Tisserand de la compréhension du devenir
Conférencier, expert et auteur

"La pluie ne mouille pas les poissons" (M.H.)

Je suis un chercheur pratique. Il me faut comprendre pour pouvoir bâtir, agir en conséquence, faire les choses avec sens. J'étudie donc, tout le temps et quel plaisir ! J'expérimente. Je formalise des méthodes. Et lorsque le bon mot est prêt, lorsque la bonne formule est au point, lorsque vous êtes prêt à aller de l'avant, je fais un bout de chemin avec vous ... Marc.

Journal philosophie et spirituel

Actualité - De l'Etre au Devenir - Mai 2024

Les pensées et réflexions quotidiennes du philosophe Marc Halévy sont partagées tous les mois en ligne, et puis éditée en ligne sous forme de recueil (disponible gratuitement).

Le 01/05/2024

Genèse, chapitre 16 …

Abram (le "Père élevé") ne peut avoir de descendance avec son épouse Saraï ("ma Princesse") qui lui propose de faire un enfant avec sa servante égyptienne HaGaR ("immigrée" ou "arabe"). Cet enfant sera nommé Yshma'El (Ismaël) : "Il entendra Dieu", nom issu de la même racine que Shmou'El (Samuel) : "Dieu l'entend".

Bipolarités intéressantes entre "princesse" et "immigrée"; entre "hébreu" et "arabe" ; entre la Foi de ceux pour qui le Divin est l'Invisible indicible (YHWH), et la croyance de ceux qui "voient" Dieu" (Gen.:16;13 : "Toi dieu visible car (…) ici même j'ai vu un Autre [qui] m'a vu").

Incompatibilité totale entre la mystique hébraïco-maçonnique et le dogmatisme islamo-chrétien (car il ne faut jamais oublier que l'islam descend du christianisme par le fait que Mu'hammad a été religieusement formé par des Nazoréens et des Ebionites arabes de la région de Médine).

 

Si Dieu est "visible", c'est donc qu'il est extérieur à l'humain ; cela fonde un dualisme irréductible qui établit le socle et le fondement des théologies chrétiennes et musulmanes. Dieu est face à l'humain, et il vit dans un autre monde, "au-delà" de lui, intemporel, immuable et parfait.

De l'autre côté, celui de la Bible hébraïque, le Divin est dans l'humain et partout autour de l'humain ; il est le Réel dans toutes ses dimensions ; il est inaccompli, donc imparfait et muable ; ces imperfections engendrent le Mal et ont été résumées, dans le langage humain, sous les noms de Satan (Shatan, en hébreu : "obstacle") ou de Diable (Diabolos, en grec : "ce qui sépare et divise").

Pour combattre ces imperfections et atteindre la plénitude de son Accomplissement, le Divin fait émerger de lui (par émanation et non par création) des processus (dont l'humanité) qui ont pour seule mission de s'accomplir et, en accomplissant tout l'accomplissable en eux et autour d'eux, de contribuer à l'Accomplissement divin. C'est cela l'Alliance.

 

*

 

L'infâme populisme actuel qui montre son groin un peu partout, à tous les niveaux, ne fait qu'acter la fin du démocratisme, ce rêve idéaliste et romantique des 18ème et, surtout, 19ème siècles.

Au-delà du démocratisme désuet et obsolète et contre toutes les formes de populisme, le pouvoir sera noétique partout c'est-à-dire dans les mains de ceux qui sont capables de comprendre et d'assumer la complexité réelle et croissante du monde (la noocratie) et qui l'ont prouvé par leurs actes (la méritocratie).

 

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La continentalisation du monde et l'intégration totale de l'Euroland (avec, comme corollaire, la disparition totale des anciennes souverainetés nationales) est vitale, urgente et incontournable ; mais elle doit être contrebalancée par une autonomie socio-écolo-économique grandissante pour les entités régionales (des entités locales de quelques petits millions d'habitants) cohérentes des points de vue linguistique, culturel et historique).

 

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De Lorenzo Vidino (de l'Université américaine "George Washington) :

 

"Les dernières décennies ont vu une mutation de la stratégie et du discours de l’islam radical ainsi que de ses militants. Ces mutations résultent de la présence nombreuse et désormais durable de populations musulmanes dans le monde occidental. Devant l’irréalisme d’un projet originaire d’islamisation intégrale, ses militants ont évolué dans une double direction : la recherche d’une emprise maximale sur les communautés musulmanes occidentales et la promotion de leur vision et de leurs revendications auprès des institutions et des grands acteurs politiques, économiques, culturels et sociaux des pays d’accueil. Ces militants sont issus de nouvelles générations, nées et formées en Occident, la plupart du temps en sciences sociales, et non plus dans les filières scientifiques et technologiques comme leurs aînés. Simultanément, ces nouveaux islamistes endossent des thèmes ultra-progressistes, leur permettant de conclure des alliances avec la gauche radicale. Les développements les plus récents ont ainsi vu se multiplier les ponts entre islam radical et ce qui est désormais nommé « culture woke », dans un contexte de propagation des contenus profondément modifié par les chaînes satellitaires et les réseaux sociaux. (…) Les nouveaux militants islamistes utilisent rarement les références traditionnelles mais reprennent plutôt le langage de la discrimination, de l’antiracisme, de l’oppression intériorisée, de l’intersectionnalité et de la théorie postcoloniale. C’est cette nouvelle approche qui leur donne un accès au monde politique, médiatique et à la société civile, ce que leurs prédécesseurs n’auraient jamais osé espérer. Il demeure la question de savoir si une telle mutation traduit une adoption des valeurs occidentales par cette nouvelle génération de militants, via le progressisme, ou si, à l’inverse, le wokisme est en train de devenir un puissant vecteur de l’influence islamiste dans le monde occidental."

 

L'islamo-gauchisme, à quelques rares exceptions près, est la seule planche de salut de l'islamisme mais surtout du gauchisme dont tout le 20ème siècle a prouvé l'inanité, voire la monstruosité.

Le gauchisme, comme tous les égalitarismes est contre Nature et s'opposer à la Nature, c'est s'opposer à la Vie, à cette Vie sans laquelle l'Esprit n'existe plus.

 

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Répondre péremptoire ment à un problème réel par une tautologie est une grande faculté des crétins ; c'est du genre : "que voulez-vous, un sous, c'est un sou … une femme, c'est une femme … un Juif, c'est un Juif, … un banquier, c'est un banquier … un politicien, c'est un politicien …", en laissant les sous-entendus que l'on veut, faire leur chemin capricieux et débile dans la tête de l'autre ; c'est une manière efficace d'avoir raison lorsqu'on n'a rien à dire.

 

A l'inverse, il faut faire impérativement une différence colossale entre raisonner" et "ratiociner".

De même, distinguer clairement "rationalité" et "rationalisme".

Il y a une différence colossale entre couper les "cheveux en quatre" (la tétracapillectomie longitudinale) et la résolution réelle d'une problème complexe réel.

 

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De FOG :

 

"Et revoilà les années 1930, ses hordes, ses « nauséabonderies » !

Jamais nous n'aurions imaginé vivre ça. Dans quelques décennies, quand les historiens se pencheront sur notre époque rythmée, dans notre vieille Europe, par des slogans antisémites, quand ce ne sont pas des appels au califat à Hambourg, ils auront des haut-le-cœur.

L'un des ponts aux ânes des journaux bien-pensants, à commencer par « Le Monde », est d'agiter en toute occasion le spectre des « heures les plus sombres de notre Histoire » – toujours, il va de soi, à propos de l'extrême droite qui, comme chacun sait, commence, du moins selon les jours, à partir d'Emmanuel Macron. Eh bien, maintenant qu'elles sont arrivées, ces heures « nauséabondes », comme ils disent, ils n'en parlent plus !

Tous les ingrédients du mal sont là : l'antisémitisme, la dérive des finances publiques, l'insane faiblesse de tous les pouvoirs, sur fond de laisser-aller général. Avec ça, un déni qui nous amène à regarder par la fenêtre quand le feu a pris dans notre propre maison. C'est ainsi que Hitler s'imposa. Le jugeant trop bête pour en avoir peur, la plupart des Allemands ne l'ont pas « calculé » jusqu'à son coup de force après l'incendie du Reichstag.

Ce sont désormais les fascistes de gauche qui ont pris le pouvoir, des deux côtés de l'Atlantique. À l'université new-yorkaise Columbia, alors que les étudiants propalestiniens occupaient le campus, leurs homologues juifs étaient agressés verbalement (« Retournez en Europe ! »), tandis qu'un professeur israélien perdait le droit de circuler librement dans l'établissement. « C'est 1938 », a-t-il dit. À Sciences Po Paris, temple des « bogos » (bourgeois de gauche) et autres gosses de riches, avec une direction lamentable, ce n'était guère mieux.

« L'antisémitisme virulent aujourd'hui est à gauche. » C'est une personne de gauche qui a osé dire ça, dans l'émission dominicale de Frédéric Haziza, sur Radio J : l'acteur et metteur en scène Yvan Attal, auteur notamment d'un bijou de film ("Mon chien stupide"). Dans la foulée, le Monsieur Courage du cinéma a parlé d'« une orgie d'antisémitisme dans les facs et de tous les côtés », avant d'ajouter : « Je ne sais plus pour qui voter […]. Je ne peux plus partager des choses avec d'autres Français parce que je sais qu'à des endroits on veut me couper la tête. »

La culture est une perte de temps : les étudiants antisémites (et ignares) de Columbia ou de Sciences Po considèrent sans doute que la lecture d'un livre d'histoire est au-dessus de leurs forces. Sinon, ils sauraient que la politique suicidaire du Hamas est pour beaucoup dans l'actuelle tragédie palestinienne, qu'Israël a toujours été une terre juive, bien avant la naissance de Mahomet, ou encore que la mosquée al-Aqsa de Jérusalem a été construite à la fin du VIIe siècle sur les ruines du temple juif édifié pour la première fois par le roi Salomon mille ans avant notre ère, et détruit ensuite par les Babyloniens, puis par les Romains en l'an 70.

Devant ce festival de mensonges, de bêtise et de haine orchestré par LFI, « on a envie de vomir », a déclaré à juste titre le patron des sénateurs centristes, Hervé Marseille, au même micro de Frédéric Haziza. C'est d'autant plus vrai que les arrière-pensées de ces manifestants et de leurs chefs islamo-gauchistes crèvent les yeux. Pourquoi ne se mobilisent-ils qu'en faveur des Palestiniens – qu'il faut, bien sûr, défendre aussi, soit dit en passant – sans jamais lever le petit doigt pour les Arméniens, les Kurdes du Rojava, les Ouïgours, les chrétiens du Nigeria et du Pakistan, qui persécute aussi ses hindous, les martyrs des mollahs en Iran ou des talibans en Afghanistan ? N'est-ce pas pour lâcher la bride à leur antisémitisme frénétique ? Les pouacres !"

 

Le gauchisme économique étant bien mort (chacun connait maintenant les déconfitures socio-économiques des pays "socialistes" depuis plus d'un siècle), le gauchisme fait aujourd'hui alliance avec le wokisme (il faut prendre la défense de tous les marginaux) et, plus spécialement avec l'islamisme (il faut prendre la défense de tous ces musulmans qui font tout pour être détestés et rejetés par tout le monde – heureusement il y a des musulmans respectables et respectés qui, réciproquement, respectent les gens et les lois des pays qui les accueillent).

Donc, très logiquement, le gauchisme est devenu un woko-islamo-gauchisme qui, bien sûr, comme toujours, ne rêve que d'instaurer son totalitarisme

 

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De Juliette Vignaud à propos des manifestations/cortèges gauchistes du 1er mai :

 

"Selon une source policière, citée par l'Agence France-Presse (AFP), moins de 150 000 personnes sont attendues ce mercredi 1er mai dans toute la France, où la fonction publique, notamment avec les enseignants, pourrait fournir le gros des troupes."

 

Preuve supplémentaire, s'il en fallait encore, que le gauchisme classique est mort. Ses seules revendications : plus d'assistanats, plus de salaires pour moins de travail. Faillite assurée !

 

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De l'AFP :

 

"Un rapport attendu de longue date doit être remis ce mardi au gouvernement. Il se veut alarmant quant aux effets néfastes des écrans et des réseaux sociaux chez les plus jeunes et les adolescents."

 

Voilà un rapport d'experts qui défonce une porte ouverte.

Mais bien sûr que le télévisuel en général et les "réseaux sociaux" en particulier, sont d'une incroyable nocivité.

Et pas seulement pour les jeunes.

Ils constituent une véritable prolifération épidémique de désinformation profonde et de manipulation généralisée.

Soit dans le but de faire acheter.

Soit dans le but d'endoctriner.

 

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La connerie traduit toujours une déconnexion d'avec la réalité du Réel (intérieur et/ou extérieur) qu'il soit passé (biais de mémoire ou d'ignorance), présent (biais de comportement ou d'inconscience) ou futur (biais de prévision ou d'inconséquence).

La relation au Réel n'est pas seulement un fait d'intelligence ou de connaissance, de rationalité ou de d'expérience ; elle est aussi un fait d'intuitivité et d'adaptabilité, d'attention et de perception.

Dans ces acceptions, un con est quelqu'un de déconnecté du Réel, dont le seul moteur est le nombril, soit en croyant se faire plaisir, soit en croyant se faire valoir.

Il y a homonymie entre crétinisme et nombrilisme.

 

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Un con n'a que cette double intention : se faire plaisir, se faire valoir.

Cette intentionnalité est d'une pauvreté affligeante et c'est cette affliction qui fait d'un con, un con, et qui le fait reconnaître pour tel, même par les aussi cons que lui dont le "se faire plaisir" et/ou le "se faire valoir" ne sont pas identiques.

 

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Un bel exemple de connerie monstrueuse : le débat (oui, il continue encore) entre géocentrisme et héliocentrisme.

Si l'on interroge les gens dans la rue, probablement 90% d'entre eux seront héliocentristes et le reste sera encore géocentristes. Et la plupart des gens diront que le géocentrisme est une connerie surannée, une survivance des croyances préscientifiques.

Or, pour le physicien que je suis, héliocentrisme et géocentrisme sont tous deux d'immenses conneries. En fait, tout est en mouvement par rapport à tout le reste et la seule chose qui soit le "centre fixe" du système cosmique, c'est l'origine du référentiel artificiel et conventionnel que l'on choisira pour représenter mathématiquement, le plus simplement possible, l'ensemble de ces mouvements.

L'enjeu n'est pas de savoir qui tourne autour de qui, mais de définir le référentiel spatiotemporel qui permette les expressions mathématiques les moins compliquées des mouvements observés.

L'univers réel physique n'a aucun centre réel physique. Toute autre assertion n'est qu'immense connerie.

 

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Il n'existe aucune vérité absolue ; il n'existe que des croyances.

Et toute croyance est une connerie potentielle ; là commence l'esprit critique.

Mais certaines croyances sont bien plus efficaces que beaucoup d'autres qui ne le sont pas, voire qui sont nuisibles.

Et le critère d'efficacité d'une croyance est très simple : est-elle réellement et optimalement utile dans le processus d'accomplissement de soi et de l'autour de soi ? contribue-t-elle positivement et constructivement à l'accomplissement cosmique (ou divin, comme on voudra) ?

Si la réponse à ces deux questions est positive, alors cette croyance pourra être temporairement exploitée ; sinon, elle doit être radicalement rejetée.

 

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Un bel exemple de biais cognitif et d'une énorme connerie à la clé …

L'univers réel est un processus non seulement extrêmement complexe, mais en perpétuelle voie de complexification. Cela signifie que cet univers réel, qui est le nôtre, n'est ni mécaniciste, ni déterministe ! Ou, plus exactement, que les situations ou phénomènes qui peuvent approcher une forme de mécanicisme déterministe sont exceptionnellement rares. Cela signifie aussi que rien n'interdit de nommer "hasard" une certaine part d'indéterminisme que l'on peut constater dans certains phénomènes réels.

De là à en conclure que l'univers est un pur fruit du hasard, il y a plus qu'une nuance. Qu'il y ait des jeux de probabilités, cela ne fait aucun doute. Qu'il y ait du hasard, cela n'en fait pas non plus. Mais l'univers réel se construit "comme il peut", le plus optimalement possible, de façon, à chaque instant et au mieux, à accomplir son intentionnalité et à respecter sa logicité.

Ce que l'on appelle le "hasard" est accidentellement une conséquence imprévisible, mais il n'est pas moteur.

Dire qu'il faut choisir son camp entre "hasardisme" radical et "déterminisme" absolu, c'est dire une … grosse connerie ! La complexité du réel ne se réduit jamais à une dualité.

 

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Comme toutes les simplifications et toutes les réductions, les idéologies sont de vastes conneries !

 

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Les pires astuces de la connerie sont le "hors contexte" (sortir une proposition de son vrai contexte) et le "hors sens" (sortir un mot de son vrai sens lexical).

Par exemple, lorsqu'une végane dit que "tous les bouchers sont des assassins" (sic), elle sort du contexte (les animaux de boucherie sont tués en abattoir et non par les bouchers) et elle sort du sens (l'assassinat est le meurtre d'un humain par un autre humain).

La phrase de la végane est donc une vraie double connerie.

Il aurait été correct de dire : "les commis d'abattoirs sont des tueurs d'animaux" ; mais le slogan idéologique serait devenu une platitude et aurait fait un "flop" !

 

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Le 02/05/2024

 

Genèse, chapitre 17 …

 

Alliance de la Circoncision …

Alliance de Sang …

Dès lors, Abram entre dans une nouvelle Alliance, plus profonde que la précédente, qui fut celle de Noé, celle de l'Arc-en-Ciel ; <alliance conclue entre le Divin et la Vie, sous toutes ses formes.

L'Alliance du Sang ne concerne que les humain appartenant au monde d'Abram, par naissance ou par achat à prix d'argent.

Tous les hommes de ce monde-là furent circoncis ce même jour ; quant aux suivants, qui naîtront plus tard, ils seront circoncis le huitième jour. Ismaël, lui, fut circoncis aussi ce jour-là à l'âge de treize ans (c'est pourquoi mes musulmans mâles qui se sont imaginés être les descendants d'Ismaël, circoncisent leurs fils à l'âge de treize ans.

 

A l'occasion de l'inauguration de cette nouvelle Alliance de Sang, Abram (ABRM) devient Abraham (ABRHM qui signifie : "durcir eux" c'est-à-dire : "les durcir") et Saraï (SARY) devient Sarah (SARH qui signifie "princesse", mais aussi "lutter, combattre").

"Durcir" et "lutter" sont deux verbes de bâtisseur puisque, tous deux, évoquent l'idée de s'opposer à la dilution "entropique" du monde  et, bien au contraire, l'idée "néguentropique" de "construire" dans la durée et la solidité malgré les tendances naturelles à la dispersion et à la dilution.

 

Dans les deux cas, l'Alliance de Sang étant conclue, elle est symbolisée par le don du H (cinquième lettre de l'alphabet hébreu dont la valeur kabbalistique est le 5, chiffre de la Vérité comme les "cinq livres de la Torah", dont le nom "Hé" signifie "ceci", c'est-à-dire ce qui est réellement là : le Réel).

Abram et Saraï reçoivent, tous deux, le don de la "Vérité du Réel" : ils passent du côté de la profanité à celui de la sacralité et deviennent AbraHam et SaraH.

Le H est donc la lettre de l'initiation, le symbole de l'initié. Le H est aussi l'article défini (masculin et féminin) qui désigne avec précision ce dont on parle.

Durcissement, lutte, vérité, précision … L'Alliance de Sang fait passer d'un monde rêvé et illusoire, superficiel et flou à un monde réel et présent, précis et en pleine construction.

 

Faut-il rappeler que le Nom ineffable de la voix qui émane du Divin, est YHWH et qu'il contient deux H ? Le H de AbraHam et celui de SaraH, le H des deux initiations : celle de la Réalité et celle de la Vérité.

YHWH est bien la voix du Réel et la voix de la Vérité, voix que seul l'initié dans l'Alliance du Sang peut entendre.

 

Il y a aura trois Alliances entre le Divin et l'humain : l'Alliance de l'Arc-en-Ciel qui est Alliance avec la Matière (promesse faite à Noé de ne plus recourir aux catastrophes physiques comme le Déluge), l'Alliance du Sang qui est Alliance avec la Vie (circoncision d'Abraham) et l'alliance de Pierre qui est Alliance avec l'Esprit (don de la Loi de Moïse).

Le Nom ineffable cache ces trois Alliance.

Il contient les deux H qui sont les Alliances de Sang avec la Vie sous les deux formes de la Réalité et de la Vérité.

Il y a encore le Y de l'Alliance de Pierre avec Moïse à qui le Divin donne la terre de Yéhoudah (la Judée) pour y faire pousser l'Arbre de l'Esprit qui porte la Loi (Loi gravée à la Main, Yad, sur les Tables de Pierre).

Et il y a enfin le W de l'Alliance de l'Arc-en-Ciel avec Noé à qui le Divin donne la Certitude (Ouda'out – WD'AWT) que la Matière ne détruira plus ni la Vie, ni l'Esprit.

 

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Je rejette radicalement les mots "charité", "amour du prochain", "compassion", "philanthropie", etc … ; je ne (re)connais que le respect de celui qui me respecte et je ne (re)connais que le souci de l'autonomie (dans toutes les dimensions, matérielles, intellectuelles et spirituelles) de l'autre à la condition expresse qu'il respecte l'autonomie de ma personne et de ceux que j'aime.

Le seule belle relation à l'autre est d'accompagner, autant qu'on le peut, son propre accomplissement, en lui offrant ce que l'on peut offrir et qui lui serait utile : cela peut s'appeler "la solidarité existentielle entre les humains de bonne volonté".

Ce respect, cette assistance, cet accompagnement n'ont strictement rien à voir avec la Fraternité qui est la volonté commune, mutuelle et réciproque de nous accomplir en contribuant, le plus que l'on puisse, à l'Accomplissement du Divin dans notre monde.

 

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Il est navrant – mais malheureusement cohérent – que plus le monde humain progresse scientifiquement, technologiquement, économiquement, plus les générations qui viennent, considèrent que tout leur est dû sans produire le moindre effort, afin de satisfaire, comme jamais dans l'histoire, leur hédonisme et leur égocentrisme.

Plus le temps passe et plus la facilité grandit, plus l'humain devient con.

 

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Pour le con, l'autre n'est jamais que le miroir dans lequel il se mire.

 

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Le con qui ne se contente plus d'observer passivement, dans ce miroir qu'est l'autre – n'importe quel autre – l'image positive qu'on lui renvoie (c'est le syndrome narcissique), peut aussi chercher à provoquer cette image positive : il devient alors exhibitionniste (avec des nuances : séducteur, manipulateur, flatteur, harceleur, etc …).

Le con narcissique est peu gênant, parce qu'il est aisé de l'ignorer.

Mais le con exhibitionniste est toujours envahissant.

 

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Les réseaux sociaux sont devenus le territoire privilégié des cons narcissiques et exhibitionnistes.

Chacun peut s'y mettre en scène (vidéos et photos à l'appui) de toutes les manières imaginables et faire, ainsi, la chasse permanente aux "likes".

 

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Au final, qu'est-ce que l'on appelle un con (mâle ou femelle, d'ailleurs) ?

Le con est un mélange de nombrilisme plus ou moins exhibitionniste, et de bêtise, plus ou moins ignorante.

Autrement dit : la connerie humaine inclut, le plus souvent, un étrange mélange de narcissisme et de nombrilisme, clairement accompagnés d'une grande ignorance et d'une belle stupidité.

 

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Au fond, un con n'est nuisible que par les conneries qu'il fait ou qu'il dit.

Voter comme un con, pour des cons, par exemple …

 

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Le messianisme est une invention pharisienne qui apparut après l'échec de la restauration judéenne des frères Macchabées, contre les Grecs, vers le 2ème siècle avant l'ère vulgaire.

 

Le christianisme lui doit tout (donc l'islamisme aussi).

Originairement, le messianisme pharisien était un messianisme politique : l'attente d'un chef politico-militaire capable de bouter les Romains (et la bande à Hérode) hors Judée ; les zélotes en furent les zélateurs terroristes, et les esséniens en furent les idéalisateurs eschatologiques.

 

Toute une littérature apocalyptique germa aussi à cette même époque, inspirée de Daniel, d'Isaïe ou d'Ezéchiel (dont l'Apocalypse dite "de Jean" n'est qu'une vague resucée, écrite quatre siècles plus tard, mais avec moult emprunts au paulinisme antijuif).

 

Seuls les saducéens s'en tinrent au lévitisme traditionnel et fondamental, exempt de toute sotériologie et de toute eschatologie.

Ni "autre monde", ni "immortalité de l'âme", ni "vie après la mort" !

 

*

 

Le "problème de l'existence du Mal" a tracassé et tracasse toujours beaucoup de théologiens enfermés dans leur dualisme simpliste où il y a, d'un côté, le monde d'un Dieu créateur, parfait, éternel et immuable et, de l'autre, un monde naturel imparfait et satanique où le Mal et le Bien, la souffrance et la joie, la vie et la mort passent leur temps à jouer à cache-cache et à semer douleurs et peines.

Comment un Dieu parfait, omniscient et omnipotent, aurait-il pu créer un tel monde odieux, rempli de larmes et de lamentations, de misères et de déchirements ?

La réponse est extrêmement simple : Dieu (qui est en fait le nom du Réel-Tout-Un-Divin impersonnel) n'a rien créé du tout ; mais tout ce qui existe, émane et émerge de lui afin de contribuer à son propre Accomplissement. Celui-ci n'étant pas parachevé (et il ne le sera jamais puisqu'à chaque pas en avant, de nouveaux chemins imprévisibles s'ouvrent), il existe une infinité d'imperfections plus ou moins douloureuses que les humains ont appelé "le Mal". Mais ce "Mal" n'existe pas en lui-même, il n'est que le symbole des souffrances (tant divines qu'humaines) qui sont autant de conséquences directes ou indirectes des inaccomplissements du Réel.

Il n'y a pas à "combattre le Mal", mais il y a à bien accomplir tout ce qui est positivement accomplissable.

 

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Je le répète encore et encore : il n'y a rien à sauver !

L'idée de Salut est une idée vide.

Pis : l'idée de Salut est une idée nocive puisqu'elle laisse croire que la "vraie vie" est ailleurs et plus tard et que cette vie-ci n'est qu'un sas lugubre et transitoire entre néant et béatitude.

Pourtant, il n'y a de vie et de Vie qu'ici-et-maintenant. Et il n'y a aucun autre monde que celui-ci, tel qu'il est et tel qu'il va.

Il faut éradiquer l'idée de Salut et la remplacer par celle de "Devoir" : il faut bien accomplir tout ce qui est positivement et constructivement accomplissable ici-et-maintenant.

 

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L'idée que Dieu se soit fait homme est incroyablement absurde dès lors où tous les humains sont des émanations, des émergences du Divin et qu'il portent donc tous, en eux, le Divin qui les constitue totalement comme la vague porte en elle tout l'océan qui la fait émerger.

 

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Ce qui a assassiné le lévitisme, c'est la romanité.

Ce qui a propulsé le christianisme, c'est la romanité.

Le christianisme n'est pas né à Jérusalem, mais à Rome, et son seul "messie" est Paul de Tarse.

 

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Le 03/05/2024 (premier jour de ma 72ème année …)

 

Genèse, chapitre 18 …

 

Trois personnages ('Anashim) sont de passage et annoncent la naissance prochaine d'Isaac, fils de Sarah (ce qui fit rire Sarah tant cela lui sembla impossible au vu de son grand âge). Mais Abraham les reçoit royalement.

 

YWHW formule, au moment de partir, ce grand précepte :

 

"Garder (protéger) un voie (Dérèkh) de YHWH afin de faire droiture (intégrité, justice traduisant Tzédakah de Tzédèk : "justifier") et jugement (droit, équité traduisant Mishpath de Shépèth : "juger")".

 

Il y a donc trois principes :

 

  1. Il existe une "voie de YHWH" ;
  2. Elle exige le droiture ;
  3. Et l'équité.

 

Abraham prend YHWH au mot concernant la punition de Sodome et Gomorrhe : s'il existe là dix justes, tous les autres seront pardonnés.

 

Il n'empêche que les deux préceptes de droiture et d'équité ne coulent pas de source.

Qu'est-ce que vivre dans le droiture ?

Qu'est-ce que vivre dans l'équité ?

Si ces deux mots quasi magiques suffisaient, la Révélation mosaïque au haut du mont Sinaï aurait été superfétatoire.

 

Il faut cependant retenir déjà ceci …

La droiture est le chemin optimal, le plus court, le moins compliqué (ce qui ne signifie nullement qu'il soit moins complexe … au contraire, souvent).

L'équité appelle le juste équilibre dans le traitement de toute bipolarité (même s'il existe une majorité et une minorité ; la loi de la souveraineté de la majorité est facile, mais injuste).

 

Reste le mystère des trois personnages dont rien n'est dit puisque dès le verset suivant, YHWH est le seul qui parle et il parle au singulier.

Trois en Un, donc. Soit !

Mais pourquoi "trois" ?

Pour symboliser le "voie" (YHWH) et, derrière elle, en suiveuses dociles et silencieuses, "la droiture" et "l'équité" ? Peut-être …

Ou, plus mystiquement, pour révéler secrètement que le Divin est Trine et que YHWH n'en est que la Voix active (le "moteur évolutif"), mais qu'à ses côtés, il existe deux autres Elohim totalement taciturnes, mais non moins actifs et vivants ; par exemple la Shékhinah : la présence divine dans chaque parcelle du Réel qui symbolise l'Immanence divine (ce qui fonde tout), et El-Elyon (cfr. Ch:14;18-20) : ce Divin d'en-haut qui symbolise la transcendance divine (ce qui englobe tout).

On pourrait aussi penser aux trois lettres différentes YHW qui composent le Nom divin (cfr. plus haut) … ou les trois Alliances (Noé, Abraham et Moïse ; l'Arc-en-Ciel, le Sang-de-Circoncision et les Tables-de-la-Loi) … et, certainement, à beaucoup d'autres !

 

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De Nicolas Baverez à propos d'Immanuel Kant :

 

"Voilà trois cents ans, le 22 avril 1724, naissait Emmanuel Kant à Königsberg, où il étudia puis enseigna à l'université Albertina, vécut et écrivit jusqu'à sa mort, le 12 février 1804. Après avoir consacré l'essentiel de sa carrière à professer la pensée de Leibniz, il révolutionna la philosophie à partir de la publication de la Critique de la raison pure en 1781, en affirmant l'unicité de l'humanité et en la fondant sur la raison et la liberté. Et ce au cœur d'une immense tourmente historique marquée par la guerre de Sept Ans, l'indépendance des États-Unis, la Révolution française, le surgissement de Napoléon et les conflits en chaîne de l'Empire. (…) Emmanuel Kant incarne les Lumières, à qui il assignait pour objectif de « sortir l'homme hors de l'état de tutelle dont il est lui-même responsable ». Sa pensée reste trop souvent réduite à une foi naïve dans le progrès ou à l'utopie d'une paix perpétuelle. Son engagement au service de la liberté et de la dignité des hommes conserve en réalité toute sa puissance et son actualité. (…) La liberté politique moderne est née en Europe à partir du XVIIe siècle au croisement des révolutions anglaise, américaine et française d'une part, de la philosophie des Lumières d'autre part, dans laquelle Kant prit une part décisive. Pour lui, l'humanité, c'est la liberté. Une liberté qui n'est pas donnée mais construite par l'exercice de la raison critique sur le savoir, la religion ou le gouvernement. La raison est la condition de la connaissance et de l'action. Elle institue la liberté. Les hommes sont ainsi libres d'agir, même si leurs décisions s'insèrent dans un enchaînement de causes. Et par là même ils sont responsables de leurs actes, sans pouvoir reporter leurs fautes sur une Providence. Il en découle une morale de l'action et une conception de l'Histoire. Loin de toute naïveté, Kant reconnaît l'existence d'un mal radical, indissociable de la liberté. L'homme est un animal égoïste qui se laisse emporter par ses passions. En position de pouvoir, il est tenté d'en abuser et d'écraser les autres, voire la société entière. L'histoire n'est pas écrite ; elle n'obéit ni à un dogme ni à un sens prédéterminé. Elle est le produit de l'action des hommes. La liberté n'est jamais acquise. Elle résulte d'une disposition qui ne peut être formée que par l'éducation. Elle est établie par la loi, qui repose sur l'existence d'un État. Elle est ancrée dans une morale, forme abstraite de la doctrine des droits de l'homme, qui postule l'égalité et la dignité des personnes à travers un impératif catégorique : « Agis de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée par ta volonté en loi universelle ». La raison, qui fonde l'unicité de l'humanité et l'universalité de ses droits, invite à éradiquer la guerre, indissociable de l'état de nature, pour établir la paix. Kant publia ainsi en 1795 un essai intitulé Vers la paix perpétuelle, au beau milieu des conflits de la Révolution, quelques mois après la signature du traité de Bâle entre la France et la Prusse. Son approche n'est pas utopique mais réaliste. Son argumentation n'est pas morale, mais juridique et politique. Elle a inspiré la création de la Société des nations et de l'ONU comme la construction européenne. La société internationale est constituée d'États souverains, entre lesquels la guerre est un état de nature permanent. La raison commande de proscrire la guerre, qui instrumentalise et détruit les êtres humains, tout en créant le risque d'ascension aux extrêmes de la violence. Pour cela il faut instituer la paix en en faisant un État de droit, non par la création d'un État mondial qui nierait la souveraineté des États et la diversité des cultures, mais par une alliance entre États.

Kant ne nie pas l'existence de la guerre. Il la légitime quand elle est défensive et admet qu'il faut savoir armer la liberté pour préserver la paix qu'il définit comme « une disposition combative qui n'est pas encore la guerre, mais qu'elle peut et doit prévenir ». Mais il entend la limiter pour permettre la paix, ce qui conduit à proscrire les guerres d'extermination. Il rappelle que la paix demeure un idéal et un impératif de la raison politique, qu'elle se construit et ne se décrète pas. Le XXIe siècle est l'âge de l'histoire universelle. La raison politique commanderait qu'il soit placé sous le signe de la liberté et de la paix, que les hommes s'unissent pour maîtriser les risques planétaires. Notre monde est bien différent, volatil et conflictuel. La mondialisation a éclaté en blocs et se militarise à marche forcée. Les empires autoritaires ont engagé une grande confrontation avec les démocraties occidentales.

La violence s'émancipe des institutions et des règles qui avaient été mises en place afin de l'encadrer. La liberté n'a jamais été aussi menacée depuis les années 1930, prise en tenaille entre les régimes despotiques ou théocratiques et les djihadistes d'un côté, les forces populistes et les fanatismes de l'identité de l'autre. Trois décennies après la chute du mur de Berlin, la paix est impossible et la guerre omniprésente. Kant nous rappelle pourtant que nous ne devons perdre la foi ni dans la liberté ni dans la raison. En 1935, Edmund Husserl, inventeur de la phénoménologie, chassé de l'université par les nazis, renié par son élève Martin Heidegger, fut autorisé à prononcer à Vienne une conférence sur la crise de l'humanité européenne. Dans la continuité de Kant, il définissait l'Europe par la raison et le sens de l'universel, pour conclure en ces termes : « La crise de l'existence européenne ne peut avoir que deux issues : ou bien le déclin de l'Europe devenue étrangère à son propre sens rationnel de la vie, la chute dans la haine spirituelle et la barbarie, ou bien la renaissance de l'Europe grâce à un héroïsme de la raison. Le plus grand danger pour l'Europe est la lassitude. » Les Européens se trouvent confrontés en 2024 au dilemme exposé par Husserl face aux totalitarismes du XXe siècle, avec le choix entre la barbarie et l'héroïsme de la raison. La raison et la liberté demeurent le principe de l'Europe, le fil de son destin, la clé de son avenir. Elles constituent le meilleur antidote aux despotes, aux fanatiques et aux obscurantistes. Il ne dépend que de la volonté de ses citoyens et de la lucidité de ses dirigeants de ne pas céder à la lassitude et de les défendre. Kant avait pour devise « Sapere aude » – ayez le courage de vos convictions. En France comme en Europe, renouons avec l'esprit des Lumières, retrouvons le courage de la raison et de la liberté !"

 

Kant a été le vrai acmé de cette Modernité qui meurt sous nos yeux, de cette foi immodérée et infantile en l'humanité prise comme un tout anthropocentré, en sa supériorité sur la Nature, en le Progrès tant technique que moral, en l'Egalité en droit de tous les humains, en la nécessité et en l'efficacité d'un Etat de Droit, etc …

Bref, en tout ce qui fait la déconfiture de notre époque.

Il est l'apogée de la Modernité, entre l'humanisme de Florence

et le nihilisme d'Auschwitz. Il n'y a rien à regretter. Il fallait passer par la Modernité pour épuiser l'absurdité des Messianismes religieux et idéologiques … et commencer à construire un nouveau socle civilisationnel qui s'entame par un nouveau paradigme, noétique celui-là.

 

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La Joie n'est pas simplement une destination, mais une méthode pour parcourir le chemin de la vie.

 

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Le gauchisme en particulier et la gauche en général sont moribonds : l'histoire a démontré, très profondément et largement depuis 1960, que l'égalitarisme était foncièrement injuste vis-à-vis des plus doués ou des plus talentueux (donc de ceux dont la société a le plus besoin), que le suffrage universel menait à la démagogie électoraliste ou à la démocrature autoritariste, que l'étatisme menait à la bureaucratie et au fonctionnarisme, donc à l'incompétence, à l'inefficacité et à la paperasserie surréaliste, que les assistanats finançaient la paresse, la fainéantise et le parasitisme, que, sans sombrer ni dans le capitalisme cynique ni dans le financiarisme rapace, l'économie dirigée ne mène qu'à la faillite collective et générale et qu'une économie quelconque, pour être saine et vigoureuse doit être privée et se baser sur le libéralisme et l'autonomisme.

 

Aujourd'hui, l'ennemi public n°1, ce n'est plus ni gauchisme, ni le fascisme, c'est le populisme qui est tout autant de "droite" que de "gauche".

 

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Le populisme s'oppose à l'autonomisme comme l'obscurantisme s'oppose au luminarisme, ou comme l'illuminisme s'oppose au dogmatisme, ou comme le relativisme s'oppose au militantisme.

 

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De Wikipédia :

 

"L’illuminisme est un courant de pensée philosophique et religieux qui se développe au 18ème siècle en Europe et qui se fonde sur l'idée d'illumination, c'est-à-dire d'une inspiration intérieure directe de la divinité ou de ce qui en émane. Il revendique une croyance affranchie de la religion révélée et reliée intérieurement à Dieu sans médiation autre que spirituelle. S'appropriant la métaphore associée aux Lumières, l'illuminisme propose une définition élargie des « lumières » de la raison, compatible avec l'imagination et la sensibilité, et s'associe à une conception du divin susceptible de faire entrer en résonance l'homme, la société et l'univers.

 

Ce courant de pensée peut être interprété comme une réaction à l’esprit matérialiste des philosophes encyclopédistes du 18ème siècle et à la philosophie institutionnelle à laquelle ils appartiennent. Il constitue le principal courant de la théosophie à partir de cette période.

 

Si l'illuminisme est surtout représenté par des « théosophes », influencés par la pensée de Jacob Boehme, il l'est aussi par ceux qui se trouvent en affinité intellectuelle ou spirituelle avec eux : certaines figures du romantisme allemand et de la Naturphilosophie, par exemple, certains mouvements ou organisations ésotériques, aussi, parmi lesquels on compte des sociétés initiatiques d'obédience maçonnique (…)."

 

Contrairement à ce que le rationalisme positiviste répand calomnieusement, l'illuminisme n'est pas le faits de certains "illuminés", mais bien une recherche effrénée d'une convergence, d'une unification et d'une complémentarité entre la raison, l'intuition et l'émotion (ou la sensation, ce qi revient presqu'au même).

L'illuminisme du 18ème siècle (qui naquit contre la rationalisme, le scepticisme, et le criticisme de son époque) a donné le théosophisme au 19ème siècle (contre le matérialisme, le positivisme et le scientisme) et donnera le panenthéisme au 21ème siècle (contre le nihilisme et le technologisme ambiants).

 

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Entre le "je" et le "nous", s'il y a dualité (c'est-à-dire un antagonisme dont on ne sort qu'avec un vainqueur et un vaincu), il y a conflit entre égotisme et communautarisme ; s'il y a bipolarité (c'est-à-dire une tension entre deux attracteurs consubstantiels, comme les pôles nord et sud d'un aimant), il y a complémentarité entre autonomie et respect.

 

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Le 04/05/2024

 

Genèse, chapitre 19 …

 

Deux personnages, des trois venus chez Abraham, descendirent vers chez Loth et détruisirent Sodome et Gomorrhe : ce ne sont ni le H d'Abraham, ni celui de Sarah qui symbolisent la réalité intérieure et extérieure du Réel dans le tétragramme ; Ces deux personnages étaient donc le Y et le W qui figurent la Main (Yad) qui grave les Tables de la Loi et qui, ensuite, caresse ou frappe, et la Certitude qui nourrit la Foi ; Y et W qui symbolisent aussi la Droiture et l'Equité.

 

Par parenthèse, le Nom tétragrammique YHWH pourrait aussi se lire :

 

La Main (Y) de la Droiture qui grave Ceci (H)

donne, avec Equité, la Certitude (W) de Cela (H).

 

Un autre épisode étrange de ce chapitre (verset 26) : la femme de Loth se retourne, lors de sa fuite, pour contempler l'annihilation de Sodome (SDM du substantif SD : "entrave") et Gomorrhe ('EMRH du verbe 'EMR : "maltraiter") et, du coup, est transformée en statue de Sel : Ntziv Mla'h" (ML'H signifie d'abord "sel", mais aussi "embrouiller").

 

"Et sa femme se retourna en arrière et devint statue de sel".

 

Pourquoi le "sel" ? Le sel conserve. Une stature de sel figure peut-être la forme de la mémoire qui conserve les souvenirs non dans leur objectivité (un tas de sel), mais dans leur subjectivité (une statue de sel à forme humaine).

 

Enfin, comble d'étrangeté, les deux filles de Loth, de crainte de ne pas trouver de mari dans la grotte isolée, trouvée lors de leur fuite, enivrent leur père (avec quel alcool ?), deux nuits de suite, et se font engrosser par lui sans qu'il s'en aperçoive. Inceste flagrant et consanguinité garantie, donc … de crainte de n'avoir aucune "postérité" (ZaR'E en hébreu, qui signifie : "semence, germe", symbole de l'avenir et du devenir).

Cela donna les Moabites et les Ammonites …

 

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La notion d'antimatière est une conséquence du modèle cosmologique dit du "big-bang" (où l'existence de matière devait être contrebalancée par l'existence, en même quantité, d'antimatière).

On sait aujourd'hui que ce modèle est faux et que ce que l'on nomme "big-bang" n'est pas le "commencement" de l'univers, mais le commencement de l'émergence, à partir d'un univers primitif prématériel, de structures néguentropiques que nous appelons "matière" et qui constituent le monde à portée humaine.

L'hypothèse d'une "antimatière" n'est donc plus nécessaire.

Cependant, il émerge aussi très rarissimement et très éphémèrement des structures néguentropiques qui annihilent ce que nous appelons matière. Mais cette "antimatière" est une "erreur" spécifique, locale et instable qui disparaît immédiatement.

L'existence d'arbres n'impliquent aucunement l'existence d'anti-arbres qui pousseraient non hors sol, mais en dedans du sol, en négatif des arbres réels pour compenser l'existence de ceux-ci.

 

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Très instructivement, de ce côté-ci du monde (par opposition aux dictatures populistes néo-tsaristes, néo-confucéennes, néo-islamistes ou néo-narcotistes), la plupart des gens sont très attachés au "principe" de la démocrate, mais ne croit plus beaucoup à l'efficience de sa "pratique".

Bien sût, les spectres de la démagogie électoraliste et de la démocrature autoritaire nourrissent cette suspicion, mais ne l'expliquent nullement puisque ce sont gens-là, eux-mêmes, qui détiennent les clés de ce dont ils redoutent.

Il y a là une immense incohérence qui ne fait que trahir, en fait, un désintérêt concret pour la politique (même lorsque les "idéaux" et les "mots" continuent à susciter des émois).

 

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On continue, malheureusement, de confondre démocratie et souverainisme national (la "souveraineté du peuple" … quel peuple ? défini comment et par qui ? zombie ridicule des nationalismes artificiels, anachroniques et désuets imposés au 19ème siècle).

C'est probablement l'obstacle le plus sérieux à l'instauration d'un indispensable et urgent continentalisme, surtout en Europe.

 

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La croissance du démocratisme dans le monde s'est fortement accélérée de 1945 à 1985) suite à l'effondrement des fascismes, des communismes et des colonialismes. Mais depuis 1985, il subit un reflux et la nostalgie des autocraties se répand un peu partout (les démocratures, par exemple).

Selon moi, la cause de ce reflux est à chercher du côté de l'inéluctable transformation de l'idée théorique de démocratie en d'incontournables pratiques de démagogies électoralistes et clientélistes où les "voix" ne se méritent pas, mais où elles s'achètent, notamment à grands coups d'assistanats en tous genres.

L'idéal serait d'instaurer une politique sans politiciens, c'est-à-dire sans humains sensibles aux euphories de la gloriole et du pouvoir !

 

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La défiance forte et profonde qui s'installe, dans les vieilles démocraties, contre les institutions politiques, s'étend aux institutions publiques d'enseignement, de transport, de santé, de police, de chômage, etc …

Là où, comme par hasard, la grogne et la hargne syndicales s'expriment avec le plus de virulence et où les taux d'absentéisme, de "maladie" et de grève sont de loin les plus élevés !

Bref : c'est notion même d'Etat qui est au plus bas ; cette idée d'Etat artificiellement inventée au 19ème siècle (avec l'idée fausse de Nation), prise en étau entre la réalité continentale, historique et culturelle, et la réalité régionale, économique et sociale !

 

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La défiance vis-à-vis du politique s'est étendue – aussi – au médiatique dont la collusion avec lui est connue et reconnue depuis trop longtemps.

Tout le monde sait que telle chaîne de télévision, tel journal quotidien, tel magazine mensuel, tel "réseau social" est clairement inféodé à telle idéologie partisane, à telle tendance politique,  à telle influence syndicale (toujours de gauche, cela va sans dire).

Ce n'est pas de "liberté de la presse" dont il faut parler, mais bien de "libérer la presse" …

 

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Tout régime politique est soumis à une bipolarité incontournable, une dialectique permanente entre efficacité et légitimité, entre autorité et verbosité, entre action et palabre, entre violence et éloquence, entre militarisme et démagogisme.

Le dosage est délicat, mais doit être parfait.

De nos jours, le pôle négociationnel l'emporte systématiquement et plus rien ne se fait (lorsque quelque chose se fait) sans des tonnes de discussions, de paperasses, de réunions, de procédures, de communiqués et de contre-communiqués, d'atermoiements, etc …

 

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La chute vertigineuse du taux d'affiliation à un parti, quel qu'il soit (de l'ordre de 5% de la population en Europe), démontre à l'évidence l'effondrement des idéologies et des croyances politique, avec, en contrepartie, la montée incessante d'un opportunisme (très subjectif et extrêmement manipulé) des électorats.

La fin des idéologismes (que j'applaudis) induit la montée des clientélismes, des attentismes et des parasitismes (que j'exècre).

 

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La consensualité ("mettons-nous d'accord") dont rêvent la plupart des électeurs (parce qu'ils en ont assez des palabres et des non-décisions) et les politiciens de certains bords (parce qu'ils savent que l'on attend d'eux plus d'efficacité dans les prises de décision et dans leurs mises en application, sous peine d'être éliminés de la course électorale), est incompatible avec la chaoticité du monde réel.

Dans un monde chaotique (ce qui est bien et puissamment le cas dans notre période inter-paradigmatique), l'efficacité (immédiateté) ne peut se permettre le luxe de la consensualité (verbosité) : l'urgence est permanente et l'exigence de compétence est exacerbée (ce qui élimine la grande majorité des politiciens professionnels).

 

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De plus en plus souvent, dans la plupart des pays d'Europe, être élu aujourd'hui revient à ne plus l'être demain, quelle que soit la faction ou l'idéologie que l'on représente.

Être au pouvoir, c'est toujours mécontenter ceux qui espéraient un "miracle" ; et ils sont de plus en plus nombreux, parmi les citoyens, à désespérer d'une situation mondiale que plus personne ne contrôle, ni ne gère.

Le niveau national n'est tout simplement plus le bon niveau de décision qui doit impérativement monter au niveau continental pour être audible et crédible.

 

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Les médias ont choisi : ils préfèrent la futilité qui se vend, à l'essentiel de la réalité que la majorité ne veut pas voir.

 

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Le pouvoir religieux étant parti en fumée, il reste trois "pouvoirs" : le politique, le médiatique et l'économique, chacun tentant de châtrer les deux autres.

Le politique tente de neutraliser l''économique.

L'économique tente de racheter le médiatique.

Le médiatique tente de décrédibiliser le politique.

Le chat sociétal se mord la queue au grand mécontentement de la masse des citoyens.

 

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La question qui tue : quel est le profil psycho-sociologique de ceux qui voudraient faire carrière en politique ?

La réponse est claire : beaucoup de narcissisme, beaucoup d'égocentrisme et, parfois, un peu d'idéologisme.

Bref : la politique attire les cons !

De plus, elle devient toujours plus un monde fermé de l'entre-soi où les jeunes ont de plus en plus de mal à entrer, ce qui en pousse, certains, à satisfaire leur narcissisme dans la provocation, l'irrévérence, la révolte, la délinquance ou la violence.

Bref : les vieux cons écartent les jeunes cons pour garder le monopole de la connerie.

 

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De David van Reybrouck :

 

"La crise de l'efficacité ne fait qu'aggraver la crise de la légitimité".

 

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Face à l'effondrement de la confiance globale en la démocratie parlementaire au suffrage universel, quelques pistes  sont explorées, aujourd'hui. En voici six :

 

  1. Le populisme : l'éjection des élites et la mise en place de "vrais" représentants du "vrai" peuple conduits par un "vrai" chef …
  2. Le participationnisme : l'émergence, selon les circonstances, d'assemblées contestataires, libres et spontanées, virulemment antiparlementaristes mais consensualistes, prétendant trancher des différends ou promulguer des résolutions …
  3. L'entrisme : le noyautage systématique des appareils politiques, partisans et syndicaux par des organisations subversives, informelles, discrètes mais résolues …
  4. Le plébiscisme : toute décision politique fait l'objet d'un référendum populaire dans le cadre d'une démocratie directe généralisée …
  5. Le sélectionnisme : les candidats potentiels à une élection quelconque pour un mandat toujours strictement limité, sont sélectionnés et encadrés par des normes rigoureuses (on peut d'ailleurs étendre ce sélectionnisme non seulement aux candidats, mais aussi aux électeurs : n'a le droit de voter que ceux qui ont démontré leur mérite et leur capacité face à la réalité de situations complexes) …
  6. Le technocratisme : l'idée que la complexité exorbitante de la réalité socioéconomique implique que le pouvoir soit entre les mains de spécialistes hautement compétents (éventuellement sous le contrôle d'une institution élue au suffrage universel ou au suffrage restreint)

 

A mon sens, la seule bonne piste est double : un technocratisme clair (par mandat unique non renouvelable) sous contrôle d'une institution représentative compétente (sans suffrage universel, à mandat unique et non renouvelable).

 

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Plus il y a de crise économique, moins il y a d'appétence démocratique.

 

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La médiatisation du politique (et la politique de médiatisation) induisit une notion capitale : celle appelée "opinion publique" dont les médias se désignèrent les baromètres.

L'opinion publique est, dans les faits, devenue comme un référendum permanent, complètement biaisé par les orientations idéologiques du média concerné.

 

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Depuis longtemps, il y a confusion totale (même dans la "Déclaration universelle des droits de l'homme") entre "démocratie" (une intention de pouvoir) et "élection" (une méthode de désignation).

Et, pour beaucoup, "élection" signifie "élection au suffrage universel" ce qui n'est nullement ni évident, ni trivial, ni banal, ni nécessaire.

Les partis politiques n'existent que depuis la fin du 19ème siècle et le suffrage universel (et le noyautage des classes populaires qui va avec) est une invention socialiste.

Aujourd'hui, la démocratie se réduit à l'opinion publique manipulée par les médias (imprimés, télévisuels ou numériques dont la plupart sont des instruments dans les mains des institutions étatiques ou des groupes financiers) et les "influenceurs" ; les "élections" n'y jouent plus de rôle déterminant, surtout chez les plus jeunes dont les taux d'abstention explosent (ils lisent peu et s'intoxiquent d'audiovisuel via le numérique).

En un mot : aujourd'hui, la démocratie est inefficace et illégitime, et les élections sont devenues inutiles.

 

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Le 05/05/2024

 

Genèse, chapitre 20 …

 

Abraham : l'initié (humain doté du H) …

Sarah ; la conscience pure, l'âme (l'esprit doté du H) … : dans le Jardin d'Eden, lieu de la désanimalisation de l'humain, la personnalité (Yshah), le féminin, émerge du "côté" du corps, le masculin (Ysh).

Abimélèk  ("mon père est roi") : la puissance profane …

Ce chapitre pose la difficile question de l'implication de l'initié dans le monde profane ? L'âme humaine doit-elle épouser les causes humaines (sous une forme de prostitution) ou se consacrer exclusivement à l'élévation spirituelle ?

Le texte tranche : l'initié se doit de consacrer ses forces exclusivement à la spiritualité (le "grand monde") et ne pas prostituer son âme à se mêler aux turpitudes de la cité (le "petit monde").

Il ne s'agit pas du tout d'un rejet du monde naturel et de la sacralisation d'un monde céleste imaginaire, d'un "au-delà" mythique.

Il s'agit plus simplement de prendre conscience que les affaires profanes n'accomplissent pas le Divin parmi les hommes, mais ne sont que des jeux narcissiques qui font de l'humain l'esclave de ses plaisirs intérieurs et de son image extérieure.

 

 

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La démocratie grecque était basée sur le tirage au sort ! Pourquoi pas ? Au moins cela évite les conciliabules, les appareils, les lobbies, les négociations et tout cet appareillage politicien, partisan et idéologique qui pollue radicalement l'exercice d'une démocratie authentique.

L'idée d'un tirage au sort (pour départager des volontaires dûment déclarés tels) est attrayante à la condition que les "éligibles" soient présélectionnés en fonction de leur compétence (leur connaissance) et de leur expérience (leur mérite).

Sinon, ce tirage au sort aura les mêmes conséquences que notre actuel suffrage universel : offrir, par un autre chemin, les pouvoirs aux masses, c'est-à-dire aux cons.

 

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La politique devrait être le lieu d'une dialectique sérieuse et serrée entre l'autonomie personnelle maximale et le bien commun optimal.

Peu importe, au fond, la méthode appliquée pour y arriver pourvu que l'on y arrive durablement.

Aujourd'hui, l'autonomie personnelle, même dans les soi-disant "démocraties", est totalement bridée par des kyrielles de règlements, procédures et normes souvent contradictoires et absurdes, et le bien commun se réduit aux gueuleries des plus violents et aux milles arnaques des assistanats en tous genres.

 

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De Montesquieu :

 

"Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie ;

le suffrage par le choix est de celle de l'aristocrate.""

 

Montesquieu reprend Aristote et l'idée de tirage au sort …

Diderot et d'Alembert, dans l'Encyclopédie, prêche pour un aristocratisme :

 

"On pourrait dire que l'aristocratie se trouve dans le sénat, que la démocratie réside dans l'ensemble de la noblesse, et que le peuple ne compte pas."

 

Même Jean-Jacques Rousseau va dans le même sens : aristocratisme pour les mandats requérant des compétences et tirage au sort là où le "simple bon sens" suffit.

 

Les révolutions américaines et françaises ne voulaient pas la démocratie et encore moins les élections ; elles ne voulaient qu'une seule chose, remplacer les élites héréditaires (la noblesse) par les élites productives (la bourgeoisie qui s'auto-proclamait "le peuple"). La populace, le "petit peuple", les classes ouvrières, les "prolos" n'avaient, là, aucune voix au chapitre.

 

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Tous les "révolutionnaires" américains et français (sauf Marat … merci Charlotte) voulaient un gouvernement par les meilleurs, par les plus talentueux, par les plus compétents, par les plus méritants, par les plus intelligents, par les plus instruits, etc …

Cette position s'appelle (étymologiquement) une "aristocratie" et elle s'oppose radicalement autant à un gouvernement par une noblesse de sang (l'hérédité) qu'à un gouvernement par les masses populaires (le suffrage universel).

 

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C'est le socialisme de la fin du 19ème siècle qui a inventé, puis imposé, cette fumisterie qu'est le suffrage universel, sur base du principe encore plus absurde de l'égalitarisme qui, par idéalisme aveugle et infantile, ne voit pas que rien de ce qui existe n'est l'égal de quoique ce soit, tout étant unique et différent de tout le reste.

Jusque là, depuis 3000 ans, le pouvoir sociétal était attribué à quelques uns par héritage, par tirage au sort, par sélection des plus aptes, mais jamais par élection au suffrage universel.

Cette aberration a pourri tout le 20ème siècle, a engendré tous les nationalismes et est responsable de toutes les atrocités dues aux fascismes, aux communismes et aux colonialismes (dont deux guerres mondiales et des centaines de guerres locales totalisant plusieurs centaines de millions de morts tués ou assassinés).

Et voilà où nous en sommes : devant la faillite et l'effondrement de toutes les démocraties électorales au suffrage universel et devant un saut technologique qui rend toute élection inutile et inefficace.

 

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Les masses populaires sont des collections d'individus égocentrés qui ne veulent que deux choses : se faire plaisir et se faire valoir. L'intérêt commun (sauf s'ils en touchent directement les dividendes) et l'avenir de l'humanité, ils s'en fichent comme d'une guigne.

Et c'est à ces gens-là que le suffrage universel donne tous les pouvoirs !

 

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La suffrage universel n'aboutit qu'à ceci : l'élection de quelques gros cons par la masse des p'tits cons.

 

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Mais aujourd'hui, cette méthode de distribution des pouvoirs sociétaux qu'est la démocratie au suffrage universel, se grippe de partout pour trois raisons majeures :

 

  1. Le suffrage universel met au pouvoir des narcissiques égotiques largement incompétents face à la grande complexité du monde réel.
  2. La bureaucratisation et la fonctionnarisation induisent une lourdeur et une lenteur dont les inefficacités saccagent les piliers essentiels de la vie en société (enseignement, santé, sécurité, moralité, précarité, etc …).
  3. L'omnipotence et l'omniprésence de la médiatisation et de la numérisation fabriquent, manipularoirement et quotidiennement, une "opinion publique" fluctuante aussi instable et artificielle que les "actualités", que les "modes" et que les "spectacles" ; de cela résulte un désintérêt total de la grande majorité (surtout des jeunes) pour la "chose politique".

 

Trois mots-clés, donc : incompétence, inefficacité et désintérêt.

Exit, donc, la "démocratie au suffrage universel".

Nous vivons une période chaotique marquant l'effondrement de la civilisation messianique et du paradigme moderne auxquels cette "démocratie au suffrage universel" appartient.

Et comme toujours, en période chaotique, surgissent des mouvements nostalgiques (les populismes de gauche et de droite) et des mouvements conservatifs (les démocratismes de gauche et de droite), tous voués aux pires des échecs et/ou des batailles sanglantes.

 

Il nous faut donc inventer un nouveau mode de gouvernance qui allient l'efficacité et la légitimité, mais qui évacuent ces inepties que sont les démocratismes, les électivismes et les égalitarismes.

Et bien sûr, les pires ennemis d'une telle révolution seront les politiciens professionnels (au sein des partis et des syndicats) et les médias "grand public" (privés ou publics)

 

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Quel que soit le système de gouvernance adopté à l'avenir, il doit impérativement être tripolaire :

 

  1. Un pôle technocratique qui assure la compétence nécessaire pour prendre les décisions optimales ;
  2. Un pôle aristocratique qui assure la légitimité des méthodes et compétences du pôle technocratique ;
  3. Un pôle technologique qui assure l'efficacité de la mise en œuvre des décisions prises en éradiquant toutes les formes de bureaucratie et de fonctionnarisme.

 

*

 

Le système de gouvernance politique doit être au service de la construction d'un avenir commun, mais ni à celui de la nostalgie d'un passé irréversiblement perdu, ni à celui de l'urgence d'un présent continuellement imprévisible.

 

Cette nouvelle forme de gouvernance doit être mise en œuvre dès maintenant (il y a urgence) et l'Euroland (l'UE) l'Indoland me semblent les continents les plus à même de l'entamer parce que les plus impactés par les remous chaotiques des grandes bifurcations en cours (l'Angloland est enfermé dans un financiarisme sclérosant; le Russoland, l'Islamiland et le Sinoland sont prisonniers de leurs nostalgies idéologiques et autoritaristes ; et l'Afroland et le Latinoland sont trop occupés à gérer les misères de leur présent).

 

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Le 06/05/2024

 

Genèse, chapitre 21 …

 

Naissance d'Isaac … "Celui qui rit" …

 

Et, suite à leurs railleries et méchancetés, à la demande de Sarah, Abraham, avec l'accord de YHWH, renvoie Hagar et son fils Ismaël avec la promesse divine qu'il sera, lui aussi, la source d'une nation. Au désert, Hagar et Ismaël épuisèrent leur ressource en eau et crurent mourir de soi.*Des envoyés divins leur dessillèrent les yeux et ils découvrirent la source qui était là. ; voilà quelle fut l'origine du peuple du désert : les Arabes (au sens précis et géographique du mot : les habitants nomades des déserts de la péninsule arabique).

 

Entretemps, Abi-Mélèk (roi des Philistins, dont la femmes et les filles, grâce aux intercessions d'Abraham, furent guéries de leur mal et purent enfanter) et Abraham firent alliance autour du puits de Béèr-Shéb'a ("le puits du serment" ou le "puits des sept" parce que sept brebis y furent offertes, par Abraham à Abi-Mélèk en signe d'alliance entre eux).

 

Abraham avait 100 ans lorsque lui naquit Isaac … et Sarah, presqu'autant.

On lui donna ce nom Isaac (Ytz'haq en hébreu)  qui signifie : "Il rira" ! Car  (Gen.:21;6) : "Et Sarah dira : rire de faire pour moi des Puissances tout qui entendra il rira pour lui". Phrase nébuleuse … On pourrait traduire : "ce que les puissances 'divines ) ont fait pour moi fera rire et celui qui entendra (l'histoire) en rira".

Isaac naît sous le signe du Rire, de la Joie donc. La suite du livre de la genèse parlera peu de lui ; seulement de sa rencontre avec Rebecca (Ribqah) et de la naissance de ses jumeaux illustres : Jacob et Esaü.

 

Mais Isaac, c'est d'abord le Rire, la Joie alors qu'Abraham personnifiait la Foi et que Jacob-Israël personnifiera la Loi.

Belle trilogie : Foi, Joie, Loi.

Le croyant. Le mystique. Le théologien.

 

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De Jean Cocteau :

 

"Le verbe aimer est le plus difficile à conjuguer.

Son passé n'est jamais simple.

Son présent n'est qu'indicatif.

Et son futur toujours conditionnel"

 

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De Charles Pépin qui, ici, se trompe totalement en posant l'absoluité de la personne par rapport à elle-même et le refus de la relativité de chacun face aux autres et au monde. Apologie du narcissisme et négation de la différence, de la complémentarité et des inégalités naturelles :

 

"L'école française est une école de classements, de rangs, avec les copies rendues devant tout le monde, qui sait distiller le poison de la comparaison dès le plus jeune âge. Elle insuffle aux enfants l'idée que leur valeur se mesure non par rapport à eux-mêmes mais par rapport aux autres, comme si la satisfaction se trouvait davantage dans le dépassement des autres que dans son propre perfectionnement. Dans toutes ces scènes d'enfance, c'est la comparaison qui nous a fait souffrir."

 

Il souligne l'importance du "perfectionnement propre" : soit ! Mais par rapport à quoi, à quelle aune.

Bien sûr, chacun est porté par son propre désir d'accomplissement personnel, mais celui-ci n'a de sens que par rapport à l'Accomplissement du Réel pris comme un tout. L'humain ne peut jamais être une fin en soi (ni son propre étalon de valeur) !

 

*

 

Il est dommage que, longtemps, l'idée d'élite ait pu faire, souvent inconsciemment et seulement référence à la connaissance (l'élite intellectuelle sans sens péjoratif) - les "savants"), l'argent (l'élite financière avec un sens méprisant – les "riches") ou au pouvoir (l'élite politique avec un sens péjoratif – les "puissants").

Le sens actuel du mot "élite" provient d'une confusion notoire entre la racine latine elire qui fait de l'élite l'ensemble des "élus" (par Dieu, par le sort, par le peuple, par la chance, …) et la racine grecque aristos qui fait de l'aristocratie le principe d'une gouvernance par les meilleurs (selon des critères et des étalons qui restent à définir).

Mais, très concrètement, dans le vocabulaire populiste actuel, "l'élite" définit l'ensemble des gens qui refusent le populisme, le nivellement par le bas, la vulgarité, la médiocrité, la populace, l'ignorance, la trivialité, la foule, la facilité, la brutalité, la barbarie, etc … Dans ce sens populiste, le mot et l'idée "élitistes" me vont bien !

Mais quel dommage qu'en français le grec aristos ne soit usité que suivi du suffixe "-cratie" (cratein en grec) qui signifie "gouvernement par" et qui renvoie au politique.

Nous sommes donc contraint d'user du mot "élite" si l'on veut éviter la restriction au seul sens politique, mais alors, que ce soit au plein sens populiste de refus catégorique de toutes les formes de médiocrité.

Le mot "aristes" existe en français pour désigner les "meilleurs" au sens grec. Ce mot est tombé en désuétude et n'est plus guère usité … : mais j'ai la forte tentation de le ressusciter,

 

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Certes l'élite a besoin de la "valetaille" (sans le moindre sens péjoratif hors l'idée qu'il s'agit de gens peu éduqués, peu instruits, peu civilisés, dont les deux seuls moteurs sont de "se faire plaisir" et de "se faire valoir") pour faire fonctionner le "machine" sociétale. C'est un fait.

Mais le fait d'avoir besoin de recourir à l'aide et au travail de quelqu'un ne signifie nullement qu'il faille le considérer comme son égal (mais, bien au contraire, le voir dans sa différence et sa complémentarité) ; cela implique, au contraire de lui témoigner ce qu'il faut de respect, de gratitude et de civilité.

 

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De Jean-François Kahn :

 

"la seule façon, aujourd'hui, de réactiver la fonction essentielle qui fut celle de la gauche, c'est d'en finir avec la gauche."

 

En finir avec la gauche ? Une évidence criante !

La fonction essentielle qui fut celle de la gauche ? Ah, oui … laquelle ?

A part l'apologie de la médiocrité, je ne vois pas !

 

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Dans "Le Pont" :

 

"Gandhi (1982) Richard Attenborough. Le mahatma ne fut pas ce saint que montre le film, mais un homme aux mœurs plus que légères."

 

Il est urgent de déboulonné la statue fausse de Gandhi qui n'est en rien le libérateur de l'Inde (que de toutes les façons, la Grande-Bretagne avait l'intention de rendre indépendante, faute des moyens financiers de la garder et ce du fait du coût de la seconde guerre mondiale qu'elle dû supporter seule).

En revanche, tout l'immense problème qu'ont les Indiens avec les musulmans est de sa faute totale et entière !

 

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Dans "Le Point" à propos du livre de Thomas Bauer intitulé : "Vers un monde univoque" :

 

"À l’ère de l’uniformisation

À mesure que « l’offre marchande se développe dans une société capitaliste », le monde s’uniformise. « Nous sommes dupés par une diversité qui n’est qu’apparente ». Partout les mêmes mœurs, les mêmes objets, les mêmes habits, la même nourriture et des langues de moins en moins nombreuses. Pire, notre monde de perfection géométrique a perdu le sens de l’incertitude, de l’équivoque, de l’ambiguïté. Nous vivons à la surface des choses, dans une culture de masse qui est une culture du premier degré. Ce qui est vrai est censé l’être partout et pour toujours – d’où la montée des fondamentalismes religieux"

 

Cette uniformisation est une des expressions de la médiocrisation générale du monde humain, conséquence inéluctable du culte de l'égalitarisme qui en ronge, avec la socialisme, tous les tissus sociétaux depuis la fin du 19ème siècle.

 

Il vaut mieux vendre mille fois de la merde qu'une seule fois de l'or. C'est cela la société marchande qui est un pur produit de la démocratisation de tout, et que l'on confond, malheureusement, avec la société libérale et autonomiste qui est la personnalisation de tout.

 

*

 

Imaginons un monde dont le Dieu décrèterait l'abolition totale de la mort : tout le monde vivrait éternellement. Ses habitants feraient-ils encore des enfants ? La réponse est évidemment négative puisque toute nouvelle bouche à nourrir priverait tous les autres.

 

Regardons maintenant un monde où le taux de natalité serait de loin supérieur au taux de renouvellement des ressources vitales et où toute croissance de natalité induirait fatalement une croissance de consommation qui réduirait d'autant les ressources nécessaires à tous et condamnerait ce monde à de plus en plus de précarité, de pauvreté et de misère.

Eh bien, ce second monde, ce monde pénurique, c'est le nôtre où l'on pleurniche à la fois sur la baisse du taux de natalité, sur l'effondrement écologique, sur la hausse des prix et la baisse des pouvoirs d'achat.

Ce monde, c'est le nôtre, ici-et-maintenant.

 

Quand donc comprendra-t-on qu'il faut que la population totale humaine descende sous la barre des deux milliards (soit la population mondiale en 1925).

 

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Tous les Evangiles, qu'ils soient synoptiques, canoniques, gnostiques ou apocryphes sont des faux notoires, écrits des décennies après la disparition d'un certain Jésus dont aucune archive d'époque ne parle.

Ils n'ont aucune valeur ni historique, ni historiographique, ni historiciste.

Ce ne sont que des inventions et/ou des amalgames et/ou des on-dit et/ou de vagues souvenirs réinventés de quelques rares témoins souvent séniles.

Si ces textes n'ont aucun intérêt historique, ils ne sont pas dépourvus de valeur spirituelle car ils opèrent une tentative de synthèse entre une certaine spiritualité juive inauthentique (le seule spiritualité juive qui soit authentique, est lévitique c'est dire à l'exact opposé du christianisme) et la culture romaine.

Le message évangélique, devenu chrétien, est d'essence paulinienne c'est-à-dire, pour sa petite partie juive, pharisienne avec quelques relents d'essénisme mais teintée d'une farouche haine dirigée contre le saducéisme (c'est-à-dire l'orthodoxie et l'orthopraxie lévitiques du Temple).

Paul (qui n'a jamais connu le Jésus dont il parle) était un juif honteux, citoyen romain et adopté par une famille patricienne ; il était de culture helléno-latine.

Les Evangiles synoptiques (écrits entre 70 et 90 de l'ère vulgaire) sont d'essence purement paulinienne. L'Evangile de Jean est une vague tentative, bien plus tardive, de réconciliation avec les chrétiens d'Alexandrie. L'Apocalypse de Jean (qui n'est pas le Jean de l'Evangile) est un pur plagiat christianisé de la littérature juive apocalyptique des deux siècles précédant l'ère chrétienne. Et les Actes des Apôtres constituent un roman mythologique écrit par un Grec, en grec, dans la plus pure tradition hellénistique.

Quant aux Epitres, certaines (une minorité) sont attribuables à Paul lui-même, et les autres sont quasi unanimement des faux notoires.

Répétons-le : le Témoignage chrétien (appelé à tort le "nouveau testament" et ayant phagocyté la Bible hébraïque qu'il a appelé, avec dédain "ancien testament") n'a aucun fondement historique sérieux.

Il n'empêche que cette collection de textes puisse avoir un intérêt spirituel au même titre que beaucoup d'autres de par le monde humain (du moins pour les tenants d'un dualisme ontiques, d'une sotériologie personnelle et d'un messianisme radical).

 

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La démocratie au suffrage universel, fille de l'égalitarisme, a tout intérêt à appauvrir les riches, à abêtir les intelligents, à affaiblir les forts, à avilir les talentueux, etc …

Cela ne profite pas nécessairement, respectivement, aux pauvres, aux idiots, aux fragiles ou aux incapables …

Il existe mille autres manières de gaspiller ce qui a été volé !

Car tel est le paradoxe des démocraties égalitaristes (elles ne sont égalitaristes que verbalement - cfr.: les nomenklaturas) : ce que l'on prend à ceux qui ont beaucoup ne profite pas souvent à ceux qui en ont besoin car il y a bien des intermédiaires entre eux.

 

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C'est le besoin qui pave les chemins.

La satiété, elle, use les fauteuils.

Mais trop de besoins tue l'âme.

 

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La démocratie au suffrage universel ou, plus généralement, l'égalitarisme dont elle provient, sont-ils "justes" au sens éthique et/ou moral du terme ?

Est-il "juste" et "moral" d'uniformiser ce qui est, par nature, par culture et/ou par tournure, différent ?

Est-il éthique d'obliger qui que ce soit à être, à dire, à faire, à penser autrement qu'il n'est, ne dit, ne fait, ne pense, alors qua sa différence ne nuit à quiconque ?

La réponse est évidemment négative … et cependant, c'est cela qui fonde l'égalitarisme et tout ce qui en découle.

 

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Là où règne l'égalitarisme, règnent aussi les passe-droits et la corruption.

Ce qui n'est pas moral, induit l'immoralité.

 

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Ce n'est pas l'égalité qu'il faut viser, mais bien l'équité !

Et l'équité oblige de reconnaître les différences et les inégalités.

 

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L'égalitarisme étant contre nature, il implique de combattre la nature sur tous les fronts au moyen de procédures et de normes, donc de développer une bureaucratie et un fonctionnarisme exorbitants et dispendieux.

Et plus l'égalitarisme est profond et vaste, plus il y a de litiges donc plus de différends qui doivent être juger, trancher, expédier, colmater ou régler.

 

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Mieux vaudraient les différents que les différends.

 

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Les gens du "peuple" ne souhaitent pas être autonomes car ils sentent confusément – à tort ou à raison, question d'éducation et de disposition, sans doute - qu'ils n'en seraient pas capables (et c'est un sale coup au cœur du narcissisme humain). Ils ont donc besoin d'une forme de solidarité – ce qui n'est en rien inavouable, bien au contraire -, mais ils sentent, tout aussi confusément – et peut-être à tort – que cette solidarité ne se développerait pas naturellement et qu'elle doit être "forcée" par un système politique. D'où le solidarisme idéologique qui est, grossièrement, un synonyme d'égalitarisme.

La question centrale est donc : la solidarité entre humains peut-elle être naturelle ou doit-elle être forcée ?

L'humain est-il naturellement plutôt "mouton" et grégaire, ou plutôt "jaguar" et solitaire ?

Les deux, sans doute, mais dans quelles proportions et dans quels cas ?

Je ne connais pas la réponse sociologique ou anthropologique, mais ma longue vie tumultueuse m'a fait observer des cas de solidarité héroïque et des cas d'égoïsme nauséabond. Alors … ?

 

Pour comprendre la question, il me semble devoir faire une distinction essentielle  entre :

 

  • le niveau de solidarité : jusqu'où suis-je solidaire avec l'autre, quelque que soit cet autre, humain ou non humain ?
  • le niveau de sélectivité de cette solidarité : avec qui/quoi me sens-je solidaire ?

 

Cela donne lieu à une matrice simple :

 

 

Peu solidaire

Fort solidaire

Cible restreinte

Solitaire

Sectaire

Cible large

Cabotin

Philanthrope

 

Deux remarques, alors, s'imposent :

 

  • la position de chacun peut évoluer au cours de vie en fonction des expériences vécues et/ou des moyens disponibles ;
  • au moins au départ, le milieu familial et l'éducation reçue jouent un rôle important dans le positionnement de chacun.

 

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Le 07/05/2024

 

Genèse, chapitre 22…

 

L'histoire du pseudo-sacrifice de son fils Isaac par Abraham n'a jamais cessé de faire beaucoup méditer et de faire couler beaucoup d'encre : la méchanceté ou la ruse de Dieu, la lâcheté ou la naïveté d'Abraham, la bêtise ou la confiance d'Isaac … le tout pimenté par la présence miraculeuse ou chanceuse d'un bélier dont les cornes s'étaient emprisonnées dans les branches d'un buisson proche.

Tout cela permet de construire mille scénarios.

 

Mais les versets 15 à 18 donne la clé de l'ensemble : il n'est d'avenir durable à l'humain que par la mise au service de son existence à l'accomplissement divin.

L'humain est au service du Divin.

 

"Et un messager de YHWH interpella vers Abraham une deuxième [fois] depuis le ciel et il dira : "Par moi, j'ai juré  une voix de YHWH car à cause que tu as fait avec cette parole (…) dans ta semence, toutes les nations de la terre, je les ferai bénir, récompense [de ce] que tu as entendu dans ma voix."

 

L'allégeance symbolique d'Abraham a fait bénir toutes les nations humaines.

Cette allégeance n'est ni l'obéissance aveugle du chrétien, ni la soumission servile du musulman ; elle confirme seulement que l'accomplissement de l'humain et de ce qui l'entoure, est au service de l'Accomplissement du Divin.

 

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La démocratie est un système parfait en théorie (il traite tout le monde sur pied d'égalité), mais délétère et oppressif en pratique (il encourage l'incompétence, l'inefficacité, le narcissisme et la manipulation idéologique, politique et médiatique).

 

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La démocratie, sous prétexte d'égalitarisme, favorise, en fait, tous ceux qui vivent dans l'orbite immédiate des pouvoirs (ils sont informés, ils conseillent, ils se placent, ils courtisent – et se font courtiser -, ils obtiennent primeurs et faveurs, etc …°

 

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Tout système électoral est d'abord le lieu d'expression des rancœurs et d'exécution des vengeances de tous ceux qui, à tort ou à raison (et le plus souvent à tort), se sont sentis lésés ou blessés ou dévalorisés ou méprisés ou écartés par le régime précédent.

En fait, c'est le narcissisme (qui, ne l'oublions pas, est le moteur existentiel principal des cons, donc de la majorité) et ses blessures qui règnent en maîtres.

 

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Etymologiquement, la démocratie, c'est la domination (cratein) d'une population (démos), c'est-à-dire d'un groupe [cfr. Aristote] qui s'arrange pour se montrer "le plus nombreux" et qui, pour cela, use de toutes les ressources manipulatoires et informationnelles, juridiques et promotionnelles, clientélistes et déclaratives.

Ces "élus" ne représentent que les promesses qu'ils ont faites et qu'ils ne pourront pas tenir (et ils le savent dès le départ puisqu'ils ne sont en rien les "maîtres du monde", donc des conjonctures).

 

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Une fois pour toutes, le pouvoir politique doit être détenu par les plus compétents, pourvu qu'ils restent sous contrôle de la sagesse et puissent s'appuyer sur un appareil efficace ; tout le reste est bavardage idéologique.

 

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La seule égalité politique qui soit acceptable, est celle qui stipule que chaque personne est également libre de disposer de son existence comme elle l'entend avec, pour seule limite, de ne pas nuire à la liberté d'un autre.

En ce sens – et en ce sens seulement – l'autonomisme est aussi un égalitarisme.

 

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Elire quelqu'un, pourquoi pas ? Non pas pour restreindre mon autonomie, mais pour la protéger efficacement !

 

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Sur l'Être, le Temps n'a aucune prise car s'il est vraiment l'Être, il est immuable et intemporel : il est ce qu'il est et ce qui est, et le reste indéfiniment.

En revanche, le Temps n'existe pas puisqu'il n'est que la mesure humaine d'une durée qui, elle, très concrètement, indique l'évolution et l'accomplissement relatifs d'un processus à l'intérieur de la réalité du Réel, et donc la mesure du pur Devenir.

Être et Devenir sont mutuellement, radicalement et définitivement incompatibles l'un avec l'autre ; entre eux existe un "ou" exclusif.

Mais ce problème n'existe même pas puisque le Réel n'est que du Devenir en marche. L'Être n'existe donc pas.

Et Dieu n'est pas l'Être immuable tel que l'on grimé les religions, mais il est le Devenir lui-même ou, plutôt, le moteur intime et ultime de ce Devenir : le Moteur immobile d'Aristote ou le Conatus universel de Spinoza.

 

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Ce qui distingue les sciences authentiques des autres domaines intellectuels, c'est sa méthode : expérimentation, intuition, modélisation, prédiction, validation, unification.

 

La philosophie ne sera jamais "scientifique" (ni les soi-disant "sciences humaines" actuelles – dont la politologie - qui seront, bientôt je l'espère, reléguées au même rang que l'alchimie, l'astrologie ou la chiromancie).

La philosophie ne traite pas de faits mesurables ou observables, mais elle traite d'intentionnalité du Réel et fait office de pont entre la spiritualité et la rationalité (avec une forte connotation épistémologique : que vaut ce que l'on croit ?).

 

Et la politique, dans tout cela ? Même si elle s'appuie parfois sur l'intentionnalité étudiée par la philosophie (et qu'elle traduit au moyen de l'idéologie) et si elle doit tenir compte (ce qu'elle ne fait guère) des contraintes liées à la corporalité et à la logicité du Réel (ce qui est le domaine des sciences authentiques car, qu'il le veuille ou non, l'humain fait partie intégrante du monde physique et est soumis à ses lois), la politique est une pratique de la constructivité des processus humains : que veut-on et que fait-on (et comment) ? … en tenant compte que la philosophie explique que l'on ne peut pas vouloir n'importe quoi, et que la science explique que l'on ne peut pas faire n'importe quoi, n'importe comment.

 

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L'autre comme "ustensile" utile pour soi …

Tel est le leitmotiv du nihilisme propre au 20ème siècle tel que défini par des Heidegger, des Sartre et autres, sous le nom fallacieux d'existentialisme.

Le narcissisme exacerbé des jeunes d'aujourd'hui relève en partie de cette philosophie navrante qui théorise un nombrilisme puéril menant à toutes les impasses.

Car l'humanité ne peut survivre qu'en se dépassant (comme tout ce qui existe, par ailleurs) : c'est cela la grande loi de l'accomplissement de soi et de l'autour de soi).

Chaque humain n'est pas un "objet" destiné à lui-même et à sa propre esthétique, mais une partie prenante d'un immense processus d'accomplissement et de réalisation de soi où l'esthétisme nombrilisant ne joue aucun rôle : l'intention ne doit pas être de plaire, mais de faire.

Il ne s'agit plus ni "de se faire plaisir", ni "de se faire valoir" ; il s'agit d'accomplir sa mission, sa vocation, son devoir.

L'humain n'est pas un ustensile, au sens utilitaire et passif, mais un composant, au sens volontaire et actif.

 

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De Fondapol ("Fondation pour l'innovation politique - Un think-tank libéral, progressiste et européen") en présentation d'un rapport de Lorenzo Vidino intitulé : "La montée en puissance de l'islamisme woke dans le monde occidental" :

 

"Les dernières décennies ont vu une mutation de la stratégie et du discours de l’islam radical ainsi que de ses militants. Ces mutations résultent de la présence nombreuse et désormais durable de populations musulmanes dans le monde occidental. Devant l’irréalisme d’un projet originaire d’islamisation intégrale, ses militants ont évolué dans une double direction : la recherche d’une emprise maximale sur les communautés musulmanes occidentales et la promotion de leur vision et de leurs revendications auprès des institutions et des grands acteurs politiques, économiques, culturels et sociaux des pays d’accueil. Ces militants sont issus de nouvelles générations, nées et formées en Occident, la plupart du temps en sciences sociales, et non plus dans les filières scientifiques et technologiques comme leurs aînés. Simultanément, ces nouveaux islamistes endossent des thèmes ultra-progressistes, leur permettant de conclure des alliances avec la gauche radicale. Les développements les plus récents ont ainsi vu se multiplier les ponts entre islam radical et ce qui est désormais nommé « culture woke », dans un contexte de propagation des contenus profondément modifié par les chaînes satellitaires et les réseaux sociaux. (…) Les nouveaux militants islamistes utilisent rarement les références traditionnelles mais reprennent plutôt le langage de la discrimination, de l'antiracisme, de l'oppression intériorisée, de l'intersectionnalité et de la théorie postcoloniale. C’est cette nouvelle approche qui leur donne un accès au monde politique, médiatique et à la société civile, ce que leurs prédécesseurs n’auraient jamais osé espérer. Il demeure la question de savoir si une telle mutation traduit une adoption des valeurs occidentales par cette nouvelle génération de militants, via le progressisme, ou si, à l’inverse, le wokisme est en train de devenir un puissant vecteur de l’influence islamiste dans le monde occidental."

 

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Le 08/05/2024

 

Genèse, chapitre 23 …

 

La mort et l'ensevelissement de Sarah, épouse d'Abraham, mère d'Isaac donne une leçon de vie claire et simple : la paix d'après la mort n'est jamais gratuite et ne doit pas l'être.

Il ne s'agit pas de sépulture matérielle, mais de trace laissée dans la mémoire du monde.

Rien n'y est gratuit.

De celui qui n'a rien donné de son vivant, il ne restera rien dans la mort.

Chacun est éternel dans les conséquences de ses actes … en Bien comme en Mal.

La réalité du Réel est un processus immense qui n'oublie rien, pas le moindre détail. Chaque acte osé, chaque parole prononcée ont et auront des conséquences éternelles … mais imprévisibles.

Chacun construit, à chaque instant, dans chaque acte, dans chaque pensée, dans chaque parole son propre Enfer ou son propre Paradis.

Ce procès continuel n'a pas de juge et ne prononce aucun jugement ; il n'existe qu'un inexorable enchaînement de  faits et de conséquences au sein du processus cosmique (donc divin) : une accumulation diffuse mais réelle, de Joies et de Souffrances qui détermine l'évolution du monde.

Rien n'est anodin et la responsabilité de chacun est totale ; c'est le "Principe Responsabilité" de Hans Jonas.

 

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Les sociétés humaines se régulent à partir d'un tripôle : la Loi, la Morale et l'Ethique.

 

La Loi vient de l'extérieur :

 

  • soit, ce sont les lois de la Nature c'est-à-dire une Intentionnalité d'accomplissement en Plénitude qui est le moteur de toute évolution, une Corporéité conservatrice (la Mémoire par exemple) qui résiste et engendre toutes sortes d'inerties, une Logicité qui impose à toute évolution des logiques et contraintes visant son optimalité, et une Constructivité métabolique et pratique qui réalise cette évolution attendue dans le cadre des forces, contraintes, élans et limites imposés par les trois autres moteurs d'évolution (c'est une autre manière d'exprimer "l'impératif catégorique" d'Immanuel Kant).
  • soit, ce sont les Lois divines révélées par l'intermédiaire d'un Prophète (Moïse, Lao-Tseu, Confucius, Jésus, Bouddha, Mahomet, …) qui, toutes, sont des règles de vie strictes et irréfragables et qui, toutes, visent la concorde entre les humains (comment vivre en paix ?) et, souvent, le Salut de l'âme immortelle après la disparition du corps mortel (comment atteindre l'immortalité ?).

 

La Morale est un ensemble de règles non dites, transmises par la tradition et l'éducation, et définissant, pour chaque culture particulière, les mœurs adéquates  pour assurer la paix sociale et la prospérité commune. La morale règle les comportements extérieurs entre les humains sans se préoccuper des convictions, élans ou caractères intimes des personnes : chacun vit comme il veut, mais applique, souvent hypocritement, ces règles de stabilité qui sont censées assurer la sécurité et la tranquillité commune.

 

L'Ethique est personnelle ; elle résulte de l'effort intérieur et intellectuel visant à définir, autant que faire se peut, les frontières mal définies et peu stables entre le "Bien" et le "Mal" ou, pour être moins présomptueux, entre le "mieux" (la progression) et le "pire" (la régression).

L'éthique vise un positionnement personnel par rapport à la nature et à la qualité de la relation à l'Autre, quel que soit cet autre : un couple ou une famille, un type d'humain en particulier, l'humanité en général, la société organisée et régulée, la Nature et la Vie qui s'y développe, ce qu'il y a à faire et comment le faire, le plaisir, le bonheur et la joie, les croyances et les convictions, etc …

 

Le délabrement intellectuel de l'humanité actuelle en vient à confondre ces trois pôles de natures radicalement différentes ou, plus précisément, elle a éliminé (par nonchalance ou par bêtise ou par négligence ou par ignorance) le pôle de la Morale et le pôle de l'Ethique ; elle subit avec d'immenses soupirs et grâce à la bouée du sauvetage technologique les Lois de la Nature. Il ne reste donc que la Loi au sens juridique, donc politique et idéologique, dont le leitmotiv, pour les plus jeunes, devrait tenir en un seul mot : laxisme.

Baudouin IV de Jérusalem : "Fais ce que voudras et advienne que pourra" !

 

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Une éthique active à construire : la "réparation du monde" :

 

"Le Tikkun Olam est une expression hébraïque qui se traduit littéralement par "réparation du monde" en français. C'est un concept issu de la tradition juive qui incite à œuvrer pour la justice sociale, la compassion et la réparation des injustices dans le monde. L'idée sous-jacente est que chaque individu a la responsabilité de contribuer à rendre le monde meilleur, en travaillant à résoudre les problèmes sociaux, en promouvant la paix, en pratiquant la charité et en agissant de manière éthique.

 

Le Tikkun Olam puise ses origines dans des textes sacrés juifs, mais son message universel transcende les frontières religieuses. Il invite les individus à s'engager activement dans des actions qui contribuent à la transformation positive de la société et de l'environnement. En adoptant le Tikkun Olam comme philosophie de vie, on reconnaît la responsabilité collective de préserver et d'améliorer le monde pour les générations présentes et futures."

 

Je n'aime pas les mots : justice sociale et injustices (qui puent le socialisme), ni compassion (qui pue la charité chrétienne) … mais j'aime l'idée générale d'un minimalisme moral, à condition qu'on la transpose en positif : non pas "réparer le monde", mais "accomplir le monde" ou, mieux, "accomplir le Divin au travers du monde".

Mais il reste l'idée fondamentale qui est juste : la responsabilité, pas seulement collective (ce qui est prétexte à paresse : "fais-le toi !") mais bien la responsabilité personnelle (donc l'engagement vis-à-vis de soi et dumonde).

 

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De Ruwen Ogien :

 

"Imaginez un monde dans lequel vous pourriez être jugé "immoral" pour vos actions non seulement à l'égard des autres, mais aussi de vous-même. Qui aimerait vivre dans un tel monde, où rien de ce qu'on est, pense ou ressent, où aucune de nos activités, fût-elle la plus solitaire, n'échapperait au jugement moral ? C'est pourtant ce que propose aujourd'hui l'éthique, largement ralliée aux thèses maximalistes d'un Aristote, qui nous recommande tout un art de vivre et pas seulement un code de bonne conduite en société, et de Kant, pour qui nous avons des devoirs moraux à l'égard d'autrui comme de nous-même. C'est oublier les éthiques alternatives, minimalistes, pour lesquelles le monde moral, moins envahissant, se limite au souci d'éviter de nuire délibérément à autrui. Toute l'histoire de l'éthique aujourd'hui est l'histoire de l'opposition entre maximalistes et minimalistes."

 

Ce texte (qui opte pour la voie "minimaliste") illustre parfaitement ce qui est dit plus haut …

Il se contrefiche de la morale qui, à raison, n'est vue que comme survivance inadaptée de valeurs et de comportements collectifs révolus du fait que nous vivons déjà dans un autre contexte civilisationnel (non messianique) et paradigmatique (non matérialiste).

Mais il élimine aussi, à tort, l'effet "maximaliste" de la réalité des Lois naturelles bien au-dessus des caprices humains, intérieurs ou extérieurs. Ainsi, il compte pour nulles la mission et la vocation humaines dans le monde qui sont la seule justification de l'existence humaine, tant personnelle que collective.

L'humain a des devoirs qu'il ne choisit pas ; il a des devoirs qu'il le veuille ou non ; il a des devoirs par le simple fait d'exister et de devoir justifier cette existence.

 

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En chaque humain, les Lois naturelles s'expriment au travers de la notion de "besoin", tant physiologique (boire, manger, dormir, avoir chaud, …) que psychique (se sécuriser déstresser, pacifier, …), tant intérieur (connaître, comprendre, admirer, …) qu'extérieur (aimer, créer, construire, …).

L'Ethique commence avec l'examen de l'authenticité réelle, de la nécessité réelle et de la légitimité réelle de ces besoins ressentis.

 

De quoi ai-je réellement besoin ?

Comment satisfaire éthiquement ces besoins, s'ils sont véritablement authentiques et légitimes ?

De là deux réponses simples et universelles : la frugalité (et, plus généralement, le minimalisme) et le travail (et, plus généralement, l'autonomie).

 

Toute l'éthique repose sur l'examen véridique de la nécessité et de la légitimité des besoins ressentis.

Plus il y a de frugalité et d'autonomie, moins il y a besoin de la politique ainsi que des investissements qu'elle croit indispensables et des lois artificielles qu'elle promulgue.

 

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Il ne sera pas possible de faire émerger l'indispensable nouveau référentiel civilisationnel (post-messianique) sans éradiquer, une bonne fois pour toutes, le dualisme platonico-chrétien qui distinguer radicalement deux monde : celui de Dieu eu et de l'âme, et celui de la Nature et du corps.

Il n'y a pas de Divin sans Nature (la Nature émane du Divin, le manifeste et l'accomplit).

Il n'y a pas d'âme sans corps (l'âme est une des fonctionnalités du corps).

Le nouveau socle civilisationnel sera moniste et panenthéiste … ou ne sera pas.

Tous les messianismes (religieux et/ou idéologiques) doivent disparaître au profit d'un eudémonisme radical dans l'ici-et-maintenant (qu'il ne faut surtout pas confondre avec quelque forme que ce soit d'hédonisme) : le plaisir n'est pas la Joie (il en est même parfois, voire souvent, l'ennemi mortel).

 

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Surtout et toujours, se rappeler : "Mens sana in corpore sano" !

Et ajouter : il n'existe pas d'âme sans un corps pour la porter, pour la nourrir, pour la faire émerger, pour lui donner vie.

L'immortalité de l'âme personnelle après la mort de la personne, est la plus grande supercherie jamais inventée.

En revanche, l'Âme cosmique (autrement dit, l'Âme divine – "Deus sive Natura" de Spinoza) qui se manifeste et s'exprime au travers de toutes les âmes vivantes (et pas seulement humaines) est bel et bien immortelle, éternelle, voire intemporelle : elle porte l'Intentionnalité du Réel.

 

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Il est intéressant de noter que la Torah interdit formellement les scarifications, les tatouages et les déguisements avec des vêtements du sexe opposé. Il y a obligation de respecter l'intégrité et le genre de son corps.

Il semble que, de nos temps, ce ne soit plus vraiment de mode …

 

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Le Dieu de la Torah est un dieu de liberté, un dieu de la libération : "Je vous ai fait sortie de l'esclavage". De tous les esclavages … y compris ceux des dogmatismes religieux. Voilà qui distingue radicalement le judaïsme du christianisme et du l'islamisme qui sont des religions de l'obéissance et de la soumission.

Voilà sans doute l'une des racines de l'antisémitisme : la judéité libère, elle cultive l'autonomie (donc la différence dans la complémentarité, la non-égalité sans inégalité, l'autonomisme sans ostracisme),

 

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Le 09/05/2024

 

Genèse, chapitre 24 …

 

Un serviteur d'Abraham reçoit mission d'aller en Mésopotamie et de ramener une femme pour Isaac.

Et tout se passe autour d'un puits d'eau …

Cette femme, ce sera Rebecca (Ribqah, en hébreu, approximativement : "celle qui engraisse"), fille de Batouel ("sa fille est divine") et sœur de Laban (le "blanc"). Elle est très belle et vierge. Elle donne à boire au serviteur d'Abraham et abreuva tous ses chameaux. Elle l'invite à venir habiter chez son père.

Choisir une femme dans son clan, partager, entre soi, l'eau, le repas, le fourrage et le gîte.

Il y a bien deux mondes : celui de la sacralité (Abraham et sa "famille" au sens large) et celui de la profanité (symbolisé par les Cananéens, idolâtres, parmi lesquels Abraham et ses proches sont forcés de vivre).

Le fils qui cherche une épouse pour fonder une famille, c'est l'Esprit qui cherche l'Âme afin que prolifère l'élan de sacralité au milieu des idolâtres.

Car là est le vrai combat, car là est la vraie mission des initiés (symbolisés ici par les enfants d'Israël, libérés de tous les esclavages et de toutes les idolâtries).

C'est le combat de la Civilisation contre la barbarie, le combat de la Foi contre les croyances, le combat de la Spiritualité contre les religions et les idéologies.

 

 

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De Georges-Elia Sarfati- Philosophe, linguiste, psychanalyste. Fondateur de l’Université Populaire de Jérusalem :

 

"Une guerre de libération.

A mesure que les semaines passent, le nom de Gaza a libéré un imaginaire aussi saturé de faussetés qu’il a suscité chez la majorité des Israéliens qui sont au premier chef concernés par elle, la certitude que la guerre que Tsahal mène contre le Hamas est, entre toutes les guerres d’Israël, depuis la guerre d’Indépendance, une guerre de libération.

Sur le plan géostratégique, Israël a fait la preuve que son environnement a les allures d’un encerclement qu’une partie du monde a encouragé, et que l’autre a laissé faire. L’intervalle écoulé entre les massacres génocidaires du 7 octobre 2023 et l’attaque de l’Iran courant avril 2024, a apporté aux esprits lucides la preuve qu’il existe bien un projet de destruction de l’Etat du peuple juif dont la “question palestinienne” constitue le principal creuset, et le principal foyer idéologique. Les grands médias ont beau centrer toute leur attention sur l’Etat islamique de Gaza, en lui cherchant des excuses humanitaires, il n’en reste pas moins qu’il est à l’échelle locale le point de condensation de tous les fantasmes du soi-disant Sud-global, qui investit sur Israël tout le ressentiment conçu à l’endroit d’un Occident criminalisé de longue date. La guerre engagée contre le Hamas devra aller jusqu’à son terme. Israël n’a pas d’autre choix. En défaisant militairement et politiquement la branche dite palestinienne des Frères Musulmans, Israël contribuera d’abord à libérer la région d’une peste qui sévit depuis un siècle [L’abolition du Califat ottoman en 1924, et la formation des Frères Musulmans en Egypte, par réaction à la modernité.]. La volonté politique d’un changement qualitatif dans le registre des relations internationales dépend donc beaucoup de la capacité morale d’Israël à donner l’exemple d’une contre offensive qui devra ensuite s’étendre à la destruction sans reste du Hezbollah, dont la présence au Liban a parachevé la destruction du pays des cèdres.

Incidemment, bien que cette guerre ait d’abord la signification d’un geste de survie, l’Etat juif contribue, bien que nul ne le dise, à apporter la libération aux peuples musulmans de la région. Ainsi privée de ses “proxys”, l’Iran aura les bras coupés. Intérieurement faible, ce régime archaïque, incarnation obscurantiste de toutes les cruautés, édifié sur la terreur – et naguère porté au pouvoir avec l’aide active des communistes, autant que justifiée de haute main par les grands intellectuels d’alors-  verra irréversiblement ralentie, sinon éradiquée sa progression maléfique, et qui constitue une menace non seulement pour la paix du monde, mais encore pour toute possibilité d’émancipation humaine. Bien que l’analyse politique se soit montrée indigente depuis le début de la contre-offensive israélienne, il n’est pas non plus douteux que la majorité de la population iranienne se réjouit en silence des coups portés par Israël à l’organisation criminelle des Gardiens autoproclamés de la Révolution. C’est contre la tendance au statu quo universel mais délétère – le maintien de foyers terroristes partout dans le monde à l’initiative de l’Iran et du Qatar – que doit aussi se comprendre la contre-offensive d’Israël, sa signification même. On reste abasourdi de l’état d’anesthésie de la pensée, et d’inversion de l’esprit d’aspiration à la liberté, qui caractérise cette époque si pauvre, au point d’inverser tous les registres au plan de l’éthique et du raisonnement. Sur les différents aspects de cette guerre, et sa signification ontologique, les conceptions de V. Jabotinsky conservent toute leur pertinence. Mais aujourd’hui, il ne suffit pas de fortifier la “muraille de fer” (kir habarzel), il faut encore que cette muraille s’impose dans toute sa puissance et sans état d’âme.

Sur le plan politique, mais aussi sociétal et culturel, la contre-offensive d’Israël prend la valeur d’un  processus de mue : l’attaque sauvage du Hamas a été un coup de semonce, elle a eu l’effet d’un violent réveil. Israël – Etat et diaspora incluse- s’est d’abord réveillé d’un long sommeil dogmatique, celui du mythe des “accords d’Oslo”, et plus évidemment encore, celui du mythe de la normalisation, si longtemps enseigné par une gauche occidentaliste, désireuse de s’imaginer vivant au milieu d’un océan pacifié, dont les différents constituants auraient partagé le même rêve et surtout la même vision de la démocratie et de l’histoire. Ce second mythe, celui de la normalisation séculière – mimétique à l’égard des évolutions de l’Europe- a pesé lourd sur le destin d’Israël, depuis sa proclamation en 1948. Si une normalisation est possible, et même souhaitable, ce sera néanmoins au prix d’une révision de fond en comble des assises culturelles d’Israël. Il est probable que le principe de l’Etat-nation de type occidental, transplanté dans le contexte oriental, comporte une part d’aberration, si du même élan, les principes fondateurs de la civilisation judéenne ne forment pas l’armature de la société. En réaffirmant la nécessité de tremper ces principes dans une nouvelle version de l’Israël des pères fondateurs, Israël en tant que société ouverte en sortira plus fort et plus résolu à assumer son héritage spirituel et historique. Et que les ignorants ne s’empressent pas d’hurler à la théocratie ! C’est la Bible hébraïque et le Talmud qui ont inventé la séparation des pouvoirs, le principe de la décision démocratique, le débat contradictoire, le respect de la pluralité des opinions, et celui  de l’étranger respectueux de ses lois qui vit dans sur son sol. L’adoption de la loi fondamentale adoptée en 2018 par la Knesset, sur “Israël, Etat-nation du peuple juif”, prendra désormais tout son sens : Israël n’a jamais été aussi faible que lorsqu’il aura cherché à imiter les nations au sein desquelles il fut captif et opprimé ; sa souveraineté sera d’autant plus parfaite, qu’elle sera conquise sur les derniers souvenirs d’une diaspora qui aura échoué à pérenniser les mœurs de l’exil sur la Terre retrouvée [Nous invitons le lecteur à écouter l’entretien de Rachel Israël avec Antoine Mercier : “7 Octobre : L’espoir ou l’au-delà du traumatisme”, une réalisation de la chaîne “Mosaïque”.]."

 

Quant à l'antisémitisme actuel, il ne faut pas paniquer : il a toujours existé tant à droite qu'à gauche depuis la naissance de l'antijudaïsme romano-paulinien au début du christianisme dès le 2ème siècle. La montée de l'islamisme (antisémite par définition et depuis toujours) tolérée (par lâcheté et soi-disant "liberté de culte") par les pays libres et par l'OTAN est bien plus inquiétante : l'islamisme sera pour le 21ème siècle, ce que le fascisme, le nazisme et le communisme furent pour le 20ème siècle.

Des mesures drastiques s'imposent contre l'immigration des musulmans hors de l'Islamiland ... où l'Iran joue un rôle central et moteur (notamment avec le Hamas, le Hezbollah et les Houthisme) qu'il finance via le trafic de drogues, en collusion avec plusieurs pays d'Afrique et d'Amérique du Sud, et la complicité de beaucoup de communautés musulmanes d'Europe et d'Amérique du Nord (encouragées par le néo-tsarisme russe et le néo-confucianisme chinois via des mouvements nauséabonds comme LFI ou EELV).

 

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Toute la civilisation occidentale naît avec le défi que lancent Abraham puis, surtout, Moïse d'éradiquer les idolâtries. Voilà donc une belle voie vers la sacralisation du Réel : en bannir toutes les Idoles.

Et, en politique, on s'y connaît en Idoles car qu'est-ce qu'une idéologie sinon le culte aveugle et effréné d'idoles dont les noms mythiques sont purement mythologiques : égalité, justice, laïcité, prospérité, éternité, solidarité, liberté, immortalité, patrie, peuple, nation, paix, … et tant d'autres.

Rien de tout cela n'existe, ni n'existera : des fantasmes et rien de plus.

Non que toutes les idoles soient mauvaises par essence (même si beaucoup le sont), mais elles ne sont que des emblèmes, des symboles, des images (eidos en grec … qui a donné, aussi, "idée" et "idéologie", et qui signifie "forme" … un peu comme ce triangle équilatéral qui est une forme parfaite mais que l'on ne trouve jamais nulle part dans la réalité). Des allégories qui font rêver certains, que d'autres représentent avec plus ou moins de talent, mais qui ne se réalisent jamais … tout simplement parce qu'elles sont contre nature.

La réalité du Réel n'a que faire des idéaux fantasmés par les humains.

 

En revanche – et c'est ici que jaillit les idées de Sacré et de sacralisation -, la réalité du Réel évolue vers sa propre plénitude par le chemin le plus optimal. Et ce sont précisément cette plénitude et cette optimalité qui fondent la sacralité de l'accomplissement du cosmos nouménal, du monde phénoménal, de l'humanité historique, des humains en général (c'est-à-dire de la "société" construite par le politique) et de chaque humain en particulier (c'est-à-dire de sa propre spiritualité intérieure vécue).

 

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La politique n'est pas au service de l'humain.

La politique est au service de ce qui dépasse l'humain ou, mieux, au service de ce qui permet à l'humain de se dépasser.

La politique doit être le lent, lourd et profond combat contre la médiocrité naturelle du genre humain.

La politique est au service de la construction de l'échelle qui permettra à l'humain de s'élever au-dessus de lui-même.

 

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Il ne s'agit ni de démocratie ni de suffrage universel où tout le monde aurait potentiellement raison.

Il s'agit plutôt de faire savoir que la plupart ne savent rien du tout et que certains croient savoir quelques bribes ; et qu'il est donc temps que quelques uns se mettent à construire cette tour qui mènera l'humanité au-delà d'elle-même et de ses faiblesses, vices et idoles.

 

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A force de courir derrière la vie, on finit par la perdre de vue !

 

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Quand on méprise un con cave, c'est lui qu'on vexe.

 

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On a beau dire : manger, ça fait chier.

 

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La finalité du système politique est d'abord de tenter de donner du sens à la réalité sociétale, non pas en vertu "d'idéaux" idéologiques (tous artificiels et imaginaires, simplistes et  fantasmagoriques), mais en vertu de la mission et de la vocation de l'humain dans le monde à savoir accomplir ce qui, tout à la fois, contient et dépasse l'humanitude : la Matière (la corporalité c'est-à-dire les ressources), la Vie (la constructivité c'est-à-dire l'évolution), l'Esprit (la logicité c'est-à-dire les règles) et l'Âme (l'intentionnalité c'est-à-dire le projet d'accomplissement de tout l'accomplissable) du Réel.

Cette mission humaine dans le monde est donc, tout à la fois, écologique, historique, éthique et métaphysique.

 

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Depuis longtemps,  le discours politique se trompe de mots. Il ne s'agit pas de donner, aux humains, l'accès à tous les plaisirs (le plaisir est fugace et induit un esclavage consommatoire), ni la pérennité d'un bonheur (le bonheur se réduit, finalement, à une existence morne et plate, vide et placide, paresseuse et statique).

Il s'agit bien plutôt de susciter la Joie de l'accomplissement, tant personnel que collectif, tant intérieur qu'extérieur, tant particulier que cosmique.

Il suffit de suivre Spinoza pour comprendre que la Joie est la conséquence immédiate de la réussite – au moins partielle - du travail permanent d'accomplissement de soi et de l'autour de soi : il s'agit donc, philosophiquement, de ne jamais plus confondre l'hédonisme (la recherche vaine du plaisir et du bonheur) avec l'eudémonisme (la quête constructive de la Joie).

 

Or, jusqu'à présent, toutes les idéologies parlent du plaisir ou du bonheur pour tous ou pour quelques uns. Ce n'est pas là le rôle et la mission du politique. Ce rôle et cette mission reviennent à ne pas rendre impossible ou trop difficile cet accomplissement personnel et collectif, seule source de la Joie authentique.

Comme personne ne peut marcher à la place d'un autre, personne (et surtout pas une institution politique) ne peut accomplir quiconque à sa place.

Le Joie de chacun ne dépend que de lui ; elle est sous son entière responsabilité.

 

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Avant de dire le "comment ?", il faut expliciter le "pour quoi ?" (en deux mots !).

La mission du discours politique n'est pas de dire le "comment faire pour ceci ou cela, pour atteindre tel ou tel but précis", mais d'exprimer clairement le "pour quoi" travailler ensemble en société (dans quelle intention ? dans quel projet ? vers l'accomplissement de quelle mission, de quelle vocation ?), "pour quoi" vivre ensemble le plus harmonieusement et le plus constructivement possible.

Le "comment" viendra après. Ce sera affaire de techniciens, d'experts, de virtuoses.

Mais attention ! Il ne faut jamais confondre l'intention avec une finalité ! Il ne s'agit pas de prédéfinir un but à atteindre (l'égalité de tous avec tous, par exemple, pour reprendre le leitmotiv du gauchisme), mais bien d'exprimer le sens de l'effort à consentir, ici et maintenant, pour que l'accomplissement du monde puisse avoir lieu.

Il est indispensable d'éclairer l'intentionnalité et non de palabrer sur de l'idéologie !

 

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L'essentiel n'est pas de "dire" la Vérité (comme le font les idéologies), puisque la Vérité vraie est indicible et hors de portée.

En revanche, il est vital que chacun ait accès aux outils qui lui permettent de forger et d'accomplir sa propre vérité, en parfaite harmonie avec celles des autres, afin qu'ensemble, ils puissent construire un avenir pour les générations qui viennent.

Telle est la teneur du Sacré !

 

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Le 10/05/2024

 

Genèse, chapitre 25 …

 

La mort d'Abraham à 165 ans et son ensevelissement auprès de Sarah près des chêne de Mambré.

Isaac alla s'établir "avec un puits pour une vie me voir" …

Après une période d'infertilité, Rebecca conçut des jumeaux qui se battaient dans son ventre … Esaü (le chasseur, le préféré d'Isaac qui aimait la viande) naquit le premier et était roux, et Jacob (le préféré de Rebecca) lui tenait le talon (d'où l'origine de son nom : "celui qui talonne") et, par la suite, lui achètera son droit d'ainesse contre un plat de "rouge" (Edom en hébreu) de lentilles (EDShYM).

 

Dans ce chapitre, l'idée que Ytz'haq aille s'installer "avec un puits  pour une vie me voir" (Gen.:25;11 : Im Béèr la'Hay R'oY) est la plus spirituellement intrigante.

On pourrait dire : "avec un puits pour m'y voir vivant" … L'eau du puits engendre et reflète la Vie … Ou : la Vie se puise au fond un puits où l'on se voit …

Il y a un rapport mystérieux entre "voir", "eau" et "vie" : le vivant sort d'un puits où l'on se voit.

Se voir : avoir conscience de soi … Se voir, c'est ce savoir une goutte d'eau sortie d'un puits …

 

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De Kamel Daoud :

 

"Palestine, dérives et produits dérivés.

Détournant la « cause palestinienne », le folklore propalestinien, dans la rue ou sur les réseaux sociaux, prend en hold-up une tragédie réelle.

La cause palestinienne, c'est aussi des produits dérivés. Des tee-shirts, des imitations, des keffiehs, des banderoles, des photos de corps ensanglantés, des mains rouges ou des indignations sélectives et des « poses » cadettes. Ce sont encore d'autres produits qui participent au grand malheur de ce peuple sommé d'incarner tout le monde, sauf lui-même.

Ce sont, entre autres, l'antisémitisme, l'islamisme, le populisme, les crises juvéniles, le folklore, les sit-in, les campus bloqués et les chansons, le remake vietnamien, l'antiféminisme, l'antioccidentalisme, l'antidémocratie, la haine de soi et des autres, le discours décliniste sur les démocraties, les candidatures à des élections, les listes électorales et les visibilités médiatiques.

Avec du « Palestinien », on peut tout faire : miniatures, figurines, rancœurs autorisées, wokisme, spectacles de rue et, surtout, de la « bonne conscience ». C'est peut-être ce qui fait de la tragédie palestinienne un drame à part : non plus seulement ses morts, mais aussi l'usage qu'on en fait. Un cadavre yézidi, ou kurde, ou soudanais n'a pas cet effet de convocation des ténèbres et des mythologies, il ne justifie jamais cet investissement retentissant.

Juif errant et Palestinien vacant

C'est d'ailleurs ce qui explique cette conséquence médiatique hallucinante et pourtant escamotée : on entend partout les pro-Palestiniens, et très rarement le Palestinien lui-même. Son rôle n'est pas de prendre la parole, mais d'illustrer le « crime » et de prouver la légitimité de la haine, souvent antisémite, dédouanée par une nouvelle épopée décoloniale.

Bien sûr, cela arrive quelquefois – très rarement – et, généralement, le Palestinien qui se réclame de cette nationalité réclame autre chose pour lui-même et ne l'ose – à grands cris – que dans les démocraties, pourtant toujours inculpées de partialité.

Dans les pays « arabes », ceux du soutien inconditionnel, comme on aime s'en targuer, le Palestinien vivant vaudra toujours moins que le Palestinien martyr vu à la télévision. Son cadavre vaut davantage que sa respiration. C'est la belle pièce du mortifère et du messianisme autochtone. Un étrange destin piégé par la nécrophilie : au Juif errant on répond, de l'autre « côté », par le Palestinien vacant. Aujourd'hui, avec la guerre et ses chiffres, la dépossession s'aggrave par le spectacle du pire : les populismes internationaux profitent de l'aubaine qu'est ce cadavre de guerre sans fin.

Folklore et jeux de rôle

Mais d'abord, une question : doit-on se taire sur cette guerre abjecte pour refuser de céder aux courants de fond de l'antisémitisme revitalisé ? Non. Mais faut-il protester contre cette même guerre en minimisant le réveil du monstre antisémite ? Non. Le folklore propalestinien qui, souvent, réduit une tragédie à des jeux de rôle, demeure un aspect du drame moderne de ce peuple.

 

Autrefois, cette cause était zombifiée par Nasser & Cie, le panarabisme, le nationalisme postcolonial. Nombre de dictatures « arabes » détournaient l’attention sur leurs crises internes par l’appel à la libération d’Al-Qods (Jérusalem). Aujourd’hui, ce dérivatif exclusivement « arabe » s’internationalise : on découvre, dans les courants populistes en concurrence, qu’on peut aussi utiliser la « cause » palestinienne pour vendre ses propres produits.

Il s'agit de son spectacle, de son ego, de sa candidature politique en Europe ou de ses selfies de remake du Vietnam américain, sans le risque de la mort. Les grandes causes échappent-elles à ce hold-up de visibilité ? Non. Cependant, cette fois, l'internationale numérique des réseaux sociaux et leurs effets de scène viralisent la « cause » palestinienne plus encore que ses prétendus « amis » dans le monde dit « arabe »

Le sort atroce des Palestiniens à Gaza interpelle, et personne ne l'ignore. Ce n'est pas une exclusivité mondiale mais une réalité parmi d'autres atrocités. La tragédie n'est pas plus grande que d'autres, ni moindre. Elle n'est pas pire ni meilleure que celle des otages civils du Hamas. Sauf que, si la guerre dépossède le Palestinien de sa terre, les « pro » le profanent par le détournement. À chaque fois, son corps vivant est ignoré et son cadavre servira à l'exhibition. Zombifiée depuis toujours, sa souffrance est recyclée en produits et prétextes. Finalement, ce qui fait de la tragédie palestinienne une tragédie, ce n'est pas seulement le meurtre du Palestinien, mais également l'usage que l'on fait de son cadavre."

 

Les Palestiniens et le 'Hamas sont deux problèmes totalement différents.

La guerre actuelle confronte Israël et le 'Hamas (qu'il est urgent d'anéantir). Les Palestiniens non islamistes (il y en a, mais peu), n'ont rien à voir là-dedans et sont plus les victimes du 'Hamas dont ils sont otages, que d'Israël qui tente, autant que faire se peut, de les épargner.

Le vrai problème est l'islamisme dirigé par l'Iran et les Frères musulmans, soutenus par Erdogan et Poutine, dont les pantins manipulés et malfaisants sont le 'Hamas, le Hezbollah, le Houthisme … et les islamo-gauchistes de LFI, de EELV et des "facultés" américaines et européennes.

Il faut rappeler qu'il existe des milliers de citoyens israéliens musulmans qui jouissent de toutes les garanties et bienfaits d'un État démocratique … mais que les Palestiniens refusent de rejoindre, dans le droite ligne de l'OLP de Yasser Arafat, suppôt du soviétisme et du KGB (comme Poutine).

 

Et dans la même veine, de Michel Laval, avocat à la Cour :

 

"Israël : comment se taire face aux accusations de génocide imaginaire ?

 

Le but des accusations des activistes propalestiniens contre Israël n’est pas seulement de dédouaner le Hamas de ses crimes mais aussi d’ouvrir grandes les portes de la future persécution des Juifs.

Depuis plusieurs mois, une campagne d'une intensité grandissante accuse Israël de génocide dans la bande de Gaza. Sur les campus des universités américaines et dans les écoles dites de « sciences politiques » françaises, on entend l'accusation scandée à l'envi en même temps que, par un paradoxe singulier, une carte est brandie d'un futur État palestinien du Jourdain à la mer, qui condamne l'État hébreu à la disparition. Ce mouvement où fraternisent militants d'extrême gauche et islamistes dans une nouvelle sainte alliance rouge-verte n'a rien de nouveau, ni de véritablement surprenant. Depuis des années, il occupe une partie de l'espace public où il laisse libre cours à des discours qu'on imaginait ne jamais entendre.

L'une de ses manifestations les plus spectaculaires et les plus odieuses s'est produite dès le lendemain du grand pogrom planifié du 7 octobre, perpétré en Israël par les Einsatzgruppen du Hamas, quand des voix sortant de ses rangs comme des mauvais génies se sont élevées pour contester le caractère terroriste des crimes commis et les travestir en actes de résistance armée. Nul ne doit se méprendre sur la logique de cette rhétorique, qui transforme les victimes d'hier en bourreaux d'aujourd'hui et efface les crimes réels du passé par les crimes imaginaires du présent. Nul ne peut ne pas entendre, dans les harangues des procureurs d'estrade et autres tribuns de fête foraine qui œuvrent à cette manipulation, le chant funèbre d'un nouvel antisémitisme dissimulé derrière l'antisionisme. Nul ne peut ignorer, et surtout négliger, la gravité de cette propagande qui met en grand danger les Juifs du monde entier sous couvert de leur soutien réel ou supposé à Israël et répand en France et sur le monde le pire des maux de l'esprit.

 

Une accusation aberrante

 

Le droit constitue l'un des terrains de prédilection de cette campagne comme le démontrent les actions judiciaires menées çà et là, dont la procédure incroyable engagée le 29 décembre 2023 devant la Cour pénale internationale par l'Afrique du Sud contre l'État d'Israël sous l'incrimination de la violation de la Convention contre le génocide. On connaît le sort réservé par la Cour à cette action, bien qu'on puisse redouter que l'ambiguïté de la décision rendue encourage de nouvelles initiatives du même genre, qui chercheront à pendre Israël au sommet de la pyramide criminelle où siègent les grands crimes de masse comme des monstres noirs assemblés.

Qualifier de génocide l'opération menée par l'armée israélienne contre le Hamas à Gaza ne relève pas seulement de la manipulation politique, elle ne témoigne pas seulement d'amalgames scandaleux, elle ne répond pas seulement à une stratégie qu'on soupçonne téléguidée de l'étranger, mais elle constitue encore une véritable aberration.

Le génocide est la quintessence, le summum, l'expression accomplie de l'inhumanité. Rien ne vient au-dessus, rien ne le supplante, rien ne l'égale. Il est le crime des crimes. Les tragédies qui portent sa couronne d'épines sont les plus monstrueuses. Elles défient l'entendement et laissent sur le corps meurtri de peuples qu'elles frappent et sur leurs âmes déchirées une plaie à jamais béante.

 

Des accusations qui visent à priver les Juifs de leur histoire

 

Par-delà leur singularité, ces tragédies ont un même sens, elles procèdent d'une même logique, elles obéissent à un même principe et appartiennent à une même catégorie. « Le crime de génocide, écrit le juriste juif polonais Raphael Lemkin, qui en a forgé le concept et l'a utilisé dans son livre Axis Rule in Occupied Europe, paru en 1944, implique un large éventail d'actions, […] subordonnées à l'intention criminelle de détruire ou d'invalider définitivement un groupe humain » où « les actes sont dirigés contre des groupes, comme tels, et où des individus sont choisis pour être détruits seulement parce qu'ils appartiennent à ces groupes ». Le génocide est un crime d'essence, un crime ontologique, qui vise les victimes en tant qu'elles sont ce qu'elles sont et appartiennent à un groupe national, ethnique, racial ou religieux qu'il s'agit d'éradiquer en tant que tel. Le génocide exige d'établir une intention avérée de détruire, d'anéantir, de supprimer. Tous les textes sur le génocide depuis le livre fondateur de Lemkin, qu'il s'agisse de la Résolution de 1946 de l'Assemblée générale des Nations unies, de la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, des statuts des tribunaux internationaux ad hoc pour l'ex-Yougoslavie (1993) et le Rwanda (1994), de la Cour pénale internationale (1998) et de nombre de législations nationales, dont la française (1994), contiennent la même idée, tournent autour de la même notion.

Les 1,5 million d'Arméniens massacrés en 1915 et 1916 en Turquie le furent délibérément comme tels. Les cinq à six millions de Juifs exterminés entre 1940 et 1945 en Europe le furent délibérément comme tels. Les huit cent mille Tutsis décimés d'avril à juillet 1994 au Rwanda le furent délibérément comme tels. Chaque fois, les massacres des peuples victimes n'avaient d'autre but que leur éradication. Chaque fois, c'est leur être même qui scella leur effroyable destin.

Rien de ce qui se passe dans la bande de Gaza ne s'apparente à ces crimes abominables. Rien qui ressemble à un génocide au sens où ce terme doit être entendu. L'armée israélienne n'est pas entrée dans Gaza dans le but d'exterminer la population palestinienne, mais pour traquer et éliminer les terroristes du Hamas et libérer les otages capturés lors de leur expédition sanglante du 7 octobre qui, elle, en revanche n'avait d'autre objectif, d'autre but que de massacrer des Israéliens. Gaza n'est pas le ghetto de Varsovie, comme l'a déclaré imprudemment un responsable politique français d'ordinaire, avant de se rétracter devant l'énormité de son propos. Les camps palestiniens ne sont ni de concentration ni d'extermination, mais des camps de réfugiés où tente de s'organiser une aide humanitaire qui ne connaît d'obstacles que l'exigence des opérations menées par Tsahal contre le Hamas. Les bombardements qui ont lieu au cours de ces opérations ne visent pas les civils, même si certains en sont des victimes collatérales inévitables dans une proportion jamais établie avec exactitude. Ces bombardements précédés d'avertissements à la population pour lui en épargner les conséquences ne participent pas plus d'un génocide que ceux des Alliés sur les villes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale.

En un mot, l'armée israélienne ne mène pas à Gaza une entreprise délibérée, planifiée d'anéantissement des Palestiniens. On peut penser ce qu'on veut de la situation à Gaza, on peut déplorer le sort des populations, mais on ne peut pas en dire ce qui n'est pas.

Le but des accusations des activistes propalestiniens contre Israël n'est pas seulement de dédouaner le Hamas de ses crimes sur le mode du tu quoque (toi aussi) lancé à la face des Alliés par les grands criminels nazis. Il est de dépouiller les Juifs de leurs manteaux d'abominables souffrances, de les priver de leur histoire à jamais tragique et d'ouvrir grandes les portes de leur future persécution.

Comment imaginer laisser faire ? Comment se taire ?"

 

Par essence et définition – du moins en théorie et par étymologie -, un populiste se doit de défendre le "peuple" forcément opprimé, méprisé, exploité, dupé, molesté, trompé, volé et esclavagisé par les "élites" qui, selon les cas, seront capitalistes, autoritaires, égoïstes, cléricales, "blanches", néo-libérales, riches (en argent), colonialistes, … Tout peut faire bois à ce feu-là.

Avec un peu de mauvaise foi – et Dieu sait s'il en regorge -, n'importe quel "populiste" peut, comme son ami le "wokiste" (ce sont souvent le même personnage, d'ailleurs), toujours tout ramener à un rapport de "dominé" à "dominant" et, à ce titre, sortir toute sa vieille panoplie de slogans à la mord-moi-le-nœud, de calicots bien usés, de grèves sauvages, d'occupation de locaux, de manifestations de relookés, de "bouffage" de flics, … et j'en passe.

Et tout cela, au nom de la "liberté" de ceux qui n'en veulent pas et ne souhaitent qu'un canapé, un verre de rouge et une télé.

Quelques centaines – voire milliers – d'hurluberlus sur des dizaines de millions qui, avec la complaisance des médias, toujours en quête de spectacles et de spectaculaires, font un tel chahut ici ou là qu'ils laissent croire à une révolution de masse, alors que presque tout le monde s'en fout comme d'une guigne.

Et ces gens-là osent prétendre défendre la démocratie … !

 

*

 

Tout est processus.

Tout est devenant. Tout est advenant.

Il n'existe pas d'Être.

Rien n'est ; tout advient et devient.

Tout évolue. Tout est évolutif.

Tout est changement perpétuel de la substance immatérielle, primordiale et insaisissable, de la Corporalité cosmique.

Perpétuelle transformation (passage d'une forme à une autre).

Tout est en changement en soi.

Tout est changement de soi et de l'autour de soi.

Et puisqu'on peut observer, en tout lieu, à chaque moment, que tout est changement perpétuel mais que tous ces changements sont ordonnancés et cohérents (sinon il ne pourrait exister ni lois de la matière, ni lois de la vie, ni lois de l'esprit).

L'évolution de tout se réalise en ordre, conformément à la Logicité cosmique.

Et cet ordre moteur reflète une intention qui le guide.

Le Sacré n'est autre que cette Intentionnalité cosmique qui guide toute évolution, particulière ou globale.

Qui guide mais que ne détermine pas.

L'intentionnalité fondatrice n'a aucune finalité prédéfinie sinon d'accomplir tout ce qui est accomplissable, dans le bon ordre, en bonne cohérence.

Il ne s'agit pas d'aller quelque part, mais de marcher excellement.

Et les critères de cette excellence expriment le Sacré, les règles et normes de la Constructivité cosmique.

 

L…

 

Voilà ainsi posés les quatre moteurs qui guident l'évolution de tout processus, que ce soit l'univers pris comme un tout (c'est le domaine de la cosmologie physique), ou l'humanité prise comme un tout (c'est le domaine de l'anthropologie et de la sociologie), ou la pratique des sociétés humaines (c'est le domaine de la politique), soit de chaque humain (y compris vous et moi qui sommes des processus en perpétuelle évolution guidés par nos quatre moteurs intimes : notre projet de vie (notre Intentionnalité), notre corps et nos relations (notre Corporalité), nos règles éthiques (notre Logicité) et nos activités quotidiennes (notre Constructivité).

 

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* *

 

Le 11/05/2024

 

Genèse, chapitre 26 …

 

Tout ce chapitre tourne autour du symbole des "puits", canaux verticaux de jonction entre les humains et l'Eau de la Vie.

L'Eau symbolise la substance primordiale, la corporalité primordiale du Divin, l'un des quatre éléments d'avant l'émergence de ce monde-ci, avec la Ténèbre, l'Abîme et le Souffle des Puissances (la dynamique cosmique qui met le tout en branle sur les voies de l'accomplissement).

La Ténèbre et l'Abîme symbolisent des absences, des manques, des "non-encore-existants" qui seront comblés, respectivement, par la Lumière (l'Esprit), le premier jour, et par le Terre (d'où naîtra la Vie végétale), le troisième jour.

L'Abîme et la Ténèbre symbolisent l'inachèvement, le vide à combler, l'incomplétude : la Vie et l'Esprit qui n'existent pas encore, mais qui combleront les vides du début.

Le deuxième jour, l'Eau se sépara en deux pour créer un vide (c'est la théorie du tzimtzoum d'Isaac Louria) où s'installa l'air (le "ciel") et, ensuite, y vinrent les astres (les "luminaires") du quatrième jour : le Soleil, la Lune et les Etoiles, pour marquer le temps et scander l'évolution des mondes.

Le puits, lui, ne concerne que l'Eau restée en bas, support de toute matière terrestre et de toute vie, insondable abysse que YHWH appela "mer" : la mer primordiale, berceau de toute vie.

 

"Creuser un puits", c'est oser aller rechercher l'origine de la Vie, sa raison d'être, sa mission, sa vocation.

"Combler un puits", c'est se couper du Réel et de ses raisons d'exister, c'est se fermer sur soi ; c'est devenir une bulle d'existence sans raison d'exister ; c'est se jeter corps et l'âme dans la métaphysique de l'Absurde : rien n'a de sens, rien n'a d'intentionnalité. C'est cela l'athéisme vrai et véritable (une position métaphysique qui est étrangère à toute forme de Foi ou de croyances, de spiritualité ou de religions).

 

Isaac, durant tout ce chapitre, est confronté aux mécréants (dirigés par Abi-Mélèch : "Mon père est roi") et tente de faire la paix avec eux, sachant qu'ils ne se comprendraient jamais. Il cherche à s'établir (lui et toutes ses richesses spirituelles accumulées). Il veut la paix, jusqu'à l'ignominie de faire passer sa jolie épouse pour la sœur (Abraham avait, lui aussi, user du même infâme subterfuge en Egypte).

Sitôt creusés, les puits sont comblés et bouchés par les mécréants. Mais, au bout du chemin, un compromis s'installe autour du puits de Béèr-Shéb'a (le "puits des sept" ou le "puits du serment").

 

Le puits sert à faire monter l'Eau jusqu'à l'humain, c'est-à-dire à révéler l'immanence divine dans le monde afin que le Réel apparaisse enfin pour ce qu'il est : la manifestation visible du Divin invisible.

Au fond, le puits établit le théocentrisme ou le cosmocentrisme (qui sont deux synonymes) en lieu et place de l'anthropocentrisme (le nombrilisme humain qui le se pendre pour le centre, le sommet et le but de tout ce qui existe).

 

On l'a dit déjà …

Abraham est le Croyant … et Jacob est le Théologien .. Isaac, lui, (celui qui rit) est le Mystique qui vit et voit tout ce qui existe comme des manifestations du Divin immanent, mais qui forme un Tout-Un qui transcende tout : "Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas !", dirait Hermès Trismégiste).

Israël, surtout depuis l'époque de l'exil et de la force rabbinique et talmudique, s'est placée sous la bannière de Jacob-Israël ; le temps est venu d'un retour des enfants d'Israël sous le regard et le sourire d'Isaac (Ytz'haq : "celui qui rit").

Il est temps que le Judaïsme redevienne mystique et se replace sous la bannière kabbalistique.

 

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D'un anonyme en commentaire sur "Le Point"' à propos des manifestations propalestiniennes islamo-gauchistes contre la chanteuse israélienne Eden Golan (avec menaces de mort) :

 

""Malmö, où vit la plus importante communauté d'origine palestinienne du pays.

On comprend pourquoi ni l'Egypte, ni les pays du Golfe, ne veulent accueillir les Palestiniens.

Quant au Liban : "Sabra et Chatila", et ça ne s'est pas amélioré depuis.

Quant à la Jordanie : "Septembre Noir".

Quant à la Syrie : gazages périodiques.

D'ailleurs : combien y a-t-il de "civils innocents" à Gaza ?

Recuits dans la haine du Juif depuis des décennies, biberonnés aux milliards de l'aide internationale, ceux qui auraient pu échapper à l'emprise du Hamas ont déjà été exécutés.

Alors : combien y a-t-il de "civils innocents" à Gaza ?

Si on ajoute que, dans les guerres modernes, le ratio combattants / civils tués est de 1 à 10 :

Sur les 3 Millions de gazaouis, y a-t-il 90% (2, 7 Millions) d'innocents ?

Ou n'y a-t-il pas bien plus que 300. 000 pas-si-innocents ?

Innocent, le Hamas en treillis avec sa roquette, sa Kalachnikov, ses explosifs, son couteau ?

Innocent, le civil qui viole, enlève, décapite, détient des otages et vole TV et lave-linge ?

Innocente, la mère qui félicite son fils d'avoir bien massacré des Juifs ?

Innocente, la sœur qui maintient une Juive pendant que son frère la viole, la décapite, l'éventre ou la démembre ?

Innocent, le frère qui filme la scène et la met sur Instagram ?

Innocente, la mère qui veut faire davantage d'enfants pour tuer davantage de Juifs ?"

 

Eh oui ! Il y a deux camps : les "opprimés" et les "oppresseurs", et la frontière entre ces deux catégories est définie unilatéralement, inquisitorialement, totalitairement et ultra-idéologiquement par des minorités gauchistes nostalgiques des grands mensonges d'antan … comme ceux de Marx, de Lénine, de Mao ou de mai'68, par exemple !

 

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Le 12/05/2024

 

Genèse, chapitre 27 …

 

Par un subterfuge dicté par sa mère, Rebecca, Jacob-Israël "vole" la bénédiction paternelle et sacerdotale de son père Isaac devenu aveugle, et cela fait de Jacob-Israël le chef spirituel des enfants d'Israël.

Isaac ayant découvert la supercherie et la substitution sacerdotale, déclara son irréversibilité. Rebecca, mère des deux jumeaux, conseilla à Jacob de fuir et d'aller chercher refuge chez Laban, son frère à elle, jusqu'à ce que la fureur d'Esaü s'apaise.

 

Le sacerdoce n'est donc pas une affaire généalogique, mais bien plutôt la reconnaissance d'un talent.

Un chasseur impénitent (Esaü) ne peut pas bénir la Vie.

Esaü symbolise le barbare, le rustre, l'ignare illettré, la brute …

De Jacob (Ya'aqob ; "celui qui talonne"), on sait peu de choses sinon qu'il est le fils préféré de sa mère, Rebecca dont le nom RBQH (Ribqah) dérive de la racine RBQ qui connote l'idée de "s'engraisser" … ce qui n'est guère flatteur, au premier degré.

On devine un Jacob obéissant au moins dans deux entourloupes plus que discutables fomentées par sa mère Rebecca : le droit d'aînesse contre un plat de lentilles et le droit sacerdotal (la "bénédiction d'Abraham) contre un ragoût de chevreaux. Au fond, il n'est, à ses débuts dans la vie, qu'un être mièvre et soumis qui ne se révèlera (ô combien) que plus tard : fondateur des douze tribus qui porteront son nom d'initié : Israël. Mais n'anticipons pas …

 

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Le matheux que je suis – comme à peu près tous les gens de bon sens – sait qu'une croissance infinie dans un monde possédant une quantité finie de ressources est totalement et irréfragablement impossible.

Les lois de la physique – de la thermodynamique, même – sont implacables : une croissance - donc une évolution néguentropique – n'est possible qu'en consommant des ressources énergétiques sous une forme compatible avec le processus concerné, et ce, toujours avec un rendement inférieur à un.

Cela signifie que pour croître de x et faut consommer (x+y) où y est une quantité positive non nulle. Le rendement global : x/(x+y) est donc toujours inférieur à l'unité. En clair : toute croissance épuise, peu à eu, le milieu qui est le sien.

Avant que l'humanité ne se mette à croître (en quantité et en qualité), la Terre a passé des centaines de millions d'années à accumuler des ressources diverses : elle a fabriqué de l'eau, de l'air, des métaux, des pierres, des cristaux … puis des végétaux et des animaux … mais tout cela en quantité finie. Or l'humanité, en 150 années d'activité consommatoire et industrielle, a détruit 80% de ce stock de ressources patiemment accumulées et trop lentement reconstituables (et avec quels mauvais rendements !).

L'humanité, ainsi, est condamnée à appliquer strictement deux modalités de vie auxquelles elle rechigne de tout son corps et de toute sa tête :

 

  1. Consommer beaucoup moins de tout : cela s'appelle la frugalité, le frugalisme, sinon le minimalisme ;
  2. Pratiquer partout l'antifécondité (un taux de fécondité nette inférieur à 1,31 enfant vivant par femme) et ainsi faire, partout, beaucoup moins de futurs consommateurs de ressources, afin de redescendre à une population totale, inférieure à deux milliards de personnes sur Terre (soit la population terrestre totale de 1925) ce qui correspond au taux naturel de renouvellement des ressources.

 

Si ces deux conditions ne sont pas remplies simultanément, l'humanité disparaîtra de la Terre peu après 2200.

Je ne suis pas écologiste … mais je suis physicien et la physique n'est pas une idéologie !

 

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Le "secret" central de la Franc-maçonnerie, depuis toujours (cfr. le manuscrit Regius, premier document maçonnique connu, datant de 1390), est la Géométrie sacrée.

Ce manuscrit s'ouvre par ces mots : "Ici, commencent les constitutions de l'art de la Géométrie (…)" !

 

Mais comment définir la "géométrie" dont le contenu s'est bigrement éloigné de son étymologie (en grec : le "mesure de la terre" autrement dit : l'arpentage) ?

Une définition actuelle pourrait être "étude des formes" ce qui dépasse, et de loin, la vision qu'en avait Descartes qui a voulu réduire la géométrie à des équations de figures simples, transcrites dans un espace algébrique à n dimensions et, ainsi, réduire la géométrie à la mesure de certaines de ses composantes à partir des coordonnées artificielles et conventionnelles de ses points.

 

Dans la vision cartésienne – toujours largement en vigueur chez les non-spécialistes -, toute forme est une figure spatiale équivalant à un ensemble de points liés les uns aux autres. On comprend vite combien plus profonde et plus large est la notion de "forme".

 

Le géométrie, revenons-y, est l'étude des formes, que celles-ci soient ou non algébrisables dans un quelconque référentiel spatial.

D'ailleurs, le grec ancien ne s'y est pas trompé, pour lequel la "forme" est eidos qui a donné "idée, notamment.

La forme de quelque chose, c'est l'idée que l'on en a, que celle-ci soit algébrisable ou non.

La géométrie est une branche des mathématiques, certes, mais bien plus large et plus riche que celle des nombres et de leurs relations.

 

Quant à la Géométrie sacrée, objet central de la Franc-maçonnerie, elle est l'étude de la "forme" du Divin, c'est-à-dire de l'idée formelle de ce Divin qui, pour le coup, se nomme "Grand Architecte de l'Univers".

 

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Un grand défi mathématique : décrire une "Forme" (holistique) au-delà du "Nombre" (analytique).

 

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Le 13/05/2024

 

Genèse, chapitres 28 à 31 …

 

Ces chapitres de faible intérêt narrent les péripéties – souvent peu éthiquement reluisantes – des relations entre Jacob et son oncle et futur beau-père Laban, l'Araméen. De tout cela, il ressort la naissance des treize enfants qui seront les racines des tribus de celui qui ne s'appelle pas encore Israël, enfants nés de Lia (Li'ah en hébreu qui signifie : "fatiguée") (Réouben, Shiméon, Lévy, Yéhoudah, Issachar, Zabulon et Dinah), de Rachel (Ra'hèl, la "brebis" en hébreu, prénom de ma mère) (Joseph … et, bien plus tard, Benjamin – cfr. 35;18) et de leurs servantes respectives Bilha (Dan, Nephtali) et Zilpa (Gad, Aser). Douze garçons et une fille, donc … dont il ne restera que la tribu de Yéhoudah (avec laquelle fusionna celle de Benjamin pour former le peuple judéen) et la caste sacerdotale des Lévy (il faut remarquer que le peuple juif descend de deux des fils de Li'ah (Yéhoudah et Lévy), la fille aînée du Laban, dont "la vue était faible") ; les dix autres tribus (celle de Joseph éclatera en deux et donnera celles de Manassé et d'Ephraïm) disparaîtront après les invasions assyriennes du Royaume du Nord.

 

Le seul passage mystique réellement exaltant est celui bien connu de "l'Echelle de Jacob" et, ce qui s'en suit : la pierre de Bethel (la "pierre de la Maison du Divin" ; Beyt-'El).

Cette pierre-autel commémore le pied terrestre de cette échelle mystique qui relie la Terre et le Ciel, c'est-à-dire l'humain et le Divin (ce sera le rôle du Tabernacle dans le désert et du Temple de Salomon à Jérusalem : le lieu de l'épiphanie), et qui est parcouru par des "messagers" ou par des "messages" qui montent et descendent de l'un à l'autre.

C'est l'Echelle de l'Alliance, de l'Union, de la Communion (la construction faite ensemble - du latin : cum munire -, en complémentarité, pour réaliser l'accomplissement du Tout-Un-Divin-Réel).

Cette échelle symbolise tous les parcours mystiques et initiatiques où l'humain monte peu à peu, échelon par échelon, vers toujours plus de divinisation de lui-même (intérieure, donc) et du monde qui l'entoure (et extérieure, en complément).

 

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L'idée de "progrès" …

L'idée de "progrès" exprime celle d'une progression (donc d'une avancée) vers un "mieux". Encore faut-il définir quel sera le ou les "critère(s) de ce "mieux" ?

"Mieux par rapport à quoi ?

"Mieux par rapport à quelque chose de connu et de réel ou par rapport à quelque chose de rêvé et de fantasmagorique ?

 

L'idée de "progrès" a engendré une posture idéologique nommée "progressisme" qui a surtout, pour beaucoup, une connotation "sociale", le plus souvent "égalitariste".

Une société est dite avoir "progressé" si elle est devenue plus égalitaire.

Encore faudrait-il démontrer que le nivellement par le bas que cela entraîne soit un "progrès" pour quiconque.

 

Dans sa version politique, le "progressisme" indique une évolution vers le démocratisme, sous-entendu au suffrage universel. Mais, comme déjà noté, la démocratie au suffrage universel n'est un "progrès" qu'en rêve et en mots ; dans la réalité, elle favorise soit une démagogie électoraliste, soit une démocrature autoritaire. Où y a-t-il "progrès" là-dedans ? Que je sache, ni la démagogie, ni la démocrature ne sont enviables puisqu'elles ne marquent que le triomphe de la manipulation des masses par les plus narcissiques adorateurs du pouvoir.

 

Le seul "progrès" qui soit réel et mesurable, visible et transmissible, est le progrès de la Connaissance (scientifique) qui est un domaine auquel n'accèdent que les plus doués et les plus talentueux (ce que les "socialo-progressistes" ne manqueront pas de qualifier d'élitisme …).

Que je sache, les progrès de la connaissance médicale sauvent des vies humaines tous les jours, mais n'est pas médecin qui veut !

 

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Un immigré est un parasite qui vient profiter de la prospérité d'un autre pays plutôt que de se consacrer à celle du sien.

 

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De Ségolène Royal que, d'habitude, je déteste copieusement :

 

"Pour Ségolène Royal, l’Eurovision était « un concours de laideur » et « d’exhibitionnisme »

Ségolène Royal ne goûte pas le kitsch (…) de l'Eurovision. C'est par le biais d'un tweet révolté que l'ancienne ministre des gouvernements Valls et Cazeneuve s'est insurgée contre… les costumes des candidats. Un outrage pour Ségolène Royal (…). À tel point qu'elle espère « que pas un euro d'argent public ou européen ne soit allé à cette farce lugubre [à quelques exceptions près] et que les questions sur l'entreprise de costumes et de mise en scène qui a sévi (sic) et sur ceux qui l'ont choisie, puissent être posées ». Ségolène Royal s'inquiète surtout pour les candidats et leur « liberté de refuser les pitoyables vêtements (sic) maltraitants que les organisateurs leur ont fait porter »."

 

Et pas que les déguisements absurdes et laids … A lire aussi ce commentaire du "Le Point" concernant cette navrance que fut le concours Eurovision de la chanson :

 

"la famille d'Eden [Eden Golan qui représentait Israël et qui a subi les pires insultes et infâmies malgré son immense talent … elle a tout de même remporté la 5ème place  et elle aurait été première, sans doute, si les votes des "professionnels" ne lui avait pas été aussi défavorables] a fui les pogroms d'Ukraine pour s'installer en Israël ... J'ai tenté de suivre la finale de ce dernier concours, hier soir, mais ai été dégoutée de la majorité des prestations : j'ai éteint mon poste, navrée que tant de décibels soient promoteurs de décadence, navrée que ce concours originel de la chanson ne glorifie plus ni le folklore, ni la culture, ni les seules performances vocales, ni rien de particulier, d'exceptionnel, sauf Slimane, tout ce petit monde chantait en Anglais ... Cette promotion 2024, non suivie par les jeunes, aura montré au grand jour, l'évidence d'un concours ringard, monté de toutes pièces par une UE très très mal en point, encerclée par ce mouvement prosélyte maintenant mondial propalestinien et surtout antisémite "primaire"... Où plusieurs minorités écologistes lgbt anti-tout organisent des rave-parties anti-tout : hier soir, ce rassemblement consenti de toutes part, m'y a fait pensé ... Ce qui est grave, et dorénavant remarquable, est le silence de tous nos chefs d'état ou de gouvernement, complices, laissant le peuple s'exprimer sur diverses forums ... "

 

Le vainqueur fut un dégénéré suisse se désignant comme non-binaire, c'est-à-dire, en gros, un garçon déguisé en fille tout vêtu d'une jupette rose avec juste-au-corps et collants blancs … Bref : du pitoyable à souhait !

Pire encore que l'homosexuel caricatural, Mustii, qui représentait la Belgique …

 

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Il est hallucinant de constater que l'homosexualité et la non-binarité qui sont des insultes à la Nature et à la Vie, puissent, de nos jours, être devenues une mode incontournable que le petit monde dégénéré de la communication et de la publicité croit indispensable d'exhiber partout.

Lorsqu'ils ne sont pas homosexuels, les couples doivent être multiraciaux ; c'est le must, aujourd'hui, dans les publicités et les feuilletons télévisuels.

Il est peut-être utile de rappeler, haut et fort, que l'Euroland est "blanc", judéo-helléno-chrétien et hétérosexuel.

Comme toute règle de base, celle-ci peut connaître des exceptions qu'il faut tolérer et respecter, mais il faut continuer à les considérer et à les traiter comme des exceptions qui doivent appeler plus la pitié que la réprobation.

 

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De René Barjavel :

 

"Chaque parcelle de l’Univers, du microcosme au macrocosme, est un mot du message. Les relations des mots entre eux, des atomes et des molécules, des feuilles avec les fruits et les racines, du sang et des os, de la pesanteur et de la chute, du mangeur et du mangé, des étoiles et des Voies lactées, composent une signification totale que nous ne savons plus déchiffrer, ni dans ses détails, ni dans l’équilibre de ses parties, ni dans la grande et simple évidence de son tout.

La lecture d’un brin d’herbe, d’une poignée de terre, d’une foule, d’un petit chat, des étoiles de l’été, devrait nous introduire très simplement et très profondément dans la Connaissance. L’Univers est un livre qui s’écrit sans cesse en pleine clarté. L’Homme est un mot, une phrase, un chapitre de ce livre, mais il ne sait plus lire ni en lui-même ni dans les autres pages. Par son corps animal, il continue de faire absolument partie du grand fleuve de la création. Il est une goutte dans le courant, traversé par lui et lié à lui dans sa mobilité. Il est dedans, par toutes ses cellules. Mais par la pensée il a cru s’arracher à cette dépendance, explorer le fleuve à sa guise. Il a perdu le sens du courant. Il continue à être emporté, mais il ne sait plus où il va.

Il a inventé de nouvelles écritures qui lui ont fait oublier celle de l’Univers. Il a élaboré des sciences qui lui ont fait perdre le savoir. Toute son attention est appliquée à l’apparence des choses et néglige leur signification. Il est comme un enfant curieux qui suit avec le doigt le contour des lettres, et qui ne sait pas lire. Il s’est mis à faire l’inventaire de ce qui est, et ne sait plus pourquoi cela est."

 

Ce texte est magnifique et profondément vrai ; il converge, sans le savoir, avec la vision de la cosmologie complexe et holistique qui émerge de nos jours.

 

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Il y eut, à la télévision un fameux "Bouillon de culture".

Aujourd'hui, partout, il n'y a plus que des "brouillons de culture" …

Des brouillons de tout, d'ailleurs … mais plus de culture nulle part.

 

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D'Etienne Gernelle :

 

"Emmanuel Macron ne peut pas ignorer que si nos voisins, en particulier du Nord, traînent la patte, c’est en partie parce qu’ils n’ont pas confiance dans la France, qui leur fait consciencieusement les poches depuis des décennies en ne tenant pas ses finances publiques. D’autant plus que – et tout le monde le sait – si la France s’est autant endettée, ce n’est pas pour investir mais pour assurer les fins de mois de son modèle social …"

 

Ce sont les politicards nationaux qui, en la rendant responsable de tout ce qui déplaît à la populace, tuent l'Euroland à petit feu. Ils oublient de dire que toutes les décisions européennes, ce sont eux qui les prennent.

Il est grand temps que l'UE deviennent unitaire et souveraine et que l'on balaie les Etats nationaux sous la carpette. Ils ne servent plus à rien. Ils n'ont plus qu'un pouvoir de nuisance (de désunion, de manipulation, de désinformation, de jalousie, …).

 

*

 

Le "modèle social à la française" : c'est l'étiquette collée sur une bouteille de piquette qui ne contient qu'un picrate infâme appelé "assistanat".

 

*

 

De Pierre-Antoine Delhommais :

 

"Rien ne résume mieux les bouleversements politiques, économiques et sociologiques que la France a connus au cours des dernières décennies. Selon l’étude « Portrait des professions en 2022 » publiée par l’Insee, la part des agriculteurs dans l’emploi total est passée en quarante ans de 7,5 % à 1,6 %, du fait notamment des forts gains de productivité et de l’augmentation de la taille des exploitations. Reflet de la désindustrialisation, la part des ouvriers a, de son côté, reculé de 29,9 % en 1982 à 18,9 % en 2022, celle des ouvriers non qualifiés ayant même été divisée par deux (de 14 % à 7 %). Alors qu’au début des années 1980 la France comptait trois fois plus d’ouvriers que de cadres, ces derniers sont désormais plus nombreux. Conséquence de la hausse du niveau des qualifications et de la tertiarisation de l’économie, la part des « cadres et professions intellectuelles supérieures » a presque triplé en quarante ans, grimpant de 8 % à 21,7 %."

 

Cela n'a rien de typiquement français. La réalité est bien plus générale : tout ce qui est robotisable, sera robotisé et tout ce qui est algorithmisable, sera algorithmisé.

Le monde de demain n'aura plus de place pour les médiocres car tout ce qui est médiocre, n'importe quel ordinateur peut le faire mieux et plus vite que le polichinelle humain de faction.

Mais paradoxalement, on constate un effondrement de l'école et des niveaux scolaires …Tout cela n'est guère de bon augure !

 

Dans le même idée (c'est moi qui souligne …) :

 

"7,1 % des Européens travaillent 49 heures ou plus par semaine.

Selon Eurostat, 7,1 % des Européens âgés de 20 à 64 ans occupant un emploi ont travaillé en moyenne 49 heures ou plus par semaine en 2023. C’est en Grèce que cette proportion est la plus élevée (11,6 %), suivie de Chypre (10,4 %) et de la France (10,1 %). Les taux les plus bas sont observés en Bulgarie (0,4 %), en Lituanie et en Lettonie (1,1 % chacun). Par catégorie professionnelle, 29,6 % des indépendants ont eu des semaines de travail de plus de 49 heures et seulement 3,6 % des salariés."

 

Avec la robotisation et l'algorithmisation généralisées, le salariat (belle invention de l'industrialisme classique, désormais obsolète) est condamné à disparaître.

Chacun sera sa propre entreprise, son propre patron et son propre personnel et devra construire des partenariats avec d'autres indépendants pour former des équipes porteuses de projets.

 

*

 

Les Etats nationaux sont des constructions artificielles ; c'est un fait.

Ils régissent la vie quotidienne ; c'est un autre fait.

Trois questions fondamentales se posent, à présent, à leur propos …

Sont-ils compétents ?

Sont-ils légitimes ?

Sont-ils efficaces ?

La réponse, aujourd'hui, est devenue négative sur les trois plans.

 

*

 

De Yan Ferguson :

 

Le paradoxe de Polanyi.

"Plus on est bon dans ce qu’on fait, plus il est difficile de l’expliquer. Car la performance se loge dans l’indicible de l’expérience"

,

C'est le paradoxe de l'excellence … Là, plus question de savoir-faire, de méthodes, de connaissances …

Seulement du "génie" : un mot passe-partout qui dit tout, mais n'explique rien.

 

*

 

Bon à savoir (source : Eurostat) :

 

Taux d'emploi des 20 - 64 ans dans l'Union Européenne, en 2023 :

Globalement = 75,3 % (71,5 % en 2020).

Pays-Bas = 84 %

Suède = 83 %

Suisse = 83 %

Tchéquie = 82 %

Hongrie = 81 %

Irlande = 79 %

Pologne = 79 %

Portugal = 78 %

Autriche = 77 %

Bulgarie = 76 %

France = 74 %

Belgique = 72 %

Espagne = 70 %

Roumanie = 69 %

Italie = 66 %,

Grèce = 67 %

Turquie = 57 %

 

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* *

 

Le 14/05/2024

 

Genèse, chapitres 32 et 33 …

 

Long processus de réconciliation entre Jacob et son frère Esaü, accompagné de cadeaux en bétails …

Esaü repart chez lui et Jacob s'installe à l'entrée de la ville de Salem où il achète un terrain ; "Il construira là un autel et il nommera vers lui : Dieu des dieux d'Israël". Voilà sans doute, le prémisse de ce qui deviendra la ville de Jérusalem et du Temple de Salomon.

 

Mais il est un passage (Gen.:32;25 à 32) particulièrement riche : celui de la rencontre de Jacob (désormais seul sur la rive de la rivière Yaboq (YBQ) après avoir conduit sa famille à l'abri de l'autre côté) avec une "personne" ('Ysh) qui "luttera (Yè'abéq de la racine ABQ) contre lui jusqu'à la montée de l'or".

Les lutteurs étant de forces égales et la lutte n'ayant pas d'issue après toute une nuit de combat, la "personne" luxa la cuisse de Jacob (qui boîtera, donc) avant de lui demander de le laisser partir, le jour étant levé. Jacob accepte à la condition qu'il le bénisse. L'adversaire alors lui demande : "Quel est ton nom ?" et Jacob donne son prénom. Alors la "personne" dira : "Pas Ya'aqob" et il dira : "Désormais ton nom [sera] comme si : "Israël" car tu as dominé contre des dieux et contre des humains et tu t'es accompli".

 

Ce nom "Israël", étymologiquement, se compose de deux racines : YShR ("aller droit, être droit, droit, droiture, loyauté, intégrité, sincérité") et 'El ("Dieu, Déité, Divin"). Le sens est obvie : "droiture divine" !

Mais il fait l'objet, parfois, de positions contradictoires puisque certains s'obstinent à vouloir insérer, dans ce mot, une idée de "lutte" lié non pas au nom "Israël", mais aux faits et gestes de Jacob avant qu'il ne soit surnommé Israël.

 

Une autre question demeure ouverte : qui est ce "personnage" qui lutte contre Jacob sur la rive de la rivière Yaboq ?

La tradition aime à l'assimiler à un "ange de Dieu" ou à un "envoyé de Dieu".

Rien de tout cela n'apparait dans la racine Yish utilisée ici, qui désigne plutôt (voir sa première apparition dans le deuxième chapitre de la Genèse au verset 23) un "être humain" masculin, Yshah en étant la version féminine.

Quant à moi, j'aime à penser que ce combat de Jacob, il le livre contre lui-même, qu'il est son propre adversaire, qu'il lutte pour accéder, avant le retour au pays de ses ancêtres, à l'Alliance avec le Divin et au renoncement à sa vie profane antérieure auprès de Laban.

Jacob devient Israël par un saut spirituel : il réussit sa propre initiation !

 

*

 

De mon amie Georgia Terzakou :

 

"Objet : Une profusion de livres, mais qui les lit vraiment ?

 

Regardez autour de vous, comptez les livres qui encombrent vos étagères. Depuis 1990, le nombre de titres publiés annuellement en France a explosé, passant de 40 000 à plus de 110 000, sans même inclure l'autoédition. Cette prolifération reflète une révolution tant technologique que stratégique dans l'édition, marquant une diversification culturelle sans précédent.

Cependant, cette abondance n'a pas significativement modifié nos habitudes de lecture. Alors que les écrans monopolisent de plus en plus notre attention, nos choix littéraires se portent sur des formats plus digestes : bandes dessinées, manuels pratiques, reléguant les œuvres littéraires classiques au second plan. Cette évolution a des répercussions palpables sur les auteurs dont les ventes, autrefois florissantes, s'effondrent dramatiquement.

Chaque année, près de 20 % des livres produits en France sont détruits sans avoir jamais été ouverts. Peut-on justifier une telle surproduction au nom de la diversité et du choix ? Si la liberté d'expression enrichit indéniablement notre société, le gaspillage qu'elle entraîne est indéniable.

La solution à ce paradoxe pourrait émerger de politiques publiques audacieuses. Il est crucial de repenser notre modèle de production et de distribution : devrions-nous instaurer des quotas par genre, soutenir financièrement les auteurs émergents, favoriser une production à la demande pour éviter les excès ? Quel rôle les grands éditeurs sont-ils prêts à jouer dans cette transformation ? Peuvent-ils entreprendre un changement radical pour favoriser la durabilité et l'équité dans l'industrie du livre ?

Mais au-delà des éditeurs, des distributeurs, des politiques, notre responsabilité en tant que lecteurs est immense. Imaginons un monde où nous emprunterions tous nos livres, augmentant ainsi de manière colossale le nombre de bibliothèques tout en réduisant le nombre de librairies, transformant peut-être les libraires en bibliothécaires. Cela nécessiterait de repenser radicalement les règles de rémunération des auteurs et des éditeurs, fondées sur l'emprunt plutôt que sur la vente. Les diffuseurs et les distributeurs devraient également adapter leurs rôles dans cette nouvelle chaîne du livre. Ce serait un changement majeur, qui diminuerait la surproduction d’une part, et la surconsommation d’autre part. Quand je vois ma bibliothèque avec des centaines d’ouvrages qui dorment, je me questionne. Ces livres vont rester là jusqu’à ma mort, jusqu’à ce qu’un de mes enfants s’en débarrasse, les jugeant trop vieux, occupant trop de place etc. Il est vrai qu’une belle bibliothèque dans une maison ou un appartement, c’est magnifique. Mais n’est-ce pas, dans le fond, un peu ridicule ? Nous arrivons de plus en plus à résister à la fast fashion, à donner nos vêtements, à accepter l’absurdité de la possession pour posséder. Je le répète : 20 % des livres finissent pilonnés, ils n’ont jamais été ouverts… C’est énorme. Si nous ne bougeons pas, rien ne bougera. Si nous empruntons uniquement ce que nous sommes sûrs de lire, et si le livre sert à plusieurs personnes, il n’y aura pas le choix que de baisser la production."

 

Aujourd'hui, l'invasion numérique (y compris dans le production, l'édition, la diffusion et la livraison des livres "papier") a également  induit une autre forme de lecture sur base des liseuses numériques dont tout "papier" est absent.

Il semble que les neurosciences affirment qu'une lecture "papier" et une lecture numérique sur écran ne produisent pas les mêmes effets intellectuels et que la lecture "papier" (par son rythme, sa tactilité, ses allers-et-retours, ses annotations, mais aussi par la sensualité propre au livre par le toucher et l'odorat) imprègne plus profondément et plus durablement le lecteur.

Intuitivement, je ne peux qu'abonder dans ce sens.

Mais le livre pose le problème de l'encombrement et là, manifestement, il y a un énorme créneau à peine entr'ouvert. J'ai probablement, de l'ordre de 4 à 5000 livres en ma possession chez moi et je sais que 90% d'entre eux ne seront plus jamais ouverts par moi et n'intéresseront guère mes proches. Si je ne fais rien, ils finiront au pilon ou en déchetterie ou, dans le meilleur des cas, dans un magasin de seconde main où les essais et livres "intellectuels" se vendent mal.

Alors, que faire ?

 

*

 

De Luc de Barochez :

 

"La paix passe par Rafah

La France et l’Amérique doivent être plus conséquentes dans leur soutien à Israël. Et celui-ci doit afficher ses intentions pour l’après-guerre.

Fidèle soutien du Hamas depuis le massacre qu'il a perpétré le 7 octobre en Israël, l'Afrique du Sud vient d'appeler la Cour internationale de justice à ordonner le retrait israélien de Rafah. La France et l'Union européenne, dans le même sens, ont sommé Jérusalem de cesser son opération militaire dans cette ville du sud de la bande de Gaza. Même Joe Biden a menacé de suspendre les livraisons d'armes à Israël s'il lançait une offensive d'ampleur à Rafah.

De la part du gouvernement sud-africain, aligné sur les Palestiniens les plus extrémistes, la démarche n'étonne pas. Mais la France, l'Europe, les États-Unis ? Quel est leur intérêt à laisser prospérer le mouvement terroriste, armé et financé par l'Iran ? Ne devraient-ils pas, au contraire, soutenir autant qu'ils le peuvent l'armée israélienne ? Tsahal mène une œuvre de salut public. C'est en pourchassant jusque dans leur dernier bastion les islamistes armés qu'elle aura une chance de libérer les otages encore détenus et de prévenir de nouveaux méfaits terroristes du Hamas.

Le Hamas est un obstacle majeur à la paix au Proche-Orient. Tant qu'il conserve son arsenal, il est chimérique d'imaginer qu'un État palestinien pacifique puisse exister à côté d'Israël. La population de Gaza est la première intéressée à être libérée de son emprise mortifère. Le mouvement islamiste, qui a pris le pouvoir dans l'enclave à la faveur d'un coup d'État en 2007, a mis en place une dictature théocratique impitoyable, en torturant et en éliminant tous ceux qui osent s'opposer à lui ou simplement émettre des opinions critiques.

On ne défait pas une idéologie par les armes

Si Israël parvenait à trancher les têtes de l'hydre, nombre de pays arabes, Égypte et Arabie saoudite en tête, lui en seraient reconnaissants. Ils exècrent le Hamas depuis longtemps. Ils seraient ravis qu'Israël les en débarrasse. Leurs dirigeants ne peuvent pas le dire publiquement ; leur population, chauffée à blanc par la brutalité des événements à Gaza, prise de pitié devant le sort dramatique des civils palestiniens, ne leur pardonnerait pas.

Certes, l'objectif maximaliste d'« éradiquer le Hamas », affiché par le gouvernement israélien, est illusoire. On ne défait pas une idéologie par les armes ; le combat contre l'islamisme est une œuvre de Sisyphe. Cependant, démanteler l'appareil militaire du Hamas, éliminer ses chefs, capturer ou tuer ses miliciens, confisquer ses stocks d'armes, détruire son réseau tentaculaire de tunnels, est une tâche à la portée de l'armée israélienne. En attendant, la menace subsiste. Neuf roquettes ont été encore tirées depuis Rafah le 10 mai contre la ville israélienne de Beersheba ; l'une d'elles s'est abattue sur une aire de jeux pour enfants.

Pour remplir son objectif, Tsahal doit étendre ses opérations à Rafah et y déloger les quatre derniers bataillons du Hamas – soit une dizaine de milliers de combattants, selon les estimations des services de renseignement israéliens. Le Hamas et ses chefs luttent littéralement pour leur survie. Seule la pression des opérations militaires peut les faire sortir de leur tanière."

 

Enfin un article vrai qui expose la situation et les enjeux réels ! Merci Monsieur de Barochez.

L'islamisme (pas la religion musulmane !) doit être éradiqué par les efforts communs de tous les pays civilisés et démocratiques, et pas seulement par Israël qui, aujourd'hui, est le seul à faire le "sale boulot".

Voilà le plus grand service à rendre pour une paix durable au proche- et moyen-orient, au grand soulagement de l’Égypte, de l'Arabie Saoudite et de bien d'autres pays de cette contrée.

Il faut cesser de colporter les médisances et les calomnies de l'islamo-gauchisme (de LFI ou de bien des écolo-gauchistes, par exemple).

 

*

 

De Jake Sullivan (conseiller du président US Joe Biden) :

 

"Nous pensons qu'Israël peut et doit faire plus pour assurer la protection des civils innocents. Nous ne pensons pas que ce qu'il se passe à Gaza soit un génocide".

 

Toujours la même tactique des antisémites : faire, à Israël, tous les procès qui ont été fait au nazisme après l'extermination de six millions de Juifs en Europe.

L'équation que les islamo-gauchistes espèrent faire passer est : "Juif = Nazi".

C'est récurrent. Mis à toutes les sauces. Sous tous les prétextes. C'est le mensonge de base sur lequel toute leur propagande est basée.

 

Et ces commentaires anonymes bien sentis :

 

"Il fallait que cela soit dit. Honte à ceux qui manipulent la réalité pour tenter de faire passer les israéliens pour des monstres. Les seuls monstres sont les terroristes du Hamas et leurs soutiens islamistes et islamo-gauchistes, de Greta Thunberg à Mélenchon, en passant par Roma Assan."

 

"Cette histoire de "génocide" a toujours été une invention des islamo-wokistes, largement présents dans le monde médiatique et universitaire, ce qui explique comment cette thèse s'est diffusée.."

 

"Bien sûr, je ne crois pas aux résultats des élections qui disent que 99% des gazaouis sont pro-Hamas. Mais le Hamas a bien massacré tous ses opposants, les trop tièdes et les pas assez islamistes. Mais y a-t-il encore des civils innocents à Gaza ?"

 

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De BHL :

 

"Sœurs et frères inconnus avec qui je partage ce nom vertigineux, si lourd et si grand à porter, qu'est le nom d'Israël !

Nous rendrons les honneurs, demain, jour de Yom ha-Zikaron, à tous les soldats tombés, et qui tombent encore tous les jours, pour que vive le rêve meurtri de cette terre longtemps promise et redevenue, le temps d'une vie d'homme, une maison pour les Juifs.

De tout temps, depuis Pharaon, Nabuchodonosor, les rois de Perse, les empereurs de Rome et même les rois de France, il y eut des otages juifs.

Et, de tout temps, avec la force d'une montagne qui pousse, ou d'une mer qui roule, nous avons lutté pour eux, chacun d'eux, un à un, et nous avons respecté le Pidion Chevouim, l'impératif du rachat des captifs, dont le non-respect, disent les Sages, viole « sept commandements de la Torah ».

Les empires ne connaissent que les grands nombres.

Mais nous, Juifs, savons que le seul très grand et très vrai nombre, le seul qui compte, c'est l'Un dans l'homme, l'Un de l'homme et l'Un de chaque vie sauvée qui vaut, disait Maïmonide, tous les Shabbats du monde.

C'est ce savoir juif qui nous réunit ce soir et continuera de vous réunir, je crois, jusqu'au dernier otage revenu vivant (je tremble en prononçant ce mot…) car nous savons que, de cette vie, du retour de votre fille et de votre fils, de votre mère ou de votre père, de votre grand-père, de votre bébé, de votre amante, de votre amant, dépendent l'âme, la victoire et la survie d'Israël.

La survie, c'est la forme la plus humble de la vie, celle qui nous tient juste au-dessus de la faim, du désespoir ou de la mort."

 

Depuis le 7ème siècle avant l'ère vulgaire, la Judée s'est fait envahir plus d'une douzaine de fois … et n'a jamais envahi personne. Or, c'est toujours celui qui attaque qui a tort et qui porte tous les torts.

L'OLP, le 'Hamas, le Hezbollah, le Houthisme et, bien sûr, derrière eux, l'Iran et les Frères musulmans portent, aujourd'hui, tous les torts, et il est urgent que tous les pays civilisés et démocratiques en prennent conscience et en tirent toutes les conclusions, même les plus dures.

 

*

 

D'Agnès Buzyn (ministre et juive) :

 

"(…) nous avons acté que Dieu était mort à Auschwitz."

 

Vieux débat juif … Vieux débat spirituel …

Si le Divin était parfait, alors le Mal (et Auschwitz fut la réalisation du Mal absolu) ne serait pas possible.

Mais si Dieu est vivant et imparfait, en voie de perfectionnement et d'accomplissement … et si le Mal n'est que l'expression de cette pénible part accomplie … alors, Auschwitz ne signe aucunement la mort de Dieu … mais seulement la part d'ignominie monstrueuse dont l'humain est capable lorsqu'il s'enlise dans la part inaccomplie de Dieu.

 

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Il semble assez évident que les cérémonies et événements à "grand spectacle" comme l'Eurovision de la chanson, le festival de Cannes, les Jeux olympiques et toute la kyrielle des grands événements "people", outrageusement médiatisés, n'intéressent plus grand-monde.

De façon générale, le "big-show-business" et les énormes tintouins médiatiques, commerciaux et promotionnels, qui les accompagnent de mille excentricités souvent extravagantes, voire inconvenantes, écœurent à présent la majorité de nos contemporains qui aspirent à des existences plus feutrées, plus intimistes, plus frugales.

 

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Le 15/05/2024

 

Genèse, chapitre 34 …

 

L'affaire Dinah (Dinah : la "juge", celle qui rend justice …) …

Dinah, seule fille de Jacob; peu après leur installation à Salem, se fait violer par Shykhem ("épaulé"), fils du gouverneur du pays, qui finit par tomber amoureux d'elle et veut l'épouser …

Le père de Shykhem, 'Hamor ("âne"), veut négocier et propose la fusion pure et simple des deux peuplades et le partage de tous les biens. Les fils de Jacob font semblant d'accepter l'alliance avec Shykhem à la condition que tous les hommes de son territoire fussent circoncis. Ce qu'il firent. Etant affaiblis par l'opération, ils ne purent résister à l'attaque de Shiméon et de Lévy (deux des fils de Lia, comme Dinah était aussi sa fille) qui tuèrent tous les hommes mâles de la contrée et emportèrent tous leurs biens et toutes leurs femmes et filles pour laver l'honneur de leur sœur Dinah. Jacob prit peur devant l'éventualité des vengeances et représailles des autres Cananéens et Phérézéens.

 

Le message, ici, est moral dans les deux sens des rapports entre la "justice" et la "violence".

La violence peut-elle violer la justice ? Et la justice peut-elle user de violence pour être rendue ?

Autrement dit, même face à un problème d'injustice (donc d'actes qui violent la Loi divine  - symbolisée par Dinah : la "justice" - dont les lois humaines devraient être des dérivées), le violence peut-elle être légitime ?

Comment s'opposer efficacement à une menace grave, de façon à rendre stérile la violence de l'autre qui attaque, et comment prévenir la violence qui devra, sinon, se déployer pour se défendre contre cette attaque ou pour l'empêcher de nuire à nouveau dans le futur ?

 

L'actualité de notre époque pose ces questions tous les jours, notamment dans la guerre contre le totalitarisme impérialiste en Ukraine ou contre l'islamisme terroriste à Gaza en Israël … mais aussi dans les grandes villes occidentales où d'immenses quantités d'argent sont mises en jeu notamment par les trafics de drogues.

La violence a toujours le même mobile : la satisfaction immédiate (ou la plus rapide possible) de désirs primaires (orgasme, ivresse, possession, domination, etc …) par tous les moyens, quels qu'ils soient.

Outre le jeu des mots : la vie, pour rester en vie, doit combattre l'envie !

Le dixième précepte donné dans le décalogue est le plus pertinent, en ce sens : (Ex. 20;17-18) :

 

"Tu ne convoiteras pas une maison de ton ami ; tu ne convoiteras pas une femme de ton ami et son serviteur et sa servante et son bœuf et son âne et tout [ce] qui [est] pour ton ami."

 

La convoitise … Voilà bien la source de toutes les violences humaines : le combat entre le "je veux" et le "tu ne veux pas". Ici, le rapport des forces devient prépondérant et la seule parade est éducationnelle (alors que l'école part en quenouille …) et civilisationnelle (alors que la politique part en déliquescence …).

Mais les choses se compliquent lorsque le "je veux" devient : "je veux que nous appliquions tous la Loi divine" (cette Loi n'étant pas un dogme littéral, mais un guide spirituel).

De toutes les façons, la violence exprime la victoire du désir sur l'éthique.

Mais qu'en est-il du désir d'éthique, du désir de paix, du désir d'équité, … ?

Ce désir vital et impératif a-t-il tous les droits, même le recours à la violence ?

 

*

 

De Sophie Coignard :

 

"(…) l’extrême gauche préfère le dogmatisme à l’humanisme."

 

Il faut généraliser le débat qui, en fait, porte sur l'incompatibilité définitive entre réalisme (nommé "humanisme", ici) et idéalisme (nommé "dogmatisme", ici).

En termes moins philosophiques, cela signifie qu'il faut apprendre à accepter de vivre et de construire la Vie et l'Histoire avec les matériaux et ressources tels qu'elles nous les ont apportés, et non de fantasmer une "autre monde" au nom de rêveries idéologiques toujours beaucoup trop simplistes face à l'immense complexité de la réalité du Réel.

Nous sommes en train de sortir d'un cycle civilisationnel qui s'effondre sous nos yeux : celui du "messianisme" tant religieux ("le monde céleste") que politique ("les lendemains qui chantent"). Il n'y a rien à sauver. Il n'y a pas "d'autre monde". Il n'y a rien d'immortel ni d'éternel. Il n'y a rien d'idéal, rien que de l'idéel !

Il faut cesser de pourrir continuellement le présent avec des rêves infantiles de lendemains magiques et féériques.

 

*

 

Un commentaires anonyme :

 

"LFI et le PC préfèrent les terroristes que ce soit à Gaza ou en Nouvelle Calédonie et ne savent que condamner en bloc de supposées violences policières en restant aveugles aux si nombreuses violences contre des policiers. C'est dans leurs gènes. Quant au PS qui a enfin fini de flirter avec ces islamo-gauchistes en gagnant mécaniquement des voix par défaut, il reste pleinement le parti qui a coulé la France. Une droite laminée et une extrême droite qui monte sans effort. L’Assemblée Nationale la plus démoralisante du siècle ..."

 

Discours bien sûr purement franco-français, mais qui se répète, avec d'autres mots et tournures, un peu partout dans le monde civilisé : notre monde qui essaie de faire face au monde des barbares néo-tsaristes, néo-confucéens, néo-islamistes, néo-maffieux, etc ….

 

*

 

Il est clair que l'heure du choix de fond a sonné : ou bien la souveraineté du "peuple" (c'est-à-dire la démagogie électoraliste et/ou la démocrature autoritaire) ou bien la souveraineté continentale des instituions européennes (c'est-à-dire d'un technocratisme compétent et d'une gestion efficace, contrôlés par un organisme démocratiquement légitime).

Ma vision est claire et nette : les Etats nationaux sont des constructions artificielles du 19ème siècle, complètement obsolètes aujourd'hui, à l'heure du continentalisme.

 

*

 

De FOG :

 

"Ne nous voilons pas la face, les islamo-gauchistes, sous couvert d’antisionisme ou de combat contre l’islamophobie, ne prêchent rien d’autre que la haine des juifs.

Comment expliquer la fureur de ceux qui, en Occident, notamment dans les universités, se disent solidaires des Palestiniens de Gaza ? S'ils se déchaînaient seulement contre l'armée israélienne, ce serait logique, mais non, ils en ont aussi après tous les Juifs de la terre, y compris après leurs collègues étudiants ou la chanteuse israélienne Eden Golan, huée lors de sa participation au concours de l'Eurovision.

Appelons un chat un chat : c'est la haine du Juif qui mène les pas et défigure les visages des soutiers de l'extrême gauche et de l'islamo-gauchisme qui prolifèrent dans l'enseignement ou les médias. Observez-les. Ils ont retrouvé les réflexes de leurs ancêtres du XIXe siècle, quand les socialistes Jules Guesde et Jean Jaurès – lequel s'est bien repris ensuite – affichaient sans complexe leur antisémitisme.

Qu'importent les tragédies qui frappent les peuples musulmans, pourvu que leurs ennemis ne soient pas juifs. D'où le silence assourdissant de nos militants pro-Hamas à qui ne viendrait pas à l'idée de bouger, ne serait-ce que le petit doigt, en faveur des femmes antivoile pendues par les mollahs, des Ouïgours musulmans persécutés par les Chinois, des Kurdes tout aussi musulmans du Rojava bombardés par les Turcs, etc. Il est vrai que les mollahs, les Chinois et les Turcs ne sont pas juifs : la voilà, l'explication, la preuve par quatre de leur antisémitisme. Les jobastres !

L'antisémitisme ne relève plus de la vue de l'esprit ni du procès d'intention. C'est une réalité qui crève les yeux, sauf ceux des détraqués de la pensée qui le nient, comme ils nient l'islamo-gauchisme, obsédés qu'ils sont par l'islamophobie qui nous menacerait : en 2023, selon les statistiques du ministère de l'Intérieur, les acte antimusulmans ont en effet progressé pour atteindre 242 (+ 30 %). Sauf que les actes antisémites ont, eux, quadruplé pour culminer à 1 676 ! Si l'on considère qu'il y a en France dix fois plus de musulmans que de juifs – c'est même un minimum –, vous avez compris l'abjection qu'il y a à privilégier l'islamophobie pour occulter l'antisémitisme.

Les antisémites osent tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît. Ils se sont repus, ces dernières jours, d'une « étude » de trois « chercheurs » (1) sur les musulmans qui quittent la France alors qu'il sont surdiplômés, « souvent conscientisés, à forte religiosité ». C'est un phénomène sans doute réel, mais il touche toutes les catégories de la population. Le Monde, d'ordinaire moins bégueule, a même dû déplorer la méthodologie de ces bouffons, qui a consisté, en gros, à collecter les réponses d'un questionnaire diffusé sur le site de Mediapart, temple de l'ultragauche, avant qu'il soit relayé par l'ancien président et de ses réseaux de l'hyper-islamiste CCIF (Comité contre l'islamophobie en France), organisation dissoute en 2020. Et voilà le travail, largement relayé, il va de soi, par les sycophantes de la bien-pensance, ainsi soit-il.

Ils s'échinent à minimiser les manifestations de force des islamistes en Suède ou en Grande-Bretagne, ces derniers temps. Rien ne nous oblige à prendre au sérieux les prétendues prévisions du canularesque prédicateur britannique, islamiste radical, inculpé de terrorisme, Anjem Choudary, qui se dit convaincu que la démocratie serait remplacée par la charia islamique « d'ici cinq à dix ans » au Royaume-Uni, mais aussi en Belgique et en France. En attendant, précisons que cette frange de l'islam, souvent incarnée par les puissants Frères musulmans, est furieusement antisémite. Elle l'est même de manière obsessionnelle, consubstantielle.

S'il y a un livre à lire pour en finir avec les faux-semblants, c'est bien celui d'un ancien Frère musulman, le politologue germano-égyptien Hamed Abdel-Samad, Le Fascisme islamique (2), paru en 2017. Remontant à la genèse de cette confrérie qui a si bien réussi, il y raconte avec des détails effarants la passion commune pour le nazisme du fondateur de l'organisation, Hassan al-Banna, et du grand mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini, du dernier bien avec le Führer dont il a été l'hôte personnel, et qui évoqua la solution finale avec Eichmann. Quand, poursuivi par les Alliés comme criminel de guerre, Al-Husseini trouva refuge en Egypte, Al-Banna célébra, dans un discours, en 1946, « ce héros qui a défié un empire et combattu le sionisme avec l'aide d'Hitler et de l'Allemagne. L'Allemagne et Hitler ne sont plus, mais Amin al-Husseini poursuivra le combat ». Même mort, il continue !"

 

  1. « La France, tu l'aimes mais tu la quittes », d'Olivier Esteves, Alice Picard et Julien Talpin (Seuil).
  2. Grasset.

 

Une fois de plus, FOG dit vrai et vise bien le centre de la cible.

Aujourd'hui, l'antijudaïsme (plutôt qu'antisémitisme car c'est le Juif biblique qui est l'objet de cette haine et non une soi-disant "race" sémite juive qui n'a jamais existé) est plus vivant que jamais depuis 1945.

Cet antijudaïsme a deux sources : les musulmans coraniques (le Coran prêche clairement l'oppression, la maltraitance, voire l'extermination des Juifs qui n'ont pas voulu écouter ce Dieu qui était le leur et qui est devenu celui de l'Islam) et les islamo-gauchistes qui voient, dans les banlieues musulmanes des grandes villes occidentales, une clientèle de choix pour leur électoralisme écœurant.

 

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Tout ce qui est technologiquement possible, n'est pas forcément humainement souhaitable.

Mais le principe de Gabor reste difficilement contournable : tout ce qui est techniquement faisable, sera fait … même ce que n'est pas forcément souhaitable. Pourquoi ? Parce qu'il y aura toujours des humains suffisamment bêtes, naïfs, nuisibles et/ou diaboliques pour enclencher des catastrophes.

 

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La puissance technique actuelle des humains a centuplé notre pouvoir de nuisance sur nous-mêmes et sur notre relation à la Nature qui, ne l'oublions jamais, est la source première des ressources de vie de tout ce qui existe.

 

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La science, en elle-même, comme toute connaissance, est un trésor à cultiver : elle est neutre en ce sens qu'elle n'a aucun effet "extérieur" à elle-même.

Il n'en va pas de même de ce que l'on en fait : son application peut être la meilleure ou la pire des choses.

Il faut nécessairement faire une distinction irréfragable entre "science" et "technologie". Jamais une science, comme toute connaissance, ne peut être "mauvaise" ; mais une technologie peut très vite devenir létale … ou miraculeuse Rabelais faisait une erreur en disant : "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme". Il aurait dû plutôt dire : "Technologie sans conscience n'est que ruine de l'âme et de toutes les relations entre les humains et avec la Nature".

 

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Prendre et garder conscience de ce que l'on fait … Qu'est-ce à dire ? C'est dire que tout ce que l'on fait, que tout acte, que, plus généralement, tout processus consomme des ressources et produit des effets et des déchets. J'ai bien écrit "tout processus" !

Prendre conscience de ce que l'on fait, même anodinement, c'est se livrer à ce calcul des rapports entre ressources, effets et déchets.

Certaines ressources sont immatérielles ou renouvelables, d'autres pas ; certains déchets sont recyclables ou innocents, d'autres pas. Certains effets sont utiles et souhaitables, d'autres pas.

Voilà les équations de base de l'activité humaine qu'elle soit banale et anodine, ou spectaculaire et extraordinaire.

Voilà le fondement, le socle, la base du principe "Frugalité" : optimiser en permanence les rapports entre ressources, effets et déchets : limiter l'activité à ce qui produit des effets absolument indispensables, nécessaires et utiles (et, donc, éradiquer toutes les espèces de frivolités), mais qui, de plus, consomme extrêmement peu de ressources non reconstituables et produit le strict minimum de déchets non éliminables.

 

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Se satisfaire avec Joie, du strict minimum nécessaire : voilà tout le secret !

Et bien comprendre ce principe en ayant bien conscience que la Joie n'a que peu à voir tant avec le plaisir qu'avec le bonheur ; elle leur même bien souvent antagonique.

 

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La connaissance rend éventuellement l'humain plus savant (lorsque cette connaissance est scientifiquement avérée), mais elle ne le rend pas nécessairement meilleur.

En revanche, l'ignorance et la bêtise rendent toujours l'humain plus mauvais et plus nuisibles !

 

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Le 16/05/2024

 

Qohélèt, chapitre 1 …

                                                                                              

(1;1) Le Qohélèt … est celui qui parle à l'assemblée (QHL). Il est "fils de David, roi de Jérusalem". Nulle part il n'est écrit que ce Qohélèt est Salomon car le mot "fils" peut être pris dans un sens métaphorique ou symbolique.

Le Qohélèt est le "maître de la Parole", celui qui enseigne …

 

(1.2) "Vapeur des vapeurs, disait Qohélèt, vapeur des vapeurs, le Tout est vapeur".

Le mot HBL, traduit souvent par "vanité", signifie, plus prosaïquement, "vapeur" ou "buée". C'était aussi le prénom du fils d'Adam (qui est "l'Humain", celui qui vient de l'humus Adamah), fils appelé Abel, le pâtre ; donc frère de Qayn (le "javelot" ou "celui qui se lamente"), le cultivateur qui l'élimina (lutte ancestral entre le cultivateur de végétaux qui travaille la terre, et l'éleveur d'animaux qui parasite ce même végétal.

 

"Le Tout [est] vapeur" (HQL HBL : ha-Qol Hévèl) …

Numérologiquement, cela donne : 135 (9) et 37 (10=1) ce qui signifie que l'accomplissement du Tout (9) mène à la Plénitude (10) qui est Unité (1) (union et communion).

La "buée" cache et révèle, en même temps, cette Unité dans sa Plénitude

Car la "vapeur" du Qohélèt est cette "buée" profane qui trouble le regard et empêche de voir, comprendre et connaître le Tout qui s'accomplit en tant qu'Unité absolue en quête de sa propre Plénitude.

Nous plongeons en plein panenthéisme profond : "Vapeur des vapeurs, le Tout est vapeur" !

 

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Qu'est-ce qu'un humain (et non pas "qu'est-ce que l'humain ?" car "l'humain" est un concept trop général et indéfinissable – cfr. le poulet déplumé de Diogène contre Platon).

Qu'est-ce qu'un humain ? C'est un agrégat unique d'une nature et d'une culture.

 

Une nature essentiellement issue d'un génome personnel unique – avec les talents et dispositions qui en découlent s'ils sont exploités - et d'un processus de croissance et de développement, propre à chacun, dépendant de son milieu, du climat, de ses activités, de ses alimentations, des soins reçus, des incidents ou accidents physiques, des maladies contractées, etc …).

Une culture essentiellement reçue de ses parents, de son milieu, de son éducation, de sa formation, de ses lectures, de ses croyances et pratiques religieuses, de ses fréquentations, etc …

 

Certains humains se ressemblent entre eux, d'autres pas du tout. Le genre humain n'existe pas. L'universalisme est un bobard idéaliste issu du philosophisme du 18ème siècle européen.

Il existe des tas de catégories humaines tant naturellement parlant que culturellement parlant. Elles ne sont pas toutes compatibles ; loin de là.

Un boschiman et moi n'avons rien de commun, ni rien à nous dire : nous n'avons aucun patrimoine commun … si ce n'est, comme le chimpanzé ou le gorille, d'appartenir à la même branche de l'arbre de l'évolution de la Vie sur Terre.

Nous pourrions concevoir un projet commun ; mais du fait de nos immenses différences, ce ne pourrait être qu'un projet restreint, local et éphémère, car trop de composantes fondamentales nous différencient et nous séparent.

 

Mais rien de tout ceci n'est dérangeant dès lors que l'on ne tente pas d'imposer un égalitarisme, un universalisme ou un colonialisme qui sont des concepts entropiques, nivelants, irrespectueux des différences de nature et de culture entre les humains.

Qui se ressemble, s'assemble ; soit et pourquoi pas ! Mais qui ne se ressemble pas, ne s'assemble pas ! Et c'est très bien ainsi : que les girafes et les abeilles vivent chacune chez elles de la manière qui leur convient.

 

De là découlent tous les problèmes liés à l'immigration sauvages et aux capacités d'intégration des uns et des autres. Et plus les flux migratoires auront tendance à s'amplifier (ce que les dérèglements climatiques et biotiques impliqueront nécessairement), et plus les tensions et concurrences entre ethnies cohabitantes s'intensifieront en ghettoïsations et en violences, en trafics infâmes et en haines mutuelles.

 

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De Caroline Tourbe :

 

"Dans les services de courts séjours, comme ceux des urgences, les hospitalisations des filles de 10 à 14 ans ont augmenté de 71 % en 2021-2022 en comparaison de la période 2010 à 2019. C'est plus 44 % chez les 15-19 ans et 21 % chez les 20-24 ans. La fulgurance de la progression est encore plus frappante dans les services spécialisés en psychiatrie : le nombre de jeunes filles de 10 à 19 ans hospitalisées pour automutilations, qui avait doublé en huit ans, entre 2012 et 2020, a de nouveau doublé, mais cette fois en seulement deux ans, entre 2020 et 2022. Rien de comparable du côté des garçons, où les taux restent stables. (…)

Une chose est sûre, ces nouveaux chiffres contredisent la petite musique rassurante affirmant que la fin de la pandémie provoquerait une chute du nombre de cas. C'est même tout l'inverse. « La situation s'aggrave encore. Il est clair maintenant que nous sommes face à une lame de fond sans précédent et que nous ne parvenons pas à l'endiguer pour l'instant », juge le pédopsychiatre.

Cette tendance à l'aggravation chez les adolescentes et les jeunes femmes contraste avec la stabilité ou la baisse des hospitalisations des adultes plus âgés, hommes ou femmes. Depuis plus de dix ans, le nombre de patients de 30 à 50 ans hospitalisés pour automutilation baisse de « façon continue » dans les services, souligne l'étude de la Drees.

« Cette différence entre génération n'est pas simple à analyser. Les échos de la guerre en Ukraine, la situation à Gaza ou le sentiment d'éco-anxiété très intense chez les adolescents et les jeunes adultes aboutissent sans doute à une perception générationnelle aiguë : le monde va mal. Mais c'est loin d'être suffisant pour expliquer un tel phénomène. À mon sens, le poids des réseaux sociaux mérite d'être également étudié », indique encore Olivier Bonnot (…).

Le plus marquant dans les nouveaux chiffres avancés par la Drees reste la différence entre les filles et les garçons. En 2022, les taux d'hospitalisation pour automutilation et tentatives de suicide dans les services de courts séjours ne dépassaient pas 33 pour 100 000 chez les garçons entre 10 et 14 ans, alors qu'il frôlait les 300 pour 100 000 chez les filles.

Plusieurs pistes sont envisagées pour expliquer un tel écart. « Tout d'abord, il est possible que la santé mentale des garçons ne se soit pas autant dégradée que celle des filles et des femmes du même âge », proposent les auteurs de l'étude de la Drees. En effet, les enquêtes épidémiologiques montrent que la hausse des syndromes dépressifs chez les 15-24 ans entre 2014 et 2021 a beaucoup plus concerné les femmes que les hommes. Ces dernières auraient donc été davantage affectées sur le plan psychologique par les évolutions culturelles et sociétales des années 2015 à 2021.

De son côté, Olivier Bonnot pointe que « ce n'est pas nouveau d'avoir une grande majorité de filles parmi les cas d'automutilation ou de tentatives de suicide ». En effet, les différences d'expression du mal-être psychique selon les sexes sont connues. Chez les hommes, cette expression est dite plus « externalisée » : addictions, comportements violents ou à risque plutôt que dépressions et angoisses, qui sont des formes dites « intériorisées » de la détresse psychologique, plus répandues chez les femmes."

 

Tout cela signifie que les enfants nés depuis l'an 2000 sont les victimes immédiates du paroxysme chaotique, inter-paradigmatique, que vit le monde.

Le début de cette période chaotique d'une cinquantaine d'années peut être placé soit vers 1975 (la fin des "trente glorieuses" et la mort de Mao Zedong en 1976) soit vers 1985 (la mort du dernier tsar soviétique, Andropov, en 1984, et le début de l'effervescence islamiste au Proche-Orient).

Cette génération est complètement déstabilisée et n'a plus de repères positifs durables, ce que les filles expriment par des tendances suicidaires de désespoir, et les garçons par des comportements violents de rage.

 

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De Yascha Mounk :

 

" Sale temps pour la démocratie française. À chaque campagne électorale s'alignent les grandes promesses, qui sonnent comme des incantations vides. Les meilleurs ne veulent plus faire de politique, et ceux qui s'obstinent le regrettent vite. Les populistes de gauche et de droite ne cessent de grimper dans les sondages, et une masse de citoyens se détournent du système. Tel est « l'avènement du citoyen démissionnaire », comme le désigne Nathalie Schuck dans son nouveau livre*, et ce pourrait bien être la grève la plus tranquille de toute l'histoire française. Reste que la France est loin d'être un cas isolé. Aux États-Unis, en novembre, les électeurs auront à choisir entre un octogénaire très impopulaire ayant souvent du mal à terminer ses phrases et un septuagénaire très impopulaire n'ayant toujours pas admis sa défaite aux dernières élections. En Inde, un Premier ministre étouffant la liberté d'expression s'avance à grands pas vers sa réélection. Et, comme on risque de le constater à l'issue des prochaines élections européennes, non seulement les populistes de droite ont réussi à s'imposer comme une force politique majeure sur le continent, mais ils pourraient bien en constituer littéralement la première."

 

La démocratie est obsolète ; elle ne peut tourner que vers la démagogie électoraliste ou la démocrature autoritaire. Mais ce n'est pas une bonne raison pour accepter les despotismes plus ou moins éclairés.

Le combat, aujourd'hui, se place entre ce despotisme et l'autonomisme, au-delà des institutions étatiques obsolètes, dans des contextes non plus mondialistes, mais continentalistes.

 

*

 

De Thomas Lepeltier dans une diatribe contre les délires écologistes d'Aurélien Barrau :

 

"Nous vivons donc dans une société où, même si on raconte n'importe quoi, il suffit d'alerter avec vigueur sur la situation environnementale et de faire de belles phrases pour être pris au sérieux par ceux-là mêmes qui ont pour métier de réfléchir. Il est triste de constater que l'esprit critique a déserté à ce point notre société…"

 

Triste et amère conclusion … mais juste et vraie … ô combien !

La croissance de l'économie humaine se fait au détriment des équilibres naturels, météorologiques, climatiques, océaniques, atmosphériques, biotiques (végétal et animal pour toutes les espèces), C'est indéniable !

La croissance économique (pour satisfaire plus de désirs et de caprices d'un plus grand nombre) amplifie exponentiellement ces dérèglements catastrophiques. Tout cela n'est pas niable.

Ce qui l'est, en revanche, c'est l'affirmation que toutes les sciences (qui en sont pourtant des clés de solution) et toutes les technologies (dont certaines sont positives, écologiquement parlant) sont néfastes et dévastatrices.

Ce qui est dévastateur, c'est la démographie humaine : il faut redescendre définitivement sous la barre des deux milliards et, pour cela, viser, à très court terme, un taux de fécondité nette de 1.31 enfants vivants par femme, partout sur Terre.

Il faut de plus cultiver et pratiquer une réelle frugalité en tout (alimentations, déplacements, loisirs, chauffages,…) notamment grâce au numérique.

Moins il y a de consommateurs et plus ils sont frugaux, moins il y a de consommation donc de pillage des ressources naturelles et de pollutions de tout.

A moins de deux milliards d'individus, quoi qu'ils fassent comme bêtise (pas trop déraisonnable), il n'y a plus de réel danger pour la biosphère, l'aquasphère, l'atmosphère et la lithosphère.

 

*

 

Les grands mots-clés de la nouvelle civilisation nootropique (qui se tourne vers la "Connaissance") en succession de la civilisation messianique (qui croit en un "Sauveur") qui sévit depuis 400 et qui s'éteint sous nos yeux :

 

  • Intentionnalité
    • Sacré
      • Divin
      • Accomplissement
      • Panenthéisme
    • Corporalité
      • Frugalité
        • Démographique
        • Consommatoire
      • Logicité
        • L
          • L
        • Algorithmique
          • L
        • Constructivité
          • Autonomisme
            • Personnel
            • Collectif
          • Ethique
            • Humaine
            • Ecologique

 

*

 

A propose d'homophobie, de transphobie et de biphobie (dont c'est la "journée mondiale" aujourd'hui, paraît-il …) :

 

Les Lois de la Nature et de la Vie dépassent, et de loin, les fantasmes humains.

Ce que fait la Nature, aucune Culture ne peut ni le défaire ni le contrefaire.

 

*

 

De  José Mauricio Guimarães :

 

"Le mythe de la grotte, décrit par Platon dans le livre VII de « La République » (écrit au IVe siècle avant J.-C.), raconte symboliquement la situation des prisonniers qui vivaient, depuis leur naissance, enchaînés dans une grotte. Ils passent leur vie à regarder un mur éclairé par les reflets d’un feu. Des ombres représentant des plantes, des personnes, des objets et des animaux sont projetées sur ce mur. Ces prisonniers imaginent des noms pour chaque ombre et inventent des circonstances pour juger chaque situation.

Soudain, l’un des prisonniers échappe à ses chaînes. Explorez l’intérieur de la grotte et atteignez le monde extérieur. Il découvre la réalité, voit la lumière du soleil et se rend compte qu’il a passé sa vie entouré uniquement d’ombres projetées.

Il retourne alors à la grotte et tente de partager avec ses amis, toujours piégés, les nouvelles connaissances acquises au grand jour. Mais il commence à être combattu et ridiculisé lorsqu’il raconte ce qu’il a vu dehors. Vos amis ne croient qu’à la réalité qu’ils voient sur le mur des ombres. Au lieu d’essayer de ressentir ce que leur transmet celui qui a vu la lumière, ils commencent à le traiter de fou et menacent de le tuer à cause d’« idées absurdes »."

 

Le mythe de la caverne de Platon décrit la réalité de la profanité qui ne perçoit que les reflets du Réel, que les manifestations superficielles et fantasmatiques du Divin en occultant son Unité et sa Cohérence absolues.

Mais ceux qui ont passé les épreuves, qui sont passés de la mort à la Vie, qui ont vu la Lumière et l'Etoile flamboyante, qui ont entendu le Grand Architecte de l'Univers, ceux-là sont passés de l'autre côté, celui de la Sacralité, et sont devenu étranger au monde de la Profanité.

 

Et aussi ceci, du même F.: :

 

"    La franc-maçonnerie n’est pas une religion ; les religions vénèrent des dogmes, font du prosélytisme, de la catéchèse et de l’apostolat.

    La franc-maçonnerie n’est pas un parti politique ; les partis politiques s’apparentent aux religions lorsqu’ils prêchent une conception politique de haut en bas. En outre, ils défendent des intérêts politiques et visent à accéder au pouvoir.

    La franc-maçonnerie n’est pas un club ; les clubs récréatifs ont du caractère et leurs efforts visent à offrir du plaisir, de l’amusement, de la distraction, du divertissement et à organiser de grandes fêtes annuelles."

 

Quant à ce rappel des trois erreurs rencontrées dans l'histoire maçonnique (et française, en particulier), il était bon de les rappeler avec Force et Vigueur.

 

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La Grande Loge Mixte Universelle (GLMU) n'est ni Grande, ni Loge, ni Universelle, mais seulement Mixte.

Cette "Grande Loge Mixte Universelle" (GLMU) est une de ces multiples dissidences irrégulières comme la France a le chic d'en inventer depuis Napoléon Bonaparte (qui a monté de toutes pièces un "Grand Orient de France" à sa botte, le GOF initial ayant disparu durant la Révolution) : il y a 220 obédiences en France dont une seule est régulière et reconnue mondialement (la GLNF), et dont trois sont régulières : la GLNF, la GLAMF et la GLFF (la GLF pourrait le redevenir à la condition de se réformer radicalement).

Tout le reste est de la pseudo-maçonnerie non maçonnique et sans la moindre valeur ni initiatique, ni spirituelle.

 

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Le 17/05/2024

 

Qohélèt, chapitre 1 (3-8)

 

(1;3-8) "Toutes choses [sont] travaux (…)" plus souvent traduit par "Toutes les choses évoluent".

Le mot "chose" est la traduction de l'hébreu DBR qui signifie surtout "parole" ; cela sous-entend qu'une "chose" est ce dont on peut parler, ce que l'on peut nommer.

Et puis, il y a tout ce que l'on ne peut pas nommé, mais qui existe sans être une "chose"

 

Dans le jardin d'Eden, l'humain prend son statut d'humain dès lors qu'il nomme les choses, qu'il leur donne un nom (Gen.:2;19). C'est cela, et cela seul, qui distingue l'humain de l'animal. L'acte de nommer est l'acte de naissance de l'esprit humain ; les mots sont toujours le premier apprentissage du petit enfant.

Et il est dit que ces "choses" que l'humain peut nommer, sont toutes "en travail", en transformation, en évolution, en voie d'accomplissement.

 

Vision pandynamique du Réel, donc.

Tout ce qui existe, est en voie d'accomplissement, en travail sur soi et autour de soi.

Rien n'est achevé. Tout reste sempiternellement à accomplir.

Tout est mouvement, mutation, transformation, transmutation ; tout est processus en marche.

Tout est vivant.

Tout est en Vie ; tout vit dans la Vie divine qui est la vie du Réel-Un où tout est Vie dans le Tout vivant.

 

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De Kamel Daoud :

 

"Les islamistes, grands gagnants de la tragédie de Gaza.

Les islamistes brandissent le drapeau palestinien pour mieux mettre à bas la démocratie, symbole de l’Occident qu’ils exècrent.

Entre la Palestine et Israël ? C'est une guerre sans fin, une tragédie sans issue. Mais, outre les civils tués et les otages lentement assassinés, la guerre à Gaza exhibe déjà son lot de gagnants et de perdants. Quelques mois après le 7 octobre, on en observe les colonnes à l'œil nu, et ce, sans être un spécialiste du Proche-Orient. Qui sont-ils ?

 

  1. Israël

 

« À Gaza, Israël court vers l'abîme moral », titre Haaretz, le quotidien israélien, dans une tribune signée par un avocat israélien. Le leitmotiv est là et rend visible le dilemme moral de la gauche israélienne, mais pas seulement le sien. En attendant une « résolution éthique, raisonnable et humaine », selon l'écrivain David Grossman, l'offensive militaire après l'attaque du 7 octobre ne pouvait pas rester sans réponse. Une logique de survie qui est peu comprise par le reste du monde du fait du prisme de l'émotion anti-guerre ou de l'antisémitisme débarrassé de l'interdit post-guerre mondiale 39-45.

 

Les images qui viennent de Gaza, les erreurs de frappes, les victimes collatérales, même avec la plus grande précaution concernant les chiffres du « Hamas », subsistent. Pour beaucoup, Israël y a perdu un droit moral, une supériorité de démocratie en terres de dictature et le droit de se défendre. Gaza reste un bourbier en « y allant », et ne pas y aller demeure une solution désastreuse, sinon dangereuse, pour l'avenir d'Israël.

 

  1. Les Palestiniens

 

Il y a quelques mois, le Fatah au pouvoir a, pour la première fois, critiqué ouvertement les massacres perpétrés par le Hamas. En voici les termes : « Le Hamas s'est lancé dans une aventure qui a provoqué la réoccupation de Gaza et une catastrophe encore plus horrible et cruelle que la Naqba de 1948 », a déclaré Mahmoud Abbas, fustigeant la mainmise de l'Iran sur « la cause » palestinienne. Mais devait-on attendre ce « président » à vie pour en venir à cette conclusion ?

 

Dès le début, certaines voix avaient saisi que la cause palestinienne y perdrait par un effet collatéral. Avec la monstruosité de l'attaque du Hamas, les images d'enfants et de bébés kidnappés, de femmes violées, de civils abattus et lynchés, la « cause » gâche là aussi sa supériorité morale, son coefficient international de « juste cause ». Désormais, on le pense ouvertement, malgré les sympathies : la Palestine rêvée ne sera pas un État, mais un État islamique, un Émirat satellitaire de l'Iran, une version mini-califat. Les élites « arabes » décoloniales ferment les yeux sur l'arnaque du Hamas et son idéologie, même après deux décennies de terrorismes djihadistes chez elles.

 

C'est la cruelle réalité post-OLP : entre Autorité palestinienne en Cisjordanie et islamistes armés, « la Palestine » apparaît piégée, elle aussi, comme beaucoup d'États dits arabes. Un potentat qui plaide sa cause utilitaire « éternelle » avec l'Occident comme mécène. Des djihadistes qui surenchérissent par la violence dans l'espace réel. Après le 7 octobre, la Palestine s'est retrouvée, malgré ses fondateurs, convertie à la cause djihadiste. Elle y a perdu son statut de dernier dossier de décolonisation au monde. Les cadavres de civils israéliens sur des pick-up de Gaza ont fait oublier le portrait séducteur d'Arafat. Les Palestiniens étaient les seuls habitants du panarabisme onirique, ils sont de nos jours refoulés vers le califat universel.

 

  1. Les régimes arabes

 

Ils avaient été menacés et balayés parfois par les « printemps arabes » en 2010, ou sauvés par le plantage de ces mêmes soulèvements en Syrie, en Libye ou en Égypte et au Maghreb. Aujourd'hui, ils ont des raisons de s'inquiéter de la guerre à Gaza. Actuellement, ces dictatures doivent en même temps être anti-israéliennes et flirter avec la judéophobie ouverte, sous pression populaire, mais dans une danse de prudence extrême. Leur souci immédiat est de juguler le danger islamiste interne qui réarme son argumentaire djihadiste de recrutement des foules, après l'effet inhibant de la monstruosité de Daech ou les échecs à gouverner par les élections.

 

Les États du front de refus post-guerres israélo-arabes le savent : ne pas trop crier contre Israël les rend « complices », trop haranguer « la rue arabe », c'est risquer les débordements. Alors, on encadre par la voie soft : dénonciations médiatiques, manœuvres diplomatiques à l'ONU, propagandes et collectes d'aides alimentaires, mais également interdictions des manifestations, surveillance des campus, islamistes bridés. Les étudiants peuvent manifester partout dans le monde, sauf dans… le monde dit « arabe ».

 

La vérité demeure que les régimes se retrouvent sans solution d'équilibre entre la judéophobie de culture et le pragmatisme de survie de la dictature comme vocation. La « rue arabe » rêvera de libérer la Palestine, dans des pays où elle n'est pas libre. Pour détourner le flux ascendant de la colère « sacrée », certains, comme l'Algérie ou la Tunisie, s'offrent des ennemis de dérivation : les « Noirs » ou le Maroc. Ceux-ci se retrouvent à camper le rôle du traître et permettent ainsi l'effet soupape. Quant à la Syrie, le « commerce » avec la cause palestinienne ne l'intéresse plus depuis que le Hamas a choisi le Qatar comme mécène et lieu de résidence. Mais, là-dessus aussi, silence.

 

  1. Les « normalisateurs »

 

Les Saoudiens, les Émiratis, les Jordaniens, les Marocains, etc. se retrouvent bien ennuyés. Le pacte d'Abraham qui promettait tant apparaît aujourd'hui comme un pacte avec l'ennemi des foules. Que faire, en effet, quand on a rétabli des relations normalisées avec Israël mais que l'on se trouve coincé entre la longue histoire locale de l'invention du sentiment anti-israélien depuis presque un siècle et les images en boucle d'Al-Jazzera, la chaîne de l'internationale frèriste ? Difficile. Alors, on se tait. Aujourd'hui, mis à part le Qatar qui soustrait la crise pour démontrer sa force courtisane, c'est l'Arabie saoudite qui renouvelle la diplomatie du chéquier d'aide et celui de l'attente stratégique. Là aussi, plus la guerre durera, plus le malaise sera grand, voire dangereux. Les États « normalisateurs » rejouent un curieux non-alignement, mais le panarabisme d'affect les piège encore.

  1. L'Occident

 

Ce continent allégorique, dépositaire de l'universalité mais également de la culpabilité postcoloniale, est aujourd'hui accusé de tout. De soutenir Israël, d'être le vrai grand Israël mondial, de ne pas aider la Palestine, de préférer l'Ukraine, d'en faire trop ou pas assez. De laisser mourir les Palestiniens, de détester l'islam, les Arabes, etc. C'est le grand coupable, le croisé éternel.

La guerre de Gaza induit même un effet pervers : si l'Occident devient un traître à ses valeurs, cela nous donne le droit de les trahir, et sa démocratie avec, répètent les dictateurs en Afrique. La dictature comme option. Si son installation nécessitait la force, elle s'offre aujourd'hui la légitimité de la résistance aux « fausses » valeurs occidentales. « À quoi sert la démocratie ? » interrogent faussement les dictateurs pour convaincre leur peuple de la vertu de l'autorité. Réponse : la démocratie ne sert à rien, sinon à mentir. C'est l'assertion des putschistes des pays du Sahel, qui sont sous la dictature de la Russie, de la Turquie ou de la Chine. Avec Gaza en feu, l'Occident perd la tutelle morale, mais également l'exemplarité de ses valeurs ou de leur universalité.

 

  1. La gauche progressiste moribonde dans le monde « arabe »

 

Reliquat des glorieuses de 1970, cette famille politique, décimée par les islamistes et les djihadistes, desservie par l'âge et l'embourgeoisement, mal assise entre les deux chaises de l'Occident et de l'anti-occidentalisme rentier, est en train de sombrer. Il ne lui reste que le soutien critique aux islamistes comme frisson de vétérans, le décolonial avec son effet de dividende ou l'aigreur intellectuelle. Ces gauchistes envoient leurs enfants en Occident, y vivent eux-mêmes ou le jugent avec zèle pour rester sur scène. Ils veulent également libérer la Palestine pour ne pas risquer d'être oubliés. Mais leur effet en terres autochtones apparaît presque nul. Un gauchiste arabe cède, à défaut de futur, à ce concubinage illusoire avec les islamistes pour croire qu'il garde le droit à une grande cause comme la Palestine. Ici, on pense relire du Fanon ou de l'Edward Saïd sous les versets calligraphiés du Hamas.

 

Les autocraties russes, chinoises et autres tentent aujourd'hui d'employer la Palestine pour accaparer les sympathies des musulmans. Mais elles n'attirent que les ingénieurs de l'islamisme. Un islamiste est-il utile pour le tsarisme russe ? Grosse erreur. La même erreur que celle des Israéliens qui ont aidé le Hamas à prendre le pouvoir sur l'OLP. La même que celle des Américains quand ils ont aidé les djihadistes afghans contre les communistes russes. La même que celle des Égyptiens, des Algériens, des Jordaniens… Dans cette alliance, les islamistes gagnent toujours. Il y a seulement ceux qui ne le savent pas encore. Comme le concubinage libidineux des Insoumis avec le vote islamiste en France.

 

  1. Les Soudanais

 

« Guerre au Soudan : Human Rights Watch met en garde contre un “possible génocide” au Darfour », titre il y a quelques semaines un journal en France. L'information n'attire personne. Les Soudanais ne sont pas des Palestiniens. Ils n'offrent pas le même coefficient de viralité. Sous cette nationalité, on peut regrouper toutes celles d'autres victimes de génocides, de bombardements d'hôpitaux, de tueries ou de guerres. En Chine, dans les limes de la Russie de Poutine ou ailleurs. L'humanitaire « universel » est aussi l'un des perdants cruels de la solidarité sélective avec Gaza. L'accaparement médiatique et sa surcharge par le « cadavre » palestinien ont fini par exclure toute autre campagne médiatique pour toute autre cause. L'humanitaire, par effet de loupe, s'est embourbé dans l'empathie sélective. Il n'en ressortira pas facilement.

 

Mais donc qui pourraient être les gagnants de la tragédie de Gaza ? L'internationale islamiste. En KO mondial, presque. Bien managée entre le djihadisme universel et les idiots utiles en Occident, cette galaxie a réussi l'impensable accaparement. Cela inclut le hold-up sur la cause palestinienne, les prières collectives dans les universités américaines, la mise sous tutelle des gauches européennes radicales, l'infiltration médiatique, l'accaparement du solde de tout compte refusé de la décolonisation et l'endossement du victimaire migratoire.

 

  1. Les islamistes raflent la mise

 

Le cadavre du Palestinien leur sert autant que le corps noyé du migrant, la colère diffuse de l'immigré ou de sa descendance, les échecs de gouvernance en Europe, la subvention publique, le malaise face à l'islam européen, les erreurs des démocratisations à coups de missiles Tomahawk, Internet ou les hypocrisies internationales occidentales. L'internationale islamiste a réussi à universaliser ses équations : le monde est un complot juif et la Palestine est l'État de Dieu. Mais aussi : la démocratie est une hypocrisie. Donc ? « Il faut libérer la Palestine » et le monde entier de l'impiété. « L'islam est la solution », fut le slogan des islamistes en Égypte. Le monde ment sauf « nous ». Ces « libérateurs » de la servitude, qui ont réussi à fabriquer du voile une identité, fabriquent du keffieh, un drapeau de leur cause. La Palestine n'est pas leur but."

 

Quoique l'on fasse, wokisme aidant, le musulman est décrit comme la victime, l'occident comme l'oppresseur et l'islamisme comme le sauveur.

Même l'ONU et ses diverses instances (dont, surtout, l'UNRWA) est tombée dans le panneau et a, ainsi, perdu toute crédibilité à mes yeux.

L'analyse de Kamel Daoud est parfaite ! Rien à y redire.

 

*

 

De Gérard de Nerval :

 

"La mélancolie est cette maladie qui permet de voir le monde tel qu'il est."

 

Il ne s'agit ni de mélancolie, ni de maladie, mais seulement de lucidité ! Et la lucidité est rare chez les humains et il faut la préserver et la cultiver sans relâche.

 

*

 

Du grand rabbin de France, Haïm Korsia :

 

"Les défenseurs de l'assimilation se trompent :

il ne faut pas confondre unité et uniformité."

 

L'uniformité (qui se traduit en égalitarisme) vise l'entropie maximale, c'est-à-dire la mort !

 

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De David Emton :

 

"La Chine ne dominera jamais le monde.

Contrairement aux analyses qui lui prédisent un destin hégémonique, la Chine pourrait bien avoir déjà amorcé son déclin. (…) Le constat est ici sans appel : la Chine est devenue un pays vieux avant même d'être devenue un pays riche. (…) Incontestablement, la Chine a connu un développement fulgurant depuis les réformes de Deng Xiaoping. Mais il ne faut pas l'exagérer : selon le FMI, sa richesse par habitant la situerait en effet entre la Serbie et la Malaisie. Or une puissance n'est capable de se projeter que lorsque ses habitants sont nourris, logés, équipés, et ses infrastructures pérennes. Ce n'est pas la masse de la richesse annuellement produite par une nation qui importe mais le surplus par habitant qu'elle peut consacrer à la conquête. Avec des centaines de millions de travailleurs précaires, parfois errants, un système social qui va devoir absorber le choc d'un vieillissement brutal, et une économie qui, loin des statistiques triomphales, est en réalité entrée dans un cycle de croissance mûre (faible), le régime chinois ne pourra pas à la fois assurer sa survie en contentant sa population et mener une politique impérialiste. (…) Ajoutons à cela un chômage si élevé chez les jeunes diplômés que le pouvoir a supprimé la statistique (figée à 25 %), une dette nationale immense et un secteur immobilier stratégique au bord de l'effondrement, et le tableau est plus sombre encore."

 

Il y a des années que je prédis l'effondrement imminent de l'empire chinois qui a, depuis, épuisé la "veine" de richesse engendré par Deng. En Chine, il ne reste que des dettes, des chômeurs et des esclaves.

 

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Le 18/05/2024

 

Qohélèt, chapitre 1 …

 

(1;9) "Ce qui fut, [est] cela qui sera et ce qui se fit [est], [est]cela qui se fera ; et rien de tout nouveau sous le ciel."

 

Fatalisme ? Conservatisme ? Immobilisme malgré les apparentes transformations perpétuelles telles qu'affirmées plus haut ? Que nenni.

L'idée n'est pas celle-là. L'idée est que tout ce qui arrive est déjà potentiellement là, que l'évolution de tout n'est que l'actualisation (rendre actuel) et la réalisation (rendre réel) de toutes les potentialités déjà présentes, depuis toujours, dans la réalité du Réel.

Il n'y a jamais d'innovation radicale, seulement des accomplissements de germes éternels et immortels qui déroulent leurs cycles de vie dans la grande Vie de l'Accomplissement divin.

L'Humain croit inventer le monde ("son" monde) au moyen de ce qu'il croit être sa créativité géniale ; mais il n'invente rien. Tout est déjà là. Il n'invente rien ; mais, s'il en a l'audace et le talent, il peut arriver à "révéler" (au sens de la photographie argentique) ce qui était déjà inscrit, "en creux" sur la pellicule du monde.

 

Autrement dit : la Logicité divine qui organise le Réel est immuable dans son essence … même si elle peut évoluer en se raffinant, en se complexifiant, en se ramifiant comme un arbre qui pousse : c'est toujours le même arbre, dont tous les rameaux, puis toutes les branches, ne font que déployer, dans la durée, le seul et unique tronc qui "fait" l'arbre.

 

L'immense erreur de l'humain est d'avoir longtemps cru (et de croire encore) qu'il peut s'accomplir en s'affranchissant de la réalité du Réel et des lois de sa Logicité. Or, c'est exactement l'inverse qui est vrai : l'humain ne peut – et ne doit - s'accomplir qu'au service de l'Accomplissement divin dans la stricte allégeance à la Logicité divine.

Du point de vue de cette Logicité, il ne peut rien y avoir de nouveau sous le soleil. Tout autre discours n'est que buée, vapeur et vanité.

 

Au fond, pour user du vocabulaire de la cosmologie nouvelle, le Divin-UN-Réel-Tout impose partout et toujours les même principes immuables de sa propre Intentionnalité (l'Accomplissement en plénitude), de sa propre Corporalité (l'Activité spatiotemporelle) et de sa propre Logicité (la Dissipation tensionnelle) ; libre aux manifestations et expressions particulières (dont l'humain) de mettre en œuvre la part de Constructivité qui leur échoit en interprétant, selon des variantes infinies, cette Intentionnalité, cette Corporalité et cette Logicité afin d'atteindre la meilleure réussite de leur actualisation, de leur réalisation, de leur "révélation"  dans le souci universel, propre à toute Constructivité, d'atteindre l'Optimalité.

 

Ce qui semblait être un certain fatalisme ("Rien de nouveau sous le ciel") n'est, en fait, que de la discipline, donc de l'ascèse : l'humain ne peut, ni ne doit tenter l'accomplissement de soi et de l'autour de soi, en croyant pouvoir s'affranchir du cadre de ce qui est là depuis toujours (selon les quatre dimensions cosmologiques). Dans le cas inverse, en se battant contre ce cadre cosmologique plutôt que de l'utiliser génialement, l'humain sombre dans l'utopie, dans la fantasmagorie, dans l'idéologie qui n'apportent qu'échecs, souffrances, misères, cruautés, violences et morts.

 

Le monde réel n'est certes pas parfait, loin de là, mais c'est le seul qui existe et qui puisse exister ; et c'est précisément la mission de l'humain, comme de tout ce qui existe, que de contribuer à ce perfectionnement, à cet accomplissement non pas contre mais avec les outils et moteurs qui constituent l'essence du Divin et qu'il met à la disposition de tout ce qu'il engendre, pour lui permettre de s'accomplir et de se construire lui-même et, s'accomplissant et se construisant, pour contribuer à son propre Accomplissement en Plénitude.

 

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D'Alberto Alesina (économiste- Harvard) :

 

"Les faits démontrent clairement que, lorsqu’un gouvernement entreprend de réduire ses déficits en augmentant les impôts, il a toutes chances de le payer d’une longue et profonde récession ; mais que, lorsqu’il s’y attaque en donnant la priorité aux réductions de dépenses, cela se traduit par des récessions d’ampleur relativement limitée et de durée plutôt courte."

 

Moins d'Etat. Moins d'étatisme. Moins de fonctionnarisme. Moins d'assistanats "tous azimuts". Moins de pseudo-social. Plus d'autonomisme et de responsabilité privée (personnelle ou collective).

Si certains font du combat contre les misères du monde, la croisade de leur vie, très bien, qu'ils le fassent, mais sur base du volontariat, du bénévolat et de la générosité libre et publique, et non en dépensant les deniers publics et en volant les contribuables.

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De Saïd Mahrane et Mathilde Siraud :

 

"La faillite de nos élus, anciens et actuels, tient en un chiffre : lors du second tour de l’élection présidentielle de 2022, 14 millions de Français en âge de voter sur 48 millions d’inscrits ont déserté l’isoloir. « Après l’électeur consommateur, c’est l’avènement du citoyen démissionnaire », écrit notre consœur. Interrogés, Édouard Balladur, Laurent Fabius, Gabriel Attal, Jean-François Copé, Laurent Wauquiez, François Ruffin et tant d’autres partagent, comme un aveu, une même déploration, celle que Bernard Cazeneuve résume en une image : « Le paysage politique ressemble à l’Acropole avec quelques statues qui demeurent encore debout. Mais elles n’ont plus de bras, plus de tête et plus de jambes… » Les causes sont multiples : de la médiocrité intellectuelle de nombreux politiques aux promesses non tenues, du centralisme de nos institutions à la délégation des pouvoirs, de la réduction du mandat présidentiel à la transparence sur le patrimoine des élus, de la faiblesse des indemnités au narcissisme compensatoire de quelques-uns."

 

Le démocratisme au suffrage universel dégénère fatalement et toujours en démagogie électoraliste et/ou en démocrature autoritaire.

Et celles-ci, pour se maintenir et acheter l'adhésion des masses, développent un assistanat généralisé dont lesdites masses se retrouvent très vite prisonnières.

Tout cela implique le développement rapide et profond d'un étatisme, d'un bureaucratisme et d'un fonctionnarisme omniprésents et omnipotents.

Mais un jour, les masses en sont excédées et finissent, assez confusément, par prendre conscience qu'elles ont été dupées et manipulées.

La réaction, alors, est leur retrait (voire leur rejet) de toute participation politique dont les gesticulations finissent pas ne plus intéresser grand-monde. D'où une progression exponentielle de l'abstentionnisme, voire une attirance pathologique pour des idéologies anti-démocratiques du genre populiste, voire totalitariste.

 

Pour sortir de cette impasse et éviter toutes les formes de populismes et d'autoritarismes plus ou moins totalitaires, il faut une configuration de régulation globale fondée sur trois pôles, tous trois étant renouvelables et renouvelés :

 

  • Un pôle tactique de conception composé d'experts reconnus par leurs pairs pour leur compétence dans les dossiers à traiter et mis en place pour toute la durée de résolution desdits dossiers ;
  • Un pôle opérationnel de construction composé de hauts fonctionnaires, chargé d'organiser et de gérer les chantiers de mise en œuvre (essentiellement pas sous-traitance) des solutions conçues par le pôle de conception, afin d'en assurer l'efficacité réelle et vérifiable.
  • Un pôle stratégique de surveillance qui assure le contrôle du bon fonctionnement éthique et bénéfique des deux pôles précédents et, ainsi, d'assurer la légitimité globale du système au travers d'un système démocratique "au mérite" (le droit de vote doit être réservé à ceux qui ont le bagage nécessaire pour comprendre la complexité des situations réelles et avoir prouver, par des actes reconnus, leur dévouement aux causes communes).

 

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De François-Guillaume Lorrain :

 

"Avec les nuances d'usage, les historiens des émotions ont opposé le XVIIIe siècle de la sensibilité, de l'éveil des sentiments, des passions, le siècle aussi libertin, à un XIXe bien plus froid et corseté (…). Que s'est-il passé entre les deux siècles ? Le bouillonnement révolutionnaire. Un excès vertueux et pisse-froid qui instaure la famille comme alpha et oméga d'une morale privée. Berceau des droits individuels, la Révolution, en accentuant la séparation entre sphères publique et privée, a paradoxalement consacré une cellule collective, la famille, ne fût-ce qu'en décrétant par la loi l'inviolabilité du domicile et l'interdiction des perquisitions nocturnes."

 

Cette sanctuarisation de la maison s'accompagne d'un renforcement du patriarcat et de l'éducation qui y est reçue. Il y a le versant lumineux, la maison devient le lieu possible du bonheur privé, sous l'influence du home, sweet home anglais, mais elle est aussi le décor d'une ritualisation et d'un strict encadrement de tout ce qui peut mettre en danger ce bonheur et cet ordre."

 

L'esprit humain possède quatre dipôles :

 

  • Celui de l'intentionnalité : Volonté et Grégarité.
  • Celui de la logicité : Rationalité et Emotivité.
  • Celui de la corporalité : Sensibilité et Intuitivité.
  • Celui de la constructivité : Créativité et Procéduralité.

 

Chacun de ces dipôles, comme il se doit, est inducteur de tensions dont la dissipation, comme toujours, doit être optimale sous peine de dérangements psychiques (de "conflits intérieurs" parfois graves et psychotiques).

De plus, chaque culture et/ou époque a tendance à privilégier l'une ou l'autre combinaison de ces pôles en l'érigeant en critère de "normalité", voire d'excellence.

 

De plus, ces huit pôles mentaux ne se développent pas tous en même temps chez le petit enfant (il est même des humains chez qui certains de ces pôles n'arrivent jamais à maturité). Ce sont, probablement, l'émotivité (l'attachement à la mère comme pourvoyeuse de nourriture, de chaleur et de sécurité) et la sensibilité (couleurs, sons, luminosités, douceur, …) qui se développent en premier lieu chez tous les humains. Les autres émergent peu à peu de la rencontre avec un monde alentour de plus en plus vaste, riche et complexe.

 

Chacun a un profil personnel où s'expriment des prépondérances durables d'un pôle sur l'autre dans chacune des quatre dimensions : c'est sa personnalité.

Il est utile, de plus, d'examiner les relations humaines en termes de similarité et/ou de complémentarité des profils concernés.

 

Lorsque je me regarde dans un miroir, je vois une nette prépondérance de la Volonté (qui ne se préoccupe d'aucune Grégarité), de la Rationalité (en conflit avec une certaine Emotivité), de l'Intuitivité (mais nourrie d'une belle Sensibilité) et de la Créativité (que la Procéduralité révulse et ignore).

 

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Le neuroscientisme réduit l'esprit humain au seul cerveau considéré comme un vaste réseau neuronal.

Résurgence pénible d'un vieux mécanicisme réductionniste totalement obsolète.

La psychologie, et tout ce qui tourne autour, est un pur produit des conjectures fantasmatiques, idéologiques et irréalistes du 18ème siècle.

Le neuroscientisme, lui, reproduit le positivisme mécaniciste du 19ème siècle : l'étude du mental, tel qu'elle se présente aujourd'hui, a deux siècles de retard par rapport aux vrais sciences physiciennes.

Réduire tout l'esprit humain au seul fonctionnement neuronal d'un cerveau revient à réduire toute l'agriculture au seul fonctionnement d'un tracteur.

 

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Le 20/05/2024

 

Qohélèt, chapitre 2 …

 

(2;1) "Et moi, j'ai dit, dans mon cœur : après tout, voici : je répandrai de la Joie (ShM'HH) et regarderai dans le Bon."

En hébreu, le mot "Joie" (ShM'HH) peut aussi se décomposer en ShM –'HH : le "nom de la Vie". La Joie est synonyme de Vie ou, plus exactement, est l'expression de la Vie vécue.

Mais, dans son aigreur, le Qohélèt voit bien que la Joie est dévoyée et devient vite le "plaisir du corps" : du vin, des richesses, du luxe, des propriétés somptueuses, des esclaves, des vignes, des citernes d'eau, des arbres, des jardins, un cheptel nombreux et vigoureux, de l'argent, des bijoux, des saltimbanques distrayants, des "odalisques", …

Mais tout cela n'est que vapeur et buée … Tout cela n'est que vide et vanité …

Tout cela, aux dires mêmes du Qohélèt (2;15) est "folie" (KSYL : le "fou", le "sot", le "niais")

 

Baroukh Spinoza le redécouvrira au 17ème siècle : rien n'est plus grave que de confondre le Plaisir et le Bonheur avec la Joie ; j'ai suffisamment écrit et publié sur ce thème pour qu'il soit inutile de reprendre tout cela ici sauf une seule phrase qui résume tout : "Le Plaisir se prend" (on prend plaisir à ce qui est extérieur à soi …) ; "le Bonheur se reçoit" (être heureux, c'est d'abord recevoir l'amour de ceux qu'on aime …) ; "la Joie se construit" (par l'accomplissement de soi et de l'autour de soi).

 

Comme à son habitude, la défiance et le scepticisme du Qohélèt, voire son désabusement envers le genre humain, l'amène à cette conclusion que bien peu d'humains sont dignes et capables de Joie authentique.

C'est une constante de l'Ecclésiaste que ce dégoût pour la masse des humains (et on le comprend) dont la vanité est immense qui ne conduit qu'à de la médiocrité abyssale et du narcissisme obsessionnel.

La philosophie du Qohélèt est aussi un antihumanisme : la masse des humains ne vaut sinon rien, du moins pas grand-chose !

 

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La double bifurcation que nous vivons aujourd'hui, tant civilisationnelle que paradigmatique, tient - très caricaturalement, j'en conviens - en huit mots-clés :

 

 

Effondrement du messianisme (depuis 400) et du modernisme (depuis 1500)

Emergence du nootropisme et de l'écologisme (depuis 2050)

Intentionnalité

Progressisme (*)

Eudémonisme

Territorialité

Etatisme

Continentalisme

Logicité

Egalitarisme

Autonomisme

Constructivité

Industrialisme

Frugalisme

 

Aucun de ces huit mots n'est parfait, mais chacun indique une direction, une orientation, une pression qui, souvent, est déterminante pour les évolutions personnelles et collectives.

 

Ainsi, chaque situation de bifurcation donne lieu à quatre attitudes :

 

  1. No Past and no Future : nihilisme.
  2. Just Past, but no Future : conservatisme.
  3. Just Future but no Past : révolutionnarisme.
  4. Future beyond Past : émergentisme ou constructivisme.

 

Et bien sûr, toute les combinaisons possibles, de ces quatre attitudes "pures" qui conduisent, immanquablement, à des solutions boiteuses.

 

(*) Le mot "progressisme est ici à prendre dans son sens du 19ème siècle c'est-à-dire de croyance en le progrès (surtout scientifique) que l'on croyait potentiellement infini, au service du bien de l'humanité ; et non au sens dévoyé que ce mot a pris dans la seconde moitié du 20ème pour exprimer l'esprit du gauchisme (qui n'est aucunement un progrès, mais une régression grégaire).

 

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Le symbole des "deux clés" croisées avec lequel l'iconographie chrétienne représente l'apôtre Pierre, exprime assez bien l'idée de bipolarité, c'est-à-dire le fait que tout peut être envisagé d'un point de vue extérieur et global, mais aussi d'un point de vue intérieur et particulier.

Et ces deux regards sont souvent contradictoires et, dès lors, engendrent des tensions qu'il s'agit de dissiper le mieux possible et le plus vite possible (pour rétablir la paix de l'âme) : soit en les niant toutes les deux (nihilisme), soit en choisissant l'une et détruisant l'autre (idéologisme), soit en les dépassant sur une troisième voie qui en émerge comme une construction dialectique plus complexe (émergentisme).

 

Un cas flagrant est celui des traditions religieuses qui peuvent être vues comme une rituélie communautaire ou comme une prière intérieure.

La négation globale des deux voies conduit à l'athéisme ou, au mieux, au laïcisme.

Le triomphe de la rituélie mène à  une mécanicité vide de sens ; et celui de la prière intérieure conduit aux portes de l'ascèse monastique.

Quant au transcendement des deux, il fait passer du plan de la religion à celui de la spiritualité.

 

*

 

Malgré et contre toutes les niaiseries et toutes les préciosités et tous les formalismes artificiels et esthétisants dont on a voulu l'entourer et où l'on a voulu l'emprisonner, la poésie vraie et authentique est le nom des chemins qui, avec des mots humains, accompagnent l'esprit et l'âme dans leur rencontre avec le Réel-Un-Divin-Tout, au-delà de tous les savoirs, au-delà de toutes les connaissances, pour atteindre la Connaissance ultime et suprême.

 

*

 

"Dieu" est le nom humain de ce qui les dépasse tous deux et qui ne porte pas vraiment de nom hormis Réel-Un-Divin-Tout.

Le mot "Dieu" est toujours un anthropomorphisme.

Le mot "Dieu" n'est que l'image humanisée et personnalisée de la réalité divine qui n'est ni humaine, ni personnelle, mais dont l'humain n'est qu'une des multiples manifestations.

 

 

*

 

La poésie, avec la symbolique, est un des langages de la spiritualité.

Mais la science peut l'être aussi (au moins la cosmologie), ainsi que la métaphysique (pourvu qu'elle ne se perde pas dans de fumeuses et foireuses digressions philosophico-sémantiques).

 

*

 

La voix humaine, le plus souvent, dénature la musique qui doit être et rester d'abord et surtout instrumentale.

De même, on évitera les percussions qui amènent la guerre et le bruit là où ne doivent vivre que la mélodie et l'harmonie.

C'est dire assez combien je hais les modes actuelles, rap en tête !

L'image est simple : les populaces défoncées et déjantées, médiocres et décérébrées, ont envahi les voies du Sacré et du Divin.

Mozart, reviens vite ; ils sont devenus fous … ! Non, pires : ils affichent leur vulgarité comme un étendard.

 

*

 

L'homosexualité – comme les autres tendances LGBT – incarne la mise à la mode des tares humaines contre-Nature … à l'heure où s'imposent, aussi à le mode, de nouveaux cultes de la Nature appelés "écologismes".

Paradoxes d'une époque …

La géniale Nature a inventé les "sexes", mais les tarés humains en ont fait des "genres".

Cela dit, je me fous comme d'une guigne des homosexuels (chacun fait ce qu'il veut de son corps et de sa sexualité tant qu'il ne nuit à personne) et une écologie authentique et sérieuse, scientifique et non mercantile, s'impose d'urgence.

Mais allez donc faire comprendre cela aux drag-queens ou autres chochottes, et aux écolo-gauchistes.

 

Cela dit, moi, l'hétérosexuel patenté, j'ai partagé pendant plus de six mois, dans les années 70, un appartement avec un homosexuel ; nous respections sans problème les attirances et préférences de chacun. Nous étions les meilleurs amis du monde (et le sommes restés même après son départ pour l'étranger) … j'étais même un peu jaloux de lui du fait de son succès auprès de la gent féminine ….

Tout cela n'avait, en fait, aucune importance face à notre franche amitié, mutuellement respectueuse de l'autre. Il est décédé, aujourd'hui, après de multiples missions au Vietnam, en Jordanie, en Thaïlande puis à l'ONU (au fonds des réfugiés). Mais toujours, il a gardé la même exécration que moi pour les chochottes.

 

*

 

Pourquoi le Devenant des dieux (YHWH Elohim) parle-t-Il aux humains ? Pourquoi eux ? Ou peut-être parle-t-Il aussi à tout le reste qui existe, à chacun dans son langage, mais à l'insu des humains qui ne sont pas capables d'entendre et de comprendre (tout) ce que le Devenant leur dit.

 

*

 

D'Arthur Rimbaud ce vers devenu archi-connu :

 

"Je est un autre."

 

"Je" est une illusion : il y a là seulement un processus local et éphémère, engendré par le Réel-Un-Divin-Tout comme l'océan engendre des vaguelettes à sa surface. Ces vaguelettes n'ont aucun "être-en-soi" : juste des manifestations singulières totalement reliées au reste de l'océan. Des épiphénomènes.

Le "Je" témoigne de la croyance que cette manifestation processuelle n'en est pas une, mais possède un noyau distinct du Tout, vivant sa propre vie personnelle au sein d'un Tout plus grand qui en serait séparé par nature.

Ce "Je"-là n'existe pas ; mais il peut, à l'extrême limite et avec beaucoup d'approximations et d'inexactitudes, symboliser l'évanescente existence d'une vaguelette totalement et intégralement reliée à l'océan, naissant de lui, évoluant avec lui et mourant en lui, sans quitter l'indistinction radicale de tout ce qui existe (c'est-à-dire manifeste) ai sein du Tout-Un.

 

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Au début de "La Volonté de Puissance", Nietzsche affirme :

 

"Tous les systèmes philosophiques sont dépassés ; les Grecs brillent d'un éclat plus vif que jamais, surtout les Grecs d'avant Socrate."

 

Et Héraclite d'Ephèse, suivi de Parménide (malgré sont statisme et son conservatisme : l'Un est l'Être et rien ne s'y transforme, rien n'y évolue), d'Aristote (par certains aspects) et des stoïciens anciens de Zénon de Kition (par d'autres aspects), est, sans aucun doute, le tout premier d'entre eux. Peut-être le seul philosophe authentique, avec Baroukh Spinoza, que l'occident ait porté.

Après Nietzsche, il y eut Bergson (parfois) et Whitehead ("Process is Reality") … et c'est à peu près tout.

Tous les autres se sont complus dans le dualisme et l'idéalisme : les deux plus grandes absurdités de l'histoire de la pensée (avec Platon et Descartes comme héros).

Par certains aspects, Hegel, Schelling et Teilhard de Chardin se rapprochent d'une certaine forme de monisme …

 

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Le 21/05/2024

 

Qohélèt, chapitre 3 …

 

(3;1-8) "Pour tout, un moment ; et un temps pour chaque désir sous le ciel."

Le temps n'est pas neutre. Chaque acte doit rencontrer son heure propice.

Trop tôt est aussi mauvais (et voué à l'échec) que trop tard.

Le temps est structuré et ne fait que manifester, holistiquement, l'état du Tout-Un qui peut-être propice ou néfaste à une action.

On rejoint là l'idée de "configuration" globale ou, plutôt, de compatibilité entre une configuration particulière et la configuration globale à un moment donné.

Une certaine idée de la "concordance" …

 

Cette idée de compatibilité entre configuration ou de concordance dépasse de loin celle de déterminisme : c'est la différence entre "ça doit" (nécessité) et "ça peut" (possibilité).

Il y a des moments propices où "ça peut" et des moments contraires où "ça ne peut pas".

Mais ce n'est pas parce que "ça peut" que "ça doit" ; encore faut-il que d'autres critères (souvent cachés ou inconnus) soient satisfaits car rien n'est linéaire : chaque processus, dans une configuration donnée tant particulière (la sienne) que globale (celle du monde alentour), doit faire, de plus, front à des myriades de tensions et de sollicitations souvent contradictoires et parfois en opposition avec ce qui pourrait et ce qui devrait se passer au vu de la concordance et de la compatibilité des configurations.

 

Plus on monte dans l'échelle des complexités, moins pourra jouer ce déterminisme et ce causalisme linéaires et élémentaires du "si … alors …".

Voilà donc un bel argument supplémentaire pour sortir enfin du mécanicisme qui est un simplisme ne fonctionnant que dans de très rares cas d'élémentarité. La science le sait bien : le mécanicisme n'est observable réellement qu'en laboratoire où l'on a pris soin d'éliminer toutes les autres causes de perturbation et de variation : c'est là le règne de l'artificialité mécaniciste.

 

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De Goethe :

 

"Si vous traitez un individu en fonction de ce qu'il est, il le restera. Si vous le traitez comme s'il était déjà ce qu'il pourrait être, il le deviendra."

 

C'est très vrai … mais seulement pour ceux qui ont la capacité de devenir quelque chose …

 

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De Peter Sloterdijk :

 

"Les Européens ne s'en rendent pas compte, parce que ce qui marque l'ethos européen, c'est à la fois l'ingratitude vis-à-vis de ce qu'offre notre système et l'auto-apitoiement dans le « déclinisme ». L'Europe est, pourtant, pour le reste du monde, à la fois ce qui est enviable et ce qui doit être abattu. Elle a longtemps dominé le monde connu et cette domination a suscité au cours du XXe siècle une énorme frustration. D'un côté chez les anciens colonisés, rebaptisés « le Sud global », où le sport national est devenu la leukophobie, la haine de la couleur blanche, et parfois la judéophobie, qui en est un dérivé. De l'autre chez les dirigeants des nouveaux empires, qui sont parfois aussi d'anciens empires démantelés par l'Europe et qui veulent leur revanche. Comme le disait en 1924 Paul Valery, il est remarquable que l'homme d'Europe n'est pas défini par la race, ni par la langue, ni par les coutumes, mais par les désirs et par l'amplitude de la volonté."

 

Il y a trois grands foyers civilisationnels dans le monde humain : l'Inde qui a été saccagée par la colonisation anglaise, la Chine qui a été démolie par la maoïsme et l'Europe qui sera le moteur du monde de demain si les Européens comprennent enfin qu'ils doivent éradiquer les étatismes et nationalismes qui l'émiettent et l'empêchent d'être la grande puissance civilisationnelle qu'elle doit redevenir.

 

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64 % des adultes américains pensent que les réseaux sociaux ont un impact négatif sur le pays ; 10 % pensent le contraire ( Source : Pew Research Center).

 

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Déclaration en 1979 par le chef du gouvernement intérimaire de l'Iran, Mehdi Bazargan :

 

"Il ne faut pas que le programme de vie d'un pays puisse se résumer à la mort et à la vengeance. Il faut cicatriser le passé. J'affirme que l'islam et l'humanisme peuvent conclure un heureux mariage et que les revendications de liberté, si elles étaient valables sous le shah, n'ont aucune raison de perdre leur valeur aujourd'hui."

 

Les belles déclarations n'engagent que ceux qui les croient...

L'Iran aujourd'hui, est un état islamique semant la terreur... C'est une menace pour le monde entier.

L'Iran est même devenu la tête centrale de l'islamisme mondial.

 

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D'une Enquête Odoxa 25-26/04/24 :

 

"Nous sommes entrés dans une époque marquée par un retour des conflits en Europe, avec l'invasion en Ukraine. Dans ce moment, il est essentiel de comprendre l'esprit de la construction européenne. L'Union des 6, puis des 9 dès 1973, 12 en 1986, 15 en 1995 et 25 en 2024 (dont 8 pays de l'ancien bloc soviétique). C'est aujourd'hui 448 millions de citoyens. Oui, il peut y avoir de nombreuses critiques vis-à-vis de l'Europe mais au-delà des critiques, qui propose mieux ? L'Union a réussi à bâtir un géant économique, son PIB est 6 fois supérieur à la Russie, encore supérieur à la Chine (18 900 contre 18 530 milliards de dollars). Cependant, les citoyens européens n'ont pas conscience des succès de l'Union Européenne, qu'ils tiennent pour acquis et jugent surtout les défauts et ratés de cette aventure. Insatisfaits dedans, les Français sont opposés à une sortie de l'Europe. Pour faire face aux défis qui se posent au monde, l'Union Européenne permet une réponse plus efficace que la France seule. 359 millions de citoyens sont appelés aux urnes en juin. Notre devoir est de prolonger cette aventure !

Les Français et l'Europe :

 

Bonne opinion

Oui = 51 %

Non = 49 %

Sortie de l'Europe

Opposé = 62 %

Favorable = 36 %

Favorable à une sortie de l'euro

Opposé = 65 %

Favorable = 34 %

 

 

Je serais curieux de savoir quelle est la part des immigrés et des musulmans dans les opinions défavorables …

 

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D'un anonyme :

 

"Il paraît que Science Po est une "grande école", accessible sur concours, un lieu de connaissance de l'histoire et du droit. Les événements de fin avril inquiètent fortement ! Le refus de débattre, ne pas connaître le sens des mots (génocide), ne pas connaître l'histoire (vote de l'ONU en 47 séparant Palestine juive et Palestine arabe), ignorer la géographie (le Jourdain) et soutenir le Hamas - où sauf erreur de notre part - le droit des femmes, des opposants, des non-pratiquants de l'Islam sont bafoués jusqu'à la condamnation à mort comme en Iran ! L'antisémitisme est le moteur de ces protestations nourries par les discours des frères musulmans et de la France Insoumise. Quel sera le monde de demain, celui de la loi commune, celui de la loi de chacun avec le wokisme défendant les minoritaires dominant la loi générale ou celui d'une loi religieuse? Il en va de notre modèle de société. Liberté et démocratie !"

 

Voilà donc un très belle lucidité et des propos de vraie vérité.

Mais qu'en fera-t-on ? Pas grand-chose , malheureusement.

Et si on fermait "Sciences-Po" qui, de toutes les façons ne sert à rien … sauf à produire de fausses "élites" qui ne savent rien faire ?

 

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Un commentaire d'un anonyme concernant le mythe de l'énergie "hydrogène" :

 

"Encore un truc d'écolos qui ont fait des études de lettres puis science-po, et donnent des leçons de physique et de chimie à des ingénieurs. Comme ces panneaux solaires qu'on subventionne au bénéfice des Chinois et qui ont au total un bilan carbone négatif !"

 

Les panneaux photovoltaïques et les éoliennes sont des hérésies écologiques !

 

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La chimie de la vie, c'est la chimie du carbone.

Vouloir décarboner le monde humain (ce qui est nécessaire), c'est obligatoirement devoir diminuer l'activité vivante de l'humanité : dénatalisation (moins de consommateurs) et frugalité (moins de consommation par consommateur) sont indubitablement obligatoires !!!

 

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Pour suivre Héraclite … et Hegel qui en reprend l'idée …

"Dieu" n'est qu'un des noms (trop petits), un des masques (trop anthropomorphes), un des sobriquets (trop infantiles) dont on affuble l'Un.

Ce "Un" qui est en train d'advenir et de devenir ce qui l'accomplira.

 

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Dieu est à l'Un ce que les vagues sont à l'océan, ce que la couleur est à la fleur, ce que l(écorce est à l'arbre.

 

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La mystique initiatique est absolument irréductible et incompatible avec quelque "psychologie" que ce soit … comme le paysage réel ne se réduit jamais à la manière dont le promeneur marche.

 

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Sous peine de le rompre, sur le silence, il n'y a rien à dire !

 

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Sous le tumulte des vagues : la paix de l'Âme divine et cosmique !

 

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Unité, Divinité, Totalité, Réalité, Absoluité, … autant de synonymes.

 

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Le Néant, tout comme l'Être, n'existe pas : l'Un est plein et il est en perpétuel Devenir

 

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Le fanatisme et l'idéologie sont à l'Esprit ce que la diarrhée et la constipation sont au Corps.

 

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A propos de Hans Jonas dans Wikipédia :

 

"Dans la philosophie qu'il énonce vers la fin de sa vie, Hans Jonas veut apporter une réponse aux problèmes que pose la civilisation technicisée, à savoir les problèmes environnementaux, les questions du génie génétique, etc. D'après lui, le pouvoir énorme qui est conféré à l'homme par la technoscience constitue un problème auquel doit répondre, en l'homme, une nouvelle forme de responsabilité. Celle-ci n'est pas à comprendre comme une attitude, mais plutôt comme une faculté proprement humaine que tout homme est tenu d'exercer.

 

On entend classiquement la responsabilité comme l’obligation d’assumer son acte (par exemple en expiant, si l’acte est une faute, ou en réparant les dommages dont il est l’origine). La responsabilité selon Jonas est à comprendre, bien plutôt, comme la sollicitude que doit avoir un individu pour une chose ou une personne vulnérable si elle lui est confiée.

 

Cette « responsabilité »-là interdirait à l'homme d'entreprendre toute action qui pourrait mettre en danger soit l'existence des générations futures, soit la qualité de l'existence future sur terre. C'est pourquoi, avant d'utiliser une technique, il devrait toujours « s'assurer » que toute éventualité apocalyptique soit exclue. Par cette prescription, Jonas exige une connaissance préalable à l'agir. Parmi les prévisions, il faut toujours accorder la préférence à la prévision pessimiste. C'est là l'humilité de la sagesse technologique. "

 

Être responsable, c'est prendre soin.

La responsabilité est aussi tendue vers le futur

Bien sûr chacun est (devrait être) responsable des conséquences de ce qu'il a fait par le passé, mais il est aussi responsable de ce qui doit être préserver et déployer pour un avenir positif.

 

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Il est ahurissant de constater l'appétence humaine pour le "surnaturel" alors que la majorité des humains ne connaissent rien à passent à côté du Réel !

 

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Le 22/05/2024

 

De FOG :

 

"Il y a un racisme antiblanc comme il y a un racisme antinoir. Il se trouve pourtant beaucoup de Français pour en douter. Or, cette évidence devrait aveugler tout le monde, à moins de penser, non pas avec sa cervelle, mais avec une idéologie."

 

Ce racisme antiblanc est bien réel chez beaucoup de personnes immigrées ou descendantes d'immigrés du "Grand Sud".

Ce sont essentiellement des relents de cet anticolonialisme "civilisateur" dont les gauchismes ambiants n'ont cessé de faire le procès (alors que la "gauche" de la troisième république y était activement favorable d'Hugo à Blum en passant par Ferry), malgré ses énormes facettes positives (si le "Grand Sud" est ce qu'il est en terme de santé, d'économie, de scolarité, etc …, c'est en grande partie grâce à la colonisation).

Colonisation qu'il ne faut pas confondre avec l'esclavage qui fut – et est encore - un grande spécialité musulmane bien plus que "blanche") [pour rappel, selon la loi coranique, un humain non musulman n'est pas vraiment un humain et doit s'estimer heureux d'être traiter en esclave ou en dhimmi, plutôt que simplement tué].

 

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De FOG sur un autre sujet :

 

"Voilà bien la tartufferie (…) de la gauche radicale : qu'importent les accords passés, la démocratie doit s'adapter à leurs objectifs, le suffrage universel n'est valable que s'ils l'emportent. Sinon, c'est l'émeute, (…) avec le soutien logistique de dictatures très actives (…) des régimes qui ne cherchent, comme chacun le sait, que le bonheur de l'humanité."

 

Le gauchisme, par essence, comme toutes les idéologies totalitaires c'est-à-dire fanatiques et intégristes, est incompatible avec la démocratie.

Le gauchisme n'accepte aucun contradiction : ni celle des faits, ni celle de la parole, ni celle des urnes, ni celle des livres, ni celle de l'histoire réelle.

Le gauchisme, sous ses différentes formes soviétique, maoïste ou autre, est responsable de centaines de millions d'assassinats au 20ème siècle, par rapport auxquels l'abjection nazie n'est qu'une partie de rigolade.

Aujourd'hui, c'est l'islamisme qui a pris le relai et fait taire, souvent définitivement, tous ses opposants. Pas étonnant que gauchisme et islamisme communie, devant nous, dans cet islamo-gauchisme qui, comme un cancer, ronge toute la civilisation.

 

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La Franc-maçonnerie, comme tout ce qui est humain, n'est pas hors de l'Histoire, mais elle s'est enlisée dans l'Histoire.

 

En tant que corporation structurée, détentrice de savoirs spéciaux (tant matériels en ce qui concerne la construction d'édifices religieux, que spirituels en ce qui concerne la transcription dans la pierre des messages chrétiens) et dotée de privilèges notamment de "laisser-passer" d'un chantier à l'autre, et de protection de "secrets" propres au "métier" (géométrie, matériaux et leur façonnage, outils, techniques, méthodes, planification, héraldique, symbolique évangélique, etc …) la Franc-maçonnerie (donc l'ensemble de ces maçons virtuoses gratifiés de certaines franchises féodales) est née, dans le nid des monastères romans (clergé régulier) et s'est émancipée avec la construction des églises et cathédrales gothiques (clergé séculier).

Cette Franc-maçonnerie de Métier doit aujourd'hui avoir plus de mille ans d'âge.

 

L'âge d'or de la Franc-maçonnerie de Métier (dite opérative) sera cette faste période gothique (de 1000 à 1500 environ) et s'amortit avec la montée de la Modernité (à partir de 1450, notamment avec cette rupture énorme que furent l'avènement du protestantisme et le début des centralismes royaux au détriment des autonomies seigneuriales … le tout enclenché par l'ahurissant phénomène des Croisades qui chamboula toutes les structures et règles du paradigme précédent).

 

Depuis, à l'intérieur même du paradigme de la Modernité, cinq périodes successives d'un siècle environ chacune, transformèrent ladite Modernité pour l'accorder aux modes et besoins du moment.

Ce furent successivement :

 

  1. L'humanisme du 16ème siècle (Erasme, Pic de la Mirandole, Marsile Ficin, …)
  2. Le rationalisme du 17ème siècle (Bruno, Galilée, Descartes, Spinoza …)
  3. Le philosophisme du 18ème siècle (Hume, Montesquieu, Kant, Newton, …)
  4. Le positivisme du 19ème siècle (Comte, Renan, Mach, Kelsen, …)
  5. Le nihilisme du 20ème siècle (Husserl, Sartre, Derrida, de Beauvoir, …)

 

Aucune de ces petites révolutions philosophiques n'épargna la Franc-maçonnerie qui, elle aussi, connut cinq déviances par rapport à ses racines régulières prémodernes (telles qu'exprimées dans les premiers exposés des "Anciens Devoirs) :

 

  1. Le 16ème siècle voit l'effondrement de la "mode" gothique et l'émergence du style "renaissance" où les savoir-faire maçonniques anciens eurent peu de place et ne survécurent, principalement, qu'en Ecosse ; c'est à cet époque que les Loges commencèrent à recruter des esprits curieux et spirituellement marginaux (alchimistes, hermétistes, kabbalistes, …) étrangers au Métier opératif.
  2. Le 17ème siècle écossais met en application la grande réforme maçonnique de William Shaw (membre de la Royal Society), intendant des bâtiments du roi d'Ecosse, et moteur des premières Loges "modernes" de Mary’s Chapel et de Kilwinning, ainsi que l'institution de pratiques communes à toutes les Loges (l'ancêtre, donc, des actuelles "Grandes Loges"), que l'interdiction de tout écrit sur les rites et traditions, et que l'instauration du "Mot du Maçon".
  3. Avec le début du 18ème siècle, à Londres, dans le giron de la Royal Society dont le secrétaire perpétuel était Desaguliers, certains se souviennent que le Franc-maçon est obligé de pratiquer la religion du pays où il a la liberté de travailler (ce qui place la spiritualité maçonnique au-dessus des religions et qui arrange bien Desaguliers et consorts, excédés par les guerres des religions en Angleterre) ; ils fondent alors le mouvement maçonnique des Moderns avec la "Grande Loge de Londres et Westminster" vers les années 1720 (et certainement en juin 1717 où il ne s'est rien passé !). Anderson en écrit – sous la quasi-dictée de Desaguliers – les Constitutions que l'on connaît et qui soulèvent le tollé dans les Loges régulières traditionnelles d'Ecosse, d'Irlande et de York ; celles-ci fondent la Grande Loge des Ancients qui combattra les Moderns jusqu'à sa victoire dans l'Act of Union en 1813. Mais le mal était fait : l'engouement pour le philosophisme que portaient les Moderns, s'exporta très vite un peu partout en Europe et aux Etats-Unis où se créèrent plein de Grandes Loges plus ou moins non régulières et plus ou moins non traditionnelles. C'est aussi, au 18ème siècle, que, refusant le statut "prolétaire" du maçon, l'élite maçonnique issue de la noblesse et de la haute bourgeoisie, favorisa la prolifération des "hauts-grades" essentiellement chevaleresques.
  4. Avec la fin du 18ème siècle et le début du 19ème, nouveau coup de théâtre, français celui-ci : la "Révolution française" – qui ne fut qu'une "émeute parisienne" contre la faim jusqu'à la prise de pouvoir par les Jacobins de Robespierre - fit fuir la Franc-maçonnerie hors de France vers l'Allemagne et l'Angleterre, entraînant avec elle, une bonne part des élites françaises. Ce que voyant et refusant, Napoléon Bonaparte réinventa une pseudo-Maçonnerie à sa botte et au service de sa politique en reprenant l'ancien nom de "Grand Orient de France" qui, au fil des campagnes et conquêtes napoléoniennes et coloniales, essaima un peu partout dans le monde (notamment en Belgique sous la nom toujours vivotant de "Grand Orient de Belgique").
  5. Le 20ème siècle, porté par ses idéologies dualistes (gauche contre droite, calotins contre mécréants, progressisme contre conservatisme, tradition contre innovation, etc …) prit conscience de la dualisation délétère de la Franc-maçonnerie mondiale et l'oubli notoire de ses racines prémodernes (les seules qui soient régulières, traditionnelles et porteuses d'une intemporalité spirituelle qui fait l'essence même de toute tradition initiatique et mystique). D'où les divers mouvements de "reconnaissance mutuelle" indispensables pour une remise en ordre de l'Ordre maçonnique (il existe aujourd'hui 220 "obédiences" en France).

 

Ce 20ème siècle clôt le paradigme de la Modernité et se termine par une période chaotique (qui durera jusque vers 2050) qui manifeste l'effondrement de la Modernité et l'émergence d'un nouveau paradigme profane pour l'humanité. C'est le moment idéal pour tout faire afin que la Franc-maçonnerie régulière et traditionnelle retrouve enfin ses racines intemporelles, initiatiques et mystiques, prémodernes, et se retire enfin des modes et tumultes du monde profane ; qu'elle dépose enfin ses "métaux" sur les parvis.

Il est donc impératif et urgent de dénoncer toutes ces pseudo-maçonneries façonnées par les modes et fantasmes de la Modernité, et de ne plus considérer comme "frères" ou ""sœurs" les membres de toutes les pseudo-maçonneries créées artificiellement par les cinq délires successifs de la Modernité.

Il s'agit de rendre à la Franc-maçonnerie régulière et traditionnelle toute sa pureté prémoderne et toute sa profondeur intemporelle : cette Franc-maçonnerie (la seule, donc) n'est pas au service des humains, mais elle doit être et rester au seul service de la construction du Temple de Salomon à la Gloire intemporelle du Grand Architecte de l'Univers, tel que le décrit la Bible, Volume de de la Loi Sacrée.

J'ai dit !

 

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Etymologiquement, la "religion" (re-ligare) est ce qui relie.

Classiquement, elle qualifie ce qui relie l'humain d'abord au Dieu personnel et transcendant qui se tient, éternel, parfait et immuable, face à ce monde de labeurs et de douleurs … et, ensuite, ce qui relie chacun aux autres membres de la communauté de croyance.

Avec l'effondrement du religieux, depuis plus d'un siècle, les religions s'étiolent, ce qui est une excellente chose, mais on a aussi laisser s'échapper le sens de la "reliance" sous ses deux aspects de reliance au Tout-Un-Divin-Réel (donc la spiritualité) et de reliance à la Vie (donc à l'écosophie) et aux autres humains (donc à la fraternité qui n'est ni la solidarité, ni l'amitié, mais bien la communion sur le chantier de l'accomplissement).

 

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Suite à Descartes ("maître et possesseur") et, après lui, à l'industrialisme, la Nature a cessé d'être une Mère pour devenir une Ressource.

Or, elle n'est ni l'une, ni l'autre ; elle est la Vie et la Vie est l'immense communion de tous les vivants, et nous les humains, comme tous les autres vivants, nous la vivons.

La Nature est notre nature la plus intime.

 

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Parler de probabilité d'occurrence de ceci ou cela, dans un monde intentionnel, n'a aucun sens mathématique.

Dès lors que le hasard est affaibli ou détourné ou déchu, la notion classique de probabilité (qi requiert des événements dénombrables, dissociables et indépendants) perd tout sens.

 

Si, dès le départ, tout complote à ce que X advienne, alors X adviendra, quelque part, à un moment imprévisible donné, quoiqu'il advienne par ailleurs.

Probabilistement, la Vie ou la Conscience sont improbables, mais le fait qu'elles soient advenues, ici sur Terre, il y a quelques milliards d'années, démontre qu'il y a Intention et non hasard pur !

 

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Ni déterminisme, ni hasardisme : intentionnalisme !

Peu importe où, quand et comment : ce qui doit être accompli, s'accomplira.

C'est là l'honneur insigne de l'humanité d'avoir la mission d'accomplir l'Esprit après que les autres espèces vivantes aient accompli la Vie.

Pourquoi ici et maintenant ; que me chaut ? C'est ici et c'est maintenant !

 

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Il n'y a qu'une seule Matière globale : la même pour tout ce qui existe.

Il n'y a qu'une seule Vie globale : la même pour tout ce qui existe.

Il n'y a qu'une seule Intelligence globale : la même pour tout ce qui existe.

Tout ce qui existe est Un et toutes les particularités qui manifestent ce Un ont une seule mission : accomplir ce qui reste à accomplir pour que ce Un atteigne toujours plus de Plénitude.

 

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Le christianisme est la source première de l'égalitarisme, cette maladie sociétale qui tue le génie et promeut la médiocrité.

En effet, tout le christianisme paulinien est construit sur l'apologie de la faiblesse (le fort a tort).

Le sermon sur la montagne résume tout le christianisme :

 

"Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !

Heureux les affligés, car ils seront consolés !

Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !

Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des

cieux est à eux !"

 

Dualisme : apologie du "royaume des cieux" (contre le monde naturel).

Moralisme : apologie de la mollesse.

Sentimentalisme : apologie de la mièvrerie.

Où voit-on, là-dedans, le bâtisseur, le constructeur ?

 

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Le monde réel est un chantier où s'accomplit la construction du Temple du Divin, avec ses Maîtres-Architectes (les connaissants), ses Compagnons (les virtuoses) et ses œuvriers (les tâcherons).

Le monde réel peut être fraternel envers ceux qui construisent le Temple, les autres y existent mais n'y vivent pas.

Le monde réel doit être inégalitaire (n'importe qui ne peut pas devenir architecte ou compagnon sans franchir, avec succès, toutes les épreuves du chemin de l'apprentissage).

 

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Le 23/05/2024

 

Qohélèt, chapitre 3 …

 

(3;9) "Quel avantage pour lequel le laborieux peine ?"

Dès lors où le travail n'est plus considéré comme un ouvrage, c'est-à-dire la participation ou la contribution à une œuvre qui dépasse le travailleur, dès lors que le travail est vu comme une corvée ou seulement comme un gagne-pain qui ne sert qu'à financer la "vraie vie" qui, elle, est totalement hors du labeur, on en arrive à la situation actuelle, vécue dans certains pays dits "riches" : celle des incessantes revendications, syndicales, politiques ou autres, pour que les masses gagnent le plus d'argent possible, tout en en faisant le moins possible.

Bientôt 32 heures de travail par semaine (dont seulement une vingtaine réellement prestées), retraite à 60 ans (voire moins sous des prétextes de pénibilité (physique ou mentale) ou du nombre des trimestres déjà ouvrés), hausse permanente des indemnités de chômage, de maladies, de congés payés, de congés parentaux, etc …

Tout est prétexte à ne pas travailler tout en gagnant plus d'argent à ne rien faire (sinon aller au bistrot et consommer de la drogue) ou à travailler "au noir" pour se faire du "vrai" argent bien à soi.

 

On le voit, le "travail" n'est plus une valeur ennoblissante, mais une sorte d'esclavage incontournable que l'on subit si l'on veut avoir les moyens matériels de satisfaire ses petites envies consommatoires.

Que voilà une interprétation négative et avilissante de la parole divine prononcée (Gen.:3;19) lorsque l'humain quitte l'animalité (ses yeux ont été dessillés grâce à l'absorption au fruit de l'arbre du milieu du Jardin d'Eden, suite aux encouragements du Serpent-Devin, le mystagogue divin).

Il y est dit : "Dans la sueur de ton front, tu mangeras du pain (…)" ; ce qui n'est pas une punition (comme aucune des autres "malédictions" – étymologiquement : "ce qui révèle le négatif"), mais un avertissement, une prédiction, une évidence (comme le lion ne mange la gazelle qu'après s'être épuisé à la courser et à la tuer … mais sans savoir que cette sueur est un prix à payer).

De même, les douleurs de l'enfantement ne sont pas une malédiction punitive, mais un simple constat : chez tous les mammifères, l'enfantement est une épreuve pénible et douloureuse pour le corps, mais les autres animaux n'en ont cure car c'est une loi de la Nature commune et banale qui ne pose même pas question. Seule la femme "sait" maintenant que sa douleur prend un  sens sublime avec la naissance de l'enfant.

 

Avec l'émergence de la conscience (la capacité de connaître, de comprendre et d'anticiper l'évolution de nos rapports au monde), l'humain est le seul parmi les animaux, depuis sa propre "faute" dans le Jardin d'Eden, à savoir que le travail est indispensable à la Vie et qu'être "à la peine" dans "la sueur des fronts" fait partie intégrante de l'existence, et lui donne sens et noblesse ne serait-ce que parce que le travail fourni est une contribution à l'accomplissement du Divin et de soi, et à la plénitude du monde et de soi-même.

La mauvaise réputation qu'a prise le travail, surtout en occident, est née avec le salariat qui, sous le doux nom de "contrat d''emploi", est une aliénation de sa propre autonomie et de sa propre responsabilité de vie.

Un "salarié" est un "esclave consentant" qui aliène une part de son existence au projet d'un autre que lui : un salarié ne construit rien directement et rien de professionnel ne donne sens à sa vie. Il ne sait pas – et il ne veut pas savoir – que la mission de l'humain est de contribuer à l'accomplissement de soi et de l'autour de soi, au service de l'Accomplissement de la Matière, de la Vie et de l'Esprit, c'est-à-dire du Réel-Tout-Un-Divin.

Il besogne et dépense ce qu'il gagne à tenter d'oublier et d'effacer les affres de cette besogne qui n'a aucun sens, donc aucune valeur pour lui.

Pour lui, le temps a un prix, mais n'a pas de valeur !

 

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D'Étienne Gernelle :

 

"En 1956, Cioran décrivait la propension au renoncement, la couardise des vieilles nations. Face à la rage poutinienne, l’Europe finira-t-elle par réagir ?

Avons-nous envie de nous défendre ? Chaque semaine qui passe ne fait qu'amplifier le spectaculaire décalage entre la rage poutinienne de mettre au pas l'Ukraine – coupable de s'être tournée vers l'Ouest – et la prudence ouatée de l'Europe, où l'on s'interroge longuement, avant toute initiative, sur le risque « d'escalade ». Les Européens ne croient-ils plus au tragique ? « Le “bonheur” les tente », suggérait Cioran, qui se lança même dans une analyse détaillée par pays, de l'Allemagne à l'Espagne, en passant par le Royaume-Uni. Sur la France, son jugement est d'une rare cruauté : « Si l'idéal du bien-vivre (manie des époques déclinantes) l'accapare, l'obsède, la sollicite uniquement, c'est qu'elle n'est plus qu'un nom pour une totalité d'individus, une société plutôt qu'une volonté historique. Son dégoût de ses anciennes ambitions d'universalité et d'omniprésence atteint de telles proportions qu'un miracle seul pourrait la sauver d'une destinée provinciale. »Cioran décrit le désarroi des anciennes puissances dominantes, mais aussi celui d'États plus petits, rabougris dans leur ultranationalisme (perversion à laquelle il céda lui-même dans sa jeunesse) : « Que leur reste-t-il ? La résignation à eux-mêmes, puisque, hors d'eux, il y a toute l'Histoire dont ils sont précisément exclus. Leur nationalisme, qu'on prend pour de la farce, est plutôt un masque grâce auquel ils essaient de cacher leur propre drame, et d'oublier, dans une fureur de revendications, leur inaptitude à s'insérer dans les événements. » Fait de ces deux bois, le Vieux Continent se tâte toujours sur l'Ukraine. Il n'a pas décidé si la cause de Kiev était d'abord la sienne ou celle de l'Amérique… Cioran encore, sur l'Europe : « Réfractaire à toute forme d'excès, à toute forme de vie, elle délibère, elle délibérera toujours, même après avoir cessé d'exister : ne fait-elle pas déjà l'effet d'un conciliabule de spectres ? ». Il est vrai que la fameuse « économie de guerre », formule tant rabâchée, reste largement à l'état de concept. Au-delà même de l'enjeu ukrainien, l'économie – tout court – de l'Europe ne donne pas tout à fait l'impression que celle-ci se hisse à la hauteur des chocs de puissances qui caractérisent l'époque. Dans un éditorial publié le 19 mai, le Financial Times remarque que les résidents de la zone euro travaillent « substantiellement » moins que ceux des États-Unis et que cela la handicape sérieusement. Le FT cite d'ailleurs une note récente de la Banque centrale européenne, laquelle précise que, à la fin de 2023, la durée de travail moyenne par trimestre y était chez nous inférieure de cinq heures à celle d'avant la pandémie, ce qui représenterait selon elle un manque équivalant à 2 millions d'emplois à plein temps à l'échelle de la zone euro. Un endormissement généralisé ? Cioran entrevoyait toutefois, en 1956, le scénario d'un réveil : « Tout n'est pas perdu : restent les barbares. D'où émergeront-ils ? Il n'importe. […] À nous humilier, à nous piétiner, ils nous prêteront assez d'énergie pour nous aider à mourir, ou à renaître. »

Il semble que ni les chars de Poutine, lancés à la conquête de l'Ukraine, ni ses trolls, missionnés pour véroler notre débat démocratique, n'aient – pour l'instant – suffi à provoquer une réaction d'orgueil à la mesure du défi. Mais, si même Cioran, parfois considéré comme le pape des sceptiques, l'envisageait, pourquoi pas nous ?"

 

Si barbares il y a qui puissent réveiller l'Europe, ce sont les islamistes.

Car eux, ils sont évidemment et concrètement là, dans nos villes, dans nos "quartiers", dans nos "universités". Ils sont là à phagocyter l'ONU et ses antennes (UNRWA, UNESCO et CPI, entre autres) ; ils colonisent les médias, les "réseaux sociaux", les partis politiques devenus islamo-gauchistes comme LFI et d'autres. Ils sont là pour nous obliger à accepter leurs voiles, leurs fêtes, leur halal, leurs barbus, leurs mosquées, leurs violences, leurs drogues, leurs interdits, leur mépris souverain pour tout ce qui n'est pas loi coranique et appartenance musulmane … Ils sont là !

Cela suffira-t-il à réveiller notre vieille Europe engourdie dans des conforts désuets, révolus depuis la fin des trente glorieuses ?

Eux, en tous cas, ils sont là !

 

*

 

Editorial clair et précis de Luc de Barochez :

 

"La faillite morale du procureur de la Cour pénale internationale

 

Le mandat d'arrêt proposé par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, visant le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et son ministre de la Défense, Yoav Gallant, est une bombe à fragmentation susceptible d'avoir un impact ravageur en Israël, au Proche-Orient, en Europe, aux États-Unis, mais aussi pour l'avenir de la justice internationale elle-même.

 

L'action envisagée par Khan est perverse, car elle met dans le même sac des terroristes – les trois chefs du Hamas accusés d'avoir organisé le pogrom du 7 octobre 2023 en Israël – et deux dirigeants élus d'un État démocratique, tous accusés pêle-mêle de « crimes de guerre » et de « crimes contre l'humanité ».

 

Leur inculpation simultanée témoigne d'une faillite morale du procureur de la CPI car il n'y a pas d'équivalence possible entre, d'un côté, un massacre de masse intentionnel et prémédité accompagné de viols, enlèvements et actes de barbarie, et de l'autre, la tentative d'un État agressé de se défendre, de capturer les commanditaires du forfait et de libérer les otages.

 

En outre, les preuves matérielles abondent pour étayer les crimes du Hamas, qui a non seulement revendiqué l'agression du 7 octobre, mais qui l'a lui-même documentée par de nombreuses vidéos et qui a prévenu qu'il récidivera dès qu'une occasion lui en sera offerte. En revanche, ce qui est reproché aux dirigeants israéliens n'est pas prouvé, bien au contraire !

Deux poids, deux mesures ?

 

  1. Affamer délibérément des civils ? Israël a laissé passer des milliers de camions d'aide humanitaire internationale, transportant à ce jour plus d'un demi-million de tonnes d'aliments. Dans quelle guerre précédente a-t-on vu une partie au conflit contribuer à nourrir la population adverse ? En outre, le communiqué de Karim Khan ne fait aucunement mention de l'Égypte, qui a pourtant sa propre frontière avec Gaza. Deux poids, deux mesures ?

 

  1. Tuer intentionnellement les civils ? Les chiffres prouvent le contraire. En sept mois de guerre, le bilan dressé par le Hamas lui-même (très contesté) fait état d'environ 35 000 morts à Gaza. Si l'on déduit les quelque 14 000 à 15 000 combattants du Hamas tués revendiqués par Israël (chiffre non contesté par le mouvement islamiste) et les civils qui seraient décédés de toute façon pendant ce laps de temps du fait de la mortalité naturelle dans une population de 2,5 millions d'habitants, il apparaît un ratio combattants/civils tués proche de 1 pour 1, ce qui est bas, en comparaison internationale, pour une guerre urbaine moderne. Rien donc qui prouverait une volonté étatique de tuer délibérément des civils.

 

  1. Se livrer à des « persécutions et autres actes inhumains » dans le cadre « d'une attaque généralisée et systématique contre la population civile palestinienne conformément à la politique de l'État » ? Il est établi que la population civile de Gaza souffre atrocement des horreurs de la guerre. Mais ceux qui l'ont exposée à ce malheur, ne serait-ce pas les dirigeants du Hamas, qui ont ordonné l'attaque sur Israël, puis se sont retranchés au milieu des civils ainsi transformés en boucliers humains, plutôt que les dirigeants israéliens ? « Israël, comme tous les États, a le droit d'agir pour défendre sa population », reconnaît Karim Khan lui-même !

Obstacle au cessez-le-feu

 

En portant des accusations non prouvées contre l'armée israélienne et les dirigeants de l'État, le procureur de la CPI va contribuer à alimenter dans les semaines qui viennent l'antisémitisme décomplexé qui, sous couvert « d'antisionisme », explose en Europe et ailleurs depuis le début de la guerre à Gaza. Son initiative va également avoir des conséquences aux États-Unis où, en pleine année électorale, elle accentue les difficultés politiques de Joe Biden, qui est accusé par son aile gauche d'être partisan dans son soutien à Israël.

 

Elle aura de surcroît un impact négatif au Proche-Orient et complique les efforts en vue d'un cessez-le-feu à Gaza. Dans l'État hébreu, elle alimente le complexe de la forteresse assiégée et la défiance envers la communauté internationale. À l'inverse, elle encourage le Hamas et les autres partisans du terrorisme islamiste en fournissant une couverture morale aux accusations de « politique génocidaire » qu'ils portent contre les dirigeants de Jérusalem.

 

Par ses outrances et sa perversité, l'action entreprise par le procureur de la CPI décrédibilise l'institution et jette une ombre sur l'ensemble de la justice pénale internationale. Dans ces conditions, le « soutien » apporté par le gouvernement français à l'action de la Cour, par le biais d'un communiqué publié lundi soir par le Quai d'Orsay, est déplorable.

 

Au lieu d'un « soutien », c'est un rejet ferme qu'on attendrait de la part d'un gouvernement attaché aux principes du droit et de la justice. En se rangeant du côté de Karim Khan, les autorités françaises partagent sa faillite morale."

 

Karim Khan … un Pakistanais musulman … comme par hasard !

 

A force de confondre les torchons et les serviettes, à force de se plier à cette majorité de pays qui lui viennent du "grand Sud" (anti-occidentaliste et antisémite sous prétexte d'antisionisme) dont beaucoup sont autocratiques et/ou musulmans, l'ONU et ses tentacules (dont la CPI) perd chaque jour un peu plus de sa crédibilité.

Normal ! Nous vivons la fin de la mondialisation (dont est issue l'ONU) et nous avons à repenser le monde en termes de continentalisation.

 

*

 

De Karl Lamers et Wolfgang Schäuble (texte publié vers 1995) :

 

"L'unification de l'Europe est parvenue à un stade critique de son développement. Si, d'ici deux à quatre ans, nous n'arrivons pas à identifier les causes de cette évolution dangereuse, et à y remédier, l'Union européenne se transformera inexorablement en un ensemble plus lâche, fragmenté en zones d'influence rivales, et se bornant à assurer quelques coopérations économiques. Une telle zone de libre-échange améliorée ne permettrait de régler ni les problèmes existentiels des sociétés européennes ni les défis externes auxquels elles sont confrontées."

 

Depuis, près de 30 années se sont écoulées. Et depuis, rien, ou presque, n'a changé au plan d'une réelle et totale unification de l'Union Européenne et de la disparition des Etats nationaux.

 

Et, en commentaire, Sylvie Goulard et Markus Kerber ajoutent :

 

"Cet extrait est tiré d'une analyse qui date de trente ans déjà, antérieure aux attentats terroristes du 11 septembre 2001, à la crise financière, à l'arrivée des migrants en Europe ou au Brexit, antérieure à la guerre en Ukraine et à la montée en puissance de la Chine. La vision de ses auteurs, Karl Lamers et Wolfgang Schäuble, deux députés allemands à l'époque, n'en est pas moins d'une justesse à couper le souffle. Leur appel au sursaut est, en 2024, plus urgent que jamais. Leurs trois propositions principales – le renforcement des capacités diplomatiques et de sécurité de l'UE, l'approfondissement des institutions en un système fédéral et la consolidation du « noyau » qui constitue le cœur de l'UE – demeurent pleinement d'actualité. Liées entre elles, elles dépendent quasi exclusivement de ce que décideront Paris et Berlin"

 

Une Europe fédérale, souveraine, unitaire et unitive est absolument indispensable rapidement si l'on ne veut pas voir disparaître la civilisation culturelle la plus riche et prolifique de toutes l'histoire de l'humanité.

C'est en Europe, et nulle part ailleurs, que l'humanité a réussi à faire émerger et à développer une rationalité à la fois rigoureuse et innovante ayant engendrer toutes les philosophies, toutes les sciences et toutes les technologies.

L'Europe est le berceau et le tuteur de la pensée rationnelle (malgré le christianisme (ce qu'aucun des deux autres grands pôles civilisationnels de l'humanité, la Chine et l'Inde, n'ont réussi à faire malgré la qualité de leurs spiritualités respectives).

 

*

 

De Ferghane Azihari à propos des gesticulations ridicules des "mouvements propalestiniens" dans le monde occidental :

 

"Ces manifestants ne sont ni pro-arabes ni propalestiniens. Ils ne connaissent rien au monde arabe, à son histoire, à ses controverses. Ils s'accommodent de l'état pitoyable de cette région, qui n'a attendu ni la colonisation ottomane, ni la colonisation occidentale, ni la création d'Israël en 1948 pour sombrer.

Ils s'accommodent du règne des despotes et des tyrans. Ils ne se scandalisent pas du fait que le Hamas a transformé en enfer islamiste un lieu qu'une chronique grecque du IVe siècle désignait encore comme une « ville distinguée qui a de tout en abondance et expédie dans toute la Syrie et en Égypte un vin de bonne qualité » et qui était bien plus occupée à enseigner la rhétorique grecque qu'à confectionner des slogans génocidaires.

Les prétendus pro-arabes n'ont aucune ambition pour cette région. Que le monde arabe traduise cinq fois moins de livres en arabe que la petite Grèce seule n'en traduit vers le grec, comme l'ONU le notait en 2002, leur convient tout à fait. Cette fermeture du monde arabe correspond, à leurs yeux, à ce que ces peuples peuvent faire de mieux.

Le fait que le seul État juif de la planète offre, malgré les extrémistes à sa tête, à ses citoyens arabes de meilleures conditions d'existence que le monde arabe n'en offre à sa population ne leur apparaît pas comme une insupportable anomalie. Et qu'importe qu'il y ait bien plus d'Arabes et de musulmans qui prospèrent dans l'État colonial israélien qu'il n'y a de Juifs dans le vaste monde que l'islam a forgé depuis les conquêtes du VIIe siècle et que certaines cultures ont plus de travail que d'autres pour soigner leur rapport à l'altérité.

Les variables politiques et idéologiques internes aux sociétés arabes qui iraient dans le sens d'une pacification de la région ne les intéressent pas. Pas plus qu'ils ne prêtent attention aux dissidents de ces régimes qui œuvrent à régénérer les nations dont ils sont issus."

 

Encore une fois, l'amalgame entre musulman et islamiste est délétère.

Il y a les citoyens musulmans d'Israël et il y a les terroristes islamistes du Hamas.

 

Un commentaire anonyme remet les pendules à l'heure après les gesticulations de la CPI et les "manifestations propalestiniennes" dans certains conventicules universitaires :

 

"Israël, neuf millions d’habitants, a un PIB supérieur à celui de l’Égypte, 110 millions d’habitants. Sur les neuf millions d’israéliens, deux millions sont des citoyens arabes musulmans, qui votent et ont des élus. Le régime syrien de Bachar al Assad est responsable, selon l’ONU, d’au moins 500 000 morts dans sa population depuis 2011. La dictature de Saddam Hussein (Irak) à causé au moins autant de morts dans sa population entre 1991 et 2003. Israël avait totalement évacué la bande de Gaza, en expulsant dix mille colons israéliens, depuis 2005. Le Hamas fut élu par les gazaouis en 2006. Deux millions de palestiniens vivent à Gaza, et trois millions en Cisjordanie, gouvernée par le Fatah, parti palestinien laïque. Israël n’'a pas attaqué la Cisjordanie"

 

Et de Golda Meir :

 

"La paix s'installera ici le jour où les Arabes

aimeront leurs enfants plus fort qu'ils ne nous haïssent".

 

Le seul fondement du mouvement palestinien, pure invention soviétique via son valet égyptien Yasser Arafat (neveu du grand moufti de Jérusalem, al-Husseini, ami de Hitler et hôte de celui-ci dans son bunker de Berlin pendant toute la fin de la seconde guerre mondiale), est un antijudaïsme virulent et halluciné.

La Palestine, cela n'existe pas (c'était le nom du royaume des Philistins il y a plus de 3.000 ans, nom ressuscité après 70 par les Romains et après 1919 par les Anglais )par pur dénigrement des Juifs). Il existe la Judée "de la mer au fleuve", terre juive depuis 3500 ans où a toujours vécu une population juive, malgré les expulsions et les injonctions à l'exil.

Les Palestiniens, ça n'existe pas nom plus : en Israël (en Judée, comme je préfère appeler ce pays), 22% de la population sont des Israéliens de race arabe et de confession musulmane, citoyens à part entière d'une démocratie où ils jouissent des mêmes droits que tous les autres Israéliens, qu'ils soient juifs, chrétiens, athées … ou autres.

 

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D'Emmanuel Berretta et Clara Dealberto :

 

"Après deux années de déficit, la balance commerciale de l’Union européenne (UE) est redevenue excédentaire en 2023 : 37,9 milliards d’euros, à comparer avec le déficit abyssal et sans précédent de l’année 2022 (436,1 milliards d’euros). Ce redressement fait suite à la baisse des prix de l’énergie, qui avait plombé les comptes des États membres. C’est dire l’extrême dépendance de l’Europe aux combustibles fossiles, dont le marché mondial est soumis, par nature, à des tensions géopolitiques imprévisibles et croissantes. La décarbonation de l’économie européenne est, à ce titre, un sujet de souveraineté tout autant qu’un enjeu climatique."

 

Très clairement, c'est surtout tout ce qui touche au transport (construction d'automobiles et d'avions, et carburants hydrocarbures) où le bât blesse …

 

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La continentalisation européenne passe par le développement urgent de son autonomie globale, donc quadridimensionnelle selon le tétraèdre cosmologique : culturo-spirituelle (intentionnalité), militaro-diplomatique (corporalité), scientifico-technologique (logicité) et financiaro-économique (constructivité).

 

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Le plaisir traduit la satisfaction d'un désir.

Le bonheur traduit le confort dans son monde.

La joie traduit l'accomplissement de soi et de l'autour de soi.

Confondre les trois est extrêmement déplorable et dommageable.

Le plaisir induit de l'esclavage.

Le bonheur induit de l'indolence.

La joie, elle, mobilise la volonté et l'effort.

 

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Le 24/05/2024

 

Qohélèt, chapitre 3 …

 

(3;11) La traduction littérale est nébuleuse et donne ceci : "Et avec le Tout, il [YHWH] œuvra du beau en son temps aussi avec l'univers ; il donna dans une cordialité de son cœur que l'homme ne trouvera pas avec l'œuvre qu'il œuvra des dieux, de la tête jusqu''à la fin."

 

L'idée centrale me semble être que l'humain ne voit pas la Beauté du Réel (le Tout-Un où les dieux – c'est-à-dire les "Puissances" divines - se démènent à construire tout ce qui existe) parce qu'il manque de recul (temporel) pour admirer l'œuvre en cours d'accomplissement.

L'homme est prisonnier de la temporalité ; il rêve parfois de ces futilités que sont l'immortalité ou l'éternité ; mais il ignore le fondement intemporel de tout ce qui existe.

Or, c'est là que se place le Divin qui fonde le Réel et tout ce qui émane et émerge de lui.

Et, au cœur du Divin, il existe trois Intemporalités conjointes et indissociables, trois attributs inaltérables et immuables dont tout le reste procède.

Ces trois fondements intemporels du Réel-Divin sont l'Intentionnalité désirante (la volonté qui exige), la Corporalité constituante (la substance qui se déploie) et la Logicité structurante (la cohérence qui engendre).

 

Il est impossible à l'humain de voir, de vivre, de comprendre, de participer, de contribuer et de s'accomplir en accomplissant, s'il ne se détache pas de ce qui se fait pour se relier à ce qui fait.

L'Intentionnalité, la Corporalité et la Logicité, ensemble, unies sont indispensables à la Constructivité du Réel c'est-à-dire son évolution vers l'accomplissement de plus de plénitude (évolution et travail dont l'humain, comme tout ce qui existe, participe pleinement et auquel il peut contribuer si ses yeux, son cœur et son âme s'y ouvre).

 

L'évolution induit le temps et transforme le triangle équilatéral intemporel de base en tétraèdre régulier dont le sommet s'élève, porté par la Constructivité à l'œuvre dans le Réel-Divin.

 

*

 

La question du suicide assisté et de l'euthanasie est posée avec de plus en plus d'insistance un peu partout (du moins dans les pays civilisés où la vie d'un humain, quel qu'il soit, puisse avoir une valeur, aussi ténue soit-elle).

On discutaille. On tergiverse.

 

Maladie physiologique ou désir psychique ?

Incurabilité ou pas ?

Injection létale par soi-même ou par un tiers ?

Mais le suicide assisté est déjà, depuis longtemps, entré en vigueur pour tous les alcooliques, les tabagiques, les narcotiques que les fabricants et marchands poussent au suicide volontaire.

 

Et la peine de mort, dans tout cela ? Pourquoi la vie d'une assassin récidiviste, d'un violeur en série ou d'un tortionnaire crapuleux devrait-elle être plus précieuse que celle d'un grabataire incurable qui demande à mourir dignement ?

 

Qui mérite de vivre ? Ainsi posée, la question choque … Mais en nos temps de surpopulation, de surconsommation, de surpollution, elle se pose implicitement …

Qui a le droit de faire des enfants et qui a le devoir d'avorter afin que l'espèce humaine diminue en nombre et augmente en qualité ?

 

La vie humaine est-elle "sacrée" dans tous les cas ? Pourquoi, alors, accepter que certains pays fasse la guerre à d'autres et envoient des millions d'humains se faire tuer au nom d'une quelconque idéologie qui, bientôt, sera surannée, désuète et obsolète ?

 

Pourquoi une vie humaine devrait-elle "valoir" plus que celle d'une vache, d'un rossignol, d'un rosier ou d'un chêne ?

Pourquoi ce mur entre la "vie humaine", qui n'est qu'humaine, et la Vie en tant qu'un tout unitaire et cohérent dont les vies humaines ne sont que des manifestations parmi beaucoup d'autres ?

 

Voilà bien des questions que le grande majorité des "penseurs" de notre temps refuserait même d'oser se poser …

 

*

 

A propos du dernier livre de Nellie Bowles, par Brice Couturier :

 

"(…) le problème a deux origines convergentes. Primo, une affaire générationnelle : les jeunes diplômés qui entrent en journalisme ne le font pas pour informer. Ils se considèrent comme « chargés de missions ». Ils veulent changer la société américaine de fond en comble selon le credo de la « justice sociale » (l'autrice n'aime pas l'adjectif woke, elle le trouve chargé, périmé et maladroit).

Les rédacteurs en chef sont débordés par cette « révolution venue d'en bas ». Secundo, la vieille gauche « libérale » qui dominait le courant démocrate, est à présent sur la touche. Elle est accusée d'être « faible, molle et favorable au compromis » par la nouvelle gauche « progressive », qui estime que les temps sont mûrs pour une vraie révolution.. (…) on découvre que s'est levée, à partir de 2019, très précisément, une vague contestataire comme l'Amérique n'en avait pas connu depuis au moins les sixties. Elle aurait atteint son point culminant durant l'année 2020, celle de l'assassinat de George Floyd par un policier blanc à Minneapolis. À ce moment-là, des militants, intolérants et radicalisés, sont parvenus à imposer leur agenda à l'Amérique – y compris les idées les plus loufoques. (…) Le mouvement subissait un phénomène de radicalisation interne au fur et à mesure que l'incendie se propageait à de nouveaux objets. « La transition entre Black Lives Matter et Trans Lives Matter s'est faite de manière ininterrompue et sans soudure. Ce fut à peine si l'on y prit garde. (…) la nouvelle révolution américaine est terminée parce qu'elle a déjà gagné. Ses slogans sont profondément ancrés dans les institutions américaines, ses entreprises et ses universités. Beaucoup d'entre elles ont ainsi adopté le «  Progressive Stack  », en vertu duquel l'ordre dans lequel la parole doit être prise au cours des réunions de travail est strictement organisé : les personnes appartenant aux « catégories les plus opprimées » parlent en premier et celles appartenant aux catégories « les moins opprimées » en dernier. (…) À Berkeley, on informe les étudiants que « l'ordre de la prise de parole est un moyen de procéder à l'inversion des iniquités systémiques introduites et maintenues par la suprématie blanche et le patriarcat ». Aussi est-il facile de déterminer qui est invité à parler en dernier : les Blancs mâles et hétéros « cisgenres ». Mais cet « empilement progressiste » donne lieu à de sérieuses contestations : un Latino gay (sorry, on doit dire Latinx !) peut-il être autorisé à parler avant une femme trans blanche ? Du fait que la révolution a gagné, il n'est plus nécessaire de minimiser le fait qu'il y a de la violence. « Une seule solution, intifada, révolution ! n'est pas un slogan pacifiste, c'est un appel à la guerre. Les médias devraient au moins l'appeler par son nom. »

 

C'est procès du wokisme qui est ici intenté.

Mais qu'est-ce que le wokisme ?

C'est d'abord le refus de l'égalitarisme (l'essentiel, c'est la différence) et le refus du démocratisme (la distinction entre "majorité" et "minorité" n'a aucune signification : une minorité de "génie" a toujours raison face à une majorité de "crétins").

Seule compte la différence.

Jusque là, on peut être d'accord.

Là où le wokisme déraille et délire, c'est lorsqu'il réduit la notion de différence à la seule dualité entre "dominant" et "dominé", entre "oppresseur" et "opprimé" (et en laissant aux seuls supposés "opprimés" autoproclamés le droit de désigner unilatéralement l'autre comme oppresseur : le "noir" est forcément l'opprimé et le "blanc", évidemment l'oppresseur, les colonisations et esclavages d'antan en témoignent …).

Oui, seule la différence compte, mais seulement lorsqu'elle est perçue et vécue comme opportunité de complémentarité !

 

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Le 25/05/2024

 

Qohélèt, chapitre 3

 

(3;16) "Et j'ai vu encore sous le soleil : un lieu de la Justice (Mishpath) [est en] ruine de la Méchanceté (Rèsh'a) et un lieu de l'Equité (Tzèdèq) [est en] ruine de la Méchanceté. Moi, j'ai dit dans mon cœur, avec le juste et avec le méchant, Il jugera les Puissances car [il est] un temps pour tout désir et, pour toute action, un nom".

 

Nommer, c'est juger.

 

La Méchanceté des humains règne partout et ruine les lieux de Justice et d'Equité.

Les Puissances (Elohim) qui animent (les désirs sont le fruit de l'âme) et motivent (les actes doivent être désignés, c'est-à-dire nommés) les humains seront jugées en leur temps.

 

Justice et Equité … deux concepts bien distincts et tous deux à l'opposé de la Méchanceté.

La Justice juge les désirs, c'est-à-dire les intentions de l'âme.

L'Equité juge les actes, c'est-à-dire les activités de la personne.

Le mot hébreu Rèsh'a (RSh'O) pointe vers les mots "méchanceté, crime, vice, crime, mal, …", bref, vers tout ce qui est "mauvais" en l'humain, tout ce qui provient de ses "mauvais génies " (Elohim) qui seront jugés lorsque leur temps sera venu.

 

Est "méchant", étymologiquement, est tout ce qui est "malséant", tout ce qui, donc, "sied mal", tout ce qui ne convient pas.

Ainsi, la "méchanceté" se montre comme le contraire radical de la "bienséance", de ce qui convient bien, de ce qui va dans le bon sens qui est celui de l'accomplissement vers plus de plénitude.

Le "mal" est ce qui va à l'encontre de cette plénitude dont l'accomplissement doit être l'intention profonde et unique de tout ce qui existe dans le Réel.

Mais qu'est-ce que la "plénitude" ? Que signifie-t-elle au plus profond ?

Au fond, là est la seule vraie question philosophique, là est le seul vrai problème spirituel : qu'entend-on par "Plénitude" ?

Les lexiques répondent mal en disant que la "plénitude" est l'état de ce qui est "plein", de ce qui est "complet", de ce qui est accompli en perfection. Plein de quoi ? Complet ou parfait par rapport à quoi, par rapport à quel but à atteindre, sachant que rien n'a de "but", mais que tout est animé par l'intention d'accomplir sa plénitude, sachant que la teneur de celle-ci n'est en rien préétablie, prédestinée, prédéfinie …

Les mots se tiennent, mais l'idée s'assombrit !

 

On peut dire que quelque chose qui existe, a atteint sa plénitude lorsqu'elle a réalisé toute la contribution qu'elle pouvait apporter à l'accomplissement de la Plénitude du Tout-Un-Divin-Réel.

Soit ! Mais comment savoir s'il ne reste pas un bout de contribution possible, mais oublié ou omis ou délaissé ?

La seule issue à cette aporie apparente, est de quitter l'abstraction et la généralité pour découvrir l'idée de "plénitude" dans l'instant, à chaque instant.

Plénitude instantanée, donc. Ai-je accompli en plénitude l'instant présent, l'ai-je rempli du maximum de contribution dont j'étais capable, ici-et-maintenant ? Mais pendant que je me pose cette question, l'instant à accomplir, à remplir, est passer et a été gâché …

 

Il faut alors considérer la "plénitude" comme une manière de vivre sa vie (de vivre la Vie) de manière telle que ce genre de question devienne superfétatoire.

Il ne s'agit donc plus de philosopher en questions, mais d'agir en actes spontanément et naturellement accomplissants et plénifiants.

Il ne s'agit donc plus savoir ce qu'est la plénitude de l'accomplissement, mais d'apprendre à vivre spontanément et naturellement la plénification en tout et de tout, immédiatement.

Et cet apprentissage demande, sans doute, parfois, toute une vie …

 

Accomplir la Plénitude, c'est vivre pleinement la Vie, à chaque instant.

Et j'insiste : vivre LA Vie et pas seulement vivre MA vie : vivre pleinement tout le Vivant en moi et autour de moi.

Et cette "plénitude de l'accomplissement" se manifeste par une Joie inaltérable, profonde et permanente : la Joie de vivre pleinement la Vie !

 

 

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A propos des livres signés "Jean" dans le Témoignage chrétien …

 

La critique biblique est assez formelle, ni l'Evangile, ni l'Apocalypse qui sont attribués à l'apôtre Jean, n'ont été écrits par lui (le "disciple bien-aimé" de Jésus, que l'on représente toujours imberbe), mais bien à plusieurs mains et en grec, par un non-Juif (comme l'Evangile de Luc, d'ailleurs ainsi que ses "Actes des Apôtres" pour autant qu'ils aient le même auteur).

 

L'Apocalypse (écrite vers 200) est une resucée christianisée de la littérature apocalyptique, d'origine esséno-pharisienne, qui eut son heure de gloire durant les trois derniers siècles avant l'ère vulgaire.

 

Quant à l'Evangile dit de Jean, il a été écrit en plusieurs fois après 120 de l'ère vulgaire, dans le but de faire converger le christianisme paulinien et le christianisme alexandrin (celui des Evangiles dits "apocryphes").

Dans tous les cas, ces deux textes n'appartiennent pas à l'univers culturel juif, mais bien romano-grec.

 

De plus, les Loges maçonniques sont placées sous le signe de "Saint Jean" pour deux raisons :

 

  • l'Evangile de Jean, surtout dans son prologue, est de loin le plus spiritualiste, voire mystique et ésotérique, des quatre ; les synoptiques sont idéologiques et reflètent les convictions sotériologiques pauliniennes contraires à celles, bien plus juives, de l'Eglise de Jacques, frère de sang de Jésus, ancrée à Jérusalem (dont la destruction par les Romains en 70 a signé le coup de grâce, laissant le paulinisme antijudaïque seul sur le terrain hors Judée).
  • la FM se raccroche à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem par le baudrier bleu clair porté par les Maîtres, que portaient aussi ces moines-chevaliers hospitaliers, très proches des Templiers.

 

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De Boris Hansel :

 

"Manger cru, est-ce bon pour la santé ?

 

La cuisson a un impact sur la qualité nutritionnelle des aliments. Mais faut-il pour autant devenir un adepte de la nourriture crue ?

Manger tout cru ! C'est une tendance qui fait de plus en plus d'adeptes. D'un côté, il y a des bienfaits évidents à ce type d'alimentation ; de l'autre, il est légitime d'en douter quand on lit certaines actualités où le crudivorisme est au centre du mode de vie prôné par des sectes. On va voir ensemble ce qu'il en est.

La newsletter santé

Le crudivorisme est une pratique alimentaire qui consiste à manger uniquement des aliments crus ou cuits à moins de 42 degrés. Certains l'appellent l'alimentation vivante. Selon une théorie ancienne, l'énergie solaire emmagasinée dans les aliments, et qui donne de la vitalité aux produits, serait perdue lors de la cuisson.

 

Cette théorie est plus une croyance qu'autre chose. Mais ce qui est vrai, c'est que chauffer les produits de la nature modifie leur composition nutritionnelle.

On peut perdre plus de la moitié de la teneur en vitamines lors de la cuisson. Les minéraux se dissolvent dans l'eau de cuisson, si bien qu'il y en a moins dans ce que l'on mange cuit. Également, l'index glycémique des aliments glucidiques augmente. L'index glycémique, c'est la capacité d'un aliment à augmenter le glucose dans le sang. L'exemple de la carotte est éloquent car il est multiplié par deux quand elle est cuite. On sait aussi qu'à la cuisson les poissons et les viandes, lorsqu'ils grillent, développent des molécules cancérigènes. Et puis manger cru, c'est aussi une garantie de devoir mastiquer avec à la clé une sensation de satiété mieux perçue et donc la possibilité de contrôler son poids.

À l'âge adulte, chez les personnes à risque de dénutrition, comme les personnes âgées ou soignées pour un cancer, le crudivorisme est également dangereux car il expose aux carences. Du côté de la tolérance digestive, certains développent des symptômes tels que des ballonnements ou des douleurs abdominales. Enfin, le risque d'intoxication alimentaire est avéré, en particulier avec les poissons et viandes crus. Mais, si vous prenez des précautions strictes, avec notamment la congélation des poissons si vous les mangez crus, ce risque devient faible."

 

Beaucoup de cru et un peu de cuit … et voilà tout !

 

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A l'ONU, la CPI (Cour Pénale Internationale) et la CIJ (Cours Internationale de Justice) mènent le même combat antisioniste – donc antisémite.

Toutes les deux ont mis Israël et le Hamas dans le même panier de crime contre l'humanité et de génocide.

On croit halluciner !

Toutes deux sont dirigées par des ressortissants de pays musulmans.

Quel hasard ?

 

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Le 26/05/2024

 

Qohélèt, chapitre 3

 

(3;20) "Le Tout s'en va vers un lieu unique ; le Tout est advenu de la poussière et le Tout [est] retour vers la poussière."

 

Ce verset est central et souligne le monisme radical du judaïsme lévitique. Le monisme de ce judaïsme fondateur et fondamental, pré-rabbinique, donc, car le rabbinisme, lui, du fait des influences romano-helléno-chrétiennes et des affres de l'exil forcé en terre hostile, a assez vite bifurqué, sauf la Kabbale, vers un dualisme ontique impliquant à la fois créationnisme et sotériologisme. Lorsque tout en ce monde où l'on vit, se mue en mépris et en hostilité, si ce n'est pire, on finit par espérer et vouloir croire en un autre monde plus heureux …

 

Pas question de tout cela pour le Qohélèt malgré son regard pessimiste et noir sur les humains. Bien au contraire, il impute la médiocrité et la méchanceté de la plupart des hommes à cette ignorance du fait fondamental que "le Tout s'en va vers un lieu unique", que tout finit par converger par la réalisation de l'Intention cosmique et divine originelle, c'est-à-dire par l'Accomplissement de toujours plus de Plénitude.

 

L'image de la poussière dont tout émerge et où tout retourne est une image que l'on retrouve aussi au fondement du Taoïsme : tout ce qui existe est une vaguelette éphémère et particulière à la surface de l'Océan dont tout émerge et où tout replonge.

 

Comme son surnom l'indique, le Qohélèt fait certainement partie de l'élite sacerdotale qui vit, pense et parle tout à l'opposé du mode profane typique du pharisaïsme, c'est-à-dire des couches populaires dont le seul moteur de vie est la satiété des appétits de tous ordres.

 

La posture du Qohélèt est élitaire (il constate deux mondes humains parallèles, l'un élitaire, l'autre populaire, donc tout à l'opposé des fumisteries égalitaristes tellement en mode  aujourd'hui) et élitiste (il souhaite que la communauté humaine soit gouvernée par des élites qui voient plus loin que leur nombril et qui replacent l'humain dans un processus qui le dépasse infiniment et qui a pour enjeu la plénification du Réel-Divin). Contrairement à ce que rabâche le discours gauchiste, l'élitisme ne consiste pas à l'accaparement du pouvoir pour soi et sa "caste", mais bien l'exercice du pouvoir au bénéfice de l'accomplissement et de la plénification du Réel pris comme un Tout-Un divin dont tous les humains sont parties intégrantes.

 

L'idée d'élitarisme est étrangère à celle de privilège ; au contraire, elle est au plus proche de l'idée de sacrifice et de dévouement. De sacerdoce, donc …

Le pouvoir n'est ni un but, ni un honneur, ni une jouissance ; il est une corvée, utile et nécessaire pour le bien de tous et de chacun … mais il exige que ceux qui ne savent rien, se taisent sur tout … et se contentent des plaisirs vulgaires de la panse.

Il suffit de voir ce que donne la démocratie au suffrage universel (condamnée à dévier soit vers une démagogie électoraliste, soit vers une démocrature autoritaire) : chacun vote pour ceux qui promettent plus d'avantages (surtout pécuniaires) et moins de tracas (surtout professionnels).

Toute la gauche est construite que ces piliers-là. Mais toute la droite aussi, mais selon d'autres chansons (plus d'avantages aussi, mais moins d'autres tracas).

La voie de l'élitarisme (autrement dit, du libéralisme au sens fondamental et fondateur de ce terme) est la troisième voie : la seule qui vise à dépasser la médiocrité humaine et la vie vulgaire c'est-à-dire celle de l'autonomie pour soi, de la responsabilité de soi et de l'accomplissement de soi et de l'autour de soi.

 

La Qohélèt tente l'impossible – et il le sait - : sortir les masses du vulgaire de leur médiocrité atavique, et leur faire vivre la vraie Vie dans la vraie Joie, au service de la vraie Plénitude de l'accomplissement du Réel-Divin.

On retrouve là quelque chose qui ressemble au mythe de la caverne de Platon où la vraie vie n'est pas celle des ombres sur la paroi, mais celle qui se joue hors de la caverne, sous les rayons du vrai Soleil divin.

Mais qui osera quitter la rassurante caverne ?

 

L'humain, en tant que tel, n'intéresse guère la Qohélèt qui sait que l'humain, comme tout ce qui existe, n'est qu'ustensile entre les doigts du Grand Architecte de l' Univers pour construire son propre chemin d'accomplissement vers une meilleure Plénitude.

C'est là que se place l'Alliance au sens judaïque du terme entre l'humain et le Divin : le Din apporte à l'humain la Joie d'une vie accomplissante en échange de tous ses efforts pour contribuer à plus de Plénitude divine dans le Réel.

Telle est l'Alliance. Et la Loi en découle avec ses 613 mitzwot (règles de vie)

 

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La judéité n'est en aucun cas une race : depuis son origine – à son origine même – le métissage et la multiplicité des origines à été un fait constatable.

La judéité n'est pas une religion, même si la religion  - d'abord lévitique (avec ses multiples branches sadducéennes, pharisiennes ou esséniennes) et ensuite rabbiniques – là aussi selon divers rites et traditions – est une des composantes fortes de la judéité car il ne faudrait ni oublier, ni exclure les nombreux juifs qui n'adhérent à aucune des croyances habituelles, ni ne pratiquent aucun des rites prescrits.

La judéité n'est pas plus une mystique même si le courant kabbalistique et ses nombreuses ramifications en est une manifestation remarquable.

La judéité est enfin sans rapport direct avec le sionisme même si de nombreux Juifs soutiennent l'Etat d'Israël, chacun de sa manière.

Alors qu'est-ce que la judéité ?

La judéité est une culture ! Une culture qui inclut des éléments anthropologiques, historiques, religieux, ésotérique et politiques.

La judéité est une culture à part entière c'est-à-dire un certains nombre de valeurs communes qui font du Juif, un humain un peu à part, plus attiré par la Connaissance que par l'action, plus attiré par la Spiritualité que par la religion, plus attiré par l'Immatériel que par le matériel, plus attiré par l'Etude et la Contemplation que par la le pouvoir et l'effervescence, etc …

 

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De FOG :

 

"Si la colonisation n’est pas en soi un crime contre l’humanité, n’en déplaise (…), elle n’est certes pas ce que la France a fait de mieux. Célébrée par de nombreuses personnalités marquées à gauche, d’Hugo à Blum en passant par Ferry, elle consista, d’une certaine façon, à faire le « bien » des peuples malgré eux, tout en leur faisant les poches."

 

La seule grande erreur de l'Occident a été le colonialisme.

En ce sens, l'histoire démontre que l'expansion portugaise (par le présence assimilatoire et les comptoirs commerciaux comme au Brésil, au Mozambique ou en Angola) a engendré un réseau pacifique sans gros problème de racisme ou de rancœur, alors que l'expansion espagnole, française, ou anglaise (par la conquête militaire et l'appropriation de toutes les ressources, y compris humaines) a engendré des blocs en conflits, bourrés de haines et d'esprit revanchard.

Là-dessus s'est greffé l'esclavagisme qui est une pratique essentiellement musulmane (encore active de nos jours) et qui, spécialement aux Etats-Unis et en France, n'a fait qu'envenimer la situation.

 

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Le plus grand problème de l'humanité, depuis toujours est de gérer les différences évidentes et incontestables entre les humains.

 

Deux solutions aussi absurdes qu'inefficaces ont toujours été privilégiées : l'égalitarisme (la négation des différences ou, à tout le moins, de leurs valorisations) et l'autoritarisme (le domination des "forts" quel que puisse être le critère qui peut définir la "force").

Un bel exemple microsociologique en est la relation entre l'homme et la femme au sein du couple.

 

La démocratie au suffrage universel est censé être un astucieux compromis entre égalitarisme (tout le monde vote, à part égale) et autoritarisme (les élus sont seuls habilités à décider). Double échec !

 

La seule bonne solution est de voir dans les différences, des sources de richesse par complémentarité et associativité. : réussir ensemble ce qu'aucune des parties ne peut réussir seule.

 

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La physiologie humaine, comme celle de tout être vivant, peut être approchée de deux façons parfois complémentaires, mais souvent contradictoires.

Les systèmes osseux, musculo-tendineux, circulatoires, respiratoires, sensitifs, urinaires, génétiques, obstétriques, … peuvent être approchés de façon mécanistique avec d'assez bons résultats.

Mais les systèmes digestifs, gynécologiques et cérébro-nerveux imposent une approche organiciste complexe où la science classique est loin d'être efficace pour l'instant.

Autant la médecine actuelle est efficiente et fiable pour les systèmes mécanistiques, autant elle l'est encore assez peu pour les systèmes organistiques où d'énormes progrès restent à accomplir.

Et je ne parle ici que des systèmes corporels. Pour ce qui est des systèmes psychiques (noologiques), on n'a là affaire qu'à des charabias charlatanesques dont l'efficacité, lorsqu'elle n'est pas négative, est parfois non-nulle, mais par pur hasard.

Braves gens ; fuyez à toutes jambes tout ce qui est psy-quelque-chose.

 

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Commentaire anonyme à propos du CIJ et du CPI :

 

"La moitié de l'humanité n'a pas adhéré à ce machin qui aurait été créé pour faire rentrer tous les pays dans le moule de l'état de droit occidental. Quelle prétention de se placer au-dessus des autorités judiciaires locales et de se saisir, sans y être invité, de tout motif pour condamner des pays qui ne sont pas adhérents. Selon cette instance, la France serait tenue de livrer Poutine et Netanyahou au CPI, si leur avion survolait la France. Se retirer vite de ce machin qui est fait pour entretenir la guerre et empêcher toute tentative de paix."

 

Et cet autre :

 

"Le raisonnement de l’article est contraire au droit ! La CPI n’est pas compétente. Israël est un état de droit et la CPI n’a pas vocation à se substituer à la cour suprême israélienne qui n’a pas été sollicité pour les faits incriminés sur lesquels le procureur émet sa requête. Tout l’article est donc fallacieux et manque cruellement de raisonnement juridique de bon sens. La CPI s’arroge le droit de juger à la place d’un tribunal d’un pays qui n’a pas été sollicité ! Un comble et de grosses lacunes de raisonnement de l’auteur de cet article qui sont dans la droite ligne de la position totalement anti israélienne constamment suivie par le quai d’Orsay depuis l’existence d'Israël."

 

La CPI et la CIJ, comme toutes les instances de l'ONU sont actuellement complètement noyautées par les pays dits du "Grand Sud" qui s'en donnent à cœur joie pour combattre (par la haine et le mépris, par la calomnie et le mensonge, par l'outrage et l'outrance) la civilisation occidentale (intrinsèquement colonialiste et esclavagiste, paraît-il, obsessionnellement hétérosexuelle et machiste, paraît-il encore) et dont Israël constitue, pour son malheur, le petit promontoire moyen-oriental que deux mille ans d'antisémitisme isolent et montrent du doigt, même de la part de ceux qui devraient combattre l'islamisme à ses côtés.

 

(A mon étonnement, mon commentaire

a été publié immédiatement dans "Le Point")

 

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Tous les mouvements indépendantistes doivent être soutenus car ils figurent tous sur la liste des mouvances anti-étatistes et contribuent donc, sans le savoir, à l'incontournable mouvement mondial de continentalisation de l'humanité (un continent étant un réseau solidaire de régions autonomes réunis par une culture commune et un projet collectif commun).                 

 

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Ce que l'on appelle aujourd'hui le "Grand Sud" n'est que le énième soubresaut du vieux tiers-mondisme qui ne digère toujours pas qu'il doit presque tout à la culture et à la civilisation européennes.

Rancœur et jalousie du médiocre ou du raté ou du dépassé …

 

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Du 23 au 26 janvier 1834, divers Suprêmes Conseils de la Franc-maçonnerie régulière établissent une "Charte de l'Ecossisme" qui commence par l'article suivant :

 

"La Franche-Maçonnerie est un culte universel ayant pour objet Dieu et la Vertu, et qui se partage en différents Rites reconnus et approuvés.

Sortis d’une source commune, ces Rites quoique divers, tendent au même but : Adoration du Grand Architecte de l’Univers, Philosophie, Morale, Bienveillance envers les hommes."

 

Le mot "Dieu" et les mot "Adoration" ne seraient plus adéquats aujourd'hui car trop étroitement liés au christianisme religieux encore très vivace en ce début de 19ème siècle.

Aujourd'hui, sans doute, sans en changer l'esprit d'un seul iota, on écrirait plutôt ceci :

 

"La Franc-Maçonnerie est un culte universel ayant pour objet le Divin et la Vertu, et qui se partage en différents Rites reconnus et approuvés.

Sortis d’une source commune, ces Rites quoique divers, tendent au même but : Sacralisation du Grand Architecte de l’Univers, Sagesse philosophique et éthique, Bienveillance envers les humains."

 

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Vivre pleinement la Vie !

Pour atteindre la Joie permanente, la voie de chaque instant est celle d'y réaliser le meilleur Accomplissement de soi et de l'autour de soi, vers plus de Plénitude au service de la Plénitude de l'Accomplissement du Divin-Réel-Un.

Il ne s'agit pas d'une rhétorique, d'un vœu ou d'une intention, mais d'une quête immédiate et permanente, réellement et intensément vécue.

Il s'agit d'une manière permanente de vivre la Vie que l'on porte en soi, en l'acceptant telle qu'elle vient et telle qu'elle va.

 

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La frugalité, ce n'est pas être moins joyeux.

La frugalité, c'est choisir les joies qui ne passent pas (en tous cas peu et le moins possible) par la consommation matérielle.

 

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Se contenter de peu pour se satisfaire de tout … (cfr. épicurisme)

 

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La recherche permanente du plaisir, par la réalisation d'un désir ou la satisfaction d'une tentation, est une constante du comportement humain ; c'est cela qui le rend esclave.

L'humain est ainsi esclave de lui-même et entraîne ceux qui l'entoure dans le même esclavage que lui.

Il ne s'agit pas de refuser un plaisir lorsqu'il se présente, à l'improviste ; mais il s'agit de ne jamais le rechercher lorsqu'il ne se présente pas. La jouissance d'un plaisir n'apporte ni accomplissement de soi, ni plénitude de vie ; juste un peu de dopamine, une neurohormone hypothalamique.

 

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La vie a toujours dû s'apprendre, mais aujourd'hui, plus que jamais, elle doit se réapprendre d'urgence et en profondeur.

Pour beaucoup, "vivre" n'a plus qu'une seule signification : "consommer".

 

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Ce qui est vrai pour chaque personne, l'est également pour chaque communauté, pour chaque population. Mais la frugalité d'un groupe, n'est pas la somme arithmétique des frugalités individuelles. Elle devrait être plus que cette somme, mais elle est souvent moindre qu'elle.

Il existe comme un effet d'entraînement à la facilité, à la mollesse, à la faiblesse et à la médiocrité.

En matière humaine, le groupe est souvent moindre que la somme des individus qui le composent.

En termes thermodynamiques, cela signifie que le regroupement a, le plus souvent, un effet entropique. Mais heureusement, dans de rares cas, c'est le contraire qui se passe et le groupe induit des effets néguentropiques d'émergences positives. C'est évidemment cela que la gestion politique devrait rechercher, mais ce n'est presque jamais le cas puisqu'en démocratie, c'est toujours la loi du moindre effort qui est vendue comme la meilleure. Qui serait élu en promettant la difficulté et l'effort ?

 

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La plaisir naît de la Corporalité (le charnel).

Le bonheur naît de la Logicité (l'éthique).

La Joie naît de l'Intentionnalité (l'accomplissement).

Pour être de qualité, la Constructivité (l'activité, le vécu) doit toujours privilégier l'Intentionnalité (l'accomplissement qui est le premier des trois moteurs intemporels, celui qui leur donne sens et consistance).

A quoi bon une Corporalité et/ou une Logicité qui ne serviraient à rien, qui ne serviraient rien.

Le plaisir et le bonheur ne sont que des conséquences de la joie si celle-ci anime l'activité de chaque instant, dans la quête incessante de toujours plus de plénitude accomplie.

 

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Le 27/05/2024

 

Qohélèt, chapitre 4 …

 

(4;1) "Et moi, je m'assis et je vis avec toutes les oppressions qui se font sous le soleil et voici : larme d'opprimés et aucun consolateur pour eux (…)"

 

La civilisation (culture, bienveillance, courtoisie, complémentarité, respect, …) est à l'exact opposé de l'oppression c'est-à-dire de la domination brutale et souvent violente du plus "faible" par le plus "fort" … malgré qu'il faille définir avec soin les critères qui désignent cette "force" et cette "faiblesse".

Et c'est probablement là que le bât blesse, surtout dans les idéologies actuelles du type "woke" où l'opprimé se définit tel, lui-même, en toute subjectivité, en toute irrationalité : il suffit là de "se sentir" opprimé pour être déclaré "opprimé" et pour avoir le droit de désigner soi-même son "oppresseur" … lui-même subjectivement "opprimé" d'un autre "oppresseur" tout aussi vague … en un cercle vicieux destructeur de société (ce que veulent, d'ailleurs, les wokistes : détruire la civilisation et la société occidentales réputées colonisatrice, esclavagiste, raciste, xénophobes, homophobe, transphobe et tous les "phobes" que l'on voudra … : qui veut un gros tas, doit ratisser large).

 

Il y a une différence énorme entre "se sentir faible" par rapport à un monde, et "être opprimé" par ce monde.

La faiblesse est un sentiment intérieur ; l'oppression est un fait extérieur.

Beaucoup de ceux qui se déclarent extérieurement "opprimés" ne sont en fait qu'intérieurement "faibles", c'est-à-dire inaptes, incapables, incompétents, inintégrés, inacceptés, inadaptés, etc … Ce sont ses propres carences dont se plaint le faible et cela n'a rien à voir avec quelque oppression que ce soit.

 

Cela ne signifie nullement qu'il n'existe pas de dominants opprimants et de dominés opprimés. Cela signifie seulement que "se sentir oppressé" ne signifie pas nécessairement "vivre opprimé".

Les verbes "oppresser" et "opprimer", quoique souvent confondus et amalgamés, n'ont pas le même sens du tout.

Notre monde contient bien plus de gens oppressés que de gens réellement opprimés.

 

Bien sûr, le monde humain est truffé de barbares dont le seul moteur de vie est de dominer l'autre et de le rendre avili, ou amoindri, ou bafoué, ou servant, ou esclave.

Ces barbares-là (et ils ne sont pas spécialement là où on les croient être, ni ceux qui sont expressément désignés comme tel par les faibles ou les profiteurs) sont des négations de la civilisation. Et ils doivent être combattus comme tels.

Mais on est là très loin des idéologies wokistes qui se définissent eux-mêmes comme des opprimés et qui désignent eux-mêmes leurs oppresseurs comme les dominant, sous le prétexte qu'ils sont plus nombreux, ou plus efficaces, ou plus travailleurs, ou plus intelligents, ou plus cultivés, etc …

 

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D'Alfred Sauvy :

 

"De même que les administrations fonctionneraient de façon satisfaisante s'il n'y avait pas le public, de même les théories économiques seraient relativement faciles à établir sans la présence de cet insupportable gêneur qu'est l'homme."

 

Le première des deux propositions est infiniment plus pertinente et quotidienne que la seconde …

 

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De Peter Sloterdijk :

 

"L'Europe d'aujourd'hui, ce grand corps politique qui ne veut pas être un empire, est une créature qu'il faut aimer, quand bien même elle est sans tête, ce qui est pour moi une vertu car cette absence nous immunise contre les tentations autoritaires et les rêves de puissance, qui mènent dans le mur. L'Europe reste en effet cet ensemble d'empires humiliés qui s'est donné une seconde chance en se rassemblant dans un club sympathique dont les membres sont aujourd'hui unis par une vision de coexistence aussi libre que possible, aussi coopérative que faisable. Du reste, c'est une erreur de reprocher aux Européens de ne plus avoir de grands objectifs puisqu'ils consistent à faire de la démocratie un système d'assurance garantissant de mieux en mieux le bien-être… On ne peut pas tomber amoureux d'une courbe de croissance disait-on en mai 68, mais on peut parfaitement, en revanche, tomber amoureux d'un trésor de savoir-vivre sans pareil, où l'on trouve un peu partout les meilleurs produits des uns et des autres, de la mozzarella italienne aux olives grecques en passant par les fours à bois scandinaves. Sans parler du droit de penser, de créer, de critiquer librement – y compris le pouvoir – sans être menacé à tout moment de prison voire de mort. N'est-ce pas un beau combat que d'affirmer son savoir-vivre et sa volonté de partager à grande échelle l'idée de la "bonne vie"? Sans compter qu'économiquement on ne se débrouille pas trop mal : additionnez toutes les économies de l'Europe, et vous avez probablement la première du monde. Mais d'une façon discrète …''

 

Salutaire remise en place et en ordre ! Merci, Peter …

 

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En France : "Plus de 300 textes en vigueur ont pour objet de "simplifier" 165 décrets - 68 circulaires - 66 ordonnances - 37 lois" (Source: legifrance.gouv.fr).

Voilà ce qu'est la bureaucratie ! Et pas qu'en France, même si ce pays est probablement un "champion du monde" du fonctionnarisme débile.

 

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De Vinod Menon, professeur en psychiatrie et science des comportements à Stanford :

 

"Pour la première fois, un algorithme a identifié des schémas d'activation neuronale distincts entre les deux sexes.

Les cerveaux féminin et masculin ne fonctionnent pas de la même manière. Des résultats très surprenants !

"Nos résultats suggèrent que les femmes et les hommes diffèrent dans la manière dont ils engagent des circuits fonctionnels dynamiques impliqués dans les processus mentaux internes et autoréférentiels, la sensibilité à la récompense, l'apprentissage par renforcement et les expériences subjectives de plaisir."

 

Enfin, un travail scientifique de plus qui démolit de fond en comble la "théorie du genre" et toute cette ridicule et dangereuse mode de la séparation entre les sexes et les genres (les comportements érotiques et sociaux).

Même déguisé en drag-queen, en chochotte ou autre, même s'il est devenu homosexuel, un homme reste un homme et une femme reste une femme.

La biologie prévaut toujours sur la psycho-sociologie.

 

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D'Yoshua Benglo (Fondateur et directeur de l'Institut Québécois pour l'IA) :

 

"A relativement court terme, ce qui m’inquiète le plus, c’est la capacité de ces systèmes à influencer les opinions. Jusqu’à présent, on a vu des trucages visuels ou auditifs permettant de répandre des fake news. Mais il y a désormais un nouvel élément : la capacité d’influencer des personnes à travers une interaction et des dialogues. Une IA pourra vous convaincre d’une fausse information en échangeant avec vous pendant des heures, des jours ou des mois. Des études, notamment une de l’EPFL [l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne], commencent à comparer la capacité de persuasion des IA avec celle des humains et les deux sont déjà à des niveaux proches. Or on peut imaginer que ces systèmes deviennent bien meilleurs par la pratique. Si des organisations veulent créer le chaos, elles feront appel à ces technologies, c’est certain. Et grâce à leurs millions d’interactions avec des humains, ces systèmes pourraient devenir plus persuasifs que nous, dans les prochains mois ou dans les prochaines années. A plus long terme, plusieurs gouvernements redoutent que ces systèmes, à mesure que leur compréhension de la biologie moléculaire s’affine, puissent faciliter la mise au point d’armes biologiques. Nous en sommes encore loin. Mais il ne faut pas penser à court terme. D’autant plus que les gouvernements mettront du temps à minimiser ce risque en adoptant des contre-mesures et des lois. Il faut prendre le temps de discuter pour que l’opinion publique prenne bien conscience de ces enjeux, car il s’agit de vrais choix démocratiques.'"

 

On met là le doigt sur le réel danger de l'Invasion Algorithmique : devenir des interlocuteurs individuels et personnalisés censée se laisser convaincre d'une "vérité" fausse, mais utile à un projet politique ou financier utile à d'autres …

Chacun sait que l'on se laisse plus influencer par une discussion avec un "ami" que par la lecture, l'étude, l'analyse et la rumination d'un texte écrit par un anonyme, fût-il une sommité reconnue.

C'est cette proximité "amicale" de l'IA qui constitue le vrai danger.

 

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D'Albert Camus :

 

"Si la cruauté révolte, la sottise décourage, et les hommes fatigués de voir la bêtise triompher, finiront par se taire, résignés."

 

C'est déjà largement le cas depuis plusieurs décennies !!!

 

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De façon générale, en "Occident" comme dans le "Grand Sud", ceux qui possèdent suffisamment de moyens pour cela, dépensent et, donc, consomment beaucoup trop.

Beaucoup plus qu'il ne leur est nécessaire pour simplement vivre sainement et paisiblement. Pourquoi ?

Parce qu'ils sont poussés à le faire essentiellement par un narcissisme suractivé par la publicité.

Deux maladies de notre temps …

 

Cette publicité omniprésente qui est censée engendrer de faux besoins chez les esprits faibles …

Ce narcissisme exaspérant qui fait du besoin d'admiration de soi (par soi et par les autres) un besoin essentiel …

 

Quels pourraient en être les contre-poisons ?

Pour la publicité : son interdiction et son éradication de tous les médias, des plus anciens (l'affiche collée sur un mur) aux plus modernes (les réseaux sociaux) …

Mais pour le narcissisme, c'est une autre histoire, bien plus ardue, bien plus profonde …

Par parenthèse, si le narcissisme venait à disparaître, la publicité mourrait d'elle-même puisque plus personne n'aurait besoin de toutes ces inutilités (ces "vanités" dirait l'Ecclésiaste) tant vantées dont le seul but est de briller d'orgueil à ses propres yeux et d'envie aux yeux des autres …

 

Narcissisme, donc …

Triomphe du "moi" sur le Réel.

Triomphe de l'épiphénomène sur le noumène.

Triomphe de l'écume de la vague sur la majesté de l'océan.

Triomphe de l'existentiel sur l'essentiel.

Pourtant ce "moi" tant adoré par tous ces narcisses, est vide, une étiquette collée sur un bout d'activité qui n'existe en rien par lui-même.

Mais le narcissisme en fait courir du monde, à notre époque tout spécialement : vanité extérieure pour compenser une vacuité et une médiocrité intérieures, sans doute.

Narcissisme comme symptôme d'angoisse et d'anxiété ? Oui, sans doute.

Mais le symptôme ne guérit pas la maladie ; il la nomme et rien de plus.

C'est toute une Sagesse qu'il y a à reconstruire … !

En attendant, beaucoup sont possédés par la possession.

 

*

 

Le problème le plus urgent à résoudre aujourd'hui : distinguer l'utile du futile !

 

*

 

Dans la pratique, la politique, c'est répondre à un problème complexe par une solution compliquée … qui, ipso facto, sera inefficace.

Notre monde évolue vers toujours plus de complexité, qu'on le veuille ou non.

La résolution d'un problème complexe passe par la simplicité qui, jamais, n'est simplisme.

Il est très difficile de "faire simple" ; il est beaucoup plus facile de "faire compliqué" … et de répondre à la réalité complexe par une armada de procédures, de normes et de spécificités.

 

*

 

De Nicolas Hulot :

 

""Il y a une humanité qui travaille pour le bien commun

et une autre qui l'accapare."

 

L'idée n'est pas fausse, mais la formulation maladroite et faussée (un peu trop gauchisante avec d'un côté, les travailleurs, et de l'autre, les spéculateurs).

La réalité est bien plus complexe car presque tous les gens sont un peu les deux.

 

Comme toujours, il faut éviter les dualités sans nier les bipolarités.

En chaque humain, il existe un constructeur qui accomplit et un parasite qui pille.

Mais contrairement à ce que semble sous-entendre Hulot, la part de parasitisme est de loin la plus importante et la plus nombreuse.

 

Et c'est par l'éducation que cette grosse part parasitique pourra être drastiquement affaiblie. Apprendre à devenir constructeur du monde, apprendre à contribuer, à chaque instant à contribuer à l'accomplissement et à la plénification de soi et de l'autour de soi au service de la Vie et de l'Esprit.

 

*

 

En réponse à ce cher Olivier de Kersauson …

Je suis persuadé, comme toi, que, dans le monde humain, il y a plus de gens "gentils" que de gens "méchants", mais "gentil" ne signifie nullement intelligent, cultivé, travailleur, passionné, dévoué, impliqué, engagé, volontaire, constructif, visionnaire, lucide, etc …

Au mieux, ils sont apparemment souriants, paisibles et serviables …

 

*

* *

 

Le 28/05/2024

 

Qohélèt, chapitre 4 …

 

(4.4) "Et moi j'ai vu tout le travail et toute l'habileté de l'activité quand ceci  est son pâturage de jalousie personnelle ; ceci aussi est buée et amour du vent."

 

C'est bien sûr le procès de la "jalousie de l'autre" comme moteur de l'action, que fait ici le Qohélèt.

En fin connaisseur de la réalité et des turpitudes humaines, le Qohélèt a bien sûr observé que la "jalousie de l'autre" explique bien des comportements.

Mais que signifie "être jaloux d'un autre" ?

 

Cela signifie posséder autant sinon moins que ce que l'autre possède.

Et il ne s'agit pas seulement de possession matérielle : telle fortune, telle maison, telle nourriture, telle machine, tel bijou, telle œuvre de l'art, etc …

 

On parle, ici, au moins autant des possessions immatérielles : l'amour ou l'amitié d'un tel ou d'une telle, tels honneurs, tels titres, tels privilèges, tel rang social ou professionnel, telle renommée, tel succès …

 

La jalousie peut encore dépasser le champ des possessions réelles (matérielles ou immatérielles), et envahir le champ des possessions potentielles : "je suis jaloux d'untel parce qu'il pourrait, s'il le voulait ou s'il en avait l'occasion, atteindre ou acquérir ce que je convoite …"

La jalousie, chez le jaloux, n'a pas de limites hors celles de sa propre imagination.

 

A la source de toute jalousie il existe une insatisfaction de ce que l'on a et/ou de ce que l'on est, de ce que l'on peut et/ou de ce que l'on veut.

La jalousie est le reflet des limites d'un "moi" vide que l'on compare (factuellement ou fantasmagoriquement) à d'autres "moi" tout aussi vides. Tout cela est "vide" puisqu'en effet, le "moi" n'existe pas ou, plutôt, n'existe qu'en tant que pseudo-être, censé identifier et cerner ce qu'une conscience particulière croit deviner d'elle-même.

 

Mais quand bien même ce "moi" n'aurait aucune consistance et aucun sens, aucune existence et aucune contenance, le processus de la jalousie, quoiqu'épiphénomène, est effectivement, comme le souligne le Qohélèt, un moteur puissant des comportements humains et ne peut donc être négligé, malgré son artificialité.

La jalousie procède d'un sentiment (donc d'un ressenti, d'une sensation, voire d'un ressentiment) qui, quoique totalement artificiel et fantasmatique, joue un rôle majeur dans la motivation de beaucoup d'humains dans leur quotidien.

Chacun évolue dans sa vie ; c'est une évidence. Mais ce n'est pas par rapport aux autres qu'il faut vouloir évoluer, mais par rapport à soi-même, par rapport à son propre projet, à ses propres ressources, à ses propres normes et à ses propres actions. L'autre, quel qu'il soit, ne doit y jouer aucun rôle autre que celui d'un complice dans une relation fraternelle de complémentarité et dans une communion par rapport à une œuvre commune.

Il n'y a personne à jalouser ou à imiter ; il n'y a que le "soi" dont le "moi" n'est que le masque et le déguisement, qui existe et qui n'existe que pour son accomplissement intérieur et extérieur vers plus de plénitude au service de la Vie et de l'Esprit.

 

*

 

Cessons la politique de comptoir et regardons l'histoire véridique ...

Que pensent, de toutes ces magouilles politiciennes, les 22% de citoyens israéliens de confession musulmane qui jouissent d'un rang de citoyen à part entière dans un Etat démocratique ? Ils n'en veulent pas d'un Etat palestinien ; ils ont le leur.

La Palestine est le nom du royaume des Philistins, disparu il y a plus de 3000 ans. Ce nom fut artificiellement ressuscité par les Romains en 70 PCN lors de l'expulsion massive des Juifs hors de chez eux : la Judée. Et il fut repris, par dérision, par les Anglais lors de son mandat de gestion après l'effondrement ottoman.

Ceux que l'on appelle aujourd'hui "Palestiniens" sont, très majoritairement, les descendants d'immigrés arabes (Egypte, Syrie, Jordanie, Liban, ...) venus chercher du travail lors de la construction d'Israël (qui était un désert à bédouins) après 1919, d'abord, et surtout, après 1948. Le citoyenneté israélienne leur a été proposée, mais rejetée en bloc sous la pression de l'OLP de Yasser Arafat, sous la coupe du KGB soviétique.

La notion d'un Etat palestinien n'a historiquement et culturellement aucun sens (quelle Palestine ? celle du Fatah en Cisjordanie ou celle des islamistes criminels et terroristes du Hamas à Gaza, soutenus par l'islamisme international piloté par l'Iran et consorts ?).

 

(Ce commentaire a bien été publié par "Le Point")

 

*

 

Israël a raison de continuer la destruction du Hamas à Rafah : il faut éradiquer le Hamas terroriste, chantre de l'islamisme, qui se sert des Palestiniens non islamistes comme d'un bouclier humain pour couvrir ses actions criminelles. Oui, il y a des "dommages collatéraux" et c'est atroce. Comme il y eut 300.000.000 d'humains sacrifiés, pendant le XXème siècle, sur l'autel du nazisme, du soviétisme et du maoïsme ... dont Poutine, Xi-Jinping et les islamistes ne sont que les continuateurs.

 

(Ce commentaire a été refusé par "Le Point"

au motif absurde de "Diffamation")

 

*

 

Les treize mots-clés de la science des processus complexe …

 

  1. Unité
    1. Intentionnalité intemporelle (exigence, attente, espace téléologique) potentialité d'engendrer :
      1. Accomplissement (complétude, exhaustivité)
      2. Plénitude (harmonie, reliance)
    2. Corporalité intemporelle (territorialité, substantialité, espace topologique) potentialité d'engendrer :
      1. Expansion (spatialité, conquête)
      2. Compaction (densité, agglomération)
    3. Logicité intemporelle (cohérence, méthodicité, espace eidétique) potentialité d'engendrer :
      1. Rationalité (procéduralité, rigueur)
      2. Innovation (créativité, astuce)
    4. Constructivité temporelle (évolution, durée, espace dynamique) capacité à mettre en œuvre les potentialités par :
      1. Entropicité (dilution, intégration)
      2. Néguentropicité (émergence, individuation)

 

*

 

Pour user des abréviations aujourd'hui de mode, les "infos" et les "médias" sont, dans notre monde chaotique en pleine bifurcation, devenus extrêmement problématiques.

Les "infos" sont devenues des flux intenses à haute toxicité et les "médias" sont devenus des engins intrusifs de manipulation de masse.

La communication quelqu'en soit le niveau, le projet ou le sujet, a perdu toute forme de déontologie : on vend ce qui se vend … et on tait, voire on cache ou travestit ou détourne, le reste.

 

Mon propos n'est certainement pas de combattre la liberté d'expression, loin de là ; il s'agit plutôt de ravigoter une éthique communicationnelle aujourd'hui tombée en désuétude.

Ne pas dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, cela s'appelle "mentir" et le mensonge est destructeur de toute confiance.

Car c'est bien une profonde et suspicieuse défiance que l'on observe chez beaucoup, surtout plus jeunes, qui en viennent à "jeter le bébé avec l'eau du bain" et à prôner un strict contrôle des médias comme dans les pires dictatures.

 

Lorsqu'il n'y a plus de déontologie naturelle, il ne reste plus que la force de coercition.

 

*

 

La géopolitique d'aujourd'hui est un ternaire parfait …

Il y a les Empires (Russoland, Sinoland, Islamiland) qui pleurent le passé.

Il y a les Traficomanes (Latinoland, Afroland) qui pillent le présent.

Il y a les Continents (Euroland, Indoland, Angloland) qui construisent le futur.

 

*

 

Qu'est-ce qu'une économie exemplaire ? C'est celle qui produit des ressources utiles à partir de ressources renouvelables.

Tout le problème revient à définir les deux adjectifs "utile" et "renouvelable".

D'abord : qu'est-ce qui est utile et pour qui ?

Ensuite : rien n'étant renouvelable intégralement, à partir de quel seuil peut-on considérer que le taux de renouvelabilité est satisfaisant ?

Et bien sûr, c'est là que commencent les bavardages oiseux, les trépignations idéologiques, les affirmations ignares et les délires manipulatoires.

De toutes les façons, une seule chose est certaine : moins il y a de consommateurs, moins il y a de problèmes de ressources.

 

*

 

La juste voie des Justes ….

Il n'y en a qu'une, toujours la même, depuis toujours et pour toujours …

Construire l'accomplissement et la plénitude de soi et de l'autour de soi, à chaque instant, au service de la Vie et de l'Esprit.

 

Psaume de David (1;1) :

 

    "Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s'arrête pas sur la voie des pécheurs, Et qui ne s'assied pas en compagnie des moqueurs,

    Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel, Et qui la médite jour et nuit !

    Il est comme un arbre planté près d'un courant d'eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point: Tout ce qu'il fait lui réussit.

    Il n'en est pas ainsi des méchants: Ils sont comme la paille que le vent dissipe.

    C'est pourquoi les méchants ne résistent pas au jour du jugement, Ni les pécheurs dans l'assemblée des justes ;

    Car l'Éternel connaît la voie des justes, Et la voie des pécheurs mène à la ruine"

 

*

* *

 

Le 29/05/2024

 

Qohélèt, livre 4 …

 

(4;9) "Bons sont les duos hors de la solitude dont il y a pour eux bon profit de leur travail."

 

Eloge du couple, bien sûr, mais aussi …

Eloge de la reliance.

Eloge de la complémentarité.

Eloge de la complicité.

Eloge de la communion.

Eloge de la Fraternité.

 

Si l'on veut bien tenir compte des règles propres à tous les systèmes et processus complexes, l'arithmétique ne joue plus et "un plus un" font rarement deux.

"Un plus un" peut faire plus que deux (et c'est de ce cas de figure dont parle le Qohélèt), mais "un plus un" peut aussi faire moins que deux lorsque la haine, l'inimitié, la jalousie, la compétition, la domination et tous ces sentiments à la fois vulgaires et destructeurs s'immiscent dans la relation.

Qohélèt regarde la configuration positive : un plus un fait plus que deux : la reliance et les complémentarités peuvent jouer leur rôle et déployer leurs miracles sereinement.

En somme, "un plus un" lorsque cela fait plus que deux, c'est magnifique, mais "un plus un" doit au moins faire deux (deux solitudes parallèles valent mieux qu'une seule haine active).

 

Au fond, le mot "Fraternité" recouvre parfaitement toutes les facettes de la pensée du Qohélèt.

La Fraternité ne parle pas de sentiments (mais elle les suscite, les nourrit, les stimule et ils le lui rendent bien) : elle parle de construire ensemble, comme le feraient les enfants du même Père et de la même Mère, comme les enfants du même Esprit (les Lois divines) et de la même Vie (l'Evolution divine), au service de l'accomplissement et de la plénitude de soi et de l'autour de soi, du monde et du Divin.

 

Voilà donc pour la "théorie" mise en pratique par nombre de personnes de par le monde (et notamment par certains couples et certaines familles). Mais qu'en est-il pour le reste de l'humanité ? J'ai bien peur que là, le bilan soit bien moins positif voire franchement et même honteusement négatif lorsque l'on voit …

  • les couples déchirés et leurs enfants qui pleurent …
  • les femmes considérées comme des esclaves, des animaux de compagnie, des objets sexuels, des machines à faire des gosses ou des bibelots ayant juste le droit de se taire et d'obéir (comme le voudraient les islamistes et les musulmans dévots, sectaires ou zélateurs) …
  • les seigneurs militaires ou terriens, exploiteurs et quasi esclavagistes …
  • les peuples ennemis, amoureux de la haine et de l'extermination de l'autre qui, pourtant, lui ressemble …
  • etc … etc …

 

Arrêtons là cette liste funèbre qui, qu'on le veuille ou non, donne un portrait familier des relations humaines où la Fraternité est fracassée par la bêtise, par l'orgueil, par l'ignorance, par la bassesse, par la défiance, par le mépris …

 

A l'inverse, il ne faut pas croire que "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". Loin de là. La majorité des humains sont d'une hallucinante médiocrité.

Mais ce n'est pas cela que clame le Qohélèt : il se contente de dire que le deux lorsqu'il est plus que deux fois un, vaut bien plus et bien mieux que le un plus un.

Mais il vaut beaucoup mieux deux bons uns qu'un mauvais deux.

Il faut donc être très sélectif dans le choix de ses relations. Mais cela ne signifie nullement que, hors de ce champ fraternel, tous les autres humains doivent être rejetés ou conspués ou méprisés. Cela signifie seulement que l'humanité n'est pas un bloc unique, mais un archipel disséminé. Et c'est très bien ainsi si chacun reste bien sur son île.

 

Ils sont heureusement bien loin – mais pas encore oubliés – les temps puérils du philosophisme du 18ème siècle où les leitmotivs pavoisaient sur l'avenir radieux d'un "universalisme" et d'un "humanisme" glorieux. Ces idéalismes infantiles sont tous les deux (et tant d'autres avec eux) bien morts dans les fours crématoires d'Auschwitz et d'ailleurs ; dans les génocides des Kurdes, des Arméniens, des Tutsis, et de bien d'autres ; dans les meurtres et tortures perpétrés par les meutes islamistes du Hamas ou du Hezbollah, télécommandées par les Frères musulmans, la Turquie et l'Iran.

 

Voilà la raison profonde pour laquelle il est essentiel de rappeler, encore et toujours, l'impérieuse efficience de la "complémentarité" entre les humains : ce dont je ne suis pas capable, un autre en possède l'aptitude.

Et cet autre est bien souvent un inconnu. Et pour découvrir les talents et virtuosités d'un inconnu, il faut commencer par l'accueillir avec bienveillance.

 

*

 

Lu d'un anonyme :

 

"(…) d’une histoire faite de cycles comme l’a montré Gaston Georgel dans son livre « Les rythmes dans l’histoire. » aux éditions Archè (Milano. 1981) à propos du cycle de 540 ans."

 

Voilà qui est confondant car, tout-à-fait indépendamment, comme le montrent mes nombreuses publications, j'étais arrivé à la conclusion que la durée d'un cycle paradigmatique est de 550 ans … !

Je viens donc de commander ce livre …

 

*

 

L'Âme de Dieu est à la fois Accomplissement et Plénitude.

Le Corps de Dieu est à la fois Etendue et Substance.

L'Esprit de Dieu est à la fois Loi et Emergence.

La Vie de Dieu est à la fois Dispersion et Construction.

 

Dieu n'existe pas ;

Il est tout ce qui existe.

 

Dieu n'a rien créé ;

Il se crée en permanence.

 

Dieu n'est pas face au monde naturel ;

Il est le monde naturel.

 

Dieu n'est pas en face de l'humain ;

Mais l'humain est totalement en Lui et de Lui.

 

Dieu ne fait rien advenir ;

Il est ce qui advient.

 

Lorsqu'il y a Souffrance ou Joie ;

C'est Dieu qui souffre ou exulte.

 

Dieu est l'Âme, la Matière, l'Esprit et a Vie

De tout ce qui existe.*

 

Dieu est Plénitude en quête d'Accomplissement.

Dieu est Accomplissement en quête de Plénitude.

 

La Plénitude de Dieu s'appelle Tout.

L'Accomplissement de Dieu s'appelle Un.

 

Dieu est la masque et l'apparence.

Le Divin se manifeste au travers de Dieu.

 

Dieu est un mot humain.

Le Divin dépasse tous les mots humains.

 

La Joie de Dieu, les humains l'appellent le Bien.

La Souffrance de Dieu, les humains l'appellent le Mal.

 

Lorsqu'Il gagne en Plénitude et en Accomplissement, Dieu connait ka Joie.

Lorsqu'Il perd en Plénitude et en Accomplissement, Dieu connait la Souffrance.

 

Lorsque l'humain éprouve de la Joie, c'est Dieu qui l'éprouve.

Lorsque l'humain éprouve de la Souffrance, c'est Dieu qui l'éprouve.

 

Dieu ne parle pas.

Dieu vit.

 

Dieu n'est ni ailleurs, ni plus tard.

Dieu est ici et maintenant.

 

Pour Dieu, l'humain n'est presque rien.

Pour l'humain, Dieu est presque Tout.

 

L'Accomplissement de Dieu : Tout est là.

La Plénitude de Dieu : Tout est Un.

 

Accomplissement : construire ce qui manque.

Plénitude, relier ce qui est épars.

 

Dieu engendre.

Dieu relie.

 

Dieu ne fait rien.

Dieu laisse tout se faire pourvu que ce soit selon son Intention et selon ses Lois.

 

Il n'existe rien hors de Dieu.

Tout est en Dieu.

 

Dieu n'est pas une personne.

Dieu n'est qu'un Nom impersonnel.

 

Au-delà de la Terre, il n'y a que de l'espace parsemé d'astres.

Dieu n'est pas au Ciel, mais il remplit tout.

 

Dieu n'a que faire des morts.

Il ne s'intéresse qu'aux vivants qui œuvrent pour lui.

 

Dieu seul existe et est vivant.

Tout le reste n'est qu'émergences et épiphénomènes : vaguelettes sur l'océan.

 

Dieu appelle à chaque instant.

Beaucoup d'humains ne répondent jamais.

 

Dieu ne reconnaît aucune religion.

Les religions ne sont que des simagrées humaines.

 

Dieu indique le sens à l'âme et la loi à l'esprit.

Il suggère l'œuvre à la main et la joie au cœur.

 

La spiritualité parle de Dieu.

Les religions parlent de l'humain.

 

Qu'ils soient mystiques ou initiatiques,

Les chemins de la spiritualité sont escarpés, mais montent haut.

 

Dieu ne parle qu'à l'esprit des sourds.

Mais Il nourrit l'âme des vivants.

 

Dieu n'existe pas

Puisqu'il est et contient tout ce qui existe.

 

*

* *

 

Le 30/05/2024

 

Qohélèt, chapitre 4 …

 

(4;17) "Garde tes pieds quand tu viendras vers la maison des dieux (Puissances) et approche pour entendre un don des sots de sacrifice, car eux sauront pour faire du mal."

 

La formulation est compliquée, mais, sur le fond , il est là opposer la spiritualité et la religion.

La spiritualité de celui qui vient dans le Temple du Sacré ("en gardant ses pieds", c'est-à-dire avec respect et humilité) et ceux qui envahissent le Temple de la Vanité avec des sacrifices ostentatoires qui sont supposés effacer le mal qu'ils font aux autres, au mande et au Divin (et sans doute aussi à eux-mêmes, ce faisant).

En ce sens, la Religion détourne da Spiritualité : il ne s'agit plus d'établir, pas à pas, dans la patience et l'amour, une Alliance durable avec le Divin pour accorder accomplissement et plénitude à la fois de l'humain et du Divin ; il s'agit plutôt d'une sordide transaction afin que le sacrifice offert vienne compenser le mal fait, afin de "se faire pardonner", afin de se faire "d'effacer ses péchés" et ainsi gagner sur les deux tableaux : celui de la turpitude et de la fausseté dans ce monde-ci, et celui de la béatitude éternelle dans l'autre monde qui … n'existe pas.

 

Comme s'il pouvait y avoir une autre "vie" personnelle sans un "autre monde" !

La Vie est éternelle, immortelle et intemporelle ; c'est une évidence, mais il s'agit de la Vie divine et globale, intemporelle qui construit l'accomplissement et la plénitude de tout ce qui existe et qui émerge et émane du Divin, comme autant de vagues à la surface de l'océan.

On ne "gagne pas son paradis" comme le voudraient les sottes théories sotériologiques. Rien n'est "sauvé" car il n'y a rien à "sauver".

Il ya, pour chacun, à faire ce qu'il y a à faire dans chaque ici-et-maintenant. Au moment de la :mort, il est trop tard : "tout est consommé" pour reprendre une expression chrétienne.

 

Tout ce qui se passe, se passe ici-et-maintenant ; il n'existe ni "ailleurs", ni "plus tard". Il n'existe aucune "autre vie" : la vie qui se vit, se vit ici-et-maintenant en tant qu'émergence, émanation, manifestation et expression, particulières, éphémères et liées, de la Vie unique et globale qui anime tout le Réel-Un-Tout-Divin.

Le rêve d'immortalité personnelle de chaque humain après la mort est un infantilisme pitoyable, lié à ce mensonge et cette illusion que l'on appelle le "moi" qui n'est qu'un ustensile passager, particulier et changeant (et s'usant) qu'utilise le Divin pour construire son Accomplissement et sa Plénitude.

 

Chaque humain est comme un nuage dans le ciel : un conglomérat de gouttelettes qui se forme, se transforme, explose en pluie ou se dilue, pour disparaître à tout jamais, sans laisser aucune trace … hors la fertilisation des champs qui ont reçu l'eau bénéfique et fertilisante que le soleil et l'évaporation de la mer, des lacs et des rivières avait mis en lui.

 

Chaque humain est un tel nuage, vaporeux et éphémère. Mais la plupart des humains se prennent pour des montagnes éternelles (mais même les montagnes s'usent et disparaissent).

Rien de temporel n'est éternel ou immortel.

Seul le Divin, parce qu'il est le fondement et l'assise intemporelles du Tout-Un-Réel, est hors de ce qui passe mais, parce que vivant, non de se qui se dépasse en tout temps en s'accomplissant en plénitude.

 

Chaque humain n'est qu'un nuage fait de gouttes d'eau qui ne viennent pas de lui, qu'il n'a rien fait pour recevoir, et qui s'éparpilleront sur terre ou dans le ciel pour féconder le sol et faire croître les forêts et abreuver les animaux, bref, pour fertiliser la Vie. L'humain n'a aucune autre raison d'être que de contribuer à l'accomplissement et à la plénitude de la Vie et de l'Esprit.

Comme le nuage, il apparaît et disparaît, éphémère, dans le ciel bleu du Devenir divin.

 

Comment faire comprendre aux humains que leur existence est épiphénoménale et n'est d'autre qu'épiphénoménale ?

Rappelons trois définitions …

Celle du TLF : "Phénomène secondaire qui ne peut contribuer ni à l'apparition ni au développement d'un phénomène essentiel." ;

Celle du Wiktionnaire : "Manifestation associée à un phénomène et qui n’exerce pas d’influence directe sur lui.  - Phénomène secondaire. - Phénomène accessoire, sans importance, mode passagère.".

Celle du Réverso : " Symptôme accessoire, phénomène secondaire, qui se surajoute aux symptômes, aux phénomènes essentiels - Ce qui s'ajoute à un phénomène sans agir sur son apparition ou son développement.".

 

Que fait le nuage ? Il transmet de l'eau (donc de la vie) d'un endroit chaud et humide où il y en a, vers un endroit froid et sec où il n'y en a pas assez.

Que fait l'humain ? Il transmet de l'accomplissement et de la plénitude (donc de l'Intentionnalité divine) d'un chantier spirituellement vivant, vers un chaos spirituellement stérile (tant en lui-même, qu'autour de lui).

 

Cette image du nuage, vivant et éphémère, transmetteur de Vie et d'Esprit, est extrêmement profonde et vraie.

Le champ à fertiliser est immense et ne se limite pas seulement aux autres humains ; le moindre brin d'herbe, la plus lointaine des étoile, la plus ténue des idées ont besoin d'être activés afin de contribuer plus en mieux à l'accomplissement et à la plénitude du Divin en tout lieu accessible à l'Esprit et à l'Action humains.

 

Et la vie des humains est assez similaire à la vie des nuages : ils sont très haut ou très bas, obscurs ou lumineux, feuilletés ou rondelets, petits et seuls ou énormes et agglomérés, ils engendrent des aubes dorées et des crépuscules rougeoyants,  ou des orages violents, crachant leurs éclairs destructeurs et incendiaires.

 

*

 

"Exister" c'est "se tenir hors".

Donc, n'existe que ce qui peut être vu du dehors de soi.

 

Quoique ce soit n'existe,

Que dans le regard de ce qui est hors de lui.

 

On ne peut exister absolument seul.

Pour exister il faut un "dehors" et un "dedans".

 

Rien n'est hors de Dieu et Il ne se tient hors de rien.

Donc Dieu n'existe pas : Il vit en Lui, par Lui, pour Lui.     

 

*

 

Pour tout ce qui existe, se poser quatre questions :

 

  1. La vocation : quel est le projet ? Que recherche-t-on ?
  2. Le territoire : quelles sont les ressources ? De quoi dispose-t-on ?
  3. L'éthique : quelles sont les règles ? Quelles sont les contraintes ?
  4. Le chantier : quelles sont les activités ? Que fait-on ?

 

*

 

Le concept d'égalité indifférenciée appliqué aux femmes et aux hommes a fait se confondre deux concepts extrêmement délicats, voire opposés à savoir : la différenciation et la mixité.

Les hommes et femmes, quoique égaux en droit, sont suffisamment différents intrinsèquement, tant physiquement que psychiquement, pour qu'il soit de bon droit, aux hommes comme aux femmes, de se réserver certaines activités fermées à l'autre sexe.

Qu'il existe une boxe masculine et une boxe féminine, rien de meilleur, mais une boxe mixte tournerait au massacre.

De même en Franc-Maçonnerie. Mettez vingt Frères masculins dans une Loge et faites y passer une très jolie femme ; Hiram et le Temple de Salomon seront immédiatement oubliés !

 

*

 

D'un certain A.S. :

 

"LES IDEES D’ALBERT EINSTEIN SUR DIEU

 

Albert Einstein, l’un des plus grands scientifiques du XXe siècle, est connu pour ses théories révolutionnaires sur la physique et ses contributions au monde scientifique. Mais ce que beaucoup de gens ne savent peut-être pas, c’est qu’Einstein avait aussi des idées intéressantes sur Dieu.

 

Einstein était souvent interrogé sur ses croyances en Dieu, et ses réponses suscitaient toujours la réflexion. Bien qu’il n’adhère pas à une tradition religieuse spécifique, Einstein croyait en une religion supérieure. Une intelligence cosmique qui gouvernerait l’univers. Il a dit un jour : « Je crois au Dieu de Spinoza qui se révèle dans l’harmonie ordonnée de ce qui existe, et non en un Dieu qui se préoccupe du destin et des actions des êtres humains. »

 

La conception d’Einstein de Dieu n’était pas la divinité personnelle traditionnelle en laquelle beaucoup de gens croient. Au lieu de cela, il considérait Dieu comme une force unificatrice qui sous-tendait toute l’existence physique. Il croyait que les lois de la nature et l’ordre de l’univers étaient la preuve d’un niveau supérieur l’intelligence au travail.

 

Les idées d’Einstein sur Dieu étaient profondément enracinées dans la science et la raison. Il ne voyait aucun conflit entre ses activités scientifiques et sa croyance en une puissance supérieure. En fait, il a souvent soutenu que la science et la religion ne s’excluaient pas mutuellement, mais plutôt deux manières différentes de comprendre le monde.

 

Les opinions d’Einstein sur Dieu n’étaient pas faciles à définir ou à catégoriser. Il croyait en un Dieu qui transcendait les limites de la compréhension et la perception humaines. Ses idées étaient complexes et nuancées, reflétant sa propre profonde pensée et contemplation des mystères de l’univers.

 

Dans un monde où la science et la religion sont souvent considérées comme des forces opposées, les idées d’Einstein sur Dieu offrent une perspective unique. Il nous rappelle qu’il y a plus dans l’univers que ce que nous pouvons voir et mesurer, et qu’il peut y avoir une intelligence supérieure à l’œuvre que nous ne pouvons pas pleinement comprendre.

 

Que l’on soit ou non d’accord avec les idées d’Einstein sur Dieu, il est clair que ses croyances étaient profondément ancrées et réfléchies. Ses idées continuent de nous interpeller et de nous inciter à réfléchir plus profondément à la nature de l’existence et aux mystères de l’univers."

 

En termes philosophiques, l'anti-athéisme et l'antithéisme d'Albert Einstein connotent plusieurs appellations techniques d'ailleurs très proches, voire, parfois, synonymiques : monisme, panenthéisme, panthéisme, spinozisme, héraclitéisme, aristotélisme, …

 

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L'illusion et la vérité …

La vérité est hors d'atteinte …

La partie est incapable de contenir la totalité de l'information du Tout.

Mais cela ne signifie nullement que la connaissance humaine ne soit qu'illusion.

En effet, l'esprit humain a accès direct et vérifiable à une quantité énorme d'informations concernant le Tout, quantité suffisante pour élaborer une véridicité fiable concernant ce Tout.

Certes la Vérité absolue et totale est hors d'atteinte, mais elle n'empêche nullement l'élaboration dialectique d'une connaissance fiable, fruit de la rencontre entre une véracité vérifiable et des hypothèses intuitives raisonnables.

Il y a d'un côté des faits irréfutables et de l'autre des hypothèses plausibles. Ces deux ensembles évoluent en s'enrichissant au fil des investigations théoriques et expérimentales.

Il faut donc éradiquer la dualité entre Vérité et Illusion et la remplacer par une bipolarité dialectique entre Faits et Hypothèses.

 

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Le langage des humains est trop pauvre

Pour dire toute la vérité sur la réalité du Divin.

 

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Dieu ne fait jamais de miracle.

Il a mieux à faire que de jouer au saltimbanque de foire.

 

Dieu est suffisamment somptueux en soi.

Inutile d'y rajouter du fantasmagorique, du féerique et du magique.

 

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Il y a en Dieu trois pôles intemporels bipolaires

Qui engendrent une puissance temporelle : l'évolution vivante.

 

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D'après Ernst Haeckel (biologiste et philosophe, disciple de Darwin, considéré comme le père fondateur de l'écologie), le "but suprême de notre activité intellectuelle, la fusion de la religion et de la science dans le Monisme".

 

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Le 31/05/52024

 

Qohélèt, Chapitre 5 …

 

(5;1) "Tu ne t'effraieras pas au-dessus de ta bouche et ton cœur ne se hâtera pas pour ordonner une parole aux faces des dieux (Puissances) car les dieux (Puissances) [sont] dans le ciel et toi sur la terre c'est ainsi que tes paroles deviendront rares."

 

Les humains et le Divin ne parlent pas le même langage : le langage du Ciel n'est pas le langage de la Terre. D'ailleurs, le Divin ne parle pas ; il se manifeste, et c'est au travers de ses manifestations qu'il s'exprime en faisant évoluer tout ce qui existe.

Les mots des humains ne signifient rien sur le plan du Divin. Du vent. Au mieux une jolie mélodie chantonnée qui peut charmer, comme peut le faire une poétique prière joliment chantée. Mais le Divin n'est pas dupe de ces chansonnettes qui sont faites pour les oreilles des humains et pour les inciter à se sanctifier, en accomplissement et en plénitude, par leurs œuvres au service de la Vie et de l'Esprit.

C'est un anthropomorphisme puéril que de personnifier le Divin en un Dieu possédant yeux, oreilles, visage, bouche ou nez … ou même cœur.

Tous les bruits, jusqu'au moindre murmure, sont "paroles" divines. Là, point de mots articulés.

Lorsque la Bible écrit : "et YHWH dit à Moïse …", par exemple, elle signifie que l'intuition de Moïse fut divinement inspirée et que celui-ci traduisit ses intuitions en paroles humaines.

 

Le verset du Qohélèt ne parle d'ailleurs pas du Divin en tant que tel (le "Eyn-Sof" de la Kabbale), mais bien de ses manifestations actives dans le monde des humains, mais bien des Elohim qui forgent la Vie du 'Eyn-Sof (alors que YHWH en est plus spécifiquement l'Esprit qui exprime les Lois universelles, notamment sous la forme du Décalogue ou, plus généralement, des 613 Mitzwot qui régissent – devraient régir – les relations des humains avec eux-mêmes et le monde).

 

YHWH est celui des Elohim qui inspire plus spécifiquement les Patriarches, Moïse, David et Salomon, les grands Prophètes juifs, les étonnants Mystiques de la Kabbale, … bref : tous les porteurs de la spiritualité typiquement judaïque.

Chacune des autres traditions spirituelles a aussi, probablement, son ou ses Elohim plus spécifiques.

En revanche, ici et partout dans son œuvre, le Qohélèt parle du 'Eyn-Sof, au-delà de YHWH et des Elohim.

 

Il parle du Divin qui n'a pas de Nom.

Il parle du Réel-Un-Divin-Tout.

Car le Qohélèt est bien plus un Mystique qu'un Prophète ; il se place au-dessus de la religion, au-dessus de toutes les religions ; il se place au niveau de la plus sublime et de la plus ultime Spiritualité dont les religions, malgré leur sincérité et, parfois, leur véridicité, ne sont que de spectaculaires et grandiloquentes caricatures destinées à l'édifications des masses humaines (la populace, les médiocres, les ignares et les sots) qui sont largement incapables d'atteindre les niveaux spirituels nécessaires pour entrer, réellement, dans la Spiritualité (aux sens mystique, initiatique, ésotérique …), c'est-à-dire dans l'Alliance et la Communion, l'Union et l'Identification avec le Divin-Réel-Un-Tout.

 

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Le centre : l'Unité.

 

Le quadripôle :

 

  1. L'Intentionnalité entre Plénitude et Accomplissement
  2. La Corporalité entre Spatialité (territoire) et Pondéralité (ressources).
  3. La Logicité entre Conformité et Inventivité.
  4. La Constructivité entre Efficacité et Virtuosité.

 

Le Tout : l' Évolutivité avec l'Optimalité et la Temporalité : dissipation de toutes les tensions intérieures à chaque pôle et de toutes les tensions entre toutes les manifestations des quatre pôles.

 

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Selon Gilles Deleuze, les trois genres de connaissance de Spinoza sont :

 

  1. Premier genre de connaissance (celui du ressenti) : ce qui me mouille et résiste à mes mouvements est appelé "l'eau".
  2. Deuxième genre (celui des rapports) : le rapport avec la source du ressenti (je comprends les courants et les vagues dans l'eau, et j'ai appris à nager.
  3. Troisième genre (celui des essences) : j'ai l'intuition de la nature de cette source car je sais ce qu'est l'eau, comment elle se forme et pour-quoi elle existe.

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La Connaissance absolue, une et unique n'appartient qu'au plan Divin.

Au plan humain, chaque connaissance est relative au connaissant (donc à son essence et aux rapports qu'il entretient avec tout le reste) ... mais ces connaissances relatives progressent et convergent doucement vers la Connaissance absolue ... mais ne l'atteindront jamais.

 

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DISPONIBLE EN LIGNE: TOME 36 (février a avril 2024) vient d'être mis en ligne: à consulter.  Et tous les tomes précédent !

 

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