190 ans après la mort de son héros.

Comme la Torah a été rédigée au 6ème siècle avant l'ère vulgaire et relate des légendes parlant du millénaire précédent.

Comment les religions ont-elles pu accorder quelque crédit historiographique que ce soit, à des récits dont le seul but était d'ordre symbolique, mystique et spirituel ?

Les livres sacrés ne racontent JAMAIS l'Histoire, mais ils content des histoires qui nourrissent l'âme sans faire appel à la mémoire réelle.

Moïse n'es sans doute jamais existé ; et Abraham, Isaac et Jacob, encore moins. David, Salomon et le premier Temple de Jérusalem n'ont probablement jamais existé non plus.

Et alors ?

Cela enlève-t-il quoique ce soit à la profondeur mystique et spirituelle de ces récits qui sont toujours édifiants quatre mille ans après avoir été conçus et trois mille ans après avoir été mis par écrit ?

Que Jésus ait réellement existé ou qu'il soit la synthèse littéraire de plusieurs personnages ayant défié le pouvoir romain au point de finir crucifié, ne change rien au message évangélique et à sa profondeur religieuse pour les chrétiens.

Que tous ses miracles, y compris sa résurrection, ne soient que des mythes littéraires, n'empêche nullement que ces symboles puissent être d'inépuisables nourritures de l'âme et d'incomparables sujets de méditation.

 

Et faisons un pas de plus, comme à rebours …

Il m'apparaît que les religions qui s'obstinent à accorder un quelconque crédit historiographique à leurs textes fondateurs, sont des religions faibles, spirituellement faibles, qui ont besoin d'établir une pseudo-véridicité historique pour pallier leurs carences en vérité mystique.

Plus une religion s'accroche à une véracité temporelle, moins elle a de crédibilité intemporelle.

 

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Le 14/04/2021

 

De Tristan Vey dans le Figaro :

 

"Les deux grandes théories physiques du XXe siècle résistent encore et toujours aux assauts répétés des scientifiques. Que ce soit la théorie de la relativité générale pour l’infiniment grand (qui décrit le fonctionnement de la gravité) ou le modèle standard de la physique des particules pour l’infiniment petit (qui décrit le fonctionnement des trois autres interactions fondamentales: électromagnétisme, interactions faible et forte), ces deux formalismes peinent à être mis en défaut. Le Graal de la physique serait évidemment de réunir les quatre forces fondamentales dans une même théorie unificatrice, mais il serait utile pour cela de savoir dans quelle direction s’orienter. Or c’est en naviguant dans les recoins les plus reculés, aux frontières de leurs capacités prédictives, que l’on peut espérer déchirer le voile qui recouvre encore ce qui nous reste à découvrir."

 

Primo : il est réconfortant de lire que des journaux et des journalistes parviennent encore à s'intéresser, même si rarement, à la reine et à la mère de toutes les sciences : la physique.

Secundo : il est désolant de voir encore se perpétuer le mythe du "Graal" que serait la "grande unification" ; la gravitation holistique et topologique n'est pas du tout de la même nature ontique que les "forces" protéiques qui construisent la matière, et qui sont analytiques et eidétiques .

Tertio : cette notion de "force" a été inventée par Newton qui, lui-même, a compris et écrit que son concept de "force" était pratique, mais aberrant.

Quarto : il y a bien longtemps que les frontières de l'empirique ont été dépassées par la théorie qui, de ce fait, est devenue largement invérifiable ou, pour parler comme Popper, infalsifiable ; le critère de véracité n'est plus la vérification expérimentale, mais la double cohérence (intrinsèque et extrinsèque) et la simplicité logique (le rasoir d'Occam).

Quinto : les deux modèles standards actuels (relativiste et quantique) sont mutuellement incompatibles et doivent être dépassés par un nouveau modèle qui les englobera tous deux ; c'est l'intention et l'ambition de la cosmologie complexe.

 

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De Roger Guasco, alchimiste :

 

"La liberté de forger sa propre opinion, n’a jamais pu exister, car, depuis l’enfance, les parents, les maîtres, notre culture, la société, ont été les seules références.

 

Organisées dans le but initial de permettre l'épanouissement de l'homme, les sociétés humaines développent aujourd'hui des carcans où toute initiative personnelle est exclue.

 

Ce qui fait la richesse de l'homme, c'est ce qui le rend différent des autres.

 

Faire œuvre d´Alchimiste, c'est ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure, voir ce que l'homme et sa civilisation en ont fait, voir l’impossible … la logique mortelle de nos sociétés … pour redéfinir la Vérité, le Possible et la Vie.

 

Cette compréhension permet d'aimer la vie et d'en redécouvrir le sens.

L'homme est sur Terre pour la recherche de cette compréhension ; c'est la plus Grande Aventure Humaine.

En fait,  la recherche de cette compréhension est celle qui englobe toutes les autres. Elle est l'ultime question et ultime réponse à l'existence de l’homme."

 

La liberté ne s'obtient pas ; elle se construit en cultivant sa propre autonomie dans toutes les dimensions de la vie.

Revendiquer la liberté est une absurdité.

La liberté pour quoi faire ? L'immense majorité des humains est incapable d'être libre. Ils ne sauraient qu'en faire de leur liberté.

Ils parlent de liberté, ils la réclament mais, au fond, ils n'en veulent surtout pas : ils aiment être dépendants.

Très peu d'humains sont réellement adultes ; la plupart ne veut surtout pas sortir d'une posture d'enfant (soit soumis, soit rebelle, soit créatif), mais toujours en dépendance d'un "parent" (nourricier ou autoritaire) qu'ils s'inventent, comme l'Etat, ou la Patrie, ou la Religion, ou le Parti, ou le Syndicat, etc …

 

On pourrait presque construire une typologie des peuples sur cette base …

Enfants soumis : les germaniques, les scandinaves, les asiates et les slaves (?) …

Enfants rebelles : les latins, les musulmans …

Enfants créatifs : les anglo-saxons, les noirs africains …

Adultes : les juifs et les indiens (?) …

 

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C'est sans doute parce qu'ils adoptent une attitude "adulte" en toute circonstance et qu'ils ont le culte de leur autonomie (économique et spirituelle) que les Juifs sont détestés de tos ceux qui cultivent une attitude "enfant".

L'antisémitisme y prend sa source (surtout chez les latins et les musulmans).

 

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L'analyse transactionnelle est un magnifique outil pour comprendre les postures mentales dominantes chez une personne ou dans un groupe (même étendu à tout un peuple).

La règle centrale en est d'une simplicité biblique : toute transaction croisée est vouée à l'échec.

Donc face à un "enfant", on peut prendre une posture "parent" ou une posture "enfant", mais surtout pas une posture "adulte" qui appelle, face à elle, une autre posture "adulte".

 

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Lorsque l'hymne national français entonne : "Allons enfants de la Patrie …", les jeux sont faits. La République est infantilisante et exige des citoyens de se comporter en "enfants" dépendants d'elle (ce qu'ils font avec zèle). Elle est donc, par construction, antilibérale puisque le libéralisme, par définition, est le culte de l'autonomie dans toutes les dimensions de la vie.

Les belges ne sont pas à la traîne avec leur : "Ô Belgique, ô mère chérie, à toi nos cœurs, à toi nos bras, à toi notre sang, ô Patrie (…)".

 

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Sur la Toile :

 

"Il y a un moment où il faudra que s’arrête cette manie de tout rapporter au racisme, au sexisme, au racialisme, au fascisme et aux autres mots en 'isme' ! Cela devient lassant de voir désormais tout débat perturbé et occulté par ces imbécilités !"

 

Oui ! Et plus inquiétant, l'humour, la moquerie, l'ironie, la coquinerie …. deviennent franchement interdits parce que "politiquement incorrect".

L'inquisition verbale a remplacé l'inquisition religieuse et idéologique.

Les mots sont interdits … parce que la pensée est interdite.

Un noir ou un musulman abattus par un policier (même noir ou musulman) n'est pas une crapule de malfrat récidiviste, drogué et violent (cfr. Floyd, Traoré ou autres …) ; c'est un noir ou un musulman victime du racisme blanc.

 

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De  Julie Malaure :

 

"Mais que notre époque est triste, sans éclat, à vouloir couper le moindre cheveu qui dépasse ! Ce qu'il nous faut, c'est un réveil brutal, une bonne baffe, un remède nietzschéen : le rire. "

 

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De Lady Pamela Mountbatten à propos "lady" Diana :

 

"C'était une gamine stupide."

 

Lady Di … le mythe journalistique autour d'une connasse décervelée de grande envergure qu'il faudrait oublier au plus vite.

Ce genre de cirque "people" ne m'intéresse pas ; mais il est très symptomatique du poids d'une certaine presse à sensation ou à émotion qui occulte complètement la réalité du monde et de ses vrais problèmes.

Faire pleurer dans les chaumières rapporte plus que de dire la vérité sur l'état du monde.

 

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L'égalitarisme ambiant conspue toute forme de discrimination et hurle à la victimisation de ceux dont la médiocrité et l'ignorance ne doivent surtout pas devenir visibles à force d'être dénoncées.

Partout on assiste à une exigence de nivellement par le bas et à la négation des différences, notamment de niveaux intellectuels et culturels.

A tout bout de champ, on conchie le soi-disant élitisme et on impose l'omerta sur la médiocrité des masses qui ne cesse de s'amplifier.

Nous vivons vraiment un processus de dégénérescence, de délabrement et de déclin, symptomatique de la phase d'effondrement paradigmatique qui est la nôtre.

Mais le processus d'émergence pourra-t-il prendre son essor et produire ce nouveau paradigme si indispensable ?

 

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Le 15/04/2021

 

Le non-agir taoïste (le Wu-Wei), ce n'est pas "ne pas agir" ; c'est bien agir, au contraire. C'est toujours "agir avec" et c'est ne jamais "agir contre".

C'est accompagner le flux sans jamais nager à contre-sens, contre le courant car, ce faisant, on s'épuise en vain.

Le non-agir, c'est choisir librement sa trajectoire de vie vers "l'Esprit de la Vallée".

 

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La rivière, c'est déjà l'océan ; mais celui qui reste pétrifié sur la berge ne peut pas le savoir.

 

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FOG écrit :

 

"(…) l'état de fatigue démocratique du pays (…)"

 

L'actuelle pandémie a aussi révélé le désintérêt grandissant d'une majorité d'électeurs pour la politique politicienne. Il y a "fatigue démocratique" …

Les élections municipales de l'an dernier ont connu des taux de participation et d'abstention records … ce qui a permis à des branquignoles écolos de prendre le pouvoir de certaines villes et de faire la carpette devant les islamistes, les racialistes, les décolonialistes et les indigénistes.

Les futures élections régionales, puis présidentielle, risquent d'être des catastrophes du même acabit.

Ailleurs, presque partout, c'est la tendance illibérale et populiste qui s'installe.

Nous vivons, presque partout, en plein déni de démocratie : la démagogie triomphe, comme il se doit, en toute bonne logique, dans un système au suffrage universel, c'est-à-dire dans une dictature massive des crétins sous les éclairages glauques et artificiels des victimismes les plus invraisemblables.

Il faut en tirer une première conséquence : le nouveau paradigme ne sera pas, ne peut pas être démocratique et le suffrage universel doit être abandonné.

Il faut encore en tirer une seconde conséquence : le nouveau paradigme devra construire de nouvelles pratiques des pouvoirs si l'on ne veut pas instaurer des régimes totalitaires.

 

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De Montaigne :

 

"Nous avons en France plus de lois que tout le reste du monde ensemble."

 

Et, depuis la Renaissance, et surtout depuis la mainmise socialo-paternaliste sur les rouages de l'Etat (de Jaurès à Hollande en passant par les infâmes De Gaulle et Mitterrand), cela a été de mal en pis !

 

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De Charles Péguy :

 

"Le triomphe des démagogues est passager,

mais leurs ruines sont éternelles."

 

 

Et la démocratie au suffrage universel n'a pas d'autre modalité possible que la démagogie tant idéologique ("je vends le monde idéal qui fait rêver") que clientéliste ("je vous promets des cadeaux").

 

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De Luc de Barochez :

 

"Si l'on va au fond des choses (…), la première raison de l'échec de l'Europe-Puissance est que les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-sept se liguent pour l'empêcher d'avenir. Ils nommes des personnages insignifiants à Bruxelles pour qu'ils ne leur fassent pas d'ombre. Le résultat est que l'UE est mal représentée. Une Europe qui ne croit pas elle-même à son projet ne peut pas être respectée par ses adversaires. Une Europe faible à l'intérieur ne peut pas être forte à l'extérieur."

 

Tout est dit. Il faut abattre tous les Etats-nations et construire une Fédération européenne forte dans une optique continentaliste, face aux autres continents qui, eux, (Angloland, Sinoland, Islamiland, Russoland) n'attendent pas et considèrent l'Europe comme un paillasson où essuyer leurs pieds en lui volant ses idées, ses marchés et ses libertés.

 

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Le 16/04/2021

 

De Charles Enderlin :

 

"Au début de la seconde intifada (…), il fallait que je persuade certains rédacteurs en chef à Paris de l'importance de ce qui se passait sur le terrain avec la montée en puissance du Hamas. Or, on avait visiblement du mal à me croire. On n'imaginait pas à l'époque à quel point les islamistes étaient violents et anti-israéliens. Ce manque d'explications claires sur le phénomène islamiste à l'époque a fait que les Français se sont retrouvés démunis lorsque la France a été frappée par Daech. (…) Je n'ai aucune idée de ce qu'est l'islamo-gauchisme. En revanche, j'ai vu des gens faire l'apologie du Hamas en tant que mouvement de « résistance » à Israël. Or, ce groupe est une organisation totalitaire opposée au processus de paix dans la région. Le Hamas ne veut pas d'un État juif en terre d'islam. Il est donc opposé à un État palestinien indépendant aux côtés d'Israël. Son but aujourd'hui est de se maintenir au pouvoir coûte que coûte à Gaza, d'autant que c'est le seul endroit au monde où cette branche des Frères musulmans contrôle un territoire."

 

Charles Enderlin est un Israélien de gauche, proche des Palestiniens … Qu'est-ce qu'il écrirait s'il était de droite ? Une vérité encore plus grave et encore plus inaudible par l'antisionisme européen …

Rappel : en hébreu, 'Hamas signifie "oppression, violence" ou, en tant que verbe : "s'approprier par la force". Tout est dit !

 

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Le 17/04/2021

 

Pourquoi je refuse la société de la "connexion perpétuelle" ? Pourquoi je hais l'ordiphone, FaceBook, Instagram, WhatsApp, … et toutes ces débilités ? Parce qu'elles se substituent à la réalité et cultivent l'artificialité et la fausseté. Toute connexion est une mise en scène.

Toute communication qui appelle une mise en scène, s'appelle un mensonge, une manipulation, une tromperie.

Le monde virtuel est en train de se substituer au monde réel. Beaucoup croient que vivre, c'est exister sur les réseaux virtuels. C'est une stratégie de la fuite face à sa propre médiocrité. Ceux-là se donnent l'illusion, par les selfies et autres branquignolleries mises en scène, qu'ils vivent alors qu'ils ne sont que des avatars artificiels, virtuels et imaginaires.

 

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Tous les rétro-activismes se fondent sur le même "raisonnement" qui, lui-même, s'appuie sur un axiome faux.

L'axiome : une société humaine doit être égalitaire, l'égalitarisme est la règle absolue. Or les sociétés dites "libérales" sont fondamentalement inégalitaires et, de ce fait, "oppriment" les "faibles" c'est-à-dire les minorités sexuelles, genrées, raciales, religieuses, etc …  Ces minorités sont donc les victimes du "système libéral inégalitaire". D'où la victimisation et le victimisme ambiants. La conclusion est : il faut que les minorités "victimes" de la société libérale inégalitaire s'unissent ("l'union fait la force") pour la combattre et la détruire (sans, bien entendu, proposer quoique ce soit).

 

On le comprend immédiatement, tout ce "raisonnement" débile part d'une prémisse fausse : celle de l'égalitarisme nécessaire.

Rien n'est jamais l'égal de rien. Tout est différent et tout est unique. L'égalitarisme est un entropisme délétère. Oui, il existe des différences, parfois très fortes, et elles sont utiles et nécessaires. L'uniformité, c'est la mort.

Que certains groupes se sentent inférieurs, est une preuve de lucidité et de bonne santé mentale : il leur reste, alors, à rassembler leurs forces et leurs courages pour s'élever, par leur travail, et pour combler ces infériorités par des œuvres dignes d'admiration.

Mais, qu'ils se sentent "victimes" est une erreur de perspective : tant qu'ils ne l'emmerde pas, la grande majorité se fout comme d'une guigne de ces minorités raciales, religieuses, sexuelles ou autres.

 

Le libéralisme n'est rien de plus, mais rien de moins, qu'une attitude claire et simple : chacun est totalement responsable de ce qu'il devient et de ce qu'il fait. Le libéralisme est :

  • Le culte de l'autonomie tant personnelle que collective.
  • L'autonomie dans l'interdépendance.
  • La liberté dans le respect de l'autre et la responsabilité de soi.
  • La reconnaissance des différences et des mérites.
  • Le refus catégorique et radical de tout égalitarisme.

 

Le libéralisme est un pur produit de la culture européenne qui, effectivement, est blanche, helléno-judéo-chrétienne, hétérosexuelle et semi-patriarcale. Que cela ne plaise pas à d'autres cultures, n'est pas un problème … mais, jusqu'à présent, personne n'a encore trouvé une autre manière ni de vivre par et pour ce que l'on est vraiment, au fond de soi, ni de se construire dans le respect de soi et des autres, en accomplissant sa propre vocation intime, sans devoir en demander permission à quiconque.

 

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De Mathieu Bock-Côté :

 

"La tentation totalitaire de la modernité se réactive aujourd'hui. Ce qui la caractérisez, c'est l'ambition d'une maîtrise totale de l'existence : ce qui implique la transformation de la société en camp de rééducation à ciel ouvert, à travers une propagande permanente que l'on nomme 'campagne de sensibilisation'."

 

Les chose sont claires, selon moi : le libéralisme et le totalitarisme sont les deux extrêmes de l'axe sociétal. L'extrémité libérale est une anti-idéologie absolue, dans l'appel à l'autonomie interdépendante. L'extrémisme totalitaire est l'absolutisation de l'idéologie, dans le culte de la soumission obéissante.

Mathieu Bock-Côté, après Jean-François Revel, a raison de souligner la "tentation totalitaire de la Modernité" car, dès après la Renaissance, se sont installés la monarchie absolue, puis la terreur révolutionnaire, puis les empires, puis les socialismes, puis les communismes, puis les fascismes, puis les néo-communismes, puis les dictatures africaines et latino-américaines, … et, maintenant, les rétro-activismes égalitaristes.

 

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L'égalitarisme est cette maladie mentale qui confond toujours différence et discrimination.

Oui, il y a des différences claires ; non, il ne faut pas de discrimination.

 

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Aussi de Mathieu Bock-Côté :

 

"Aujourd'hui, les Etats-Unis sont un empire décadent

et l'américanisation mentale est toxique"

 

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De Thierry Breton :

 

"L'Europe doit être maître de son destin."

 

Il est crucial et urgent d'acter la dénationalisation et la démondialisation de l'économie et de construire sa continentalisation.

Chacun des huit continents culturels doit devenir économiquement autonome (ce qui n'interdit nullement toutes les interdépendances que l'on voudra et toutes les coopérations que l'on souhaitera).

 

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Le 19/04/2021

 

La construction d'une Europe fédérale très intégrée, jouissant de la pleine souveraineté continentale et débarrassée des Etats-Nations, est une impérieuse nécessité.

Mais on ne la construira pas à 27.

Il faut donc créer, à l'intérieur de l'UE un noyau fédéral dur central (dans la zone euro), dont les autres membres de l'UE, moins fédérés, ne seront plus que les satellites.

Ce noyau dur pourrait être constitué par la France, l'Allemagne, le Bénélux, l'Espagne, l'Italie, le Danemark, …

Quant aux pays de l'Est, ex-communistes et populistes, illibéralistes et parasites, qu'ils soient remis à leur juste place !

 

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Les "sciences sociales" ne sont pas des sciences. Il n'y a là rien de scientifique : au mieux des conjectures invérifiables, au pire des idéologies captieuses.

Et ce constat est largement valable, aussi, pour ce que l'on appelle, d'un bloc, les "sciences humaines" y compris la sociologie, la politologie, l'ethnologie, l'économie ou la psychologie.

L'histoire et la philosophie sortent évidemment du lot et ne revendiquent d'ailleurs pas un quelconque label "scientifique", même si, l'histoire surtout, le pourrait.

 

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La pourriture rétro-activiste (le wokisme) est un pur produit des "facultés" de "sciences sociales" américaines et, maintenant, françaises, voire européennes.

Ce sont des creusets de fermentation sordide et purulente où l'idéologie fait profession de religion grotesque, fétidement gauchiste, égalitariste et totalitariste.

 

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Il me semble essentiel de refaire une distinction radicale entre une science et une conjecture.

La science appelle, irrévocablement, le principe de falsifiabilité ou de réfutabilité (cfr. Karl Popper). Tout le reste, même en physique ou en cosmologie, n'est que conjecture (provisoire ou définitive).

 

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De Wilfred Reilly (université d'Etat du Kentucky) :

 

"Que ce soit du fait de motivations politiques ou de postulats statistiques tout simplement faux, l'histoire des experts patentés et de leurs prédictions prodigieusement à côté de la plaque est aussi longue que bidonnante. (…) Et ces phénomènes risquent de gagner en fréquence vu le degré de politisation extrême de l'université américaine, où des théories comme celles de la 'fragilité blanche' ou du 'privilège blanc' font florès malgré leur absence flagrante d'étayage statistique. (…) Une étude nationalement représentative menée en 2006 auprès de professeurs d'université américains par Neil Gross de l'université de Harvard et Solon Simmons de l'université George-Mason révélait que 24 % les chercheurs en sciences sociales interrogés se décrivaient comme 'radicaux', 20,6 % comme 'activistes' et 17,6 % comme 'marxistes' (…)."

 

Bref les facultés de "sciences humaines" sont sous la coupe de gauchistes patentés qui détournent, systématiquement, leurs étudiants de tout effort d'objectivité.

L'idéologie y est triomphante.

 

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Il est urgent que la physique des processus et systèmes complexes mette au pas tous les délires conjecturaux des arrière-cuisines des "sciences" sociales et humaines où l'on concocte tous les indigestes brouets idéologiques.

 

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La Modernité tout entière s'est fondée sur un anthropocentrisme obsessionnel et a écarté toute spiritualité au seul profit de la matérialité.

 

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Il me paraît important de bien distinguer "astrophysique" et "cosmologie".

La cosmologie étudie et modélise les principes fondamentaux d'ordre, de cohérence et d'évolution du Réel, à n'importe quelle échelle.

L'astrophysique, elle, comme toutes les autres branches de la physique, applique ces principes cosmologiques à certains "objets", en l'occurrence aux "objets" célestes (étoiles, galaxies, amas, …, et accessoirement aux planètes des étoiles).

De même, la physique dites des "particules" applique les mêmes principes cosmologiques, mais aux seuls grumeaux prématériels instables à l'échelle subatomique.

 

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Les hypothèses implicites de la physique classique sont :

 

  1. L'espace est absolu, préexiste, a trois dimensions, est euclidien est un contenant neutre et éternel de tout ce qui s'y passe …
  2. Le temps est absolu, est universel (le même pour tout), est linéaire (1 seul temps unique), absolument régulier et neutre …
  3. Les lois de la Nature préexistent, sont partout les mêmes, sont éternelles et immuables … (idéalisme platonicien).
  4. Les constantes universelles sont des donnés, éternels et immuables …
  5. Le connaissance de l'objet ne dépend pas du sujet (objectivisme) …

 

Ces cinq hypothèses se sont révélées fausses au cours du dernier siècle.

 

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Quel que soit "l'objet" – le système – que l'on étudie, il appert deux champs de questionnement :

 

  • Qu'est-ce qui le compose ? Approche analytique de ses composants, de leurs relations et de leurs évolutions …
  • Comment interagit-il avec le monde qui l'entoure ? Approche globale des rapport entre le système et le reste de l'univers …

 

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L'approche quantique est une approche purement phénoménologique : on étudie l'interaction entre le système et l'expérimentateur, mais on ne dit rien sur ce qu'est le système.

 

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L'impasse physicienne actuelle :

 

  • Malgré leurs indéniables succès, les deux modèles standards sont intrinsèquement non-consistants (contradictions internes).
  • Ils sont incompatibles entre eux (irréductibles l'un à l'autre)
  • Les limites de l'expérimentable ont été dépassées donc la méthode empirique classique (dialectique entre théorie et expérience) doit être revue.

 

*

 

Un sujet est face à un objet. Quelles sont les huit questions ?

Sept questions sur l'objet (le système) :

  • Généalogie (accumuler de la mémoire)
  • Téléologie (accomplir la vocation)
  • Axiologie (construire la néguentropie)
  • Immunologie (combattre l'entropie)
  • Economie (alimenter l'organisation)
  • Ecosystémie (conquérir le territoire)
  • Métabolisme (optimiser le tout)

Une question sur le rapport entre le sujet et l'objet :

  • Epistémologie (évaluer la cohérence)

 

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Quels sont les fondements de la physique complexe ?

 

  • L'espace, le temps, la matière, les lois sont des émergences secondes …
  • L'univers possède :
    • Trois domaines de représentation : topologique (quantité, diversité),dynamique (activité, vitalité) et eidétique (qualité, organicité)
    • Trois tensions fondamentales : topologique (expansion, gravitation), dynamique (accumulation, intention), eidétique (complexité, uniformité)

 

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Le Big-bang n'est pas le début de l'univers mais l'émergence de la matière à partir du prématériel (la Hylé).

 

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Le modèle standard des particules élémentaires étudie, en fait, les grumeaux instables intermédiaires entre prématériel et matériel.

 

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Il n'existe qu'une seule "particule élémentaire" fondement unique de tout ce qui est matériel : le Protéus.

Celui-ci peut prendre plusieurs formes : soit neutronique, soit hydrogéniques.

Lorsqu'on le brise, il donne un proton et un électron qui, à peine séparé, cherchent par tous les moyens à reconstituer une Protéus intact.

Le Protéus possède trois types d'interaction :

 

  • Interne : électrofaible (pour former soit un neutron, soit un atome d'hydrogène avec de nombreux états d'excitation possibles),
  • Fusionnelle : nucléaire (pour former des atomes de plus en plus lourds),
  • Associative : électromagnétique (pour former des molécules ou des cristaux).

 

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D'Hervé Sérieyx :

 

"Mais, bonne nouvelle, dans cette actuelle parenthèse un peu glauque, où perspectives temporelles et spatiales nous sont comptées, nous pouvons lire, lire, lire, tenter de remettre ainsi nos cerveaux en marche et, pourquoi pas, essayer de ré-équiper et d'approfondir notre vie intérieure, la seule vraie richesse : pour certains d'entre nous, ce ne serait pas forcément un luxe."

 

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D'un anonyme à propos de l'esprit de nuance :

 

"Où est passé ce fameux art de la nuance à la française - psychologique, stylistique, spirituelle - qui fit naguère l'admiration des autres cultures ? Pfft, évaporé, dissous dans les camps retranchés des clashs, des likes, des anathèmes, dans cette "colère des imbéciles qui remplit le monde", pour citer Bernanos, dans cette "bêtise au front de taureau" éreintée par Baudelaire. La nuance est sincérité (Orwell), recherche permanente de l'équilibre (Camus) ou de la franchise (Bernanos), culte de l'amitié exigeante (Arendt), pratique de l'humour qui est mouvement (Tillion), estimation du pour et du contre (Aron). La nuance n'est pas un petit sujet."

 

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D'Albert Jacquard :

 

"Il faut rebâtir complètement une société humaine où la compétition sera finalement éliminée. Je n'ai pas à être plus fort que l'autre, j'ai à être plus fort que moi grâce à l'autre."

 

 

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Transmis par François Introvigne (source inconnue) :

 

"Le QI moyen de la population mondiale, qui a toujours augmenté de l'après-guerre à la fin des années 90, est en baisse au cours des vingt dernières années... Il semble que le niveau d'intelligence mesuré par les tests diminue dans les pays les plus développés. Beaucoup peuvent être les causes de ce phénomène. L'une d'entre elles pourrait être l'appauvrissement du langage. Plusieurs études montrent en effet la diminution de la connaissance lexicale et l'appauvrissement de la langue : il ne s'agit pas seulement de la réduction du vocabulaire utilisé, mais aussi des subtilités linguistiques qui permettent d'élaborer et de formuler une pensée complexe. La disparition progressive des temps (subjonctif, imparfait, formes composées du futur, participe passé) donne lieu à une pensée presque toujours au présent, limitée actuellement : incapable de projections dans le temps"

 

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La communication, c'est l'art d'orchestrer des mises en scène imaginaires avec l'intention de duper et de manipuler le gogo qui se laisse entraîner.

L'art de la tromperie. L'art de la ruse. L'art de l'attrape-nigaud.

 

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La Toile numérique, aujourd'hui, n'éradique aucunement l'intermédiation ; elle l'amplifie mais la déplace vers les plateformes algorithmisées.

Ce phénomène n'est que transitoire et disparaîtra bientôt …

Adieu AirBnB, Uber, Alibaba, Amazon, Booking … et autres saloperies.

L'avenir, c'est la liaison directe, sans intermédiaire, entre celui qui offre et celui qui demande.

Chaque offreur devra avoir un site bien fait et bien référencé. Et les moteurs de recherche gratuits, feront leur boulot.

IL faudra donc que les offreurs se dotent de la logistique d'expédition et de routage adéquate.

La logistique est déjà un grand métier d'avenir.

 

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Lorsque la qualité, le bouche-à-oreille et la logistique sont bons, la communication est inutile.

 

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Le 20/04/2021

 

La très bonne nouvelle du jour …

Selon une étude de Deloitte, les jeunes de moins de 25 ans se désintéressent complètement du cinéma, de la télévision et même du streaming … Cela faisait très longtemps, déjà, que le théâtre et l'opéra les ennuyaient à mourir.

Il me semble que tout cela signe la fin du "spectacle" … et je m'en réjouis !

Ce qui se vit, là, c'est la montée en puissance de l'intimité, de la vie "entre-soi" (les petits réseaux noétiques semi-fermés), de l'écoute de la musique et du jeu (vidéo) – le plus souvent solitaire ou face à des avatars anonymes, par Toile interposée.

 

La pandémie a imposé une redéfinition profonde de la "culture" et tend à déboulonner les "cultures du spectacle" et à pousser les "cultures de l'intime".

C'est sans doute une belle chance à saisir pour la lecture et le livre (à condition de sortir des impasses des bandes dessinées et autres mangas).

 

Il y a longtemps que les "expos", musées et autres étalages n'intéressent – à juste titre - plus grand-monde ; pour voir vraiment bien les choses, il faut préférer l'accès numérique à des photos professionnelles sur la Toile, signant ainsi un passage des "cultures de l'objet" aux "cultures de l'image".

De même, les longs voyages exotiques, épuisants, malsains et pollueurs n'ont plus aucun sens, dès lors que de vrais bons documentaires professionnels montreront tout ce qu'il y a à voir et, surtout, tout ce que l'on ne verra de toutes les façons jamais sur place, en tant que touriste. On ne voyage plus ni pour visiter, ni pour se cultiver, mais on voyage (souvent pas bien loin) pour se ressourcer.

 

Plus généralement, on assiste sans doute à l'effondrement des "cultures de l'extériorité" et à l'émergence des "cultures de l'intériorité".

 

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L'histoire humaine est-elle le fruit d'un chaotique hasardisme ? Non !

L'histoire humaine est-elle le fruit d'un strict déterminisme (causaliste ou finaliste, selon les goûts) ? Non plus !

L'histoire humaine est le fruit d'un constructivisme complexe ; elle est un chantier perpétuel. Ce qui se construit mal s'effondre ; ce qui se construit bien s'amalgame à ce qui a déjà été bien construit, et l'absorbe, le digère, l'intègre, mais selon des plans paradigmatiques qui se suivent sans se ressembler. Construire le temple d'Apollon à Delphes, construire la cathédrale gothique de Chartes ou construire la tour Eiffel à Paris, c'est toujours construire, mais ce n'est pas construire la même chose : les matériaux, les intentions et les techniques évoluent.

 

Autrement dit, et avec moins de termes techniques, l'humanité est comme un arbre colossal qui pousse de l'intérieur, comme n'importe quel arbre. Il a ses racines diverses, profondément enfoncées dans des couches et des couches de terrains. Il a des branches nombreuses dont chacune est une promesse d'avenir en feuilles, fleurs et fruits ; il a des branches dont certaines se dessèchent, cassent et tombent, et dont d'autres deviennent faîtières. Et ce grand tout est poussé en avant, vers l'avenir, par une colossale force de Vie qui est celle du Cosmos.

Cet arbre immense ne pourra plus rien donner si son environnement ne lui fournit pas l'eau, la lumière, l'air et les sels minéraux dont il a besoin : c'est son écologie.

Il mourra s'il ne développe pas des tactiques de lutte contre les prédateurs et les maladies.

Il doit rester fidèle à son essence sous peine de se dénaturer, et de ne plus trouver sa place dans le monde de la Vie. Et il se construit par cycles successifs, chacun marquant son tronc d'un cerne différent qui se superpose aux précédents et qui portera les suivants.

 

On pourrait aussi dire, par métaphore, que l'histoire humaine est celle d'une forêt qui pousse, clairsemée, d'abord, dense et touffue, ensuite. Les essences et les espèces se différencient, mais se complètent selon les continents, selon les climats, selon les saisons. Etc …

 

Ces métaphores végétales essaient de proposer un autre regard sur le processus-histoire qui, comme tout processus complexe, se façonne au moyen de trois tensions dialectiques entre six pôles fondateurs  (sa mémoire et son intention, son organisation et sa résilience, sa puissance et son territoire).

Au bout de chaque cycle de vie, du fait des évolutions notoires autour de lui, l'arbre-histoire doit redéfinir sa stratégie de croissance et de survie et, en conséquence, doit transformer son paradigme fondateur

C'est exactement ce que nous vivons à notre époque et ce, à l'échelle planétaire. La Modernité s'effondre et une nouvelle ère humaine, radicalement différente, est en émergence.

 

 

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La tolérance, c'est savoir que 85% des humains sont des crétins et de leur laisser croire qu'ils ont le droit de l'être, à la condition qu'ils ferment leur gueule et n'emmerdent personne.

 

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Un authentique initié ne se préoccupe plus du monde profane ou, plus exactement, il l'étudie comme un entomologiste observe un fourmilière : avec intérêt et détachement.

 

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L'avenir de l'humanité n'a aucun intérêt. Seul l'avenir de l'Esprit importe. Mais le chemin de l'Esprit, sur cette Terre, passe par un bout d'humanité (les "initiés").

 

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A vouloir toujours imiter les hommes, les femmes se dénaturent.

 

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Ne me parlez plus jamais d'égalité ; parlez-moi de complémentarité.

 

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La bêtise commence avec le mariage de l'aveuglement et de l'ignorance.

De cette union calamiteuse naissent la haine, l'orgueil et le ressentiment.

Et le lit de noces s'appelle "médiocrité".

 

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Encourager un sabot ne fait pas avancer le sabot.

 

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Le 21/04/2021

 

De Gaspard Koenig :

 

"Pourquoi la France est-elle aussi figée ? Parce que tous les courants politiques sont inspirés par la même vision centralisée et autoritaire de l'organisation sociale."

 

Cela s'appelle le républicanisme ou le jacobinisme, ce qui revient au même. Ce qui n'a pas été compris  - ou trop bien compris, peut-être, mais refusé par des carriéristes politiciens professionnels -, c'est que la Nation française et le Peuple français, cela n'existe pas (pas plus en France que dans tous les autres pays).

Il existe un Etat, héritier d'un territoire jadis royal, enfermé dans des frontières qui ne sont que des "cicatrices de l'histoire". Et cet Etat fait face

 à des communautés de vie qui ne constituent aucunement un tout homogène et solidaire.

Et le républicanisme de la fin du 19ème siècle, hériter du jacobinisme de la fin du 18ème siècle, a fait croire à cet amas amorphe de communautés de vie, que l'Etat était légitime pour les gouverner.

C'est ainsi que Paris a fait main-basse sur toutes les communautés de vie qui vivaient, depuis des siècles, sur les territoires sis à l'intérieur des frontières royales (régulièrement réaménagées au fil des guerres entre Etats).

 

*

 

L'Etat est une institution totalement artificielle qui a été imposée, au nom de chimères fantasmagoriques (la "Nation" ou le "Peuple"), à un ensemble hétérogène de communautés de vie qui ne demandaient rien et à qui l'on a fait croire que tout cela était pour leur bien.

 

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L'Union Européenne doit être reconstruite non par le haut (top-down), mais par le bas (bottom-up) afin de ne plus être un "super-Etat", mais une réelle fédération forte de communautés de vie ayant choisi de valoriser, ensemble, certaines synergies globales (tant économiques ou monétaires, que technologiques ou scientifiques, que diplomatiques ou militaires, etc …).

Il faut que disparaissent les Etats-Nations.

 

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Les Etats-Nations souverains sont une pure invention de la Modernité (traité de Westphalie en 1648) ; ils doivent disparaître avec elle.

 

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Le contraire de l'étatisme, c'est la libéralisme.

Et la forme extrême de l'étatisme, c'est le totalitarisme.

Le fédéralisme ou l'associationnisme sont les pendants libéraux de l'étatisme.

 

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Les intellectuels, en général mais au moins français, détestent le libéralisme car celui-ci les prive du rôle de "parent" qu'ils adorent jouer face aux masses qu'ils veulent garder "enfant".

 

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Le libéralisme s'est discrédité, à partir des années 1970, en se laissant amalgamer au mercantilisme (tout est marchandisable), au capitalisme (tout est appropriable) et au financiarisme (tout est spéculable).

Il est temps que le libéralisme authentique (anti-étatisme et anti-totalitarisme) ressuscite, débarrassé de ces oripeaux dont on voulu le déguiser.

 

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Le libéralisme, ce n'est pas l'économisme, même si une économe saine et forte est indispensable à toute société humaine.

Le libéralisme, c'est la préséance absolue de l'autonomie personnelle et collective, dans la libre et respectueuse interdépendance de tous les acteurs sociétaux.

 

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Le libéralisme est un différencialisme qui renvoie, dos-à-dos, l'égalitarisme de gauche et l'inégalitarisme de droite.

 

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Plus j'y réfléchis et plus je trouve que l'analyse transactionnelle (théorie inventée en 1958 par Eric Berne) est un modèle simple et efficace pour observer et comprendre les comportements politiques et économiques dans un pays donné, mais aussi entre pays.

Ce modèle affirme une règle évidente : si l'on veut que disparaissent les relations de type "parent-enfant", "parent-parent", "enfant-enfant", toutes délétères ou débilitantes, il faut instaurer partout et toujours des relations "adulte-adulte".

Mais qu'est-ce qu'être "adulte" ? C'est d'abord être autonome dans toutes les dimensions de vie (notamment en n'acceptant que les faits et le Réel, et en rejetant les fantasmes et les "idéaux"), c'est ensuite respecter et favoriser les interdépendances qui rendent cette autonomie possible, c'est enfin refuser systématiquement tous les comportements tant "enfant" que "parent".

Il est urgent que l'humanité entre dans son âge adulte !

 

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Le 22/04/2021

 

Mon ami Michel Maffesoli, au quatrième de couverture de son dernier pamphlet, "L'Ere de Soulèvements", laisse écrire ceci :

 

"Dès les années 1980, Michel Maffesoli se fait l'observateur averti et implacable des temps postmodernes. Il annonce un effondrement social porteur d'un paradoxal retour des tribus, ce que prouveront les décennies suivantes. IL pronostique également que, profitant de la fin des idéologies, les élites au pouvoir entendent instaurer un ordre nouveau qu'il qualifié de totalitarisme doux. Ce que démontre l'actualité récente. De l'éruption des gilets jaunes devenus un phénomène international à la contestation globale de la gestion de la pandémie, des grèves émeutières pour contrecarrer le libéralisme mondialisé à la vague d'émotion planétaire suscité par l'incendie de Notre-Dame, le sociologue du quotidien et de l'imaginaire traque, de son œil inégalé, le changement de paradigme que nous vivons. Le règne de la rationalité, de la technicité et de l'individualité agonise convulsivement sous nos yeux. Pour le meilleur et pour le pire, l'ère des révoltes a commencé et ne cessera pas avant longtemps."

 

Ce livre paraîtra le 6 mai, donc dans deux semaines. Je ne sais donc pas encore ce qu'il contient. Mais si je m'en tiens à cette présentation du quatrième de couverture, me viennent quelques réflexions …

 

Il est un fait évident que, du fait de la mutation paradigmatique, nous vivons, planétairement, une période chaotique globale. Celle-ci a commencé dans les années 1970 et se terminera vers 2030. Cette chaotisation du monde accompagne, bien sûr, l'effondrement (pas que social) de la Modernité et de ses institutions de pouvoir qui, comme toujours, cherchent à se maintenir en place par divers moyens, tous dispendieux et voués à l'échec. Techniquement, cela s'appelle la "chape de plomb" qui symbolise l'ensemble des dispositifs de déni de réalité qui tentent, en vain, de maintenir en survie l'ancien paradigme déjà sous perfusion et en phase terminale.

Les phénomènes appelés ici "totalitarisme doux" ou "gilets jaunes" n'en sont que deux manifestations parmi beaucoup d'autres et n'expriment que l'ardent désir de statu quo : "ne pas changer de paradigme" est devenu, pour certaines factions sociales, politiques ou idéologiques, un slogan de conservatisme qui vise à maintenir une illusoire "sécurité" systémique qui n'existe déjà plus.

 

Il faut acter, en revanche, la "fin des idéologies" que rend bien le "ni gauche, ni droite" ou le "en même temps" macronien.

Quant à parler "de la contestation globale de la gestion de la pandémie, des grèves émeutières pour contrecarrer le libéralisme mondialisé à la vague d'émotion planétaire suscité par l'incendie de Notre-Dame", ce sont des épiphénomènes locaux et éphémères plus parisiens qu'autre chose …

 

En revanche, ce que Michel appelle "le paradoxal retour des tribus" ne fait qu'exprimer un phénomène profond : celui de la transformation radicale des appartenances identitaires et la résurgence des "communautés de vie" (qui doivent rejeter la tentation du communautarisme sectaire et haineux). La chaotisation actuelle fait s'effondrer les anciennes appartenances identitaires : celles liées à la nation, au peuple, à la race, à la religion, etc … qui toutes, étaient des appartenances "macroscopiques" ; les nouvelles appartenances (bien plus microscopiques) sont en train de se définir dans la noosphère, libérées des contraintes de localisation.

Avec les énormes hausses attendues des prix des carburants, avec les progrès accélérés du télétravail qui concerne déjà 80% des activités professionnelles humaines (y compris l'enseignement), et avec les progrès concomitants des techniques de visio-conférences et de visio-réunions, il est probable que chacun choisira de vivre dans le lieu physique qui lui plaît, sans plus tenir compte, du tout, des contraintes liées à l'activité professionnelle.

Cela signera, bien sûr, l'effondrement des grandes villes (et des délinquances qui y sont liées), du nombre des "navetteurs" (et des banlieues où ils sont contraints d'habiter) et des grands immeubles de bureaux (devenus inutiles).

Cela signera aussi le développement d'enclaves (électives et sélectives) de copropriété (aux USA, on appelle cela des condominiums) à la périphérie des petites villes provinciales, voire dans la pure ruralité. Dans ces enclaves, ne seront autorisées à habiter que des personnes qui seront dûment choisies par les habitants-propriétaires selon des critères soit familiaux, soit culturels, soit professionnels, etc …

On pourrait parler de la "(re)naissance de villages d'affinité" : des communautés de vie comme l'ont été, en Israël, les kibboutzim ou les moshavim

 

Il est parlé de la mort de la rationalité, de la technicité et de l'individualité.

La rationalité est mise à mal au profit de l'émotivité, sur les médias sociaux, c'est vrai.

La technicité, au contraire, au travers des technologies essentiellement numériques, avance à toute vitesse et gagne du terrain de façon parfois inquiétante.

L'individualité, quant à elle, se transforme en autonomie collective (ce qui recoupe l'idée des nouvelles "tribus" et des "villages d'affinité").

 

La logique globale mène-t-elle à une ère des soulèvements, des révoltes et des émeutes, je ne le crois nullement : les gamineries de mai '68 ne sont pas duplicables, les effervescences syndicales ne sont plus crédibles et passent d'ailleurs inaperçues, et le "gilet-jaunisme" était en fait mort-né, malgré les tentatives de récupération dont il a fait l'objet.

En revanche, les rétro-activismes (qu'un affreux néo-anglicisme nomme "wokisme") forment, au sein des milieux traditionnellement gauchisants, une fétide fermentation délétère et nauséabonde qui ne cesse d'inquiéter et qu'il faut combattre durement.

 

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La propriété est une protection de la liberté.

 

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Bourdieu, en bon gauchiste qu'il est, oppose "efficacité" économique (obsession d'un soi-disant "néo-libéralisme", selon lui) et "équité" sociale (principe souverain et inaliénable, toujours selon lui, de la bonne marche des sociétés).

C'est proprement absurde : une entreprise qui ne rémunèrerait pas équitablement ses diverses ressources (ses collaborateurs, ses financeurs, ses clients, ses fournisseurs, …) ne pourra jamais être efficace, puisque condamnée à la pauvreté ou à la médiocrité des ressources qui lui échoiront.

 

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Bourdieu a institué, dans l'université française, la haine de l'économie … sans même se donner la peine de comprendre ce qu'est l'économie qui n'est que l'ensemble des processus d'alimentation du corps social : produire et distribuer les choses dont les gens ont besoin ou envie pour vivre contents.

Et pour distribuer, il faut d'abord produire. Et pour produire, il faut d'abord les ressources nécessaires dont certaines sont rares (et dont beaucoup sont de plus en plus pénuriques, donc chères).

C'est ça qui énerve Bourdieu : qu'il puisse et doive être question d'argent en économie, que le(s) marché(s) puissent et doivent exister, que la demande tend vers l'infini alors que l'offre tend vers zéro, bref : que la réalité soit aussi quantitative.

 

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La Nature se fout comme d'une guigne des idéologies humaines.

 

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L'existence est une entreprise !

Chacun doit devenir entrepreneur de sa propre vie.

C'est cela l'autonomie.

C'est cela le libéralisme.

 

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N'être pas entrepreneur de sa propre vie, c'est accepter d'être assisté c'est-à-dire, au choix : mendiant, parasite, lavette, déchet, etc … c'est-à-dire, aussi : chômeur, fonctionnaire, retraité, …

 

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Dès que l'on comprend que le Réel n'est pas l'apparence, mais se "cache" derrière l'apparence, on entre dans la voie spirituelle qui vise le "dévoilement" du Réel (en grec : Apocalypsis). En ce sens, dans toutes les traditions spirituelles, ont été inventées des méthodes de "dévoilement" : initiatiques, mystiques, ésotériques, ascétiques,

 

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Le 23/04/2021

 

Il est urgent d'interdire tous les call-centers, toutes les centrales de télévente, de télésondage et de télémarketing du monde.

Il est urgent de comprendre que le téléphone est un instrument privé qui doit le rester et dont il ne faut user qu'avec une extrême parcimonie et une parfaite frugalité.

Le téléphone dérange toujours et n'est que très rarement utile.

 

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L'égalitarisme étant contre-nature, il ne peut se maintenir au sein d'une communauté humaine que par la force et la violence, donc sur le pouvoir fort d'une minorité d'inégaux. L'histoire le montre à souhait !

La seule manière de rendre tous les humains égaux, est de les rendre tous esclaves.

L'égalitarisme implique nécessairement le totalitarisme.

 

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De mon ami Jean-Yves Leloup :

 

"L'homme est condamné à interpréter - c'est en cela qu'il est libre. Les événements sont ce qu'ils sont, ce qu'on en fait dépend du sens qu'on leur donne."

 

L'existence est une perpétuelle herméneutique … et la plupart des humains ne le savent pas. Pire : ils seraient effrayés de le savoir.

 

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Dès lors que l'on comprend que les apparences ne sont pas le Réel, mais seulement des manifestations du Réel "caché", s'établit une "gradation" entre le monde profane (celui des apparences) et le monde sacré (celui du Réel).

Et l'initiation consiste à franchir le seuil de la porte de l'escalier qui relie ces deux mondes (qui, ontiquement, n'en font bien sûr qu'un seul).

En conséquence, l'initié ne s'intéresse plus au monde profane (ou, s'il s'y intéresse, c'est au même titre qu'un entomologiste s'intéresse à une fourmilière) mais, dans tous les cas, il ne s'y implique plus.

Et dès lors que l'on a gravi cet escalier et que l'on vit le Réel au-delà de ses manifestations, le monde apparaît pour ce qu'il est : des vagues à la surface d'un océan unique.

 

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Le 24/04/2021

 

Trois obstacles majeurs s'opposent à l'advenue du nouveau paradigme : l'étatisme, le financiarisme et l'égalitarisme.

Ce sont trois inventions idéologiques du 20ème siècle, donc de la Modernité dégénérescente. Elles visent à brider, toutes trois, l'autonomie personnelle et collective au nom de d'un certain "ordre" politique, d'une certaine "richesse" matérielle ou d'une certaine "justice" sociale.

Trois antilibéralismes, donc.

Ces trois forces idéologiques sont, bien sûr, susceptibles de s'hypertrophier jusqu'au totalitarisme comme on le voit avec l'étatisme communiste ou populiste, avec le financiarisme californien ou islamiste, ou avec l'égalitarisme rétro-activistes ou woke.

 

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D'Etienne Gernelle :

 

"(…) la réalité est que l'on ne peut plus être sérieusement écologiste

sans être favorable au nucléaire."

 

C'est l'évidence même !

Les ennemis sont le charbon et les hydrocarbures.

Les amis sont le nucléaire et l'hydroélectrique.

Les fumisteries sont l'éolien et le photovoltaïque.

La bombe à retardement est la voiture électrique.

 

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De Patrick Besson :

 

"(…) le commerce (…) est le contraire de la philosophie, puisqu'il consiste en grande partie à mentir et à voler. Ce qu'on appelle aujourd'hui le marketing."

 

Ou la "communication" qui ment pour voler de l'audience ou des votes, et qui vole des idées pour mieux mentir.

 

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D'Arthur Schopenhauer :

 

"Attaquer anonymement des gens qui n'ont pas écrit anonymement,

c'est là chose manifestement infâme."

 

C'est pourtant l'essence même de ce que l'on nomme les "réseaux sociaux".

 

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La liberté de parole a deux points faibles : la liberté qu'il est aisé de briser par la censure au nom d'une soi-disant bienpensance, et la parole qu'il est aisé de briser, au nom de la liberté, par la prolifération incontrôlée d'âneries ou de mensonges.

Aujourd'hui, la liberté de parole a donc deux ennemis majeurs : les rétro-activismes (la censure au nom d'une bienpensance) et les "réseaux sociaux" (la manipulation au nom de la liberté).

 

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Syndicalisme à la française …

Aux élections syndicales dans la tranche des TPE, la CGT, avec 26,3% des voix, a largement devancé la CFDT qui n'en a recueilli que 16,5%.

Le hic ? Le taux de participation à cette élection-bidon n'était que de 5,4% des salariés. Le triomphe de la CGT s'exprime, donc, par le vote de 1,4% des gens concernés …

 

*

 

La démocratie est usée … deux-tiers des Français et des Américains pensent que leur système politique est dépassé.

 

*

 

De mon ami André Comte-Sponville :

 

"Bref, cette pandémie est un choc sanitaire majeur, un drame pour les victimes et leurs proches, sans être pour autant, à l'échelle du pays, l'absolue catastrophe que certains veulent y voir."

 

Je dirais même que hors du seul et unique pic de mars et avril 2020, cette pandémie est une fumisterie. Depuis mai 2020 jusqu'à aujourd'hui, la létalité globale en France est redevenue l'égale des cinq années précédentes.

 

En France, on a déclaré 100.000 morts dues au coronavirus, sur lesquelles entre 60% et 70% sont de fausses déclarations ce qui ramène la létalité coronavirale à maximum 40.000 décès (6,7% du total en France) ; on l'admettra, ce chiffre est assez ridicule face aux annuels 150.000 morts du cancer, 140.000 morts de maladies cardiovasculaires, 140.000 morts d'Alzheimer, 100.000 morts d'addictions, 90.000 morts d'obésité et diabète, …

 

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D'Emmanuel de Waresquiel :

 

"Voilà des années que l'on peut légitimement s'inquiéter du divorce grandissant des adolescents et de la lecture, tout comme (…) de leur absence manifeste de curiosité pour ce qui ne les concerne pas directement."

 

Procès juste d'un nombrilisme "selfique" débilitant des adolescents d'aujourd'hui (TikTokers narcissiques et patentés, par exemple).

 

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Les années 1970 ont été cruciales parce que, sur les cendres des gamineries des années 1960, elles ont engendré un gauchisme violent (BR et RAF), préparé les deux calamités des années 1980 à savoir le financiarisme (Ronald Reagan et Margaret Thatcher) et le socialo-populisme (François Mitterrand), et accéléré l'effondrement du maoïsme chinois (1983) et du communisme soviétique (1989).

Elles ont aussi forcé la prise de conscience de la pénurisation des ressources matérielles de base (crises pétrolières), du déferlement du numérique (généralisation de l'informatique de gestion dans l'entreprise) et de la remise en question de la famille nucléaire (loi Simone Weil).

 

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Le 25/04/2021 (la fête des Marc …)

 

Quelques pensées kabbalistiques …

 

  • Lorsque le disciple est prêt, le maître arrive.
  • L'écrit n'enseigne pas, il suggère. C'est l'âme qui comprend et se souvient.
  • Toute chose est soumise au pouvoir du ciel excepté la crainte du ciel.
  • Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? Et si je ne suis que pour moi, qui suis-je ? Et si pas maintenant, quand ?
  • Pour accéder à la sagesse, il faut le vouloir.
  • Si tu ignores ce pour quoi tu vis, c’est que tu n’as pas encore vécu.
  • Si je suis moi parce que tu es toi et que tu es toi parce que je suis moi, alors je ne suis pas moi et tu n’es pas toi. Mais si je suis moi parce que je suis moi, et que tu es toi parce que tu es toi, alors je suis vraiment moi et tu es vraiment toi.
  • Si tu veux rencontrer une princesse, fais de toi un prince.
  • Qui est sage ? C’est celui qui apprend de chaque homme ... Qui est fort ? C’est celui qui domine ses penchants … Qui est riche ? Celui qui se réjouit de son sort ... Qui est honorable ? C’est celui qui honore ses amis.
  • Si demain, tu ne deviens pas meilleur qu’aujourd’hui, à quoi te servira demain ?
  • Chaque Mitzwah est une mine d'or.
  • Personne ne sait qui a le sang le plus rouge.
  • Depuis si longtemps, la Torah nous a enseigné comment construire une vie pleine de sens dans la joie.
  • Le monde a été créé pour moi personnellement, et c'est à moi de prendre soin de lui.
  • On se trouve à l'endroit même où nos pensées se situent.

 

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Jolis aphorismes amérindiens …

 

  • Quand un homme s’éloigne de la nature, son cœur se durcit. (Proverbe Lakota)
  • L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de cette toile. Quoi qu’il fasse à la toile, il le fait à lui-même. (Chef Seattle)

 

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Le péché est un mot religieux pour désigner l'échec.

En grec, hamartia : rater sa cible.

En hébreu, 'héth' : se tromper.

Le péché n'est devenu une désobéissance à la loi divine qu'avec le christianisme.

Le péché, aux sens grec et hébreu, implique une autonomie, alors qu'au sens chrétien, il implique une hétéronomie.

 

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La Modernité, dans le droit fil de ses racines chrétiennes, impose une hétéronomie générale, opposée aux autonomies particulières. Elle est donc foncièrement antilibérale.

 

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L'autonomie, au plus profond, c'est définir soi-même au service de quoi l'on met sa propre existence, et s'y tenir ; c'est choisir soi-même le sens de sa vie, dans le dépassement de soi ; c'est choisir soi-même, librement, son propre dieu et consacrer tout ses efforts, tout son temps et toute son énergie à le vivre intensément, seul (anachorétisme) ou avec d'autres (cénobitisme).

 

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Le libéralisme est la célébration de l'autonomie dans toutes les dimensions de vie.

 

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Tout ce qui ne s'ancre pas profondément dans la réalité du Réel, tel qu'il est et tel qu'il va, relève de la maladie mentale, de l'aliénation fantasmagorique, de la démence imaginale.

Ainsi en va-t-il de tous les idéalismes et de toutes les idéologies.

 

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L'essentiel de la vie intérieure est d'établir et de maintenir la reliance, la plus profonde et le plus intime possible, entre le Soi et le Tout-Un dont ce Soi fait partie intégrante dès lors qu'il dépasse son "moi".

Cette idée de la reliance forte au Réel ultime est centrale pour toute démarche spirituelle.

 

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En grec, Soteria désigne, à la fois, "santé" et "salut".

Mais qu'est le "salut" personnel sinon la bonne "santé" du corps (la mémoire accumulante), du cœur (la sensibilité vigilante), de l'esprit (l'intelligence structurante), de l'âme (la volonté signifiante) et de la conscience (la coordination optimisante) qui les enveloppe tous quatre.

Le "salut" n'est pas gagner une illusoire et inutile "éternité", mais bien atteindre une réelle et féconde "intemporalité".

 

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La croyance relève du "croire".

La Foi implique, elle, de "faire confiance", de "se fier".

Il faut se défier de toute croyance, mais il faut faire en sorte que la Foi soit "savoir" c'est-à-dire connaissance indubitable.

Je ne peux pas "croire en Dieu", mais je me fie au Divin que je connaît et qui assure la cohérence du Réel dans toutes ses dimensions.

 

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Dès lors que je sais que le Réel est cohérent dans toutes ses dimensions, il me revient de mettre ma vie en cohérence, dans toutes ses dimensions, avec cette Cohérence.

 

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Selon les deux premiers versets du traité 'Haguigah de la Mishnah  :

 

"Les relations interdites [Lev.:18;6 et ss.] ne peuvent pas être exposées devant trois personnes, ni le récit de la Création devant deux, ni [la vision du ] Char devant une seule, à moins qu'il ne soit un Sage qui comprends sa propre connaissance.

Un quidam qui offre son esprit à quatre questions aurait mieux valu ne jamais venir au monde : Qu'y a-t-il au-dessus ? qu'y a-t-il au-dessous ? Qu'y eut-il auparavant ? Qu'y aura-t-il après ?"

 

Cette Mishnah fait une séparation radicale entre le profane et l'initié, entre kabbalisme et rabbinisme.

 

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De Pierre-Henry Salfati (un scénariste, réalisateur, cinéaste et acteur français) en parlant des théories scientifiques :

 

"La théorie n'est valable que jusqu'au jour

où la théorie inverse sera démontrée."

 

Ce monsieur a peut-être fait des études rabbiniques et talmudiques (à ses dires, mais à lire ses livres-salmigondis, je n'en crois pas un mot …), mais il n'a évidemment jamais étudié les sciences physiques, car sinon il saurait que les théories scientifiques évoluent par généralisation et non par opposition. La nouvelle théorie ne se pose pas "à l'inverse" de la précédente, mais elle se pose comme plus générale et plus profonde que la précédente qui devient, alors, un cas particulier, une approximation valable "dans certains cas", "dans une certaine fenêtre".

Ce souci de certains pseudo "intellectuels" qui opposent science et religion, de jeter le discrédit sur les sciences est proprement scandaleux.

Il est évident que :

 

  • toute la mécanique newtonienne est inclue da le modèle relativiste,
  • toute la chimie de Mendeleïev est inclue dans le modèle quantique,
  • que toute la thermodynamique de Carnot est inclue dans la théorie du chaos.

 

Tout au contraire, l'épistémologie rejetterait immédiatement toute théorie qui ne rendrait pas compte de toutes celles qui l'ont précédées. C'est cela le principe de cohérence intrinsèque de la science.

Il faudra encore que cette nouvelle théorie rende compte, précisément, de toutes les observations et expérimentations antérieures : c'est le principe de cohérence extrinsèque de la science.

Ces deux principes de cohérence doivent, impérativement, être respectés concomitamment pour qu'une théorie scientifique nouvelle puisse être agréée.

 

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Si l'on pose la causalisme comme moteur de l'évolution cosmique, la question insoluble est celle de la cause première.

Si l'on pose la finalisme comme moteur de l'évolution cosmique, la question insoluble est celle du pour-quoi de cette finalité-là.

Il faut renvoyer ces deux approches dos-à-dos, et opter pour un constructivisme profond et radical : le Réel est un pur processus en Devenir qui se construit comme il peut, avec ce qu'il peut, mais conformément à son intention et selon sa propre logicité.

Il n'y a ni Cause première, ni Finalité dernière ; il y a un Logos en action.

L'hermétisme alchimiste ne disait rien d'autre. Héraclite d'Ephèse et Baroukh Spinoza non plus.

 

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Le mot hébreu 'Aroum, utilisé à deux reprises au début du livre de la Genèse (Gen.:3;1 et 3;7), signifie, à la fois, "intelligent" (en parlant du serpent-devin qui initie la Vivante au Mystère) et "nu" (en parlant de l'humain ayant accédé à la conscience).

Cette intelligence-là ('Armah) n'est pas l'intelligence discernante, disséquante, discriminative et analytique (Binah) ; elle est cette intelligence qui est capacité de "mettre à nu", c'est-à-dire de passer au-delà des apparences et d'entrer dans la réalité du Réel.

On pourrait, peut-être, parler d'une intelligence holistique qui devine, face à l'intelligence analytique qui démonte ; une intelligence des intentions et des logicités, plus qu'une intelligence des composants et des organisations.

 

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La Kabbale n'est autre que la "mise à nu" du texte biblique.

 

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Peu importe Dieu ! Seule la Torah compte !

La Torah et la Nature : les deux livres divins et sacrés …

 

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B'rèshit est un acronyme selon un notarikon du Gaon de Vilna …

 

  • B de Bitha'hon : Confiance (assurance) …
  • R de Ratzon : Volonté …
  • 'A de Ahavah : Amour …
  • Sh de Shtiqah : Silence …
  • Y de Yir'ah : Vénération (crainte) …
  • T de Torah : Parcours …

 

Le septième lettre "nouvelle" du premier verset est alors L : le Lamèd de l'Etude.

 

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Avec 1 lettre, on ne peut faire qu'1 mot.

Avec 2 lettres, 2 mots.

Avec 3 lettres, 6 mots.

Avec 4 lettres, 24 mots.

Avec 5 lettres, 120 mots.

Avec 6 lettres, 720 mots (un bachelier moyen d'aujourd'hui en connaît 800)

Et avec 7 lettres, 5040 mots (deux fois plus que l'honnête homme n'en connaît).

 

Cette progression factorielle est similaire à celle du Réel qui, chaque fois qu'il fait émerger une nouvelle figure, engendre un saut de complexité faramineux.

 

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Le 26/04/2021

 

De George Lucas :

 

"La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère,

la colère mène à la haine, la haine... mène à la souffrance"

 

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De Delphine Horvilleur (rabbanite) :

 

"La laïcité française n'oppose pas la foi à l'incroyance. Elle ne sépare pas ceux qui croient que Dieu veille, et ceux qui croient aussi ferme qu'il est mort ou inventé. Elle n'est fondée ni sur la conviction que le ciel est vide ni sur celle qu'il est habité, mais sur la défense d'une terre jamais pleine, la conscience qu'il y reste toujours une place pour une croyance qui n'est pas la nôtre. La laïcité dit que l'espace de nos vies n'est jamais saturé de convictions, et elle garantit toujours une place laissée vide de certitudes. Elle empêche une foi ou une appartenance de saturer tout l'espace. En cela, à sa manière, la laïcité est une transcendance. Elle affirme qu'il existe toujours en elle un territoire plus grand que ma croyance, qui peut accueillir celle d'un autre venu y respirer"

 

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De mon camarade Etienne Klein (philosophe des sciences) :

 

"J’ai été perturbé par la mise en scène de la science et de la recherche scientifique dans certains médias. Une opportunité quasi historique nous était, là, donnée d’expliquer au grand public, en temps réel, jour après jour, la méthodologie scientifique: ses tâtonnements, ses avancées, ses multiples biais, ses succès, mais aussi en quoi consistent un effet placebo, un bon usage des statistiques, la différence entre une corrélation et une relation de cause à effet…

Au lieu de la saisir, certains ont préféré mettre en scène une interminable foire d’empoigne entre ego ayant souvent atteint une certaine surdimension. Je crains qu’une partie du public se soit ainsi laissé abuser, et considère désormais que la science est une simple affaire d’opinions qui s’affrontent sans jamais converger.

Je le crains d’autant plus qu’aujourd’hui, la tendance à avoir un avis non éclairé sur tout, et à le répandre largement, semble gagner en puissance grâce aux réseaux sociaux. Dans son sillage, elle distille l’idée que la science ne relève que d’une croyance parmi d’autres. Elle serait en somme une sorte d’Eglise émettant des publications comme les papes des bulles, que les non-croyants ont tout loisir non seulement de contester, mais aussi de mitrailler de commentaires à l’emporte-pièce.

L’arrogance des uns et des autres a progressivement baissé d’un ton. C’est la manifestation de l’effet dit 'Dunning-Kruger', qui s’articule en un double paradoxe: d’une part, pour mesurer son incompétence, il faut être… compétent, d’autre part, l’ignorance rend plus sûr de soi que la connaissance.

Durant la pandémie, nous avons vu se déployer en temps réel la dynamique typique de cet effet: à mesure que nous nous sommes informés, nous avons fini par comprendre que l’affaire était diablement compliquée. Du coup, l’arrogance se porte un peu moins bien qu’il y a quelques mois, sauf dans les réseaux spécialement dessinés pour lui prêter main-forte."

 

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Les principaux usages d'Internet dans le monde (Global Webindex 2020) :

 

  • Trouver des informations 63,0 %
  • Rester en contact avec les amis et la famille 56,3 %
  • Se tenir au courant des nouvelles et des événements 55,6 %
  • Rechercher la façon de faire les choses 51,9 %
  • Regarder des vidéos, des émissions de télévision et des films 51,7 %

 

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L'écologie allemande est de l'écologisme. L'écologisme lorsqu'il est intelligent (par exemple en relançant le nucléaire et l'hydroélectrique à fond, contre le charbon, les hydrocarbures, les éoliennes et autre fumisterie photovoltaïque), est indispensable.

L'écologie française est du gauchisme. Le gauchisme n'est jamais intelligent et est toujours délétère (qu'il soit islamo- ou populo- ou socialo-).

 

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Il y a les apparences dont se contente l'immense majorité des humains. Et derrière les apparences, à leur source ultime, il y a le Réel qui est le Mystère.

 

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La pensée symbolique ou ésotérique est une démarche analogique ou, plutôt, anagogique.

Elle part, en Franc-maçonnerie, d'un rite qui est un réseau de symboles en relation les uns avec les autres, ou, en Kabbale, d'un texte qui est un réseau de lettres ou de mots en relation (tsérouf) les uns avec les autres.

Elle cherche ensuite, par analogie ou anagogie, à construire un réseau de concepts qui soit isomorphe au réseau de départ.

Cette mise en analogie de réseaux de natures différentes est, à proprement parler, une méditation c'est-à-dire, étymologiquement, une médiation, un pont qui résout une question et qui, donc, soigne (medeor en latin) une douleur.

 

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L'analogie est simplement la mise en relation de deux structures semblables, ce qui, parfois, permet de trouver les failles d'une structure incohérente.

L'anagogie va plus loin en ce sens qu'elle cherche à comprendre pourquoi ces deux structures sont semblables.

 

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La pensée rationnelle relie des concepts par des enchaînements logiques.

La pensée symbolique engendre des structures (spatiales ou temporelles) par des isomorphismes analogiques.

Ces deux pensées ne sont nullement en opposition mais, bien au contraire, en parfaite complémentarité.

La pensée symbolique induit des structures analogiques dont la pensée rationnelle déduira les conséquences logiques afin de les valider ou de les invalider.

 

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Les débats qui voudraient opposer la Raison et la Foi, sont totalement oiseux :

  • puisque la Raison se construit tout entière sur la Foi en la structure logique du Réel que rien, jamais, ne prouvera …
  • et la Foi ne tient jamais sans que la Raison la valide par les conséquences pratiques qu'elle en tire …

Foi et Raison doivent être en permanente dialectique sous peine d'être chacune stérile.

La rationalité ne fait que des déductions construites sur les inductions de l'intuitivité.

 

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L'intelligence engendre des concepts et la sensibilité engendre des faits.

Les "concepts" sont tous des symboles (plus ou moins féconds).

Les "faits" sont tous des apparences (plus ou moins fiables).

Les "faits" sont reliés entre eux par des réseaux expérientiels (plus ou moins vérifiables).

Il faut alors que les concepts soient, eux aussi, reliés entre eux par des réseaux théoriques (plus ou moins valides) qui forment un modèle visant à représenter les réseaux expérientiels concernés.

 

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La Torah est un réseau conceptuel (théorique donc contemplatif) qui prétend être un bon modèle des réseaux expérientiels passés, présents et futurs, tels qu'ils se vivent au sein du Réel.

Elle ne prétend pas être une image de la physique ou de l'historique du Réel, mais une image de l'ontologie (mystique kabbalistique) et de l'éthique (morale talmudique) dans le Réel.

 

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Le 27/04/2021

 

L'Esprit n'est pas la lettre, mais l'Esprit est dans la lettre et nulle part ailleurs.

Paul de Tarse n'y a rien compris ! C'est pour cela que ce renégat nauséabond a fondé le christianisme contre le judaïsme (auquel il n'a jamais rien compris) pour complaire à ses amis romains dont il était le préposé servile.

 

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La Bible hébraïque a été traduite pour la première fois au 3ème siècle avant l'ère vulgaire, à Alexandrie. C'est la traduction dite des "Septante".

Cette traduction a introduit des tas de falsifications pour complaire au roi local, Ptolémée II Philadelphe. La falsification la plus grave est d'avoir traduit Elohim (pluriel) par Théos (singulier).

 

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La cosmologie – cet art de comprendre l'ordre de l'univers pris comme un tout – a longtemps été rattachée à la philosophie. Elle est a présent devenue la charnière entre physique et métaphysique.

Elle est une aventure intellectuelle fascinante et rejoint l'aphorisme d'Albert Einstein : "Je veux connaître les pensées de Dieu ; tout le reste n'est que détail".

 

De la Théogonie d'Hésiode à aujourd'hui, le chemin cosmologique a été long et accidenté.

A présent, il est face à un incontournable mur : la vision mécaniste démarrée par Galilée et Newton, et parachevée par Albert Einstein, s'effondre sous ses propres contradictions. Une remise en question fondamentale s'impose : non, l'univers n'est pas une machinerie poussée par le hasard.

 

Il faut tout reprendre autrement, avec d'autres prémisses, avec un autre regard et oser l'audace suprême : le Réel qui se manifeste par l'Univers, est tiré par une intention.

 

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Selon Friedrich Hayek, l'auto-organisation complexe des sociétés humaines et les organisations volontaires que tentent d'y superposer les idéologies humaines, sont deux chose totalement différentes. Il arrive qu'il puisse y avoir convergence plus ou moins harmonieuse entre ces deux niveaux organisationnels (celui qui advient naturellement et spontanément, et celui que des meneurs voudraient voir advenir, voire imposer).

Les humains sont les "acteurs" du système social, mais ils en sont bien rarement les "pilotes" : la "partie" ne contrôle jamais le "tout" qui est toujours beaucoup plus complexe qu'elle.

 

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L'égalité des chances n'existe pas et n'existera jamais, les individualités étant essentiellement différentes tant du point de vue génétique (l'inné) que du point de vue social (l'acquis).

Il n'y a là rien d'injuste ; la Nature n'a jamais prétendu être "juste" au sens d'égalitaire ; tout au contraire.

Cependant, que chacun, en fonction de son inné génétique et de son acquis social, se voie ouvrir la possibilité d'aller le plus loin et le plus haut qu'il lui est possible, me semble une bonne définition de l'équité.

 

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De Friedrich Hayek :

 

"(…) le seul principe juste est par conséquent

de ne concéder à personne un privilège de sécurité."

 

On oublie pourtant, fort malencontreusement, que Hayek fut un des premiers à préconiser l'allocation universelle ou le revenu universel garanti pour offrir à tous un niveau minimal de sécurité face à l'iniquité de la Nature et des marchés.

 

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Le 28/04/2021

 

La logique de "justice" de Rawls est absurde ; elle consiste à délibérer sur le bien commun en simulant l'ignorance des relations d'infériorité ou de supériorité entre les individus. Il s'agit donc de prendre une décision en faisant abstraction du fait qu'elle pourrait m'être personnellement favorable ou défavorable.

 

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Il n'y a pas, il n'y aura jamais de société humaine idéale. Tous les idéalismes et toutes les idéologies sont des simplismes qui ne tiennent pas dans le champ de la réalité vivante et évoluante.

 

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Le libéralisme se définit comme le rejet pur et simple de tous les idéalismes et de toutes les idéologies : le Réel est ce qu'il est et va comme il va.

L'humanité suit son chemin, conformément aux lois de la Nature et indépendamment des jugements et des rêveries et phantasmes des individus, surtout de ceux qui se croient les "chefs" ou les "leaders".

 

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L'humanité est un processus constructiviste intentionnel qui ne connaît ni déterminisme causal (la nécessité historique), ni déterminisme final (la nécessité idéologique).

La Nature et la Vie n'ont que faire des phantasmes humains.

L'humanité s'accomplit comme elle peut avec ce qu'elle a, selon les règles holistiques du vivant, avec des émergences et des effondrements, sans fatalismes locaux, mais dans une logicité globale (celle des processus complexes) sur les moyen et long termes.

 

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Plus on regarde à long terme, plus la prédictibilité est grande.

Le court terme événementiel est toujours chaotique.

 

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Un processus chaotique n'est pas illogique, mais il est imprédictible.

 

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L'évolution humaine est aussi peu prévisible que la météorologie ; mais elle l'est autant sur le moyen terme, globalement ou holistiquement, mais jamais localement ou à court terme.

 

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La grande question politico-économique est :

qui peut être propriétaire de quoi ?

La question subsidiaire est :

qu'est-ce qu'un propriétaire ne peut pas faire

avec ce dont il est propriétaire ?

La question tierce est :

quels droits la propriété permet-elle ?

 

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La propriété est la garante de l'autonomie.

 

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Le pouvoir ne peut et ne doit être partagé qu'avec ceux qui sont capables d'en comprendre les enjeux réels (locaux et globaux, sur le court et le long terme) et de l'exercer par-delà leurs intérêts personnels.

C'est assez dire que ceux-là sont en tout petit nombre.

 

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Il ne s'agit pas de gagner sa vie.

Sa vie, chacun l'a et personne n'a besoin de la gagner (cfr. Boris Vian).

En revanche, il s'agit de gagner les moyens nécessaires pour vivre bien.

Ce n'est pas sa vie qu'il faut gagner ; c'est sa qualité de vie qu'il faut construire.

 

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La notion de justice est purement conventionnelle.

La "justice" n'est pas un principe éthique, c'est une pratique relative (variabilité des lois selon époques et contrées) et circonstancielle (circonstances atténuantes ou aggravantes selon les configurations) ?

Pour paraphraser Pascal : "Justice en-deçà des Pyrénées, injustice au-delà" …

 

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L'idée de "justice absolue" conduit aux pires totalitarismes.

 

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L'idée de "justice", en Europe, est blanche, helléno-judéo-chrétienne et patrimoniale ; ceux à qui cela ne plaît pas, peuvent toujours aller vivre ailleurs et jouir pleinement d'autres conceptions de la "justice", par exemple coranique, communiste ou tyrannique …

Que les actuels rétro-activismes qui pourrissent la vie des gens au nom d'un égalitarisme, d'un victimisme et d'un culpabilisme absolus, se le tiennent pour dit.

 

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La confusion classique entre "justice sociale" (liée à une idéologie morale) et "justice judiciaire" (liée à la bonne application des lois telles ont été entérinées) est extrêmement dommageable.

La "justice judiciaire" est factuelle et mesurable, et certainement parfois critiquable.

La "justice sociale" est un concept purement idéologique et relève d'opinions toujours relatives et pas toujours très cohérentes.

 

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Ce qui est idéologique, n'est jamais cohérent avec la réalité, puisque purement imaginaire et onirique.

 

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L'égalitarisme est une pure injustice pour les gens doués, ou intelligents, ou travailleurs, ou entrepreneurs, etc …

 

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D'après Claude Gamel, le libéralisme se caractérise par la dispersion maximale de tous les pouvoirs. Ou, par symétrie, l'antilibéralisme se caractérise par la concentration maximale de ces pouvoirs.

Je suis très enclin à souscrire à cette définition qui oppose le libéralisme à tous les totalitarismes tant politiques (étatismes) qu'économique (capitalismes).

En ce sens, très clairement, le libéralisme appelle le développement des activités en réseau (de petites entités autonomes et interdépendantes, fédérées par un projet fort), tant au plan politique (continental) qu'économique (noétique).

 

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Trois questions essentielles :

 

  • Qui a droit à quoi ?
  • En vertu de quoi ?
  • Comment concrétiser ce droit ?

 

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Le 29/04/2021

 

Mon credo d'initié :

 

  • Le Réel est le chantier d’un Temple en construction.
  • La finalité de ce Temple est la Gloire du Grand Architecte ; cette Gloire est l'autre nom d'une plénitude accomplie.
  • Cet Architecte immanent anime tout le chantier, lui donne sa règle, mais n’en trace aucun plan.
  • Les rites et symboles maçonniques révèlent aux initiés leur vocation de constructeur et la règle commune.
  • Le sens de la vie de tout initié est d’œuvrer à ce Temple dans le chantier du Réel.

 

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La génération des 20 à 30 ans (la deuxième moitié de la génération Y) est une génération d'hyper-sécuritaires qui n'ont aucune confiance en eux.

C'est le syndrome de : je ne mettrai mon premier orteil dans l'eau quand je serai sûr de bien savoir bien nager ...

Et c'est la génération X – ceux qui suivent les Boomers et étaient obsédés de "réussite sociale" - qui les a curieusement fabriqués de la sorte ...

C'est ainsi ...

Il faudra vivre avec ...

 

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Le 30/04/2021

 

Enquête d'Hervé Bazin dans : "Big Pharma démasqué ! De la chloroquine aux vaccins, la face noire de notre système de santé" :

 

"Bien au-delà de Covid :

  • 10 entreprise de l’industrie pharmaceutique pèsent à elles seules cinq cents milliards de CA par an ;
  • cent milliards de bénéfice par an ;
  • 150 milliards de dépense en marketing par an (lobbying, relations publiques, recherche et grands pontes leaders d'opinion). Ces leaders praticiens peuvent toucher facilement cinq cent mille euros par an, par personne, de la part de Big Pharma) ;
  • A 90% la recherche est financée par Big Pharma. C'est un biais gigantesque, car si une carrière dépend de grands labos, on ne peut pas être objectif.

 

(…)

C'est le combat de toute une vie du Pr Raoult, entre-autre. Il faut absolument que les états se décident à travailler sur le repositionnement des molécules et non pas de trouver de nouvelles molécules brevetables qui coûtent des sommes astronomiques, alors qu'il y a très peu de nouvelles molécules trouvables.

C'est une fuite en avant totalement folle et de plus en plus stérile.

Ce qui s'est passé depuis un an est impensable.

Beaucoup de vieilles molécules naturelles sont occultées, telle la simple vitamine D, et d'autres !

Plus grave, on n'a jamais parlé du système immunitaire durant cette crise sanitaire alors que c'est primordial. Pire, on se faisait et se fait encore harceler si on ose aborder ce sujet dans les médias mainstream

On sait que la vitamine D stimule le système immunitaire

Les molécules anciennes ont un terrible défaut : elles ne coûtent pas cher, pratiquement rien (hydroxychloroquine).

Les choix qui ont été faits sont aberrants (tapis rouge pour Remdésivir, toxique dangereux et inefficace).

"L'industrie pharmaceutique a façonné, depuis vingt ans, une pensée médicale unique aux conséquences souvent dramatiques pour notre santé, qui nous ont explosé à la figure avec la Covid-19.

Cette crise doit nous réveiller de notre torpeur : il est temps de changer radicalement de philosophie face aux virus, aux bactéries et aux problèmes de santé en général. Un autre système de soins est possible !"

 

Sans du tout sombrer dans un quelconque "complotisme", il est évident que les intérêts des grandes multinationales pharmaceutiques ne stimulent pas à dédramatiser la pandémie et à se contenter des anciennes molécules d'usage courant qui font l'affaire.

Toute pandémie est, pour elles, une aubaine à la fois colossale et rare qui doit, très vite, devenir une immense machine à cash. Il ne faut jamais être complotiste, mais il ne faut jamais être naïf tout de même !

 

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Le refus du différencialisme entre genres, entre cultures, entre races, entre religions, entre sexualismes, etc ... (mode absurde qui nous vient des campus américains et appelé "woke "ou "wokisme") n'est rien d'autre qu'un totalitarisme égalitariste radical qui est la négation pure et simple du Réel et de la Nature.

L'inspiration "woke" est omniprésente et explicite ! Nous sommes bien sur la voie d'un totalitarisme victimiste prônant l'égalitarisme radical en contradiction avec le différencialisme omniprésent !

Désolé, un homme n'est pas une femme, un homosexuel n'est pas un hétérosexuel, un Noir n'est pas un Blanc, un musulman n'est pas un chrétien, un helléno-judéo-chrétien n'est pas un tao-confucéo-bouddhiste, etc …

C'est par la différence que se crée la richesse et que ce meut le monde ; l'égalitarisme est une malédiction entropique qui conduit à l'uniformité, donc à la mort !

 

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Il ne faut surtout jamais confondre différencialisme et inégalitarisme.

Le différencialisme constate, respecte et valorise les différences.

L'inégalitarisme institutionnalise un "supérieur" et un "inférieur" et laisse exploiter le second par le premier.

 

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Lorsque la différence concerne une minorité, celle-ci se doit, éthiquement, de respecter les règles du jeu sociétal de la majorité qui est "chez elle" et fonctionne là comme elle l'entend (c'est cela la démocratie), tant que cette majorité respecte la différence (non invasive, non agressive) de la minorité.

 

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De FOG :

 

"François Héran, sociologue et professeur au Collège de France (…), ose prétendre , toute honte bue, qu'en France, la liberté d'expression 'tend à étouffer ou absorber' la liberté de croyance."

 

Mais non : chacun possède l'imprescriptible droit de croire (à) ce qu'il veut tant que ces croyances ne nuisent pas à autrui, mais chacun possède l'imprescriptible droit symétrique d'affirmer, haut et fort, qu'il trouve ces croyances parfaitement ridicules, tant que cela soit dit sans insulte et sans agressivité.

 

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A prémisse fausse, prédiction fausse.

Ainsi de Marx …

La prémisse fausse : il y a lutte des classes.

La prédiction fausse : la révolution prolétarienne éclatera dans les pays industrialisé.

Il est temps de jeter Marx aux oubliettes de le pensée …

 

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Il faut le resouligner : les croyance ne sont pas la Foi, et toute croyance en contraction avec la science, est fausse.

 

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D'Etienne Gernelle :

 

"A priori, ce mouvement [l'islamo-gauchisme] n'avait rien d'impressionnant. Le recyclage d'un vieux schéma marxiste sur le plan religieux, enrôlant de force les musulmans dans la fonction de lumpenproletariat, et élevant les islamistes au rang d'avant-garde révolutionnaire, aurait dû passer pour ce qu'il est, une manipulation pataude (…)."

 

La manipulation est puérile et indigne de quelque intérêt que ce soit. Pourquoi alors tant "d'élites" académiques et médiatiques emboitent-elles le pas à de telles fadaises grotesques ? Par nostalgie d'un marxisme révolutionnaire qui a échoué partout (et pour cause), mais qui continue de faire briller les yeux de ces imbéciles déconnectés de la réalité du monde.

Sortez donc de vos amphithéâtres et de vos studios audiovisuels, et vous verrez combien vos tartufferies idéologiques sont périmées et pourries.

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Les guerres militaires sont condamnées à disparaître.

Avec les drones, les robots, les satellites, les missiles, … toute guerre militaire ne sera plus qu'un jeu vidéo où les seuls objectifs seront la destruction des gisements de ressources, des unités de transformation et des canaux de transport. Les humains n'y joueront plus aucun rôle central.

Les guerres de demain – et déjà d'aujourd'hui - seront commerciales, technologiques, économiques, financières, monétaires, diplomatiques, juridiques, réglementaires, etc …

Le but ne sera plus la "mort de l'autre homme", mais son assujettissement à un "autre système".

 

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De Luc de Barochez :

 

"On ne défait pas une idéologie mortifère à coups de missiles."

 

Et du même :

 

"Selon le Center for Strategic and International Studies" de Washington, le nombres de militants islamistes armés a quadruplé depuis vingt ans. Le Cercle de réflexion français Fondapol, qui recense tous les attentats, a établi que, depuis 2013, l'islamisme est devenu la cause principale (près des deux-tiers) des morts par terrorisme dans le monde. Les victimes sont, dans leur grande majorité (90%) des musulmans. En Europe, la France est de loin le pays le plus touché. "

 

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Quand donc le chiisme persan, celui de Rûmi, d'ibn Arabi, d'Omar Khayyâm et de tous les soufismes, se mettra-t-il du côté de l'Occident pour détruire, un bonne fois pour toutes, le wahhabisme, le salafisme, le frèrisme et l'antisionisme sunnite.

 

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Les secteurs les plus touchés, économiquement, du fait de la pandémie, sont : le tourisme lointain de masse, la "culture" (comme on appelle, aujourd'hui, les divertissements de masse), l'automobile, l'aéronautique, la plaisance, la grande distribution … etc … Bref : tous les secteurs qui sont appelés à disparaître dans les vingt ans.

Quant à l'agriculture et au numérique, ils se portent à merveille, puisqu'il seront les deux pôles de l'économie de demain (si l'agriculture divorce d'avec la grande distribution, les logiques de masse et de prix, et le numérique renonce au ludique, au big-data et aux "réseaux" sociaux, au profit de la robotique et de l'algorithmique positives).

 

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Nouveau : depuis ce 31/1/2021 : Le Tome 24 "De l'Etre au Devenir" est en ligne (à télécharger gratuitement).